Titre : What The Fuck ? Just Bad Luck
Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)
Rating : Là franchement, c'est du bon gros M …
Genres : UA ( univers alternatif ), romance, humour
Disclaimer : Personnages à Akira Amano-Sensei, histoire, mise en scène, tournures et situations d'un goût douteux ou autres... Ça en revanche, c'est de moi. Hélas.
Warning : Trop de situations à warninguer, aussi je préfère indiquer que l'ensemble de la fiction est sujet à warning. * rires *
Note : Bonsoir,
Bon j'avais dis à certaines que la suite d'Indislosed Desires devait arriver avant mais vraiment, en ce moment, j'ai pas vraiment de temps à moi. Ça fait genre deux ou trois mois, je sais … Pour me faire pardonner, je livre un chapitre supplémentaire ici et puis j'espère que ça vous plaira. Juste pour pas remuer le couteau dans la plaie ( désolée XD ), c'est fort possible que je me concentre sur les suites de mes fictions Bleach donc... ben j'espère que vous avez encore un chouïa de patience, le cas échéant, vous avez le droit de sévir. Je ne me débattrais pas. ^_^
Bonne lecture et merci encore aux revieweuses :
Tsubaki I : Comme d'habitude, tes reviews me font très plaisir... Je ne sais pas quoi dire, j'ai un peu de mal avec les remerciements. ^^' Puisses-tu apprécier cet autre chapitre autant que les précédents. A – très - bientôt, mam'zelle.
distorsion02 : Merci mais … Non je ne suis pas productive. Cette fiction comme je l'ai dit est déjà écrite et bouclée donc non, on ne peut pas dire que je sois productive. Mes publications sont très très aléatoires. D'ailleurs, en ce qui concerne Indislosed, voir ce que j'ai dit plus haut. Il arrivera, quand ? je ne sais pas. Merci tout de même.
Lou : La suite ? C'est maintenant. Have fun. :)
-x-x-
Salut la compagnie. Ouah, je m'excuse de l'attente mais c'était un peu galère ici, franchement. Depuis cette sortie, y'a irrémédiablement un truc qui a changé et j'arrive pas vraiment encore à savoir quoi. Enfin … J'pense que je sais mais j'attends encore un peu comme un bon blaireau pour être sûr. Faire durer le carnage ou ruminer des trucs pendant des plombes, c'est mon dada. Je suis un scientifique de mes états d'âmes. Un savant fou de mon moral et mon moral, présentement, il est un peu à la ramasse. Je déteste le changement, c'est viscéral. Ça me fait comme si je perdais le contrôle sur les choses et vraiment, ça me fout mal. Faut quand même que je vous explique un peu comment s'est terminé la soirée. Autant dire d'emblée qu'elle m'a mais alors pas motivé à en faire d'autre. Faut pas déconner, si j'avais su que j'allais perdre autant, j'aurais envoyé ma gentillesse voir ailleurs si j'y étais ou plutôt j'aurais affronté ma fuckin culpabilité, quoi. Je vous explique :
On est rentré, il devait être genre onze heures ou minuit, je sais plus bien. J'avais encore le visage de Yamamoto en tête … celui de quand je chamboulais Tsuna pour déconner. Cette expression, sur le coup, elle m'a glacé le sang parce que je l'avais jamais vu – sur le visage de Yamamoto s'entend – et qu'elle était indéchiffrable, du moins pour moi. J'arrivais absolument pas à savoir ce qu'il pensait à ce moment... J'ai compris par la suite que c'était pas forcément un truc positif quand notre relation s'est légèrement dégradée ; par dégradée j'entends qu'on se parlait plus si souvent que d'habitude. Je veux dire, déjà on dormait plus que dans nos chambres respectives puis je sais pas, on se croisait moins. Je sais pas si c'était voulu ou non de sa part mais moi perso, je me trouvais pathétique de douiller autant. J'me sentais un peu paumé,enfin plus que d'habitude plutôt et j'avais adopté une de ces attitudes, je vous raconte pas le délire ; je me reconnaissais pas vraiment à dire vrai. La fois la plus marquante, celle où je me suis vraiment dit que je pétais un plomb c'était quand, un jour, au matin, alors que Yamamoto dormait encore, je me suis appuyé contre le chambranle de sa porte restée ouverte et je suis restée comme ça jusqu'à ce que son réveil ne sonne. Je le regardais dormir quoi … Viser un peu l'attitude de psychopathe. Je me faisais penser à un de ces