Chapitre 7 : Où l'on rencontre enfin le sorcier-guérisseur, où l'on apprend beaucoup de choses, où l'on assiste à un cours d'Histoire de la Magie.
Gros retard, je ne m'excuse pas, j'ai eu des problèmes de connexion et d'ordinateur, mais le voilà enfin. Mieux vaut tard que jamais n'est-ce pas ? La suite arrivera plus vite.
Je sais, pas mal d'explication dans ce chapitre, peut-être faudra-t-il s'accrocher pour tout comprendre, je vais tenter d'être le plus clair possible, et donc d'être plus long dans mes dialogues. L'histoire et les cours de Gaël sont primordiaux dans la suite de la fanfiction, qui au final viens de se rallonger du triple de chapitre dans ma tête. Adieu les 15 chapitres, j'en prévois beaucoup plus grâce à une suite de cette première partie.
Enfin je ne vais pas tout dire, vous verrez bien en temps voulu. Pour l'instant, je vous souhaite une bonne lecture.
PS : Merci beaucoup à jubeikazuki pour sa relecture, merci !! ^___^
LE VIEIL HOMME SAGE
Les trois maraudeurs ouvrirent les yeux à quelques minutes d'intervalle en ce doux samedi matin. Personne n'avait réellement bien dormi cette nuit-là. Les trois amis, mal à l'aise dans cette étrange maison, avaient passé la nuit, chacun de leur côté, à penser à tout ce qui se passait autour d'eux. Surtout Sirius, accablé par l'horreur de s'être réveillé là où il n'aurait pas dû se trouver. Il n'avait jamais fait de crise de somnambulisme, et pourtant, cette nuit-là, ses amis l'avaient trouvé dans la tourelle. Cependant, il se souvenait de quelques moments, les paroles dans sa tête, les feuilles précises cachées dans le double-fond du tiroir, et la clé qu'il avait trouvée, dont il n'avait rien dit à ses amis. Elle était encore cachée dans l'élastique de son caleçon. Qu'ouvrait-elle ? Il n'en savait rien, mais il tenait à la garder avec lui.
Il sortit en premier du lit, et tenta d'aller ouvrir les volets, écrasant au passage la jambe de James qui lui hurla dessus. La lumière du jour aveugla les trois amis, et inonda la pièce de sa clarté aveuglante. Et malgré l'éblouissement que cela causa, les trois amis étaient contents de sortir des ténèbres de la maison. Remus, qui n'avait presque pas dormi de la nuit, ne pouvant s'empêcher de surveiller Sirius, se leva avec plus de mal que ses amis. Mais, il les rejoignit presque aussitôt, de crainte de rester seul à l'étage.
Ils durent cependant tous monter un par un pour aller se laver, car aujourd'hui les trois sorciers projetaient d'aller de nouveau au village afin de discuter avec le sorcier guérisseur. Ils furent tous étonnement prêt très rapidement, et s'empressèrent de partir en balais pour la légendaire forêt magique. En vol, ils discutèrent de leur journée et James, comme à son habitude proposa le planning :
- D'abord, on flâne un peu. Ensuite, on prend notre déjeuner sur place, puis, on file directement après voir notre sorcier-guérisseur.
- Dans ce cas là, James, il vaudrait mieux aller en premier chez le sorcier afin de s'assurer qu'il soit là. Si oui, prendre alors rendez-vous pour le début d'après midi. Il doit être pas mal occupé et demandé, et, si on vient sans l'avertir, on ne sera sûrement pas reçu.
- Bonne idée.
- On arrive bientôt.
- On pourrait peut-être passer aussi chez Emilie, non ?
- Sirius, Non !!
- Pfff !! Bon d'accord !
Ils arrivèrent, en effet, assez rapidement à la petite clairière où gisaient les menhirs magiques. Les trois amis s'empressèrent d'entrer dans le village. Ils trouvèrent d'ailleurs ce dernier en pleine effervescence. Le samedi matin battait son plein dans les petites rues dallées du premier lieu familier des sorciers du coin. Comme ils l'avaient décidé, ils allèrent directement aux tunnels ancestraux qui menaient en un clin d'œil aux autres villages.
Ils arrivèrent dans celui où résidait le sorcier qu'ils recherchaient. Ils allèrent directement chez lui et frappèrent à la porte.
- J'espère qu'il répondra cette fois-ci.
La réponse ne fut pas longue, la porte s'ouvrit en grinçant, et les trois maraudeurs se trouvèrent face à un imposant sorcier. Le visage émacié, avec une épaisse moustache et de lourds favoris sur les joues, il avait les cheveux grisonnants cachés sous un large chapeau rouge sang. Ce qu'il portait sur la tête était tout juste assorti avec sa longue robe rouge. L'air sévère, il demanda en français d'un ton rogue aux trois jeunes qui se tenaient devant sa porte :
- Que me voulez-vous, jeunes hommes ?
Remus s'avança et répondit dans un français très moyen.
- Nous sommes des touristes anglais, juste sortis de Poudlard, et nous cherchions à vous rencontrer pour en savoir plus sur votre magie, et pour vous demander quelques renseignements.
