Bonjour bonjour!
Voici le chapitre 7, j'espère qu'il vous plaira!
Merci encore à vous pour votre fidélité, votre enthousiasme et toutes vos reviews! Ca me fait super plaisir!
Les reviews anonymes pour ce chapitre gagnent leur réponse à la fin du texte, comme d'hab!
Bonne lecture!
-VII-
Drago entendit le cliquetis singulier d'une clé qu'on enfonce dans sa serrure et se figea. Il n'avait rien pu faire de la journée, à part ressasser la façon dont Granger en finirait avec lui. Aussi, il déglutit difficilement en attendant son verdict, quand il entendit les pas étouffés de la jeune fille dans le hall.
Hermione enlevait ses chaussures avec une lenteur calculée. Elle prenait tout son temps pour retrouver son invité. Déjà parce qu'elle ne savait que lui dire (il ravivait tant de souvenirs douloureux qu'elle aurait préféré garder enfouis !), mais surtout parce qu'elle ne lui avait toujours pas pardonné d'avoir mentionné Ron sans la moindre gêne apparente.
Après une longue hésitation, et parce qu'elle n'allait pas rester indéfiniment entre le porte-parapluie et le placard à chaussures, elle décida de sortir du hall et entra dans le salon où elle le vit, assis sur le canapé, tendu de tout son être.
- Bonsoir, dit-elle d'une voix lente, en prenant une grande inspiration.
- Bonsoir, répondit-il avec une légère crispation.
Hermione regarda longuement le jeune homme qui se tenait devant elle. Ses cheveux blonds en bataille, ses yeux gris qui roulaient dans ses orbites à la recherche d'un point qu'ils ne trouveraient jamais… Son visage était creusé, marqué. Quand on finit dans la rue, on vieillit sans doute prématurément. Il ne bougeait pas. Il avait revêtu les habits qu'elle lui avait prêtés. Ils lui allaient divinement bien et elle détourna le regard. Peut-être n'aurait-elle pas dû lui donner ces vêtements.
- Tu as… passé une bonne journée ? demanda soudain Drago, en rompant le silence lourd qui s'était installé.
Phrase banale. Normale. Le genre de choses qu'on demande quand l'autre revient du travail. Il essayait de dissiper son malaise par une approche polie, courtoise. N'était-ce pas une des règles de la politesse ? Il tenta de sourire, mais le coin de ses lèvres ne se releva pas assez et il lui offrit un rictus.
- O-oui. Ça allait… Et… Et toi ? souffla Hermione en s'approchant précautionneusement de son interlocuteur, comme s'il allait lui bondir à la gorge.
- Ça va.
Evidemment qu'il n'allait pas lui dire que rester enfermé sans savoir que faire, en sachant pertinemment qu'il était emprisonné n'était pas une partie de plaisir. Mais de longues années dans la rue lui avaient valu de savoir comment occuper le temps quand on n'avait rien à faire. Et puis, mieux valait rester au chaud que de passer sa journée sous la pluie, comme le bruit de l'orage lui parvenait aux oreilles. Au moins ici, il faisait bon et sec.
- Est-ce que Tinky s'est bien occupé de toi ? s'enquit Hermione d'une voix encourageante.
Il hocha la tête. Il frissonnait encore de la conversation qu'il avait eue avec l'elfe le matin même. Vous avez tué Ron Weasley. Il avait tué Ron Weasley. Des tonnes de questions venaient frapper à sa porte, mais il était même incapable de poser la moindre à Granger. Ce n'était pas le moment. Pas tout de suite.
- Je vais faire du thé. Tu en veux ? demanda Hermione, mal à l'aise.
- Avec plaisir.
Elle se dirigea vers la cuisine et agita sa baguette magique pour faire chauffer l'eau chaude. Rester dans une même pièce avec Drago Malefoy s'avérait éprouvant. Et surtout très gênant. Mais en aucun cas pénible. Etrangement.
Elle le vit bouger sur le canapé et il s'avança lentement dans sa direction, tendant ses mains devant lui en guise de protection. Avec précaution, il s'assit sur le tabouret haut qu'il avait repéré et joua distraitement avec le comptoir en zinc. Hermione nota qu'il avait de longues mains blanches.
- Dis-moi, Granger…, commença Drago, nerveux. Comment m'as-tu retrouvé ?