gros pervers instinct grégaire ou alors à la fille possédée dans Paranormal Activity, premier du nom qui regarde son mec pioncer pendant un bon quatre-cinq heures debout, au choix. Dans tous les cas, ça faisait flipper et moi le premier. Pas besoin de préciser que la sonnerie du réveil, stridente et abominable à ce moment m'a de suite fait décoller de ma place. Si le beau gosse m'avait vu alors là j'allais me pendre direct. J'ai ma fierté quand même. Un peu. Enfin bon, vous l'avez compris, quelques jours ont passés depuis cette foutue sortie ; une semaine et demi, je crois, je sais plus bien puis je me souviens qu'à ce moment, j'avais torché mon paquet de cigarettes en restant prostré contre la porte, comme un con. Je savais pas trop ce que je foutais à dire vrai mais je le faisais. Les vingt cigarettes y sont passées, le cendar était plein à craquer et je l'ai foutu sur la table basse sans jamais le vider. J'y arrivais pas … C'était un peu comme la preuve indéniable que j'avais passé facilement deux plombes à causer directement à mr. Pathétisme. Si on s'est entendu ? Comme larrons en foire. Ha ha.
J'ai jamais eu d'attirance pour des mecs, je vous assure. Mais à ce moment, j'ai trouvé qu'il était beau. Yamamoto je parle, hein pas mr. Pathétisme. Il était plutôt pudique, il a pas voulu me montrer son visage … Mais il était là, je vous l'assure. Bref, j'étais sur le cul que le physique hautement ravageur de Yamamoto pouvait encore m'étonner outre mesure. De mémoire, jamais j'avais encore fait ça, je veux dire regarder quelqu'un dormir... Bon j'étais pas non plus au pied du pieu, quoi mais bon. Pas même avec I-pin, les fois où j'vais dormir chez elle. Ça me vient pas vraiment à l'idée de le faire … Je crois que finalement, je dois pas être attachée à elle. Enfin je savais que j'étais pas super attachée quoi mais je pensais qu'avec le temps – un an quand même – ça aurait pu évoluer un peu. Ben non. Je sais pertinemment que si du jour au lendemain, elle m'annonce qu'elle veut casser avec moi, ça me fera ni chaud ni froid. Même, ça me donnerait une super raison pour aller me foutre dans les bras de Yamamoto en faisant genre je suis super triste quoi. Nan mais vous voyez un peu le genre de type que je suis ? J'me dégoûte, c'est officiel. Et puis dit comme ça, ça voudrait dire que je tiens à Yamamoto et je sais pas si je peux vraiment le dire ; ça fait bizarre... Argh, je vous avais dit que j'aimais pas le changement ?
Ça me plombe. Depuis ce fameux soir, je me rend compte qu'un truc à changé en moi. Un truc qui s'était jamais manifesté avant et qui commence à me faire penser au fait que ouais … Je tiens à Yamamoto plus que j'ose bien me l'avouer. Ça me fait peur … je vous jure, je suis en stress total. C'est nouveau pour moi et je crois que Yamamoto s'en est aperçu ; ce serait la raison pour laquelle on se cause plus trop ces derniers temps. Maybe ? Je veux dire, c'est purement physique entre nous, faut pas chercher plus loin. Des sentiments tels que la possessivité ou la jalousie peuvent pas intervenir dans une relation de ce genre ; sérieux, ils ont rien à foutre là, c'est pas leur place. Mais alors pourquoi ? Ça me sidère, j'y comprend rien... J'me sens mal et frustré aussi ; Alors là tenez-vous bien mais retenez-vous de me rire à la gueule s'il vous plait, ça fait une semaine et demi qu'on a pas couché ensemble ni même couché tout court me concernant … Je suppose que lui a déjà résolu l'affaire avec sa pouffiasse. En ce qui me concerne, j'suis plutôt passif et je me laisse emporter dans la vague quand y'en a une. I-pin est pas une folle du cul, je veux dire, c'est purement correct entre nous; je vais pas la harceler pour avoir du sexe et elle non plus. D'ailleurs, je sais même pas si j'en ai vraiment envie... J'me vois d'avantage me soulager seul à dire vrai. En juif. En pensant à Yamamoto et à ce qu'il me ferait s'il était là. Il a un pouvoir incroyable sur moi le type, celui de m'exciter même quand il est pas là. Bref. Tout ce baratin pour dire que faut qu'on crève l'abcès quoi, j'en ai ma claque qu'on agisse comme des gars qui viennent de se rencontrer.
