Attention mesdames, mesdemoiselles, messieurs, voici le chapitre 7, avant dernier chapitre de cette merveilleuse fiction... J'espère sincèrement qu'il ne vous ennuira pas trop. Bonne lecture.

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Chapitre 7: L'Eau

*Les membres du groupe terroriste sortirent derrière eux sans qu'ils ne les remarquent. L'un d'entre eux interpella Roy et alors qu'ils commençaient à les encercler, Liza reconnut immédiatement ses sujets. Une seule raison aurait pu expliquer leur présence pour elle: ils étaient venus la ramener. Toutefois, elle comprit bien vite qu'elle se trompait, en effet, ils regardaient tour à tour, Mustang et leur reine, visiblement perplexes. Ils ne semblaient pas là pour elle, plus encore, ils paraissaient ne pas s'être attendus à la voir. Elle aurait voulut leur demander la raison de leur présence mais ne voulait pas dévoiler sa véritable nature à Roy, elle ne voulait pas l'effrayer. Les voyant en difficulté, le reste de l'équipe ne tarderait pas à arriver, elle devait à tous prix éviter une confrontation.

Alors qu'elle s'apprêtait à leur demander de laisser les humains tranquilles, ses sujets se lancèrent sur le groupe. Elle entendit des coups de feu qui ne devaient avoir aucun impact sur leurs cibles, comment allait-elle leur expliquer cela? Pourrait-elle feindre l'ignorance? Très vite, deux d'entre eux se jetèrent sur elle, puis après s'être excusés, l'un la retient par les jambes, et le second serrant ses deux bras pour qu'elle ne puisse pas s'en servir. De désespoir, elle se mit à hurler, mais à part une légère hésitation, ils n'eurent aucune réaction. « Lâchez-moi! Arrêtez ça! » La Neige et la Pluie lui expliquèrent alors que les ordres venaient de la Foudre en personne, et que, en tant que roi toujours en poste, ils lui devaient une totale obéissance. Un violent dialogue s'engagea alors, c'était à elle qu'ils devaient obéir! Mais aucun des arguments qu'elle pouvait trouver n'eut l'effet escompté. La Pluie lui assura qu'elle comprendrait bientôt et qu'ils ne feraient de mal à personne. Impuissante, elle vit la foudre s'abattre sur son supérieur, le croyant perdu, elle cessa de se débattre. Ses sujets la relâchèrent et elle resta à genoux, les yeux rivés sur l'éclair.

Cependant, lorsque celui-ci disparut, le jeune homme semblait en parfait santé. Elle reconnu immédiatement ses vêtements rouges, et, alors qu'il envoyait des flammes sur son adversaire malgré la pluie, elle retient à grand peine un cri de terreur en plaquant ses mains sur sa bouche. Sous le choc, elle resta un instant immobile à regarder celui qu'elle ne devait approcher sous aucun prétexte. Pétrifiée, plus aucun son ne parvenait à franchir ses lèvres entrouvertes, même ses larmes ne trouvaient pas le chemin pour s'écouler librement. Peu à peu, tout prenait sens, elle comprit ce qui l'avait rendu si malade, et pourquoi son état se dégradait encore; depuis le début elle était à l'origine des maux de tête qu'il devait supporter. Elle se releva difficilement, ne pouvant croire ce qu'elle avait sous les yeux. Une fois le combat fini, il voulut s'approcher d'elle, mais elle ne put empêcher son corps de bouger, comme mué par une force extérieure qui la contraignait à reculer. La panique la gagnait peu à peu, plus jamais il ne devait la toucher, ni même l'approcher.

Sans un mot, elle suivit l'équipe jusqu'à l'appartement. Elle écouta sa confession comme si elle ne savait rien, elle était à présent terrifiée à l'idée de lui dévoiler sa véritable identité, et qu'il ne lui en veuille d'avoir causé sa perte. Ne pouvant plus retenir ses larmes, alors que le jeune homme était pris d'un nouvelle crise de toux, elle partit s'enfermer dans sa chambre. Une fois seule, elle s'effondra sur son lit où elle pleura toutes les larmes que son corps lui permettait de verser. Pas une seule seconde elle n'avait pensé qu'il n'usait pas de l'alchimie. Elle resta longtemps les yeux dans le vide, sans plus rien ressentir, sans penser à quoi que ce soit, simplement allongée en travers de son lit, si bien qu'elle s'endormit. Au court de la nuit, elle fut réveillée par le son que faisaient les gouttes en frappant contre la fenêtre, du moins, c'est ce qu'elle pensa au premier abord, mais en tendant l'oreille, elle s'aperçut que quelqu'un était dans la douche. En frottant ses yeux rougis par les pleures et le sommeil, elle se leva sans bruit pour se poster contre sa fenêtre et regarder le pluie tomber. Voir les gouttes glisser le long de la vitre lui faisait du bien, elle ferma les yeux un instant, elle se sentait comme vidée de toute émotion, elle en oublia, l'espace de quelques secondes trop courtes l'horreur dont elle était coupable.

