Disclaimer : Les personnages, à l'exception d'Elizabeth et de son entourage vivant ainsi qu'un nouveau personnage dans ce chapitre, et l'univers sorcier appartiennent à J.K. Rowling.

Note de l'Auteure : J'utilise l'orthographe anglaise de Draco Malefoy. Cette nouvelle est écrite en parallèle de « Etre à toi. » J'essaierai de publier le plus souvent possible les chapitres. Contrairement à ma première fiction, je ne sais pas encore comment celle-ci termine, seule l'inspiration me le dira, même si il y a quelques péripéties qui germent déjà dans mon esprit. Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que ce premier chapitre vous donnera envie de découvrir la suite.


Chapitre 7.


Acceptée par l'entourage de Draco, sa relation avec Elizabeth ne cessait de s'épanouir. Narcissa s'était habitué à la présence du couple dans le manoir qui le rendait beaucoup plus chaleureux et lui faisait oublier sa solitude depuis la mort de Lucius et le départ de Draco c'est pourquoi elle avait proposé à son fils et Elizabeth de rester vivre avec elle. Le manoir était grand et elle leur laisserait l'intimité nécessaire. Draco comprit que ces paroles étaient plus pour rassurer Elizabeth que lui, sa mère ayant toujours fait preuve d'une grande discrétion quand il s'agissait des histoires de cœur de son fils. Il s'inquiétait cependant des sacrifices que sa mère devrait faire s'ils venaient à s'installer définitivement au manoir. Cette dernière essaya de le rassurer mais son regard était fuyant et il comprit rapidement que sa mère lui cachait quelque chose. Il profita de l'absence d'Elizabeth, partie faire le tour du parc avec Kate pour rejoindre sa mère dans l'ancien bureau de son père. Les yeux fixés sur le portrait de la famille Malefoy, outrageusement grand, fixé au-dessus de la cheminée située entre les deux bibliothèques qui paraissaient vide sans leurs ouvrages de magie, Narcissa ne cessait de s'interroger et n'arrivait pas à savoir si elle devait ou non faire part à Draco de ses inquiétudes qu'avaient fait renaitre les paroles d'Avery lors du Bal des dernières Neiges.

- « Mère, je vous connais assez bien pour savoir que votre calme cache en réalité votre inquiétude. »

Elle se tourna vers son fils et sans un mot, l'invita à s'assoir sur l'un des fauteuils qui faisait face à la grande cheminée.

- « Et votre silence ne fait que confirmer mon impression. Cela à un rapport avec Avery et le bal ? » L'interrogea-t-il en lui prenant délicatement les mains.

Narcissa sourit timidement avant de dégager ses mains et en poser une sur la joue de son fils. Elle se leva et s'approcha de la fenêtre. De là où elle se trouvait, elle pouvait apercevoir les deux jeunes femmes revenir de leur promenade. Avery avait raison, le temps était compté et Narcissa savait parfaitement que la situation serait plus facilement acceptée par Draco et Elizabeth si ce dernier était mis au courant le plus rapidement. Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas Draco s'approcher d'elle.

- « Mère, vous m'inquiétez. Je ne suis pas idiot, je vous ai observé lors du bal avec Avery. Vous avez passé la fin de la soirée à discuter et plus vous écoutiez ce dernier, plus vous vous raidissiez, comme si ce qu'il avait à vous dire ne vous était pas étranger mais que vous vous refusiez à l'entendre. »

- « Tu es si perspicace mon fils… Oui, ce que j'ai à te dire aujourd'hui est en rapport avec Avery mais avec Elizabeth aussi …. »

Draco ne laissait pas sa mère terminer sa phrase et s'emporta.