Notez la bonne grosse parenthèse qui s'est tapée l'incruste sans que vous vous en soyez rendu compte. Remarquez moi non plus, je m'en suis pas aperçu … Chaud. Bon alors, pour en revenir à la finalité de la sortie, elle est somme toute hyper banale. En fait, on est rentrés, je me suis pris une bière et me suis vautré dans le canapé devant la télé pour clore la soirée et fatiguer mes yeux en vue de heu … Dormir – ça m'arrive, oui aah - ; j'étais crevée depuis quelques temps et je voulais essayer de pioncer à une heure plus raisonnable que deux ou trois plombes du matin. J'attendais que Yamamoto se ramène ; en général quand on rentre de soirée comme ça, on se cale tous les deux devant un truc bidon à la tv et comme c'est lui qui va s'endormir le premier, je lui laisse la place et je regagne ma chambre … Enfin ça c'est dans le cas où le canapé qui fait aussi office de clic-clac à ses heures perdues est pas déplié quoi. Sinon je reste là aussi et on dort ensemble … C'est les seules fois où on dort ensemble hormis quand on a … Joué au docteur, dirons-nous. Ha ha. C'est un truc qu'on a fixé dès le début aussi ça... Pas dormir ensemble plus qu'il n'en faut quoi. On baise déjà assez, sans déconner puis on est pas un couple, y'a aucune raison qu'on agisse comme tel. Donc, ce fameux soir, Yamamoto est pas venu. Il devait pas être au top de sa forme parce que je l'ai vu depuis le canapé, se foutre deux aspirines dans un verre d'eau et l'avaler d'une traite puis se diriger vers sa chambre en me disant qu'il était crevé et qu'il avait une journée monstre le lendemain. Il s'est posé dans sa chambre et je l'ai plus vu de la soirée.
Le lendemain quand je me suis saqué, il devait être 8h15, j'avais dormi plus que d'habitude, j'en étais étonné, il était plus à l'appart'. Sa journée devait vraiment être corsée pour qu'il se casse aussi tôt. En y pensant bien, il me parle rarement de son taff' hormis pour me demander des conseils des fois mais c'est tout ... ça doit pas être l'éclate en ce moment, je devrais lui demander qu'il m'en parle un peu. Pour le coup, je me sentais super con quoi. Inutile. Un amant et un colocataire raté. Un coloc' qui était même pas capable de le foutre bien. Du coup je me suis demandé, sincèrement, ce qu'il fichait encore là. je veux dire, à la longue, les gens ont tendance à pas se faire d'idées hein, j'suis pas le gars super attachant 'voyez. Surtout quand j'en ai rien à carrer des gens mais pour Yamamoto, j'en ai pas rien à carrer... Arrêtez de glousser, je vous entend d'ici. Ouais, c'est pas le cas et je sais pas s'il le sait mais je m'y suis fait avec le temps ... A sa présence je veux dire. ça fait trois ans qu'on vit ensemble et je me vois vraiment pas vivre avec quelqu'un d'autre. J'aurais plus la patience d'apprendre à connaître et à supporter une nouvelle tête - c'est dur pour moi, oubliez pas hein. Et puis si nouvelle tête il y a, jamais elle pourra remplacer ce que je vis avec Yamamoto, quoi. Putain voila que j'agis comme la pauvre gonzesse qui repense à son amourette de vacances ... J'suis con. C'est bon il est pas barré quoi le Yamamoto, qu'est-ce que je fous à me foutre en stress tout seul ?