Il avait mis toutes les peines du monde à formuler cette question. Il en avait des centaines, mais il ne voulait pas effrayer son hôte en lui posant directement des colles sur Weasley. Hermione cligna des yeux, visiblement surprise d'une telle demande.
- Je ne t'ai pas retrouvé. Ce n'est que pur hasard. Tu étais dans la rue, j'ai cru que tu étais un gamin perdu. Et c'est en voulant te soigner que j'ai pu découvrir qui se cachait sous cette capuche. Mais sinon…, dit-elle d'un ton dépassé.
Elle marqua un temps. Drago retint son souffle.
- Tout le monde te croit mort, Malefoy, confessa-t-elle tout bas en baissant les yeux. Ici, dans le monde sorcier, tu… tu n'existes plus.
La révélation l'atteignit au cœur comme un coup de poignard aiguisé, une flèche affutée. Il resta coi, incapable de réfléchir. Ou plutôt, si, les pensées se bousculaient dans sa tête. Tout le monde le croyait mort. C'était certainement pour ça qu'il avait eu la paix pendant tout ce temps. Il s'était plus ou moins caché les premiers temps de son errance. De lâche, il était passé à craintif. L'incapacité de voir était quelque chose d'insolite et de très contraignant. Il avait crevé de trouille, à l'approche du moindre pas, s'était terré dans les recoins les plus dégueulasses de la ville, en retenant son souffle, de peur d'entendre les voix qui l'avait jeté dans le caniveau revenir pour en finir avec lui. Il était devenu peureux, n'osant plus rien toucher, n'osant plus se faire toucher. Déjà qu'il avait une sainte horreur des effusions corporelles, voilà qu'il les fuyait comme une maladie contagieuse.
Il n'avait pas cherché à comprendre pourquoi personne n'était parti à sa recherche. Ou peut-être était-il recherché, mais personne n'avait réussi à le trouver ? Il avait donc décidé de se montrer, à nouveau. Peut-être qu'il se ferait repérer, de cette façon ? Bien qu'il ne doutait pas que son état était très changé. Après quelques jours à fuir et à se cacher, il était devenu méconnaissable. Il tenait à peine sur ses jambes. Combien de kilos avait-il perdu en aussi peu de temps ? Certainement devait-il être aussi très pâle, le visage creusé et l'allure misérable.
Il avait décidé de retourner au grand jour, arrêtant de se cacher pour aller voler en cachette des provisions ou fouiller les poubelles, malgré sa fierté encore présente. Mais quel poids a la fierté quand on a faim ? Quand le ventre crie famine à tel point qu'on ne sent même plus ses jambes et qu'on a l'impression que le vide intérieur de l'estomac englobe tout votre corps en même temps, vous empêchant de penser de manière rationnelle, par crainte de vous voir englouti tout entier par ce gouffre qui réclame pitance ?
Aussi, il décida de ne plus se cacher. Peu importait qui viendrait à lui. Ses bourreaux, ses parents, des amis, des ennemis… Peu lui importait, du moment qu'il y ait quelqu'un. Il avait vaguement attendu une aide secourable. Mais personne jamais n'était venu jusqu'à lui. Il avait attendu. En vain.
Au bout de plusieurs mois, finalement, il s'était résigné. Nul besoin des autres. Dans la vie, on ne compte que sur soi-même. Il avait donc tâtonné. A force de tâtonner, il avait appris. Le vrombissement de ses horribles engins moldus sur roues, annonciateur de danger, l'odeur des restaurants, où il était potentiellement susceptible de grappiller quelques provisions, la texture rugueuse des murs de briques, accueillante pour s'y adosser, celle plus lisse des devantures de magasins, froide et interdisant de s'y arrêter.
Et surtout, il avait appris à ravaler sa honte. Il avait appris à tendre la main. Il avait appris à quémander. Ce geste si simple et pourtant si humiliant de tendre la main dans le vide, à hauteur des pas des passants indifférents qui ne jettent même pas un regard au pauvre hère qui s'est retrouvé sur ce trottoir par on-ne-savait quelles circonstances (et on s'en gardait bien de le découvrir également). Cette supplique muette que ces âmes errantes et sans but posent aux personnes qui passent devant elles sans savoir si elle sera écoutée. Entendue, certes. Ils ont des oreilles. Ils entendent. Mais écoutent-ils ? Ecoutez-vous le dixième de ce que vous entendez dans une journée ?
