Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à J. K. R., les lieux, le contexte politique, culturel et social, les personnages, sauf quelques uns.
Chapitre précédent : Premier cours de DCFM. Une prof mystérieuse, avec des pouvoirs impressionnants, et une curieuse envie de mettre le nom de Voldemort dans la boue. C'est un bon résumé.
J'ai oublié de préciser que tous les tomes d'Harry Potter, sauf le premier, ne sont pas pris en compte. Et cela, pour des raisons que je ne peux vous expliquer. Alors, fans ne supportant pas l'idée que l'œuvre de J. K. R soit transgressée, passez votre chemin !
Tout d'abord, ne vous étonnez pas de l'emploi des noms de famille dans la dernière partie, c'est un point de vue de Sirius Black, je ne pouvais donc pas le laisser employer les prénoms des filles. Alors, pour vous, petit rappel : Alice Shadows, Lisa McDreamt, Lena Tears et Lily Evans^^
Ensuite, je vais me lancer à l'eau, me balancer sans bouée dans un torrent, bref, ce chapitre va me faire passer pour l'adepte du Mary-Suisme. Je m'explique. Vous allez tous trouver ça cliché, mais j'espère que vous apprécierez quand même, au risque de sauter ce chapitre et le suivant, pour ne pas vous faire gacher l'image que vous avez de ma fic'. J'espère sincèrement, et je pense à malilite lorsque j'écris ces mots, sue vous ne me balancerez pas trop de tomates à la figue pour ce chapitre. Je vous en direz plus à la fin sur les intentions que j'avais lorsque j'ai pensé puis écrit cette caractéristique.
Bonne lecture !
Chapitre 6 : Révélations ?
Matt et Ely devaient être à cette époque les adultes qui prenaient le plus de place dans ma vie. Lui mon patron, elle ma confidente. Leur fille ma nièce. Je les adorais, tous. Quand je repense à ces moments, je me dis qu'il aurait été préférable que rien ne change.
Le reste de la semaine se déroula normalement, enfin, aussi normalement qu'il était possible lorsqu'autour les Maraudeurs se déchainaient, et que les quatre septièmes années Gryffondoriennes faisaient tout pour les provoquer. Les jours passèrent ainsi, ponctués de blagues toutes plus minables les unes que les autres, et de confrontations toutes plus importantes les unes que les autres. Eternellement semblables, continuellement identiques en somme. Enfin, jusqu'à ce que Lena décide, au jeudi midi, d'organiser une petite diversion, pour changer l'ambiance qui devenait royalement pesante. En effet :
« Dîtes les filles, commença-t-elle, nous sommes bien à Poudlard ? »
Regards étonnés.
« Non, sans blague, ironisa Lily, je n'avais pas remarqué ! »
Regard noir cette fois-ci.
« Ah ah, fit Lena, très drôle. Et demain, continua-t-elle, c'est Vendredi…
- Mais tu fais des progrès, railla la rousse. Bientôt, tu vas pouvoir nous dire en quel mois nous sommes ! Septembre, si tu veux savoir.
- Puisque ça te fait tant rire, rétorqua la blonde, je suppose que ça ne t'intéresse pas de faire un tour, demain.
- Un tour ? Répéta Lisa, un sourire aux lèvres.
- Le programme habituel ? Questionna Alice, d'un air espiègle.
- Hum hum, fit Lena en hochant la tête.
- Super ! S'exclama Alice.
- Ah ! Tu vois, je ne suis pas idiote !
- Ah bon ? Répliqua Lily, je n'avais pas remarqué… »
Lena lui tira la langue, avant de sortir de table et de s'éloigner d'un pas vif.
« Gamine, fulmina Lily.
- Oh misère ! Soupira Lisa. »
Alice croisa son regard, et partit dans un fou-rire royal. Lily la regarda, furieuse. Puis, Alice attrapa Elisabeth par le bras, et se leva.