Y'a des choses, quand elles sont dans leur contexte, elle sont excitantes et on s'en lasse pas, pire on vient pas à penser qu'on s'en lasserait un jour et puis quand elles se posent plus dans leur milieu originel, elles deviennent fades et on en éprouve plus le moindre intérêt. Ce que je vis avec Yamamoto, c'est exactement ça : s'il se casse et que je le revois hors de notre vie commune, je sais même pas si j'aurais encore les mêmes envies pour lui. Il m'apparaîtra comme un beau gosse parmi beaucoup d'autres que j'peux croiser pendant mes journées. Dans le fond et c'est déplorable d'une certaine manière, ce qui m'excite avec ce qu'on fait c'est que c'est secret. On œuvre en juif, loin du regard des autres qui pensent encore qu'on est des gens biens alors que derrière, dans l'arrière-boutique, on est des enfoirés qui œuvrent pour leur seule recherche du plaisir. Enfin je crois. Et ce plaisir, on l'a trouvé merde ... Je veux dire, on s'accorde trop bien niveau sexe pour espérer que ça cesse un jour ou l'autre. C'est pas possible ; je veux même pas y penser...
Putain, qu'est-ce qu'il m'a fait ?
Bref. Du coup, plus les jours passaient et plus la situation devenait chaotique, de mon point de vue. Il fallait qu'on se cause, qu'on fasse quelques chose ensemble où j'allais péter un câble, sérieux. On était vendredi soir et j'ai décidé de faire le premier pas en oubliant le fait que lui le faisait pas. J'ai ravalé ma fierté pour le coup avec une difficulté de malade, je vous jure. J'avais l'impression d'avaler des punaises. J'ai éteint la console et j'me suis allumé une clope pour la forme avant de me décider à aller causer avec le beau gosse. Il était pas dans sa chambre déjà, je vais voir à la cuisine en sachant pertinemment qu'il y était pas, j'étais vautré dans le canapé depuis bien trop longtemps pour l'avoir manqué s'il avait passé dans le coin, puis je me dirige vers la salle de bain. La porte était ouverte et lui il était là, devant la glace à remettre ses cheveux en place ; il sortait de la douche visiblement. Yamamoto de face, il est beau mais de profil c'est comment dire... Un cran au dessus. J'adore son profil, d'avantage le droit – celui que je vois là donc -, je sais pas pourquoi. Peut-être parce que c'est celui que j'ai le plus vu depuis qu'on se connait, je veux dire au lit... je suis souvent à sa gauche. Ceci expliquant cela... Il sent bon l'eau de Cologne et sa chemise blanche est encore ouverte, ondulant gracieusement cependant qu'il arrange ses cheveux noirs en bataille. Il m'excite. Faut que je me calme … Mais merde, ça fait trop longtemps. J'ai envie de lui ! Help me.
Je m'adosse contre le chambranle again et je me force à plus le regarder ; je croise mes bras contre mon torse et fixe le mur en face dans cette attitude de gars indifférent. Session mensonge ON.
- C'est la grande classe. Tu vas quelque part ?
Il continue son truc sans même prendre la peine de me regarder ; Je suis frustré comme un dingue. D'habitude, il lorgne sur moi avec cette évidente évidence que ça va se finir au pieu mais là même plus quoi. Putain mais c'est quoi son problème ?
- J'ai une réunion importante ce soir pour le taff', il dit.
Une réunion un vendredi soir ? Et mon cul, c'est du poulet ? Mes yeux s'ancrent de nouveau sur lui ou plutôt sur son corps. Tiens c'est un nouveau pantalon, ça. Il lui moule les fesses de façon carrément criminelle. Oh putain, les gens vont se rincer l'œil sur son chemin obligé quoi …
- Je sais pas si tu sais mais ce pantalon te fait un un de ces culs
Je frissonne un peu à l'entente de mes paroles. Elles sont plus à tendance « Sors pas avec ce fut', pitié » qu'autre chose mais ça il est pas censé le savoir. Je le complimente, point. Il sourit. Un sourire bref devant le miroir et qui laisse rapidement de nouveau place à son sérieux habituel de ces derniers jours. Mon corps s'allège un peu … et j'étire un bref sourire moi aussi mais qu'il ne voit probablement pas.
- C'est parfait pour emballer le client !
Il termine de se regarder puis passe devant moi afin de sortir de la pièce. Son odeur m'emplit les narines et je ferme les yeux afin d'apprécier pleinement cette sensation. J'ai bien envie de lui dire qu'il va pas emballer que le client habillé comme ça mais bon … C'est pas vraiment de circonstance. Il a l'air motivé et j'ai pas envie de le sabrer avant sa réunion. Il gagne sa chambre et je le suis, un peu bancal d'agir comme un clebs.