« J'ai faim, aidez-moi. » Cette question muette qui brûle les lèvres de ces mendiants, les forçant à courber la tête et à supplier en silence. A supporter sans mot dire leur triste destin, en attendant des jours meilleurs. Ou en y repensant avec amertume. Et puis, soudain, la liberté. Un tintement délicat qui parvient jusqu'à votre ouïe. Une piécette. Jetée vulgairement comme un os à un chien. Avec toujours, cette espèce de réserve, ce don à moitié-sûr d'une demi-livre sterling. On hésite à donner à ces fantômes qui peuplent les rues. Est-ce qu'ils ne le boiront pas ? Est-ce que ça n'alimentera pas un quelconque réseau sous-terrain ? Est-ce qu'ils sont réellement dans le besoin ? Est-ce qu'ils n'ont pas plutôt de chez eux et qu'ils profitent du bon cœur des honnêtes gens ? Est-ce qu'ils en ont réellement besoin ? Cette méfiance de donner son argent à un parfait inconnu miséreux. Cette répugnance à se départir de quelques piécettes qui ne changeront pas notre vie mais qui permettront peut-être à ce corps décharné de survivre un jour de plus.
Et la fin de l'humiliation. « Merci. » Ce mot si simple et si magique qui passe les lèvres sèches et gercées de ces êtres perdus. Qui écorche même les parois de la gorge. Merci d'avoir pitié. Merci d'avoir jugé bon de m'aider et de vous être apitoyé sur mon sort. Merci de votre bonté. Comme un serf à son seigneur. Merci d'avoir jugé que j'avais encore le droit de vivre.
Est-il vraiment normal qu'un mendiant remercie un homme d'affaire de ne lui laisser qu'un cinquante centimes dans son écuelle, alors qu'un billet de vingt livres ne lui aurait pas fait défaut ? Est-ce vraiment la base ? C'est une convention. Et l'on se vexe si on ne gagne pas de gratitude d'avoir été magnanime. Cruelle réalité.
Drago avait essuyé cette humiliation. Quand on a faim, on est prêt à tout. Même à courber le dos, quand on est noble. Même à accepter toutes les humiliations possibles. Même à se rouler dans la boue, à tendre la main, à dire merci, à baisser les yeux. Et encore, à se faire plus petit, à vouloir devenir transparent quand on entre dans une boutique, en guenilles ou en loques. Boulangerie, bistrot du coin… Ces endroits si simples et si normaux dans lesquels vont la plupart des gens sans même y prêter attention, ces endroits qu'on juge à présent presque paradisiaques. Comme un retour à la réalité, au monde des vivants. Ce courage de franchir le seuil, de faire la queue et de commander. Et puis la honte. Subir ce regard. Ce regard qui fuse de part et d'autres. Mépris, inquiétude, méfiance. Pitié. Encore de la pitié. Encore plus quand avec des tremblements et de la maladresse, on dépose sur le comptoir un quelque trois livres en petite ferraille. On baisse la tête, on détourne le regard. On ne dit presque rien. Comme si on avait honte. On a honte. Honte de ne pouvoir offrir que ça pour payer son tribut à la roue cruelle et qui continue de faire avancer cette infamie qu'on appelle vie. On veut presque se cacher, que la transaction se fasse rapidement. D'habitude, on fouille dans les poubelles, on trouve des restes. Les restaurants l'ont compris et jettent des produits toxiques sur leurs restes. Comme un signe muet mais radical pour exterminer cette vermine qui pullule les rues des capitales, cette vermine nuisible.
Drago revint peu à peu de ses pensées. Ainsi, il avait la confirmation qu'il avait été rayé de la carte. Il en avait eu conscience. Au bout de sept ans, on finit par se rendre compte des choses. Il frissonna légèrement. Tout ça pour… Weasley ? Il se pinça les lèvres avec ses dents.
- A cause de Weasley ? cracha-t-il, plus durement qu'il n'aurait voulu.
La rancune commença à se faire sentir, dans son cœur qu'il avait cru desséché et inatteignable. Il avait cru qu'il avait anéanti toute forme de sentiments, qu'il n'y avait désormais plus que l'indifférence et la nostalgie. Il faut croire quel a rancœur avait aussi une place encore chaude en lui.