« Bon, Lily, si ça ne te dérange pas, nous allons te laisser à tes colères, te permettant ainsi de nous engueuler copieusement dès que nous aurons le dos tourné, mais j'ai une amie à réconforter. Parce qu'elle a sentit que Lena allait l'embêter avec ses jérémiades, et ça, tu vois, ça ne lui plaît pas… »
La jeune fille repartit dans un éclat de rire, et traîna la brune jusqu'à la sortie, laissant derrière elle une fille particulièrement énervée, qui se mit en quête de son défouleur en chef, qui ne tarda pas à regretter d'avoir redemandé à l'« amour de sa vie » de sortir avec lui.
*****
Vendredi après-midi, dans la salle des professeurs…
« Alors Miss Stenn, comment s'est déroulée cette première semaine ?
- Lydia, professeur, appelez-moi Lydia. »
Le vieil homme sourit.
« Allons Lydia, depuis toutes ces années, tu ne m'appelles toujours pas Albus, alors je peux me permettre de glisser un coup de temps en temps un « Miss Stenn ».
- Si vous y tenez, Albus, soupira la jeune femme.
- Alors, cette semaine ? L'interrogea Minerva, qui avait suivi la conversation.
- Hum… Je la qualifierai d'intéressante… Surprenante pour certains cours, banale pour d'autres… Très instructive aussi.
- Et quel est donc le groupe que vous avez préféré ? Demanda-t-elle.
- Oh, si j'étais vous, je n'aurais pas posé cette question, remarqua Dumbledore en levant un doigt, comme pour souligner ses propos. Lydia peut se montrer très… Singulière.
- Oh, ce ne doit pas être à ce point là, Albus, fit la femme, suspicieuse.
- Oh, du haut de vos quarante et quelques années, vous ne pouvez pas avoir tout vu… »
Minerva haussa les épaules, puis se tourna vers la plus jeune, qui semblait toujours réfléchir.
« Avec un peu d'hésitation, je dirai que le cours des 7e années Gryffondors-Serpentards est celui que je vais adorer…
- Quoi ? S'exclama Minerva, abasourdie. Cela ne fait que trois ans que j'enseigne ici, mais j'ai très rapidement compris que leur faire cours serait un enfer ! Entre les pseudos maraudeurs, le couple McDreamt-Tears qui ne peut s'empêcher de leur crier dessus et la haine Gryffondor-Serpentards, c'est une horreur pour les professeurs !
- Je vous avais dit qu'elle nous surprendrait, glissa Albus.
- C'est-ce que l'on m'a dit, en effet. Mais je trouve certains particulièrement intéressants.
- Intéressants ? Répéta la directrice des Gryffondors, effarée.
- Tout à fait. Tenez, par exemple, aviez-vous remarqué que cette Shadows, une des filles du groupe de McDreamt il me semble, deviendra probablement une très bonne experte en sortilèges nouveaux, et serait probablement très douée en illusionnisme, si on le lui enseignait ? Elle a une imagination qui promet de nombreux sorts intéressants à découvrir.
- En réalité, remarqua Albus avec un petit rire, c'est Lily Evans qui mène la barque. Elle sait diriger ses amies dans le respect des règles, même s'il est vrai qu'elles ne semblent pas avoir envie de les respecter. Elles doivent en avoir de propres. McDreamt, est une leadeur née, mais elle laisse sa place à son amie, et préfère s'effacer.
- Elle a de drôles de façons de s'effacer… fit Minerva en fronçant le nez.
- D'ailleurs, en parlant de cette McDreamt, saviez-vous que lors de notre premier cours, elle a sorti à son camarade, Potter il me semble, que, je cite, « la peur d'un nom ne fait qu'accentuer la peur de la chose elle-même » ? Juste après, elle glissait les mots « combattre » et « Voldemort » dans la même phrase. Jeune fille étonnante, non ? »
Le professeur McGonagall avait sursauté à l'entente du nom honni. Elle murmura d'une voix tremblante :
« Elle prononce son nom ? »
Même le professeur Dumbledore avait haussé les sourcils d'étonnement et d'incompréhension.
« Oui, répondit Lydia, et elle a tout à fait raison.
- J'avais oublié que tu le prononçais, intervint Albus.