- C'est quoi cette réunion ?
Il répond pas tout de suite, visiblement en pleine recherche d'un truc.
- T'aurais pas vu ma pochette plastifiée, la bleue ? Merde, j'étais sûr de l'avoir posé là …
Sa pochette bleue ? Ouais je l'ai vu mais pas ici; je vais dans la cuisine choper le truc qui était resté près de la cafetière et je reviens dans sa chambre. Il secoue légèrement la tête en guise de soulagement et s'approche afin de récupérer le dossier en question. Quant à moi, je suis tout à coup pris d'une humeur taquine. Je planque le truc derrière mon dos et plisse les yeux dans sa direction tandis qu'un fin sourire nait au coin de mes lèvres. J'ai la subite envie de le titiller un peu. Il pose une main sur sa hanche et m'observe un moment en plissant lui aussi les yeux.
- J'ai pas tellement de temps là …
- C'est quand que t'as du temps, alors ?
Je le provoque. Un peu. Son indifférence chronique me fout mal, j'ai envie qu'il réagisse et de n'importe quelle manière, je m'en fous; il peut bien me gueuler dessus que j'en serais même heureux... Il répond pas et continue de me fixer un moment avant de prendre la direction de la cuisine, me laissant comme un con moi et ma enfin sa pochette dans les mains. Putain mais merde ! C'est quoi ce délire ? ! J'avais dit que je voulais pas le sabrer avant sa réunion … et c'est exactement le contraire que je fais. Je regrette déjà ce que je vais dire, je vous jure.
- Putain mais c'est quoi ton problème, Yamamoto ? J'en ai ma claque de cette situation de merde ! Tu peux m'expliquer ? ça m'arrangerait …
- J'ai pas le temps, il répète. Donnes-moi le dossier, steuplait.
Je reste cambré sur mes positions. Pas question de lui refiler sans avoir obtenu autre chose que … Que rien du tout.
- Donnes-moi une explication... Putain, ça fait une semaine et demi que plus rien quoi ! Si le problème vient de moi, autant me mettre au courant de suite.
Et là, mon cœur s'est emballé comme un dingue. J'ai rapidement pensé au fait que peut-être, il s'était choppé un truc pas net... Vous voyez où je veux en venir, hein. Perso, je sais que je suis clean, j'me protège mais bon, ça nous arrive parfois... Okay souvent, de le faire sans capotes quoi. Après je sais pas pour lui et sa greluche mais perso, je sors toujours plus ou moins couvert. Bref, je pensais à ça mais bon. Mon cœur éprouvé de fumeur invétéré cognait tellement fort que j'en avais un mal de chien. J'ai écrasé ma clope largement terminée depuis un moment dans un couvert sale qui trainait sur le plan de travail avant de finalement me manger une réflexion digne des plus grands oscars de la loose. Je l'avais cherché en même temps …
- Tu parles comme si on était un couple, il dit sérieux et impassible.
Je douillais, je vous raconte pas.
- On est pas un couple. On le sera jamais. Toi et moi c'est purement sexuel.
Il voulait me foutre mal ? Soit, j'allais répliquer un cran au dessus. La conversation semblait tourner à un truc super malsain quoi. Je trouvais ça vachement moche.
- Bien. Je vois que c'est aussi clair chez toi que chez moi. Est-ce que tu peux me donner ce dossier maintenant ?
Je rêve ou il en a rien a foutre de ce que j'ai dis ? Bien sûr qu'il en a rien à foutre, c'est la vérité. Quel con, je suis. Comment j'ai pu sortir un truc pareil, si évident, en pensant que ça allait le faire réagir ? Je suis un gigantesque abruti. Comment je peux penser qu'il peut envisager qu'on est autre chose que des partenaires de sexe ? Et moi, putain ! Comment je peux penser ça ? Qu'est-ce que je fous ? C'est quoi ce plan foireux ? SOS attitude merdique, j'écoute. 3615 âme torturé, au rapport.
- Embrasses-moi.
- Pardon ? Il s'étrangle presque en me regardant mega bizarre.
- Embrasses-moi et je te donne ce putain de dossier.
