Miss PandaManga: Non, t'en fais pas, t'es pas tyrannique xD. Et oui, en effet, c'est bien Mr Xemnas qui s'est fait envoyer bouler. Pauvre Roxas hein ? Il sait pas ce qu'il va prendre ! Mais en effet, elle est pire que les racailles de collège. Je ne voulais pas qu'elle leur ressemble, car ça ne lui aurait donner guère plus de profondeur qu'une poêle à frire... Fin bon, trève de blabla, voici la suite ! La bise !

Chapitre 7 :

Je ne savais toujours pas ce qu'il m'avait pris. Axel ne cessait de me dévisager, laissant le silence régner en maître autour de nous. D'abord avec colère. Puis, avec un semblant de froideur qui fit naître en moi une peur certaine. Je sentis le bout de mes doigts trembler alors que ses grands yeux verts me trouaient de toute part. Elle n'avait pas bouger, pas ouvert la bouche, mais l'aura incroyable qui l'entourait et tout ce qu'elle dégageait avait le don de mettre tous mes sens en alerte. Cela me troubla. Jamais je ne m'étais retrouvé aussi longtemps confronté à elle. Habituellement, il s'agissait plus de simples altercations dans les couloirs, suite auxquelles nous repartions chacun de notre côté, moi bien plus ébranlé qu'elle. Mais cette fois ci, je n'avais pas de solution de repli. J'eus la curieuse et trop désagréable sensation d'être à sa merci.

Le toussotement de notre professeur me fit sortir de ce gouffre dans lequel je me sentais chuter.

- Ro... Roxas a raison, bredouilla-t-elle, complètement désemparée de ce qu'elle avait provoqué.

Une bouffée de chaleur m'envahit alors qu'Axel tournait lentement son regard vers Mrs Gainsborough qui semblait vouloir rentrer en terre. Je ne pus m'empêcher de l'admirer. Même si elle avait l'air tout à fait inoffensive, elle cherchait à faire cours malgré le despote à qui elle avait à faire.

- Tss...

Je haussai un sourcil face au simple sifflement d'Axel. Un instant, la jeune fille baissa les yeux, avant de commencer à ricaner.

- Je m'en doute bien, reprit elle en souriant, carnassière. C'est un si bon élève. Et il ne manque jamais une occasion de le montrer.

Je déglutis, sentant mes jambes trembler. Elle allait me faire payer cela. Tout dans le ton de sa voix me le hurlait. J'allais le regretter amèrement. Tous m'avaient mis en garde contre elle et le danger qu'elle représentait, mais, idiot que j'étais, je n'en avais eu cure. Mais à présent, je me sentais particulièrement mal, brûlé par ses prunelles vertes. Elle m'irradiait de toute sa stature. Cette fille qui n'avait pas l'air d'en être une, cette fille qui roulait ses clopes en plein cours, cette fille qui cherchait sans cesse à terroriser le petit peuple qui fourmillait autour de sa petite personne.

La sonnerie retentit. Puissante. Pourtant, je n'en perçus qu'un vague bourdonnement. Les élèves autour de nous rassemblèrent leurs affaires aussi vite que possible, et je mis quelques temps à réagir. A vrai dire, il fallut que Demyx tire légèrement sur la manche de mon pull pour que je commence à plier mon cahier et mes feuilles. Toujours aussi abasourdi par ce qu'il venait de se produire, je suivais mes amis vers la sortie. Aucun d'eux n'osa parler, soufflant un simple « au revoir » à notre professeur de SVT lorsque nous passâmes la porte.

- Hey, le génie !

Mon sang se glaça alors que je faisais volte face. A ma droite, Aqua serra le poing, alors que derrière moi, Xion me serra instinctivement la main. J'en fus assez surpris, et je la sentis sursauter puis rapidement s'excuser avant même que je ne puisse lui dire quoi que ce soit. Un instant, je la crus entrain de cacher un rougissement derrière ses cheveux noirs.

- Fiches lui la paix, la tarée !vociféra immédiatement Aqua en se plaçant devant tout le monde.

Je me sentis gêné de la violence avec laquelle la jeune fille me défendait. Mais Axel ne s'en formalisa pas. Elle se contenta de hausser les épaules, appuyée contre le mur de la salle que nous venions de quitter.

- Aqua, j'te conseille pas de briser notre semblant d'entente en maternant ce tocard, rétorqua la rouquine en sortant ses mains de ses poches pour les poser contre ses hanches.

Sur le qui vive, Aqua allait ré attaquer, mais je ne lui en laissais pas le temps. J'avais compris qu'il existait un léger respect entre ces deux filles. La plupart du temps, et dès qu'elles avaient à se parler, elles s'appelaient pas leurs prénoms, et ne cherchaient pas à se surpasser. Elles restaient distantes sans se chercher des poux, aussi je ne souhaitais en aucun cas voir cette petite paix se briser par ma faute. Je repassais devant Aqua, tentant de lui sourire tant bien que mal.