- « Je le savais ! Je savais qu'il ferait parti des gens qui n'accepteraient pas ma relation avec elle ! Il a eu beau avoir juré s'être débarrassé de ses préjugés, il ne supporte pas l'idée qu'un sorcier et une moldue puisse s'aimer. »

- « Calme-toi Draco. Je ne veux plus jamais t'entendre parler de lui comme ça. Avery est quelqu'un de bien et tu ignores tout de ce qu'il a bien pu faire par le passé pour le prouver. »

Le ton de Narcissa était calme mais ferme. Draco comprit alors qu'il s'était fourvoyé sur les pensées de l'un des amis les plus proches de sa mère. Il l'interrogea du regard et Narcissa comprit à son tour qu'elle ne pouvait plus reculer. Il était temps de dévoiler la vérité à Draco. Elle le fit à nouveau s'assoir dans un des fauteuils et sortit sa baguette d'un des plis de sa robe. Elle ferma les portes du salon à double tours et prononça un sort afin d'insonoriser la pièce. Draco s'enfonça dans le fauteuil et posa ses doigts fins contre ses tempes. A la vue de la précaution qu'employait sa mère, le secret qu'elle allait lui révéler semblait extrêmement important mais son instinct lui insufflait qu'il n'allait pas aimer, mais alors pas du tout, ce qu'il allait entendre.

Près d'une heure après être entré dans l'ancien bureau de son père, Draco en sortit les traits durcit et le regard plus acier que jamais. Narcissa sentit son cœur se serrer en voyant la colère de son fils, encore une fois leur famille et leur passé l'avaient déçu et serrait très certainement à l'origine du malheur de son fils. Elle regretta un instant d'avoir révélé la vérité mais le temps pressait. Draco en était conscient lui aussi à présent et elle espérait qu'il lui pardonnerait de lui avoir caché ce qu'elle pressentait depuis le jour où elle avait rencontré Elizabeth. Cette dernière trouva Draco dans leur chambre, faisant les cent pas comme un lion en cage. Son regard était dur et même si il s'adoucit légèrement en voyant la jeune femme s'approcher de lui, Elizabeth remarqua que la façon dont ses iris la regardaient habituellement avait changé. Ne sachant comment réagir face à la colère de Draco, elle s'assit sur le rebord du lit en attendant que son humeur se calme. Quelques instants après, ce dernier s'assit à côté d'elle et se laissa tomber sur ses genoux. Il prit son visage entre ses mains et ne cesse de répéter que c'était impossible, qu'il ne se sortirait jamais de cet enfer et que pire encore, il allait l'entrainer dans sa chute. Doucement, Elizabeth passa sa main dans les cheveux blonds de Draco. Ce dernier soupira et se releva avant d'aller s'appuyer contre la commode qui se trouvait à côté du lit. Elizabeth voulut se lever mais Draco l'en empêcha.

- « Non. Reste assise, et laisse cette distance entre nous. »

Elizabeth sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle ne comprenait rien à ce qui se passait et au comportement du jeune homme. Draco prit une grande inspiration. Il redoutait les prochaines minutes qui allaient s'écouler mais il ne pouvait plus reculer.

- « Il faut que je t'avoue ce que ma mère m'a révélé ce matin, mais avant je veux que tu me promettes une chose : ne m'interromps pas. Je crois que je ne suis pas encore conscient de tout ce que je vais te dire et le dire à voix haute ne fera que rendre les choses encore plus réelles qu'elles ne le sont déjà. Alors promets-moi de ne pas m'interrompre, ou je n'aurai pas la force de continuer. »

Elizabeth acquiesça. Draco se lança alors dans un récit, identique à celui de Narcissa ce matin dans le bureau. Au fil des mots prononcés, il n'eut plus la force de soutenir le regard d'Elizabeth et baissa la tête vers le sol. En cette matinée de printemps, Draco révéla à Elizabeth que sa mère et son père n'avait pas été tué dans un accident de voiture comme sa grand-mère lui avait expliqué. Le père d'Elizabeth s'appelait Jonathan Brown et était un ami proche des parents de Draco. Tellement proche, qu'il était lourdement impliqué dans les affaires de Lucius Malefoy. Ce dernier lui avait confié une importante tâche : espionner la concurrence pour trouver les failles de l'organisation et la faire tomber de l'intérieure. Il réussit avec succès la première phase du plan et obtint même une place assez haute dans la hiérarchie. Sauf que ce que personne n'avait prévue, ni lui, ni Lucius ni même celui qui était placé au-dessus d'eux, c'est que Jonathan rencontrerait et tomberait amoureux d'une femme lors de sa couverture. Une femme du camp adverse, Catherine Hastings, la mère d'Elizabeth. Leur histoire avait duré des mois. Il lui avait alors tout révélé et après avoir informé la hiérarchie de la jeune femme ils s'étaient enfuis. Mais c'était sans compter sur Lucius Malefoy qui les avait traqués sans relâche. Un soir, se sachant pris au piège, ils n'eurent d'autre recours que de se réfugier chez un des amis de Jonathan, qu'il jugeait digne de confiance : Avery. L'entrevue fût brève et ils repartirent rapidement. Lucius ne mit pas longtemps à les rattraper et considérant leur amour comme une trahison, il les abattus sans aucun remords. Pendant que Jonathan et Catherine se faisait exécuter froidement, Avery avait rejoint la banlieue de Londres et sonnait à la porte d'une petite maison en pierres. Il croisa une dernière fois le regard vert émeraude de l'enfant qu'il tenait dans ses bras et que ses amis lui avaient confié quelques heures plus tôt avant de la confier à la seule personne qui lui restait : sa grand-mère.

