Je tiens à présenter mes plus plates excuses pour l'erreur que j'ai commise en postant deux fois le même chapitre! Voici donc le vrai chapitre...j'espère que j'aurais au moins autant de commentaires pour le chapitre en lui-même que pour me faire remarquer que je m'étais plantée^^. Bon au moins ça me prouve qu'il y a des lecteurs assidus!
Merci à tous ceux qui m'ont fait remarqué mon erreur et bonne lecture à tout le monde!
3. La colère gryffondorienne
Sous le regard sévère des yeux de pierre du magicien de Gryffondor Percy le Magnifique Hermione ouvrit à toute volée la porte de la salle de classe.
« Miss GRANGER. Est-ce que le fait d'arriver en retard est nouvellement entré parmi les valeurs gryffondoriennes ? » l'accueillit une vieille voix connue. Rogue se tenait les bras croisés sur l'estrade du professeur. Son corps n'avait rien perdu depuis l'année scolaire précédente de sa négligence. Même durant toute la durée des vacances d'été il ne semblait guère être devenu partisan de l'usage forcené du savon. La même tenue rappelant une chauve-souris pendait sur son corps comme des semaines auparavant, mouchetée à l'ourlet avec de la poussière et des toiles d'araignées des cachots.
Ses cheveux négligés. Toutefois le dernier terego ne semblait pas remonter à bien longtemps. Et son nez. Non, lui non plus n'était pas ridé. Comme toujours quand elle le revoyait après plusieurs semaines, son regard fut captivé par son nez qui transparaissait à travers le rideau de cheveux.
Et son regard meurtrier. Ses yeux noirs brillaient méprisamment en face d'elle. L'impénitente, suprêmement agaçante Miss-je sais-tout est de retour. C'était ce qu'ils disaient – ces yeux.
Elle était de retour. La douleur de la prise de conscience.
« Je suis désolée, Monsieur. M-mon sac s'est déchiré. Et tous les livres sont- »
« Asseyez-vous Granger. Cinq points de moins pour Gryffondor ! » coupa sèchement sa voix à travers le silence provoqué par l'intimidation. D'un geste presque appréciateur il saisit sa plume et la trempa dans la bouteille d'encre. Il ne gratifia Hermione d'aucun regard supplémentaire alors que sa main blanche aux doigts fins faisait danser de façon démonstrative la plume sur le parchemin du cahier d'appel.
La fille qui respirait encore difficilement de sa course saisit le regard compatissant d'Harry. Lui-même avait dû supporter bien trop souvent ces reproches à son égard. Elle se laissa tomber sur la seule place libre à côté de Ron. Elle n'avait même pas envie d'observer la décoration neuve qui ornait nouvellement la salle de classe de défense contre les forces du Mal.
De façon inattendue après l'heure d'histoire de Binns son sac s'était soudain déchiré dans les toilettes des filles. Hermione ne pouvait s'expliquer cela que par le fait que l'enchantement s'était détaché du tissu. tes compétences en la matière ne sont probablement pas aussi mûres que ce que tu avais espéré avait-elle pensé abattue, tandis qu'elle essayait à l'aide de sa baguette magique et de ses mains de se rendre maitre du flot de livres. Quelque chose qui n'était facile quand on avait escompté disposer de l'espace de stockage d'une grosse valise.
Elle vit que le regard peu impressionné de Ron collait aux illustrations qui montraient d'horribles scènes de mutilations causées par différentes créatures maléfiques. On ne pouvait mettre mieux sous les yeux de quelqu'un dont les mauvaises notes n'étaient pas la seule chose qui entraînerait un manque de performance dans les cours de Rogue.
« Pourquoi ai-je donc le sentiment que les années précédentes n'étaient qu'un complet jardin d'enfant » lui murmura-t-il maussade pendant qu'elle empilait correctement ses livres.