Des coups frappés à sa porte la ramenèrent brutalement à la réalité. Elle ne répondit pas, souhaitant que l'importun comprenne qu'elle voulait rester seule. Cependant, la porte grinça quelques secondes avant de se refermer, lui indiquant que quelqu'un était entré. Elle ne tourna pas la tête pour voir le nouveau venu, sachant très bien de qui il s'agissait, mais elle ne pouvait s'empêcher d'espérer que ce ne soit pas lui. Il brisa le silence, il voulait la rassurer, aussi lui dit-il qu'aucune loi ne pourrait se mettre entre eux, qu'il se fichait éperdument des lois de son pays. En entendant ses mots, elle ne put réprimer un petit rire ironique, elle aussi avait ignoré les lois de son peuple, et voilà à quoi cela la menait; elle avait passé une nuit avec son opposé. Il dut mal interprété sa réaction car il se mit à s'excuser, il se défendait comme il pouvait devant son silence. Alors qu'elle ne lui demandait rien, il s'excusait de ne lui avoir rien dit, elle faillit fondre en larme en entendant cela, c'était à elle de lui présenter des excuses, mais rien ne sortait, ses mots n'osaient pas franchir le barrage de ses lèvres de peur de l'accueil qu'on leur réservait. Il avait eu peur de lui révéler la vérité, sans doute pas autant qu'elle même avait à présent peur de le faire. Pour le sauver, mais aussi parce qu'elle ne garderait plus très longtemps son visage détaché et impassible, elle du se résigner.

« Sors. Ne t'approche plus de moi. Plus jamais. »

Bien sur, il ne comprit pas et fit un mouvement vers elle, mais comme après la fin du combat, son corps réagit tout seul et elle s'éloigna de lui en sifflant entre ses dents « Ne me touche pas ». Elle sentait la colère la gagner, colère dirigée contre elle même pour ne pas être capable de s'éloigner vraiment de lui. Sachant pertinemment qu'ils souffriraient tous les deux de cette résolution, elle opta pour éviter tout contact avec lui, elle préférait le savoir en vie. Mais bien qu'elle l'évitât, elle restait trop proche de lui pour lui permettre de se remettre, aussi prit-elle la décision de partir, de s'éloigner le plus possible.

Rien ne se passa comme elle l'avait prévu, son sac, fait la veille, l'attendait sagement dans sa chambre. Elle attendit que le salon se vide pour le traverser tranquillement, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit, elle n'avait pas le courage d'expliquer son départ. Cependant, encore dans la cuisine à faire la vaisselle, Havoc et Breda la virent passer, son bagage à la main. Ils sortirent en hâte de la cuisine pour lui barrer le chemin, attirant par la même occasion, l'attention des deux autres. Tous rivalisèrent d'arguments pour la retenir, pour qu'elle s'explique. Essayant de la raisonner, chacun s'appliqua à lui rappeler son attachement pour leur supérieur, gravement malade, comme si elle avait besoin qu'on le lui rappel. Tentant le tout pour le tout, ils se mirent à avancer pour la forcer à reculer vers la chambre du malade.

Malheureusement, ce dernier, alerté par le ton qui était monté, sortit de sa chambre, une expression de colère sur le visage. Il la fixa un instant, les dents serrées, le regard dur, en cet instant, il donnait l'impression de la haïr, mais elle lui trouva encore une bonne excuse pour cela, oui, il avait raison, puisqu'elle était un poison pour lui. Elle le regarda tomber, hésitant à l'aider à se relever, mais si elle se précipitait vers lui, elle ne parviendrait plus à partir, elle ne pourrait plus justifier sa décision. Elle devait lui donner un argument imparable, rien qui puisse la trahir, mais quelque chose qui le ferait abandonner tout espoir de la retenir.

« Pourquoi?