L'imposant sorcier resta quelques temps perplexe sans bouger, puis son visage se fendit d'un large sourire qui changeait radicalement l'expression que l'homme donnait de lui. Il leur dit :
- Ah Poudlard ! Poudlard, quelle merveilleuse école ! J'y ai donné des cours d'Histoire De La Magie quelques années… Je connais plutôt bien votre langue.
Les trois se regardèrent, étonnés de voir parler et sourire si soudainement ce vieil homme qui leur avait paru plutôt sévère au premier abord.
- En quoi puis-je vous aider, jeunes hommes ?
- Et bien, nous voulions nous promener un peu dans la matinée, et avoir un rendez-vous avec vous cet après-midi, si c'était possible ?
- Je m'en réjouis d'avance. Je n'intéresse plus personne maintenant, j'ai fait mon temps, et malgré une bonne réputation locale, les gens ne viennent plus me voir que pour des conseils sorciers sur telle ou telle potion. Oui, j'ai aussi été professeur de Potion à BeauxBâtons.
- C'est parfait. Nous reviendrons donc tout à l'heure.
Après quelques formules de politesse sincères et agréables, nos trois héros se retirèrent ravis du premier contact avec le vieil homme. Son apparent savoir-faire dans le milieu de la magie semblait impressionnant et fascinait déjà Remus qui était impatient de parler magie avec l'ancien professeur de Poudlard.
Ils profitèrent de leur temps libre pour faire quelques achats compulsifs ça et là. Sirius trouva un fameux livre sur l'ensorcellement d'entretient de véhicule moldu, et James resta fasciné sur une Encyclopédie du Quidditch Français Depuis Sa Naissance. Remus, quant à lui, ne trouva guère son plaisir dans les petites boutiques, mais acheta tout de même un chaudron céramique en porcelaine fine réputé incassable, il n'était pas très règlementaire, mais irait très bien dans sa chambre.
Puis, ils allèrent manger au même petit bistrot que la dernière fois. Le patron les reconnut et vint discuter un peu avec eux avant de leur offrir le café. Par la suite, les trois garçons, voyant l'heure défiler, décidèrent de retourner chez l'ancien professeur de Poudlard.
Ils se présentèrent devant la porte à l'heure décidée et Remus frappa alors. L'hôte ouvrit et les accueillit avec bonne humeur. Il leur avait préparé quelques casse-dalles fabrication maison, pour le plus grand bonheur de Sirius qui se jeta dessus. Et après quelques divergences sur les événements qui secouaient l'Angleterre, Remus vint au fait en sortant de sa poche un morceau de papier trituré, avec la phrase recopiée. Il la tendit au vieil homme et lui demanda son avis sur le sujet. Celui-ci regarda la feuille et eut soudain l'air de faire une attaque.
Il les regarda et leur demanda :
- Où avez-vous eu ça ?
- Nous l'avons trouvé au fond d'une grotte, dont l'entrée est au pied d'une falaise. Nous passons nos vacances sur la maison qui est au-dessus de la falaise.
- Et où êtes-vous exactement ? Comment s'appelle ce lieu ?
- Aucune idée, nous sommes à coté du village de Tréveneuc.
- Non ? Le manoir des Waltz ?
- Oui, c'est ça. Vous en avez entendu parler ?
- Tout le monde connaît cette maison pour les crimes affreux qui s'y sont commis, mais aussi pour sa tenace réputation de maison hantée. Des balivernes si vous voulez mon avis. En tout cas, si je sais quelque chose et que personne ne saura jamais, c'est qu'elle est le pôle central d'un important événement du monde de la magie.
- Comment ça ?
- L'inscription, que vous avez trouvée, a été faite par la même personne qui a construit cette maison.
- Comment s'est possible ? L'inscription paraît dater de la fin du Moyen-Âge alors que la maison n'a été construite que dans la moitié du XIXème siècle.
- En effet, voilà toute l'histoire. Longue, très longue histoire, alors si vous voulez bien vous asseoir. Je vais vous raconter l'incroyable vie de Sire Aurebois.
Les trois amis, complètement enthousiastes à l'idée d'apprendre enfin certains trucs et d'écouter une histoire, s'assirent confortablement sur les petits fauteuils-canapés du salon du vieil homme. Quatre petites tasses remplies de chocolat chaud leur arriva dans les mains en voletant. Enfin près, l'ex-professeur Lemenach' commença son histoire.
- Les origines de cette histoire remontent au Moyen-Âge, à l'apogée de la magie en France. Alors que Merlin aidait Arthur dans sa quête, les seigneurs, et autres rois s'entouraient prudemment d'un sorcier de haut niveau. C'est ainsi que commença Sire Aurebois, à l'âge de 21 ans, en entrant au service du Comte de Mahonne. Il suivit ses ordres régulièrement pendant une demi-douzaine d'années. Mais quand Aurebois eut 27 ans, son seigneur entra en guerre contre Arthur. Cette guerre fratricide, qui ne menait à rien, fut stoppée par la mort radicale du Comte de Mahonne. Notre sorcier qui n'avait pas le choix dû rejoindre le camp d'Arthur, et devint le disciple de Merlin.