« Mr. Weasley, vous semblez être captivé par les illustrations que je me suis permis d'accrocher. » Il perçut soudain la voix de Rogue. «Etes-vous fasciné par le baiser du Détraqueur ? ou plutôt par la rencontre avec un Inferius ? »
« Non, monsieur. Je suis p-prêt à renoncer aux deux. »
Rogue, qui avait fini d'écrire, laissa retomber sa plume. Son regard brillant glissa sur son lot d'élève. « Vous n'allez apprendre que trop tôt qu'il ne s'agit pas de ce qu'on souhaite ou ne souhaite pas. »
Il s'avança vers l'avant de l'estrade en frôlant Ron du regard. « On ne peut faire disparaître ni un Détraqueur ni un Inferius en fermant les yeux de peur. Et sur la base du fait que on ne peut bannir par la force d'un souhait de telles créatures, et non plus un ennemi d'une quelconque autre sorte, je vous conseille de ne pas traiter cette matière par-dessus la jambe. J'exige – et pas uniquement car qu'il s'agit d'un cours d'Aspic avec un niveau bien plus élevé – de l'application et de la participation dans MON cours. Un peu de passion, la seule présence physique qui dans ce monde MAGNIFIQUE soit encore à recevoir ne peut dans tous les cas – rien gâcher ! » Il commença à marcher entre les rangées de bancs. « Comme Mr. Weasley le disait : ici ce ne sera pas un jardin d'enfant, comme c'était le cas avec Maugrey ou Lupin, ne parlons même pas d'Ombrage ou de Quirrel – mon cours doit vous préparer à vous adapter à la capacité de métamorphose des forces du Mal. A toutes ses facettes et ses apparences. Vous devez apprendre à penser plus vite que celui qui vous fait face. Car vous ne rencontrerez pas toujours des créatures sans âme ou stupides, mais aussi des propriétaires de baguette magique qui ont fait vos devoirs. »
Ron regarda figé son banc après qu'il ait pris conscience de la bonne humeur presque semblable à celle d'un fauve de Rogue. Il frôla Hermione, qui empilait toujours ses livres, d'un regard. A chaque fois cette cérémonie ! Il en aurait ri, si la présence de Rogue sur l'estrade devant lui ne l'avait pas retenu. Elle avait toujours conduit cette cérémonie, tout à fait indépendamment du fait qu'elle ait besoin de tous ces livres. Certains d'entre eux étaient des pavés auxquels il ne se serait jamais attaqué.
Mais cette fois, il y avait presque quelque chose de désespéré dans la façon dont elle fixait ses livres et les posait droit.
Hermione continua à empiler ses livres sans le remarquer, tandis que Rogue parlait. Elle sembla même ignorer l'ombre qui assombrit d'un coup leur table.
Aucune des personnes présentes ne se doutait que Hermione Granger essayait plus que tout de ne pas avoir à regarder le maigre homme vêtu de sombre dans les yeux. Mais c'était trop tard.
« Vous aussi devez accorder toute votre attention à mon cours, Miss Granger » sortit méprisamment de la bouche de Rogue, tandis qu'il baissait les yeux vers elle d'une manière typiquement professorale. « Même si votre capacité à faire la morale à des créatures est remarquable, à un Inferius ou à un mage noir cela n'arrachera rien de plus qu'un sourire superficiel. Mais sûrement croyez-vous que l'assommer avec votre Condensé de conjuration des Runes de deux cent pages suffirait également. » Son regard glissa sur le plus gros livre qui se trouvait au bord de la table. Le regard d'Hermione volait dans tous les sens pour ne pas rencontrer le sien. Elle avait à s'étonner d'elle-même. D'ordinaire elle avait toujours été fière de pouvoir supporter son regard et ses paroles.
« Monsieur, je – j'ai besoin de tous ces livres – comme vous venez de le dire, la magie noire a de nombreuses facettes et tout autant de facettes peut avoir la défense contre elle –»
« Si vous deviez encore oser déballer votre bibliothèque alors que je parle, alors les points que je vous retirerai dans les minutes suivantes ne seront qu'un avant-goût de ce qui attend encore le maison Gryffondor ! »
Hermione serra les dents et laissa ses Sortilèges de protection contre les sorts noirs tomber de sa main. Ils heurtèrent la table avec un bruit dur plein de reproches. Son regard s'assombrit.
« oui, MONSIEUR ! »
Ce type était visiblement de mauvaise humeur. Et maintenant elle était également de mauvaise humeur. D'ailleurs elle avait été bien disposée à son égard lorsqu'elle avait pénétré dans la salle de classe sinistre. En elle il y avait l'euphorie qui la saisissait à chaque début d'année scolaire. Ce sentiment, qu'à nouveau des mois d'enrichissement et de plénitude l'attendaient. L'attente de l'odeur agréable du parchemin, le grattement de la plume, le craquement du feu de la salle commune alors qu'ils rédigeaient des compositions, discutaient et riaient. S'asseoir au bord du lac, son odeur et le frais vent de printemps qui lui sifflait dans les oreilles quand elle observait les garçons qui jouaient au Quidditch.
Son apparition.
Un regard au vol sur son corps sombre qui allait rapidement de l'avant.
Juste un regard, de façon à ce qu'il ne le remarque pas. C'était déraisonnable et stupide. Oui, ce n'était pas digne d'une Hermione Granger.
Elle ne savait plus quand ce manque avait commencé.
Les sourcils de Rogue se haussèrent à cause de sa réaction irrespectueuse, qu'il aurait davantage attendu de la part d'un Potter que d'une Granger. Malgré son regard sinistre, les commissures de ses lèvres frémissaient comme s'il voulait sourire.
Il s'en retourna satisfait. Ses mains se joignirent tandis qu'il retournait au bureau.
« Hermione, qu'est-ce qui se passe ? » lui murmura Ron. « Tu as mangé quelque chose de bizarre ? »
En guise de réponse il ne reçut que le regard meutrier typiquement hermionien. Avec les sourcils levs bien haut Ron résolut de laisser la fille en colère tranquille. Ce qu'elle avait, il ne pouvait se l'expliquer.