« Pour ce que tu es. »

Trop faible, il s'effondra, pétrifié par la réponse. De le voir ainsi au sol, elle sentit le doute s'emparer d'elle. Toutefois, cela représentait une chance pour elle de pouvoir fuir, ce qu'elle fit sans rien ajouter, avant de ne plus pouvoir retenir ses larmes.

Elle avait marché toute la nuit jusqu'à atteindre la gare la plus proche et prendre le premier train en partance pour Central City. Sa longue marche et les trois heures de train lui avaient laissé le temps de réfléchir, aussi, lorsqu'elle arriva, en civil, devant le QG militaire, elle savait parfaitement ce qu'elle faisait. Les soldats postés à l'entrée la saluèrent sans qu'elle n'y fasse attention. Le généralissime était absent, soit, elle déposa sa lettre sur son bureau et sortit sans même demander quand elle recevrait la réponse, que sa démission soit acceptée ou non ne changeait rien pour elle, elle partait.

Elle avait déménagé dans le sud du pays et travaillait comme serveuse dans un bar minuscule sur la petite place centrale du village dans lequel elle vivait. Elle resta ainsi environ un mois, jusqu'à ce que les esprits du vent ne la retrouvent. Cependant, lorsqu'ils firent irruption chez elle, aucun ne la reconnu et tous la traitèrent comme une humaine. Il lui mentirent sur les effets négatifs qu'entrainait une liaison entre un humain et un esprit, puis, après lui avoir expliqué qu'ils devaient l'amener devant le roi de la Foudre en personne, les vents se remirent à souffler pour la ramener dans son royaume,avec son ancienne équipe.

Désarmée devant la colère et la déception qui se lisaient dans les yeux de ses anciens collègues, ainsi que par le regard indéchiffrable du malade, elle prit alors le parti de se comporter comme une humaine, ne trouvant toujours pas le courage de lui avouer la vérité. Roy semblait bien mal en point de l'autre côté de la barque, elle s'aperçut alors que le brouillard était omniprésent dans son royaume. Imperceptiblement, elle souffla dans la paume de sa main et la brume se retira aussitôt. Libéré de l'étouffante atmosphère, Mustang put se redresser, cependant, elle n'osa pas affronter ses yeux noirs qui exprimaient tant de choses, à la fois la colère, l'incompréhension, la déception, mais aussi de la tendresse malgré tout.

Elle ne dit pas le moindre mot, ne fit pas le moindre geste, cependant, tout son royaume l'attendait depuis dix ans, et tout réagit à son passage. Le monstre endormi au fond du lac se réveilla au moment où Breda se jeta sur elle pour l'interroger un peu brutalement. Voulant prendre la défense de sa reine, il attaqua alors la petite barque en frappant au hasard. Elle vit alors un tentacule vert fondre sur le malade, de l'autre côté de l'embarcation. Sans prendre le temps de la réflexion, elle se précipita pour se laisser prendre à sa place. Elle fut alors entrainée sous l'eau, où elle n'eut aucun mal à respirer pour rejoindre l'imposant corps du monstre marin.

« Arrête! Ne les attaque pas! Lui ordonna-t-elle. »

Levant ses gros yeux jaunes vers son interlocutrice, il reconnut immédiatement sa maîtresse et laissa échapper un étrange son qui résonna jusqu'à la surface, créant ainsi une onde de choc qui mit quelque peu la barque en péril. La créature enroula l'un de ses tentacules visqueux autour de la jeune femme, dans ce qu'il devait considérer comme une étreinte affectueuse. D'une voix autoritaire, elle lui demanda de la remonter et de les laisser partir, aucun d'eux n'avait pour vocation de lui servir de déjeuner. Tristement, il obéit, mais alors qu'elle se rapprochait de la surface, elle se demandait combien de temps elle avait pu rester sous l'eau, comment se justifierait-elle de ne pas s'être noyée? Quand le monstre la déposa délicatement, elle se rassit, craignant les questions qui ne vinrent pas, puis elle mit sa main dans l'eau pour demander au courant de les porter jusqu'à la rive. En tournant la tête vers Roy, elle le vit la fixer avec une expression à la fois inquisitrice et effrayée, son cœur rata un battement pensant qu'il avait compris, mais il changea rapidement d'attitude. Elle eut un soupir de soulagement, peut être pas finalement.

Une fois de l'autre côté elle resta environ un mètre derrière les cinq hommes, mais elle ne put s'empêcher d'intervenir dans la conversation. Ils étaient trop surs d'eux et le pire ne leur paraissait même pas envisageable, elle devait leur faire comprendre que leur ami ne survivrait peut être pas à sa maladie.