- C'est bon, lâchai-je en me gonflant d'assurance. Si elle veut me parler, je ne vais pas lui refuser.

Je l'avais chercher, et j'en avais bien conscience.

- Mais...tenta la jeune fille aux cheveux bleus.

- Vous pouvez y aller, je vous rejoins, la coupai-je.

Pendant quelques instants, je sentis toute ma bande bien réticente à cette idée, alors qu'Axel s'impatientait sur son coin de mur. Et je n'avais aucune envie de l'énerver avant même d'avoir ouvert la bouche, aussi je leur fis un petit geste de la main pour les encourager à déguerpir. Ce fut Terra qui réagit le premier, attrapant fermement Aqua par les épaules et l'entraînant avec lui. Xion suivit le mouvement non sans m'adresser un dernier regard avant d'être empoignée par Sora. Demyx, quant à lui, dévisagea longuement Axel, qui finit par hausser un sourcil, avant de pointer son doigt vers elle sans doute pour la mettre en garde. Sincèrement, cet homme avait un grain.

- Bon, qu'est ce que tu veux ?attaquai-je dès que nous fûmes seuls.

Axel fit un pas dans ma direction. Son étrange calme me fit peur. Ce n'était pas dans son habitude d'être aussi neutre dans son attitude.

- Alors, ça te plaît d'avoir toujours raison ?grinça-t-elle.

- Non, mais il aurait été bien stupide de te laisser sur une mauvaise réponse, répliquai-je sans me démonter.

Lentement, la jeune fille hocha la tête, puis pinça les lèvres. Pour finalement me pousser contre le mur.

- Ça te plaît d'avoir le dessus, pour une fois ?cracha-t-elle, soudainement plus brutale.

Je sentis ses mains me serrer les bras si fort que je crus ses ongles capables de pénétrer ma peau. Je grimaçai.

- J'en ai rien à faire, d'avoir le dessus !m'agaçai-je à mon tour. Je ne suis pas aussi fêlé que toi !

La rousse serra les dents. J'en avais plus qu'assez de ses sautes d'humeurs. Je ne comprenais pas comment Aqua pouvait rester aussi neutre avec elle. Mais je n'eus pas le loisir de réfléchir plus longtemps. Un poing s'abattit sur mon épaule, ce qui me fit grogner. Elle n'avait pas frapper fort. Elle avait simplement frapper pour me montrer qu'elle était capable de le faire. Je ne pus m'empêcher de me demander pourquoi elle me préservait comme cela alors que venait de l'insulter.

- Bordel, mais je te demande pas la lune non plus !cria-t-elle, me plaqua plus encore contre le mur. Je veux que tu te la fermes, putain ! Que tu te la fermes et que tu me surpasses pas !

- Pourquoi ?

Je n'avais pu me retenir de lui poser la question. Et curieusement, le silence se fit. Elle stoppa le moindre de ce geste.

- Pourquoi ?répétai-je alors, aussi déstabilisé qu'elle par sa réaction. Pourquoi tu veux avoir le dessus sur tout le monde ?

Le visage de mon vis à vis se ferma. Et dans le fond de ses prunelles passèrent un bon millier d'émotions, avant que ne revienne une haine sans borne. C'est à cet instant précis que je réalisais qu'elle n'était pas que cela. Elle ne pouvait être que violente. Et alors qu'elle se murait dans un mutisme angoissant, me tenant toujours fermement, je ne pus me retenir de la contempler gravement. J'avais touché quelque chose, et une ride soucieuse lui barra le front. Elle n'avait pas un visage désagréable. Elle avait un visage expressif, quand on prenait la peine de le regarder. Un visage bien à elle.

- Me pousse pas à bout.

Sa phrase avait été soufflée de manière presque inaudible.

- Pardon ?m'étonnai-je sans vraiment le vouloir.

Pour toute réponse, je reçus un coup dans le ventre avant qu'elle ne me lâche, ce qui me brisa en deux. Je m'effondrai contre le mur. Axel ne prit pas la peine d'ajouter quoi que ce soit, et s'éloigna, me laissant là où elle m'avait lâcher, une douleur aiguë naissant dans le ventre. Je grimaçai, me retrouvant bientôt seul contre le mur de notre salle de SVT. Je me sentais amer, désorienté. Jamais je ne m'étais fait frappé de la sorte. Pourtant, je n'avais pas l'impression que cela aurait pu être évité, ni que cela n'avait servi à rien. En effet, au fond de moi, j'étais persuadé d'avoir découvert certaines choses à propos de cette maudite fille, et me faire mal mener était une étape clé pour la comprendre. La comprendre. Je ne savais pas exactement pourquoi je pensais à la comprendre alors qu'elle m'avait mis à terre.