Rogue les saluait chaque année de cette façon. Et cette fois-ci ça ne s'était pas aussi mal passé que l'année précédente, où il l'avait désigné comme la plus importune des sorcières nées de Moldus qui soit jamais passée sous son nez.
Ron vit que Hermione se mordait la lèvre inférieure et gardait son regard fixé sur la table, un signe que quelque chose bouillonnait en elle, qu'il ne valait mieux pas mettre en avant.
« Nous allons commencer par réviser les sorts que vous avez déjà appris » commença à nasiller Rogue à travers la pièce mal éclairée. « Mais cette fois-ci vous allez tenter de pousser le sortilège par la seule force de votre pensée jusqu'à la boîte de votre baguette magique. La capacité de jeter des sorts non verbaux est indispensable pour être plus rapide que votre adversaire – quel qu'il soit. »
Hermione attrapa sa baguette d'un air malheureux et se leva comme les autres. Pauvre Ron, songea-t-elle quand elle lui fit signe d'être son partenaire d'exercice.
Leroux la suivit plein de bonne volonté. Il était habitué à atterrir au sol qu'elle travaillait avec lui des sorts de défense. Il pouvait prétendre avoir eu sa place à raison dans l'AD.
En se plaçant face à Hermione il leva sa baguette. « Stupor ! »
Elle évita le sort sans problème. Et cela malgré que ses mouvements aient quelque chose de précipité et d'agité. Comment se faisait-il qu'elle y arrive toujours ? De façon détendue et avec la main légère, même quand il semblait qu'elle allait exploser de colère.
« Ron, essaie encore ! Essaie sans paroles ! » l'encouragea-t-elle.
Le roux leva à nouveau sa baguette. Cela avait quelque chose d'étrange de viser sur Hermione. Il ne s'y habituerait jamais.
« Bien. Heu. Stu – merde ! STU -»
« Vous allez l'air d'être sûr le point d'exploser, Mr. Weasley » Hermione entendit la voix de Rogue derrière elle, après que Ron ait essayé plusieurs fois de lancer le sort sans le prononcer.
Ron regarda le regard noir méprisant d'un air apeuré. Il laissa retomber sa baguette.
« Je n'aurais jamais pensée qu'un descendant de Sang-Pur du monde magique puisse préparer à ce monde une telle honte ! Mettez vous de côté ! Je vais vous montrer comment cela fonctionne réellement ! »
Il poussa Ron sur le côté et se plaça face à Hermione comme si cela allait de soi.
A peine avait-il levé sa baguette magique qu'un jet clair sortit de son extrémité.
« PROEGO ! » cria Hermione et Rogue dut reculer pour éviter que le sort qui avait rebondit sur son bouclier ne le touche.
« Qu'est-ce que cela signifie, Granger. J'ai dit que vous deviez essayer sans parler ! » L'homme maigre aux cheveux sombres cracha son venin. Chacun dans la pièce vit qu'il visait à toucher personnellement la fille qui se tenait devant lui en cherchant de l'air et avec un visage déformé par la colère.
Ron lui-même devait admettre que le mépris dans son regard face à la première de la classe détestée dépassait même celui de l'année précédente.
« Vous ne m'avez pas laissé le temps, Prof-«
« Votre adversaire ne vous laissera pas non plus l'avantage » répondit-il d'une voix tendue, sans baisser sa baguette. Hermione n'osait pas non plus baisser la sienne. Elle le regardait d'un air furieux.
Ses lèvres remuèrent. Même ce ne fut rien de plus qu'un murmure qui quitta ses lèvres. L'instant d'après un clair stupor vola en direction du directeur des Serpentards. Il fit dévier le sort d'une oscillation de sa baguette. Il ne remua même pas un cil, mais sur son visage s'installa un sourire satisfait qui dévoilait ses dents jaunie, le même qu'elle avait déjà vu le soir précédent. Dans l'entrée du grand hall.
« Est-ce la colère gryffondorienne, Miss Granger ? » sortit méprisamment de sa bouche. « Cinq moins – DE MOINS ! »
Il laissa retomber sa baguette et recula. Un dernier regard froid l'effleura avait qu'il ne se retourne pour se consacrer à Malfoy qui ricanait et à quelques autres Serpentards.
Hermione prit une profonde inspiration et desserra sa prise sur sa baguette magique. Harry, qui avait tout observé, vint vers elle et lui dit quelques mots apaisants. « Tu as été super, comme toujours. Ne te laisse pas impressionner ! »
Il vit comment elle redressa le dos et passa la main dans ses cheveux, comme toujours quand elle reprenait contenance.
Elle sentait que le regard des autres était posé sur elle et voulait s'en débarasser.
« ça va aller, Harry. Je vais bien ! » dit-elle et réussit même à mettre un sourire sur ses lèvres. « Qu'est-ce qu'on fait ? On continue ? »