« Mais qu'est-ce qui vous fait croire qu'il peut être soigné? »

Surpris par la réponse, ils la regardèrent tous comme si elle était folle. Ce fut Havoc qui réagit en premier. Elle ne se défendit pas lorsqu'il la frappa, ni lorsqu'il la saisit à la gorge, il ne serrait pas très fort. Il commença à cracher sur elle tout son venin. Pétrifiée, elle ne put lui répondre, non elle ne voulait pas qu'il meurt, mais oui, c'était elle la responsable de son état. Comme elle ne disait rien, les autres le comprirent, elle ne pouvait soutenir leurs regards accusateurs qui cherchaient encore à comprendre. Fou de rage devant cette révélation, Havoc releva sa main, mais avant qu'elle n'ait atteint le visage de la jeune femme, la forêt réagit pensant leur souveraine en détresse. Les lianes s'attaquèrent d'abord à Havoc, agresseur de la jeune Reine. Elles ne devaient pas aller plus loin, mais devant la défense de Falman et Fuery, elles ripostèrent et déposèrent Liza sur une branche, afin de la mettre à l'abri de toute autre attaque. Du haut de son perchoir, elle murmura quelques mots à l'arbre sur lequel elle se tenait.

« Laissez les passer, ce sont mes amis »

Le chêne répandit ses mots dans toute la forêt, et les lianes disparurent aussi brutalement qu'elles étaient venues avant d'avoir toucher le Feu. Liza poussa un soupir de soulagement, en voyant les végétaux approcher Roy, elle avait craint qu'ils ne se brulent. Personne n'était réellement blessé, seul Fuery avait ses lunettes cassées et saignait légèrement du nez. Ils repartirent après l'arrivée d'Alizée qui resta un instant sous le choc de voir sa sœur accompagner les quatre hommes. Devant eux, elle n'osa rien lui demander, mais elle savait très bien que les vents avaient eu pour mission de ramener sa rivale humaine.

A la nuit tombée, ils s'arrêtèrent pour se reposer. Liza se mit le plus loin possible du malade et du reste de l'équipe qui gardait en permanence un œil sur elle pour qu'elle ne s'approche pas de Roy. Dans la soirée, Alizée vient s'assoir près d'elle, elle avait besoin de savoir si elle était réellement la maîtresse humaine de son fiancé. La tête baissée, Liza s'excusa, au bord des larmes, en plus d'avoir trahi Roy, elle avait trahi son aînée, bien qu'inconsciemment. Elle lui raconta tout, jusqu'à sa possible grossesse.

« Quoi? »

Sous l'effet de la surprise, sa sœur avait crié, attirant l'attention sur elles. Voyant l'expression de la jeune nymphe, Liza s'était levée, elle avait besoin de marcher. Elle ne savait pas vraiment où elle allait, mais elle sortit de ses pensées sentant quelque chose de froid et humide glisser le long de sa peau. Elle leva les yeux et se rendit compte qu'il pleuvait. La caresse des gouttes lui redonna le sourire. Sans savoir pourquoi, elle se mit à rire, d'un rire franc, clair et joyeux, comme celui d'un enfant. Elle leva les bras et se mit à tourner sur elle même, sans cesser de rire. Toutefois, ce transport de bonne humeur fut de courte durée. En effet, elle sentit une boule se former dans son estomac puis remonter le long de sa gorge. Elle eut juste le temps de se plier en deux et de se relever les cheveux avant de rendre le peu qu'elle avait réussi à manger dans la soirée.

Elle inspira un bon coup avant d'user de son pouvoir pour se rincer la bouche. Elle porta ses mains à son ventre, trop préoccupée à cacher son secret, elle en avait oublié ce petit détail, devait-elle dire à Roy qu'il allait être père?

En revenant vers leur camp, elle remarqua que tout le monde dormait à poings fermés. Au court de la nuit, Roy se réveilla et ne trouvant pas le courage de tout lui avouer, elle préféra lui mentir une nouvelle fois. Cependant, elle ne réussit pas à lui cacher toute la vérité et à demi-mots, elle dut lui avouer qu'elle portait son enfant. Un sourire illumina le visage du malade. Son cœur se serra à l'entendre parler d'un futur qui n'existerait pas, où il resterait près d'elle et de leurs enfants. Il semblait si heureux, comme s'il ne ressentait plus ni la douleur, ni la faiblesse, qu'elle décida d'entrer dans son jeu pour que, le temps d'une nuit, il oublie qu'il n'avait pas d'avenir.