- Pourquoi ne le prononcerais-je pas ? L'interrogea-t-elle, le fixant intensément. »
Seul le silence lui répondit.
« Bon, reprit la jeune femme, à nouveau pétillante, ça vous dit de parier un peu ?
- Moi ? Jamais, refusa Minerva.
- Pourquoi pas, en effet, répondit Albus.
- Professeur ! S'exclama Minerva, choquée.
- Allons, Minerva, cela ne peut pas faire de mal…
- Je parie sur trois couples, continua Lydia.
- Dans le cours 7e année Gryffondors-Serpentards ? Demanda Albus, le regard pétillant.
- Bien sûr ! »
Elle s'interrompit quelques secondes.
« Avant Noël, je sens que nous allons assister à un romantique Potter-Evans, un mignon Lupin-Tears, et un tumultueux Black-McDreamt…
- Ceux-là ! S'exclama Minerva. Mais vous n'y pensez pas !
- Je croyais que vous ne pariez pas, fit Lydia, malicieuse.
- Pari tenu, confirma Albus. Deux Gallions par couple ?
- Ca me va.
- Alors, marché conclu. »
*****
« Bon, les filles, vous accélérez ?
- Oh, c'est bon, grogna Lena. On sait toutes que tu as hâte de retrouver ton beau Matt, mais ce n'est pas une raison pour nous casser les oreilles…
- Eh ! S'exclama Lisa, indignée, ce n'est pas ça du tout ! En plus, il est marié ! Vous entendez ? MARIÉ !
- Et père d'une très jolie petite fille de trois ans et demi, continua Lily, achevant de se coiffer.
- Il n'empêche que Lis' a raison, renchérit Alice. Lena, il faudrait vraiment que tu te dépêches.
- Ouais, insista Lily, pas la peine de te coiffer pendant une demi-heure.
- Mais vous ne vous rendez pas compte de l'importance de cette soirée ? S'exclama Lena, surexcitée. »
Ses trois amies la regardèrent, surprises, avec un hochement de tête général négatif.
- Mais enfin ! C'est la dernière première fois d'une année ! L'année prochaine, hop ! Plus de Pré-au-Lard le vendredi soir ! Toutes parties !
- La dernière du premier du machin du, répéta Alice, la mine inquiète. Nan, ça ne sert à rien de comprendre, résuma-t-elle aux deux autres, raisonnement tout à fait… Logique.
- Tout à fait Lena en quelque sorte, répliqua Lisa.
- Eh ! S'indigna la concernée. »
Une chaussure vola dans la pièce.
« Si tu commences à balancer tes affaires, nous ne sommes pas sorties de l'auberge, remarqua Alice.
- Bon, go, go, go les filles ! Interrompit Lily, comme Lena semblait avoir fini ses préparatifs.
- Enfin !
- Les filles, en route ! Acheva Lisa, ouvrant la porte du dortoir. »
*****
La première chose que remarqua Sirius lorsqu'il poussa la porte fut que la salle était particulièrement bondée ce soir-là.
« Eh beh ! Fit James, étonné, c'est qu'il y a du monde aujourd'hui ! »
Rémus siffla de surprise, comme pour accorder plus de crédit aux propos de son ami.
Se frayant un chemin à travers la foule, les quatre jeunes hommes se dirigèrent vers le bar, et par la même occasion vers Matt Fent, le propriétaire de la boîte dans laquelle ils se trouvaient.
« James, Sirius, Rémus, Peter ! S'exclama ce dernier, apparemment surpris de les trouver ici. Mais il y a la troupe au complet !
- Salut Matt, firent les amis d'une même voix.
- Comment ça va ? Lui demanda Sirius.
- Bah, répondit l'homme, qui devait être âgé d'environ 25 ans, pas plus mal que d'habitude… On peut même dire plutôt bien ! Vous avez vu le monde ?
- Ouais, on avait remarqué, acquiesça Rémus.
- D'ailleurs, tu pourrais peut-être nous en expliquer la cause, l'interrogea James.
- Bah, à vrai dire, il se trouve que j'ai lancé quelques rumeurs, marmonna l'homme. »
Rémus haussa les sourcils, apparemment en désaccord.