- Roxas ?

Je n'eus pas vraiment besoin de relever les yeux pour reconnaître la personne qui me parlait. En dehors de sa voix, je voyais ses chaussures. De belles bottines en cuir noir perchées sur des talons aiguilles. Larxène.

- T'es pas censée être en maths, toi ?soufflai-je difficilement.

- Vie scolaire, grommela la blonde. Et toi, qu'est ce que tu fous étalé par terre comme un clochard ?

Je souris. C'était le super pouvoir de cette fille. Quoi qu'elle dise, elle m'amusait.

- Je souffre d'un syndrome très rare qui me pousse à ramper de 10h15 à 11h, répondis-je alors.

Je la devinai levant les yeux au ciel alors qu'elle s'agenouillait pour se placer plus à ma hauteur.

- Sans rire, finit-elle par râler, me passant un bras autour de la taille pour me relever.

Je grimaçai.

- Je me suis fait taper par une gonzesse, grognai-je, prenant un ton machiste volontairement caricatural.

- Mais c'est pas possible d'être aussi con, soupira Larxène en commençant à marcher, me traînant contre elle comme un boulet. Tu veux qu'on te fasse canoniser après ta mort ?

Je hochai doucement la tête.

- Si c'est pas trop vous demander, marmonnai-je en me redressant. Tu m'emmènes ou ?

- Chez le Pape, rétorqua la blonde d'un air exaspéré.

Je commençais à comprendre que mes questions ne l'agaçaient pas vraiment. Elle se donnait l'air en colère juste pour garder l'image qu'elle s'était faite ici.

- Et c'est loin ?m'amusai-je.

Larxène leva les yeux au ciel en s'engageant dans un autre couloir.

- Nan mais faut pas rêver non plus, on va juste en maths, râla-t-elle en s'arrêtant devant une porte.

Elle toqua sans me lâcher. Peut être avait elle peut que je m'effondre. Pourtant, je forçai mes deux jambes à se remettre. Il fallait bien que je marche jusqu'à mon bureau, où devait m'attendre Xion, autant effrayée par les chiffres que par mon état à mon retour. Surtout que Mr Xemnas n'était pas particulièrement clément depuis qu'Axel l'avait poussé à bout. Lui déjà réputé pour être l'homme le moins patient que la terre ait jamais portée.

- Où étiez vous, tous les deux ?nous attaqua immédiatement le prof de maths lorsque Larxène ouvrit la porte.

La blonde ne se démonta pas, et d'un air hautain, lui tendit un mot de la vie scolaire.

- Et j'ai dû porté cet idiot qui a réussi à tomber dans l'escalier, ajouta-t-elle sans se soucier de la grimace que je tirai.

D'une certaine manière, elle avait trouvé l'excuse pour laquelle je me creusait la tête, mais d'une autre, elle vendait la mèche à mes amis qui n'allaient en aucun cas être dupes. Je ne pouvais pas m'être fait mal dans un escalier. Eux savaient que je venais de parler avec Axel, et le fait que Larxène ait dû me porter ne pouvait qu'être en lien avec cette altercation.

- Très bien, se contenta de lâcher Mr Xemnas.

Larxène s'assit à sa place, et je fis de même, cherchant à ne pas paraître trop cassé malgré la douleur. Pour ce deuxième coup, elle n'y était pas allé de main morte. D'ailleurs, elle avait également jugé bon de sécher ces deux heures de cours.

- Bon sang, mais qu'est ce qu'elle t'a fait ?chuchota immédiatement Xion lorsque je tombai sur ma chaise.

- Rien de bien grave, soupirai-je en sortant mes affaires.

La petite brune fronça les sourcils.

- Menteur, grogna-t-elle.

Je fus surpris de sa réplique. Xion n'était jamais agressive. Elle était même la personne la plus mignonne que je connaisse avec Naminé. Pourtant, elle me dévisageait de deux yeux féroces, ses petits poings contractés.

- Xion, ne t'inquiète pas, abdiquai-je finalement. On en parlera ce soir, il vaut mieux.

Je n'avais aucune envie de m'attirer les foudres de Mr Xemnas, même s'il avait plus l'allure d'une petite fille après la lionne ne furie que je venais d'affronter. Et que je n'avais pas fini d'affronter. J'avais l'intuition étrange d'avoir remis la balle au centre.

- Je ne veux pas que cette fille te fasse de mal.

Je haussai les sourcils. Xion ne me regardait pas. Elle avait le regard vissé sur sa feuille. Comme si son aveu n'était que le fruit de mon imagination. Mais cela me fit plaisir. Cela me faisait du bien de retrouver sa tranquillité communicative et apaisante.