Hermione se raidit, elle venait de servir les deux tasses de thé et crispa son poing sur la cuiller en argent qu'elle était en train de lui tendre. Elle inspira longuement.
- On dirait que ça te surprend, répliqua-t-elle froidement.
- Un peu.
Il avait répondu très vite. Trop vite. Si vite qu'il n'avait pu mettre de l'ordre dans ses pensées. Il attrapa machinalement la cuiller et remercia son hôte du bout des lèvres. Hermione plissa les yeux. Sept ans avaient passé depuis la mort de Ron. Elle avait eu le temps de faire son deuil. Elle avait aussi eu le temps de faire la part des choses. Elle se souvenait bien de leur visite. Ils lui avaient dit qu'il leur avait échappé. Elle n'avait pas eu le courage de leur en tenir rigueur. Pire, elle s'en fichait royalement. Elle avait même haussé les épaules.
- On l'a quand même touché, qu'il lui avait dit.
Et maintenant, il était là, devant elle. Qui aurait pu croire qu'elle se verrait ainsi confronter à son passé, à ses actes, sept ans plus tard ? Il semblait qu'ils avaient tous les deux rendez-vous avec leur conscience pour rendre des comptes.
- Je ne vois pas en quoi, dit finalement Hermione, après avoir avalé une gorgée de thé brûlant.
Le liquide lui avait cramé le palais, et elle appuyait avec force de sa langue, retenant un cri de douleur. Drago inspira longuement, son visage se rembrunit, alors qu'il tenait toujours la cuiller dans sa main. Est-ce qu'il fallait le dire ? Elle ne le croirait pas. Mais il fallait quand même essayé.
- Je ne l'ai pas tué.
Il fallait lui dire la vérité. Il n'avait jamais commis de meurtre. Il en avait été incapable. Alors comment aurait-il bien pu assassiner Weasley ?
Hermione ne répondit pas tout de suite. Elle continuait de masser douloureusement son palais endolori de sa langue, prenant tout son temps. Elle s'était attendue à ce qu'il lui dise une chose pareille. Elle ne voulait pas se mettre en colère. Il n'en valait pas la peine.
- Pas directement, c'est certain, articula-t-elle lentement.
Drago fronça les sourcils. Pas directement ? Qu'est-ce que ça sous-entendait ? Il comprenait de moins en moins. Il l'avait tué, mais pas directement ? Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Il écarquilla ses yeux voilés, qui roulaient avec hésitation dans leurs orbites, à la chercher d'un point à fixer.
- Comment ça ? demanda-t-il avec appréhension, la bouche sèche.
Hermione le considéra un moment : ou alors il était réellement stupide, ou alors il avait perdu totalement la mémoire, ou alors il jouait avec elle. Connaissant l'énergumène, elle opta pour la troisième solution et son visage s'assombrit.
- Ce n'est pas le moment de jouer, Malefoy, dit-elle froidement.
Il se raidit. Il n'était pas en train de jouer. Il ne comprenait pas, c'était différent. Comment s'extraire d'un tel quiproquo ? Il humecta ses lèvres, les yeux baissés, avala une gorgée de thé et joua nerveusement avec la cuiller en argent.
- Je ne cherche pas à jouer. J'essaie de comprendre, Granger, avoua-t-il d'un ton neutre.
Il aurait pu faire de l'ironie. Oui, il aurait pu. Il y a longtemps. Quand il était encore fier d'être Drago Malefoy et qu'il avait une vie. Quand il paradait encore dans les couloirs de Poudlard ou dans son manoir, donnant des ordres extravagants à son elfe de maison, provoquant des bêtises et faisant punir l'elfe, s'attendant à recevoir éloges et courbettes de son entourage. Quand il était encore un garçon respectable, digne de ce nom. Il aurait pu faire de l'ironie, à ce moment-là. C'était son arme blanche, la plus aiguisée et la plus redoutable.
Mais là, maintenant ? Il avait arrêté de se battre. Il n'était pas fait pour ça, d'ailleurs. Etre livré à soi-même, ça aide aussi à comprendre de nombreuses choses sur soi et à arrêter de vouloir être ce qu'on pense être et qu'on n'est finalement pas.
Il avait arrêté. Oui. A présent, il était juste là. Devant elle. Et aucune forme d'ironie ne lui venait en tête. En effet, pour la première fois de sa vie, Drago Malefoy s'apercevait qu'il ne cherchait pas à jouer.