« Tu sais que ce n'est pas très correct pour tes clients ? Si elles s'avéraient fausses ?
- Oh, je suis persuadé qu'elles vont venir, se persuada Matt.
- Et si elles ne venaient pas ?
- Elles viendront, affirma-t-il.
- Qui ? Demanda Peter.
- Je préfère vous garder la surprise, sourit le rouquin. Bon, je vous mets les meilleures tables, près de l'estrade et du bar. Comme ça, vous pourrez admirer.
- Merci beaucoup Matt, dit James, qui se dirigea alors vers la table désignée.
- Ce sera comme d'habitude pour vous ? »
L'homme revint peu après avec leur commande, puis repartit vers son bar, où étaient déjà accoudées un nombre de personnes conséquent. Les garçons sirotèrent alors leur Whisky-Pur-Feu, tout en discutant sur leur prochaine blague.
La porte s'ouvrit une énième fois, et quatre jeunes filles entrèrent, puis se dirigèrent sans hésitation vers le bar, où se trouvait Fent, qui fumait une cigarette.
« Matt ! »
Malgré le brouhaha, qui couvrait en partie cette exclamation, les garçons, qui se trouvaient en fin de compte vraiment près du bar, se retournèrent immédiatement à l'entente de la voix appartenant à l'une des personnes les moins attendues dans ce lieu.
« Alice ! Fit le barman en réponse à la jeune fille qui l'enlaçait déjà.
- Ca fait plaisir de te revoir, vieux, sourit Lena Tears en l'enlaçant à son tour.
- Eh ! Répondit Matt, faussement vexé, je ne suis pas vieux !
- Eh bien, désolée de te dire ça, mais par rapport à nous, tu es vieux, rétorqua Lily Evans en lui faisant la bise.
- Alice, tu ne peux pas m'aider ? Supplia le rouquin en se tournant vers la première femme.
- Désolée, nargua la brune, mais je n'ai ni l'habitude ni l'envie de trahir mes amies…
- Et moi ? Je ne suis pas ton ami ? Constata Matt.
- Non non, toi, tu es mon grand frère.
- Ah oui, zut alors, fit Matt, ennuyé, j'avais oublié.
- Oh, c'est normal, tu ne nous as pas vu pendant plus de deux mois, remarqua McDreamt.
- C'est vrai, continua Tears, on m'a toujours dit que les hommes avaient la mémoire courte.
- Surtout dans certains domaines, ajouta Evans. »
Les filles éclatèrent de rire, aussitôt suivies par Matt, qui affichait tout de même une mine boudeuse.
Etrange…
« Je peux t'en piquer un peu ? Demanda McDreamt, observant la cigarette posée dans le cendrier.(1)
- Bien sûr… »
D'un geste vif, elle porta la cigarette à ses lèvres, et en tira plusieurs bouffées.
« Lisa ! S'exclama la blonde, apparemment indignée, tu es sensée arrêter !
- Oh, et puis après tout, fit Evans après un instant de réflexion, attrapant le paquet que son ami lui tendait. »
Elle alluma une cigarette et la porta à sa bouche.
Sirius cru alors s'étouffer tant la chose lui semblait tout droit sortie d'un autre monde… Lily Evans, la petite préfète parfaite, fumait ! Il devait rêver…
« Dis donc Matt, demanda Tears, où est donc passée ta femme ?
- Elya ?
- Bah oui, ironisa McDreamt, que je sache, tu n'en as qu'une !
- Oh, répondit Matt, ignorant l'interruption, elle est partie coucher Myra, elle doit bientôt revenir. De toute façon, je vais avoir besoin d'aide. Vu le monde qu'il y a, même avec Ted et Joe on ne s'en sortira pas.
- Et d'ailleurs, fit Shadows, suspicieuse, comment se fait-il qu'il y ait autant de monde ?
- Oh, répondit l'homme, apparemment gêné, il faut avouer que j'ai légèrement menti… Ou plutôt lancé quelques rumeurs, se ravisa-t-il en voyant les sourcils froncés de Lily.