Le chantage. Un truc d'une bassesse à toute épreuve et pour lequel je suis pourtant passé maître. Moins maintenant j'avoue mais c'est un truc que je faisais souvent avant ça, quand je connaissais pas encore Yamamoto et I-pin, faire chanter les gens pour obtenir un truc. C'est un peu comme les surnoms hein, ça permet de contrôler autrui... et pas de la meilleure des façons, je vous l'accorde. Des fois j'oublie que je suis un salaud né. Là par exemple, je transgresse une loi importante qui est celle du « baiser uniquement après le sexe ». J'en ai franchement pour le coup rien à cirer. Je veux qu'il m'embrasse. Je veux un contact physique sinon rien. Et il peut même s'énerver ou me péter la gueule, j'en ai rien à foutre. Je l'ai jamais vu violent ce type ; c'est pas ce genre de gars, il est pacifiste à fond les ballons et du coup ça me rassure un peu, dans le fond. J'ai pas tellement envie de me battre avec lui … Y'a des boulets pour ça dehors.
Il me regarde avec incertitude puis voyant que je suis pas destiné à lui rendre son bien sans avoir obtenu satisfaction, il hausse les épaules et s'approche de moi. Nos regards s'accrochent et il pose ses lèvres sur les miennes ; on dirait un baiser d'enfant. C'est doux et tellement loin de l'idée que je me faisais d'un baiser avec lui. Mais bon, c'est mieux que rien … Oh oui. C'est un truc de collégien voir même plus jeune mais ça a le mérite de me faire frissonner quand même.
Seulement ce qui aurait dû n'être qu'un échange bateau a très vite pris une toute autre ampleur et j'dois avouer que c'était pas de ma faute pour le coup. Ses lèvres toujours chastement posées sur les miennes, j'ai senti dans mon dos que la pochette s'était faite la malle de mes mains. Ah il voulait la jouer comme ça ? A la semi-déloyale ? Très bien, il allait être servi et moi en prime ! Alors qu'il se détachait, ayant récupéré son bien, j'ai passé un bras contre sa nuque et je l'ai attiré à nouveau contre moi, avec sauvagerie cette fois et impétuosité. J'ai écrasé mes lèvres contre les siennes et ai aussitôt passé ma langue dans le fin interstice que formait les deux parties rosées pour venir la coller à la sienne avec avidité. L'avidité d'un mec qui s'était pas envoyé en l'air depuis une semaine et demi, en somme. Il allait la sentir ! Je maintenais fermement mes mains contre sa nuque pour l'empêcher de partir mais j'ai, aussi étrange que ça puisse paraître, pas senti qu'il se dérobait, au contraire. Sa langue se collait également à la mienne et bientôt les deux muscles s'entortillaient sagement. Je me sentais fondre sérieusement. J'avais tellement attendu un moment pareil que plus bas, je bandais évidemment comme un dingue. J'avais une de ces envies qu'il me touche, c'était insoutenable … J'ai alors décollé une main de sa nuque et l'ai dirigé vers la sienne, restée en retrait dans le but de la diriger vers mon entrejambe. Je voulais qu'il sente que j'étais dans la zone rouge quoi. Je voulais qu'il voit ce que cette putain d'abstinence de merde provoquait sur moi … Je voulais qu'il voit que j'avais envie de lui, putain ! Une irrémédiable envie !
- Humpf... Je dois vraiment décoller, qu'il dit alors que je plaque sa main contre mon bas-ventre largement tendu.
- Tu sens ? Tu sens comme je suis … ? Sans déconner, je suis à ma putain de limite là, Yamamoto. Faut vraiment qu'on arrête ça où je vais péter un câble. Et me connaissant, ce sera pas le câble de tapette, hein. Tu me connais aussi, hein... ? Dis-le que tu me connais ..
Je vous avais dit qu'une fois parti … C'était dur de m'arrêter. Le tout c'est de mettre en chauffe. J'suis comme un moteur diesel.
- Okay, je vois … Tu craques complet, il dit un peu bêtement en étirant un sourire tandis que sa main reste sagement à sa place. Écoute, si mon pantalon est taché, je t'en tiens pour seul et unique responsable...