Draco avait eu du mal à trouver les bons mots afin de ne pas révéler l'existence du monde sorciers. Le fait que sa famille était impliquée dans le meurtre de ses parents était déjà certainement inconcevable pour la jeune fille alors il ne valait mieux pas compliquer les choses, encore plus qu'elles ne l'étaient. A la fin de son récit, il n'osa lever les yeux et n'entendit que la voix d'Elizabeth, étrangement calme.

- « J'ai plusieurs questions auxquelles j'aimerai que tu me répondes par oui ou par non. »

A son tour, Draco acquiesça.

- « Aurais-je survécu sans l'intervention d'Avery ? »

- « Non. »

- « Etais-tu au courant de ce qui est arrivé à mes parents avant ce matin ? »

- « Non. »

A chacune de ses questions, il sentait Elizabeth s'approcher de lui. Il ferma les yeux, s'apprêtant à recevoir un coup mais fut surpris en sentant les doigts de la jeune femme sous son menton. Elle le força à relever la tête et à la regarder. C'en fût trop et il explosa.

- « Par Merlin ! Mon père à tuer tes parents ! Comment peux-tu me regarder dans les yeux ? Mais surtout, pourquoi n'y vois-je aucune haine ? »

- « Pas de question Draco, juste des réponses aux miennes. As-tu honte des actes de ton père ? »

- « Oui. »

- « Serais-tu capables de faire la même chose ? »

- « Non. »

- « Alors tu n'as pas à assumer les conséquences de ses actes à lui. Je suis en colère ? Oui, mais contre l'assassin de mes parents, pas contre son fils. Je demande vengeance ? Oui, mais d'après ce que j'ai compris, ton père a déjà eu ce qu'il méritait. Je ne suis pas sûre d'avoir intégré tout ce que tu m'as dites et les conséquences que cela aura mais je suis sûre d'une chose : ton père m'a déjà enlevé mes parents, je ne laisserai pas son souvenir m'enlever l'homme que j'aime. »

Elle embrassa Draco sur le front, puis la joue avant de prendre possession de ses lèvres. Ce dernier lâcha complètement prise alors doucement, elle lui ôta sa chemise avant de caresser du bout des doigts le tatouage qu'il portait sur l'avant-bras. Elle sentit Draco se raidir à nouveau au contact de ses mains sur cette marque indélébiles. Elle approcha son visage de celui du jeune homme et lui murmura à l'oreille.

- « Laisse-moi t'aimer Draco. Tout entier. Toi, ton passé, notre avenir. »

Elle sentit une larme couler sur son épaule. Draco serra si fort Elizabeth dans ses bras qu'elle manquait presque d'air. Il encra ses doigts dans la peau de la jeune femme, s'accrochant désespérément à celle qui, et il en était persuadé, finira par s'en aller quand elle comprendrait qu'il n'avait pas été entièrement honnête avec elle et lui avait caché l'existence de la magie qui coulait dans ses veines, et celle d'Elizabeth.


Fin du septième chapitre


De nombreuses révélations dans ce chapitre ... J'espère qu'il vous a plus et n'éhsitez pas à prendre le temps de me faire part de vos retours en review ou par messages privés, c'est avec plaisir sur je réponds à chacun d'entre vous.