- Et je suppose que ces rumeurs ont un certain rapport avec la venue de quelques personnes ? Comment aurais-tu pu savoir ?
- Lily, la coupa Matt d'un ton sec, je suis peut-être un homme, ce qui implique, selon vous, que j'ai la mémoire courte, mais ne me prends pas pour un imbécile. C'est le début de l'année scolaire, la dernière année par-dessus tout, et aujourd'hui, on est vendredi. On ne change pas les habitudes de la maison.
- Bonne déduction, siffla McDreamt. Mais on ne t'a jamais pris pour un imbécile ! »
Matt lui lança un regard noir, l'air d'y croire tout à fait, puis se détourna, comme une tornade blonde débarquait.
« Les filles !
- Elya ! S'écria McDreamt en serrant dans ses bras la femme, qui affichait la trentaine, comme son mari.
- Bon, je vous laisse les filles, je retourne bosser.
- Plus Matt, fit Shadows.
- Parfait, décréta la femme Fent, on va pouvoir discuter autour d'une table.
- Ah, d'ailleurs Ely, lui rapporta son homme, les garçons sont là.
- Encore mieux ! Répondit la femme. Bah, je vais vous les présenter. »
Shadows haussa les épaules.
« Fais comme tu le sens. »
Sirius les vit alors avec effroi se diriger vers eux.
« Retournez-vous, ordonna Rémus en s'emparant de son verre. »
Trop tard.
« Salut les gars. »
Sirius soupira, puis tourna la tête vers la jeune femme, un immense sourire feint aux lèvres.
« Quoi ? Firent les quatre intruses qui les regardaient, interloquées. »
Leurs têtes à eux ne devaient pas non plus être totalement dénuées de surprise.
« Vous les connaissez ? Demanda Elya Fent aux filles, fronçant les sourcils.
- Nous sommes malheureusement tous dans la même classe, répondit McDreamt d'un ton froid. »
Ou comment geler l'ambiance en quelques instants.
« Nous sommes tous là pour passer une bonne soirée, intervint Evans, posant une main sur le bras de Tears, qui se contenait difficilement.
- Parfait, répliqua Elya. »
Puis elle sortit sa baguette et, d'un petit coup vers la table, l'agrandit de manière à ce que tous puissent s'installer. Elle s'assit, invitant les autres à faire de même.
McDreamt lança un coup d'œil vers la Préfète en chef, puis dit :
« Une trêve. Seulement ce soir. Après on oublie tout.
- Et zut alors, s'exclama Tears en frappant du poing sur la table. Pourquoi fallait-il que ce soit eux qui le découvre ?!
- Découvrir quoi, ricana Sirius, que vous n'êtes pas les petites filles sages et coincées que tout le monde connaît ?
- Tu vois, Black, lui répondit McDreamt, toujours le regard rivé sur Evans, il y a peut-être bien plus de choses à découvrir sur les quatre petites coincées. Et ne t'inquiète pas, ajouta-t-elle à l'intention de Tears, ce sont les moins susceptibles de raconter quoi que ce soit. »
Evans haussa un sourcil interrogateur, mais ne dit rien. Après quelques instants de réflexion, elle hocha la tête.
« Tu es sûre que… demanda Tears.
- Ils savent garder un secret, la coupa McDreamt d'un ton sec. »
Étonnamment, les yeux mauves de la brune s'étaient enfin braqués sur Sirius, bien que son regard ne croisât jamais celui du garçon, tandis qu'Evans regardait fixement Rémus. Shadows dévisageait, indécise, McDreamt, et Tears regardait avec un mélange de froideur et d'incompréhension Peter, qui se recroquevillait sur sa chaise.
« Si tu le dis, soupira Shadows en se détendant.
- Je vous offre un verre les filles ? Demanda Elya, se reprenant.
- Pourquoi pas ? Répondit Evans. Un Whisky Pur-Feu, ce ne serait pas de refus. »
Shadows approuva d'un hochement de tête.