Ah diantre … Le simple fait d'arriver à mes fins redouble l'afflux de sang dans mon bas-ventre. J'suis un sacré salopard quand même ; mon petit jeu fonctionne comme sur des roulettes et j'irais même jusqu'au fleuriste pour m'acheter un bouquet de fleur que je me lancerais dans le hall après cette petite séance de tripotage terminé. Je suis rassuré en fait … Je lui fait visiblement encore de l'effet. Ah putain que ça fait du bien de le savoir … Pas salir ? Okay, no problem. Je me retourne et garde sa main bien ancré sur mon entrejambe tandis que derrière, je sens son érection me caressait les fesses à travers le tissu noir. Ouah. Il sort mon sexe à l'air libre et commence ses mouvements de va-et-vient. Je gémis, c'est plus fort que moi. Je sens son souffle contre mon oreille et son bassin se presse un peu plus contre mes fesses. La sensation de ses doigts contre ma peau échaudée est tellement euphorisante que je rends les armes même pas une minute après qu'il ai commencé à me caresser. Ouais j'avoue … Mais j'aurais pas pu tenir plus longtemps, je vous assure. Il termine dans un dernier mouvement et choppe un morceau de sopalin à côté pour s'essuyer. Moi j'en suis toujours au stade grisant des endorphines galopant dans mes veines, partout …
- Ah putain...
Je me retourne pas mais je vois un sourire se profiler sur son visage à travers un vieux plateau en étain rangé à la hâte devant moi. Ça le fout vraiment en joie de savoir qu'il me fait de l'effet, le salaud. Bref. Je reviens doucement de mon orgasme … C'était trop bon.
- Sérieusement, tu vas où ? Je demande un peu comme l'abruti que je suis dans ces moments là.
Y'en a qui dirait « merci » ou « ouah t'as un sacré coup de poignet » ou d'autres trucs, moi je demande où il se casse. C'est génial, quoi. No laught, thank's. Mais franchement, ça me titillait trop ! C'est possible ça de se taper une réunion un vendredi soir ? Ça sentait plutôt la grosse entourloupe, ouais. Mais bon, Yamamoto et moi, on est pas ensembles, encore moins mariés. On a pas tellement de compte à se rendre. Il fait ce qu'il veut et moi aussi... Mais bon n'empêche, que je suis un putain de curieux dans ces cas là.
- Une grosse pointure d'une boîte concurrente nous invite au resto, il explique vaguement. Y'a possibilité de fusionner les deux trucs, enfin j'sais pas … Faut qu'on négocie ça. C'est le patron qui a insisté pour que je vienne
- Bah, ça se comprend. Évite juste de la faire genre « je vais au chiottes », quoi, je sors en étirant un sourire hautement suggestif et en me refermant mon froc.
- Hm, jaloux ?
- Que dalle.
- Menteur.
- Casses-toi ! Va épater ces vieux pervers et revient ici pour qu'on hm... Fête le fait que t'auras encore assuré comme le pro que tu es. J'me fais pas de soucis, t'es bon dans ce que tu fais.
- Tu sais que c'est hautement à prendre à double sens, ça ?
Crétin. Je souris. Je lui balance un fuck dans la volée tandis qu'il choppe sa veste sur le porte-manteaux plein à craquer. Un jour ce truc va se casser une de ces gueules, je vous jure.
- Tu veux que je m'occupe de ça, avant ? Je demande en désignant son pantalon tendu.
J'suis un peu ironique là mais je sais qu'il arrive à se calmer en général plutôt rapidement. Ché plus qui c'est qu'a dit que l'esprit domine le corps blabla mais en tous cas, une chose est sûre, Yamamoto il a un esprit de malade pour parvenir à faire ça. Je veux dire, peu de mecs en sont capables, nan ? Ça me sidère, quoi. Enfin bon, il décline et m'sort à nouveau qu'il est pressé et je lui en veux pas parce que voilà quoi … Le mec je l'ai retenu pour mon unique plaisir. J'me sens comme un putain d'égoïste là pour le coup …
Mais j'sens surtout que cette réunion, enfin la finalité de cette réunion plutôt, elle va me bousiller encore plus. J'suis devin, oubliez pas …
Dans tous les cas, suite au prochain épisode. Pour le moment, faut quand même que je remette un peu d'ordres dans mes idées. Sans déconner, j'y suis pas allé un peu fort là ? C'est plus de la matière grise, c'est du charbon le truc. J'ai même l'impression de sentir le brûlé … Aaah mais merde, le con ! La cafetière est encore allumée depuis... Trop longtemps pour son propre bien, la pauvre !
See ya !