Le lendemain, ils arrivèrent rapidement au Palais où elle eut la surprise de voir le führer King Bradley. En la regardant avec mépris, il ordonna que l'embryon soit détruit. Liza resta alors pétrifiée, tant par l'ordre qu'il venait de donner, que par l'intervention d'Alizée, le père de celle-ci étant également le sien, son propre père demandait à ce que l'on tue l'enfant qu'elle portait.

Les vents l'amenèrent dans une pièce du Palais, ou la Foudre l'attendait. C'était pour cela qu'il avait tardé à rejoindre son fils. Ils avaient eu une longue discussion, durant laquelle elle avait du avouer tout ce qui l'avait uni à Roy, de leur rencontre à Ishbal, jusqu'à la nuit qu'ils avaient passé ensemble.

Tristement, son homologue lui prit la main, elle ne pouvait garder cet enfant car elle ne pouvait épouser son père. Les esprits ne peuvent avoir d'enfant qu'avec leur conjoint, or, Roy était sur le point de mourir, et elle n'avait pas l'âge légal pour se marier. La Foudre lui demanda alors un service, puisqu'elle avait causé la faiblesse de son fils. Il souffrait inutilement puisqu'il mourrait d'ici peu, il ne voulait pas le voir s'éteindre petit à petit dans une lente agonie. Elle manqua de s'évanouir quand il lui demanda de mettre un terme à la vie de son fils, elle ne pouvait pas faire cela, elle ne pouvait pas tuer sciemment l'homme qu'elle aimait.

« C'est pourtant par votre faute que tout est arrivé, vous l'avez condamné alors maintenant abrégez ses souffrances! Vous n'avez pas le droit de le laisser ainsi! »

Durant de longues minutes, chacun argumenta en sa faveur, puis ils acceptèrent tous deux d'attendre la décision de Roy, s'il le voulait alors, elle le tuerait de la manière qu'il choisirait. Sans rien dire d'autres, le souverain la foudroya, lui arrachant un petit cri de douleur. Elle ne parvenait pas à échapper à la décharge incessante qui résonnait dans son ventre qu'elle sentait se contracter. Une douleur la transperça, elle tomba sur le sol où elle se replia, ses bras tenant son ventre, comme pour empêcher l'inévitable. Tout à coup, elle sentit un liquide chaud couler entre ses jambes, elle avait de plus en plus mal. De petites décharges la parcouraient toujours, pour pousser l'embryon à se décrocher sans pour autant tuer la mère. Elle sentait son enfant partir, elle avait beau crier, pleurer, rien ne faisait plier la Foudre. Désespérée, elle ne put s'empêcher de crier le prénom de son amant avant de s'évanouir.

Quand elle se réveilla, une vive douleur lui parcourait le bas du ventre, comme si elle avait été transpercée par une lame brulante. Son père et sa sœur se tenaient à ses côtés. Bradley lui tenait la main, l'air abattu, il s'excusa alors pour l'avoir jetée dans les griffes de la Foudre, s'il avait su la vérité plus tôt, il aurait tout fait pour qu'elle puisse mettre son enfant au monde, et l'élever. C'était bien Alizée qui avait tenté de transmettre l'information concernant sa grosses, mais les autres vents l'avait interceptée. Elle avait pensé qu'une fois informé de la situation, leur père pourrait l'aider, cependant, ils n'avaient rien pu faire pour arrêter Alaric. Celui-ci avaient seulement voulut se venger d'elle, la faire souffrir; puisqu'elle le privait de son enfant, il avait voulut la priver du sien, même s'il s'agissait de son petit-fils. La jeune nymphe éclata en sanglots dans les bras de son père alors qu'il lui disait que Roy avait accepté que l'Eau mette un terme à ses souffrances. Tout était encore confus pour elle, elle pleurait pour son amant, pour leur enfant perdu, mais aussi pour la douleur physique qu'elle ressentait. *...

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Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Alors dites moi franchement ce que vous pensez de ce chapitre parce que j'ai beaucoup hésité à l'insérer dans l'histoire, est-il vraiment utile? Bon de toutes façons, il y est mais voilà, j'espère que ça ne vous a pas gonflé de vous refaire toute la fic en un chapitre^^

Merci d'avoir supporté ce chapitre, la compagnie S-LH vous souhaite une agréable journée, et vous dit à bientôt pour le dernier chapitre.