« Moi aussi, s'il te plait. Ca stresse toujours un peu la première fois, expliqua Tears. »
McDreamt haussa un sourcil moqueur.
« Stressée ? Répéta-elle avec un sourire entendu. »
La blonde souffla, haussant les épaules, et ne chercha pas à répondre.
« Et toi Lisa ?
- Oh, tu connais mes habitudes Ely… Pas d'alcool. Une limonade suffira. Je ne veux pas avoir de problèmes.
- Ne manquerait plus que ça déraille, grogna la Préfète, un sourire aux lèvres.
- Tu aurais l'air bête ! Précisa Shadows.
- Je pense qu'on aurait toutes l'air de pauvres idiotes, remarqua Tears.
- Oh, ne fais pas ta rabat-joie ! Souffla Evans. »
Alors, là, c'était le comble. James sourit, l'air moqueur.
« Tu ne tiens pas l'alcool, McDreamt ? »
Les cinq filles éclatèrent de rire.
« Lisa ? Ne pas tenir l'alcool ? Fit Tears, hilare.
- Elle tient mieux l'alcool que beaucoup de monde, affirma la femme Fent. Et pourtant, j'en ai vu des buveurs !
- Alors pourquoi tu ne bois pas ? Demanda Rémus, perplexe. »
Il faut avouer que lui non plus ne comprenait pas grand-chose.
« Disons qu'après, j'ai des petits problèmes de voix.
- De voix ? Répéta Peter, surpris.
- Elle n'arrive plus à monter dans les aigus.
- Et ? Insista Rémus.
- Tu comprendras plus tard, coupa McDreamt. »
Elya fit un petit signe de sa baguette, et un jeune homme arriva, un plateau entre les mains. Les verres déposés, il repartit directement, après un clin d'œil à Shadows, qui affichait un grand sourire. Elya la regarda, étonnée, puis soupira.
« Je savais que je n'aurais pas du lui accorder autant de vacances… »
Tears eut un petit rire, alors que Shadows la fusillait du regard.
« Bon, ces vacances ? Demanda la plus vieille, se tournant vers McDreamt. »
La jeune fille se crispa, et jeta un coup d'œil vers les Maraudeurs.
« Ne t'inquiète pas, ironisa Tears, au pire, tu leur effaces la mémoire !
- Hey ! Fit James, indigné.
- C'était une blague, Potter, le coupa Tears. »
McDreamt sourit à son amie, apparemment rassurée. Et peut-être aussi amusée.
« Bah, c'est l'orphelinat, commença-t-elle. L'habituel séjour au bord de la mer, le soleil, l'ennui, l'obligation de ne pas faire de magie…
- Il y avait tout de même les gars, remarqua Elya en fronçant les sourcils. »
McDreamt hocha négativement la tête d'un air affligé.
« Ils sont partis cette année. Je ne m'étais jamais rendue compte à quel point cela pouvait être triste sans les jumeaux. Et dire que je ne vais probablement plus les voir…
- Oh, ma pauvre, soupira Elya, soucieuse.
- Bah, il y avait tout de même la correspondance…
- Oui, d'ailleurs, il y a une chose que je n'ai pas comprise. J'ai bien reçu les lettres de Len', Lily et Alice, et c'est pour cela que je ne leur demande pas comment se sont déroulées leurs vacances, mais de toi, rien, niet, nada !
- Comment ? Rien ? Répéta la jeune fille, étonnée. Pourtant j'ai du t'en envoyer une par semaine !
- Je m'en doutais. Il faudrait que je me renseigne là-dessus, continua la femme, pensive.
- Autrement, chez toi, comment ça s'est passé ? L'interrompit McDreamt. »
Elya eut un large sourire.
« Nous sommes allés au bord de la mer, dans le sud, près de Portsmouth. Myra était ravie !
- Tu m'étonnes, ria doucement McDreamt, elle adore l'eau…
- Mais ce n'est pas le mieux. »
Les yeux de la femme pétillèrent de joie.
« Je crois que je suis enceinte, souffla-t-elle avec un petit rire.
- Quoi ? S'exclama son amie.