Hermione cligna des yeux, peu sûre de réaliser ce qu'il se passait. Drago était sincère et ça la mettait profondément mal à l'aise. Elle l'avait connu lâche, vantard et malintentionné, mais il avait dû laisser cette attitude aux cachots de Poudlard, car il semblait à présent plus mature, plus posé. Et surtout beaucoup moins faux. Un autre problème venait s'ajouter à cela : s'il ne jouait pas, s'il ne savait vraiment pas de quoi ils parlaient, alors qu'est-ce qui avait bien pu se passer ?
- Qu'est-ce que ça veut dire « pas directement » ? répéta le jeune homme, d'une voix lente, mais ferme.
D'accord. Il avait peut-être été un peu trop hautain, d'accord, il avait souhaité la mort de beaucoup de personnes. D'accord, il avait tendu beaucoup de pièges. D'accord, il avait une propension à créer des conflits et à aimer semer la zizanie que le commun des mortels ne pouvait se gargariser d'avoir. D'accord, il se cachait souvent derrière son nom et derrière l'influence de son père pour éviter les punitions et obtenir ce qu'il voulait. Mais en aucun cas, Drago Malefoy était un assassin de sang-froid. Ni même de sang chaud. Ça, il en était sûr. Et il avait besoin de le lui prouver. Parce que son jugement à elle comptait bien plus que tout autour de lui. Et qu'elle crût qu'il fût un quelconque meurtrier pour assouvir une vengeance personnelle lui faisait bien plus mal que de découvrir qu'il avait été jugé et condamné pour un meurtre qu'il n'avait pas commis.
- Je ne l'ai pas tué, Granger, murmura Drago d'une voix douce. Je ne savais même pas qu'il était mort ce matin encore.
Hermione sentit son cœur s'accélérer et le doute, un doute affreux, s'insinua dans son esprit et dans son cœur comme le venin distillé d'un serpent fourbe. Elle déglutit difficilement. Et s'il disait réellement la vérité, que ce n'était pas lui qui l'avait tué ? Mais quoi ? Faudrait-il qu'ils refassent le monde ? Qu'ils farfouillent et remuent dans les affres du passé pour déterminer ce qu'il s'était réellement passé ce fameux jour ? Est-ce que ça en valait le coup ? Est-ce que c'était nécessaire qu'Hermione se replonge dans des souvenirs douloureux pour peut-être découvrir que Malefoy était un peu plus blanc que ce qu'on croyait ? Elle secoua la tête. Pour l'instant, elle n'avait certainement pas le courage d'y arriver. Mais ce qui était sûr, c'est qu'inconsciemment, au plus profond d'elle-même, elle le savait. Elle l'avait toujours su.
Ailleurs, au même moment.
L'homme transplana et arriva dans le salon froid, malgré l'imposante cheminée.
- Il est chez elle.
L'autre hocha la tête, sirota son verre de Whisky Pur Feu et regarda le feu qui crépitait pendant un long moment. Il semblait digérer ces paroles. Evidemment. Il avait été trouvé. Il fallait bien ça arrive un jour. Il se tourna vers son acolyte.
- Qu'est-ce qu'on fait ?
L'homme qui venait d'arriver alluma une cigarette mince et souffla une bouffée de fumée avant de répondre, d'un ton calme.
- Rien. On attend.
Merci de votre lecture et de votre patience,
N'hésitez pas à m'écrire, c'est toujours un plaisir de vous lire!
Merci à Sevy: merci de ta review! Sincères condoléances pour ton deuil, je sais que ce n'est pas facile et je suis de tout coeur avec toi! En tout cas, ravie de te revoir parmi nous et j'espère que la suite saura te plaire ^^ A très vite!
Merci à Capuche: merci de ta review! Ahah, s'ils sont dans la mouise? Mh... Fort probables. Mais les deux ensemble ou seulement l'un ou l'une? Ahahah... Mystère et boules de gomme! xD Ahah, j'aime ton raisonnement! ;p A bientôt pour le prochain chapitre!
Merci à Bettina: merci de ta review et bienvenue dans l'aventure! Ravie que tu aies aimé le passage sur les mendiants, ça me fait super plaisir de voir qu'on partage la même pensée! Merci d'aimer cette fic, à bientôt pour la suite!
Au plaisir!
Kumi