- Ah, c'est moi la marraine cette fois ! S'écria en même temps Tears, qui se leva d'un bond.
- Chut, leur intima Elya, faisant rassoir la blonde. Je ne l'ai pas encore dit à Matt. Je ne sais pas comment il réagira, continua-t-elle d'un ton plus bas, avec un regard désespéré sur son mari.
- Oh, arrête Ely, la rassura Shadows. Je connais bien Matt, et même s'il est relativement surchargé en ce moment, il sera ravi, j'en suis sûre. Ce n'est peut-être pas mon frère de Sang, mais je le connais depuis suffisamment longtemps pour anticiper à peu près ses réactions. Aie confiance en toi, et surtout en lui. Tu vas te trouver un coin calme et plus intime pour le lui annoncer, et je te promets qu'il sera alors l'homme le plus heureux du monde. Je suis sûre que tu le lui auras dit demain. Tu avais seulement besoin de conseils et d'un avis externe. N'est-ce pas ?
- Oh, tu dois avoir probablement raison, murmura Elya. »
Les quatre jeunes hommes se regardèrent, sidérés. Jamais ils n'auraient cru que Shadows était capable de dire des choses pareilles ! D'ailleurs, ils devaient n'en avoir jamais appris autant sur les jeunes filles qu'en ces quelques minutes. Et, apparemment, les découvertes n'étaient pas terminées…
« Bon, reprit Evans, passons à des choses sérieuses.
- Parce que ce n'était pas sérieux avant ? S'exclama Elya, indignée. »
Evans roula des yeux, un sourire aux lèvres.
« Pff, tu m'avais compris… »
Elle jeta un coup d'œil autour d'elle.
« Je crois que l'ambiance est suffisamment bonne, continua-t-elle en interrogeant du regard la propriétaire.
- Oh, oui, répondit celle-ci, je ne crois pas que l'on puisse faire entrer plus de monde.
- Parfait. Les filles, conclut-elle, je crois qu'il est temps d'y aller.
- Vous partez déjà ? Demanda Peter, naïf. Mais le meilleur n'est pas encore passé !
- Oh, on ne sort pas, répondit mystérieusement Tears. Non, nous ne faisons qu'entrer… »
(1) *Le tabac, c'est tabou ! On en viendra tous à bout !* Non, je ne suis pas une fumeuse, adepte de l'haleine à l'odeur de nicotine, mais les années 70... Ce sont les années du tabac (enfin, j'ai pas connu, mais d'après ce qu'on m'a dit^^). La scène veut juste montrer à quel point les filles sont différentes de celles que tous semblent connaître, et si elle vous dérange énormément, je supprime, elle n'est pas spécialement utile.
Bon, maintenant, passons aux explications. Vous aveztous compris ce qu'il va se passer après. (Enfin, je suppose ?^^') Si j'utilise ce cliché courant, tourné et retourné dans tous les sens, c'est tout simplement parce que, personnellement, les idées me viennent en écoutant de la musique. En utilisant les bonnes chansons, je peux poser les questions des bases et détails de l'intrigue. Par exemple, si je fais chanter une personne une chanson triste à pleurer qui parle de souvenirs d'une patrie désormais loin, les lecteurs DOIVENT se poser des questions dessus, et chercher quel peut-être la signification de telles ou telles paroles. Ce ne sont pas des chansons gratuites (sauf la première), et il faut se dire que, si elles ont été écrites et chantées, détaillées, visionnées au microscope et tralalère, c'est qu'il y a une raison.
Bref, vous avez compris, c'est une manière pour moi d'aborder plus facilement certains sujets qui me tiennent à coeur dans l'histoire mais dont j'aurais eu énormément de mal à parler, à vous faire réfléchir dessus. Et c'est aussi une manière (mais ça, c'est un détail), d'expliquer, d'aborder plus facilement certaines amitiés, et certains contrats. Je ne vous en dis pas plus, ce serait dommage que je révèle tout tout de suite ^^'
J'espère que vous avez quand même apprécié, et que vous continuerez à me lire :) Pas trop de tomates dans le figure pleeeeaaaase ! XD