L'histoire était captivante et les trois amis étaient d'or et déjà scotchés aux paroles du sorcier. Ce petit cours d'Histoire de la magie était cent mille fois plus intéressant et mieux raconté que les cours du fantôme Bins à Poudlard. Gaël Lemenach' continua.
- Les deux sorciers devinrent rapidement amis. On sait très peu de choses sur cette époque, mis à part le fait que Merlin était le plus puissant de tous. Aurebois, son élève, tenta d'apprendre le plus possible de son maitre et parvint lui aussi à un domaine exaltant et élitiste de magie. Cependant, la guerre faisant rage, les deux amis furent séparés l'un de l'autre, et sans la retenue morale de son mentor, Aurebois commença à s'intéresser assidûment à la magie noire. On parle régulièrement de poursuite par l'église contre ses rites occultant des animaux, et selon les légendes, parfois même des humains. Tout cela étant, il disparut un beau jour alors qu'il était recherché. On l'oublia vite fait, jusqu'au moment où il refit son apparition, dans le château d'Arthur, devant Merlin.
Gaël fit une petite pause le temps de saper une gorgée de chocolat chaud.
- Personne ne connaît la teneur du dialogue qui s'ensuivit mais dans tout les cas, Merlin chassa son ami hors des pays d'Arthur. Il refusa de le revoir malgré les tentatives d'intrusion de la part d'Aurebois. Quoi qu'il en soit, le sorcier disparut de la circulation. Il ne revint que 20 ans plus tard, en Hollande, où on retrouva un manuscrit qui lui appartenait. Ce manuscrit nommé « Le Tombeau Du Phénix » était un ouvrage de magie noire autobiographique où Aurebois parlait de ses projets et de sa vie. Et son plus grand projet était de devenir immortel.
Les trois garçons se regardèrent. Ils voyaient évidemment une naturelle analogie avec le seigneur des ténèbres qui semait la terreur en Angleterre.
-Il met en préface de son livre que son œuvre est « le roman de la réussite », et qu'il est allé jusqu'au bout de ses ambitions. Malheureusement, le dernier chapitre, qui résume le moyen pour réussir à devenir immortel, est inconnu et jamais paru.
Certains disent que c'est Merlin qui est venu pour cacher tout ça, d'autres qu'Aurebois n'avait l'intention de révéler ses secrets. Enfin, une petite minorité pense que c'est une communauté religieuse secrète, basée dans les Pyrénées, qui détiendrait le morceau final du livre. Ce groupe aurait vaincu la mort et louerait un culte à Aurebois en secret.
Bref, après la parution de plusieurs copies manuscrites, on perd de vue encore une fois le sorcier, mais il revint une trentaine d'années plus tard sans la moindre ride. Merlin, qui se faisait vieux, aurait déclaré qu'Aurebois « avait dépassé toutes les limites humaines », qu'il n'était plus que le monstre que sa vanité avait créé. Evidemment, un duel s'ensuivit et Merlin naturellement gagna.
Le professeur monta le ton sur la victoire de Merlin, et les trois garçons étaient aux anges devant le conteur d'histoires qui siégeait en face d'eux.
- Mais tout ne se passa pas comme prévu. Le corps du mage noir ne fut pas retrouvé, et l'on commença à croire à la réussite de ses sortilèges pour vaincre la mort. Les rumeurs sur le sorcier lancèrent une longue recherche des manuscrits par ceux qui se nommaient ses descendants, les « Aurebistes », une branche très mal appréciée par le reste de la communauté des sorciers de l'époque. Et alors que les sorciers de la France entière se regroupaient en bande dans des villages cachés ici en Bretagne, autour de Merlin, les Aurebistes s'éloignèrent dans les montagnes reculées des Pyrénées. Ils continuèrent à exercer et approfondir la magie noire, même encore aujourd'hui. Complètement repliés sur eux-même, on n'en voit plus, sauf à quelques rares occasions, quand ils cherchent des apprentis. Quoi qu'il en soit, on n'entendit plus parler d'Aurebois jusqu'à la moitié du XVIIIème siècle. Alors que Louis XIV, en mourant, laissait la France aux mains d'un nouveau régent plus ouvert, la magie aussi s'ouvrit et se décupla, avec notamment une popularisation de l'école de BeauxBâtons, qui jusque-là n'accueillait que les grands nobles sorciers.
Les trois sorciers furent étonnés d'apprendre que l'école de magie française fut mise-au-point si tard. Alors que Poudlard battait déjà son plein à la fin du moyen-âge, il fallut attendre le Siècle des Lumières pour que le prestigieux château baroque de BeauxBâtons puisse accueillir presque tous les sorciers reconnus en France, Flandre et Allemagne. Ils savaient qu'on parlait communément le latin à BeauxBâtons jusqu'à la moitié du XXème. Le vieux professeur reprit :
- Ce n'est qu'en 1756 qu'on entendit reparler d'Aurebois. Une histoire toucha gravement la côte de la Bretagne. On signalait des disparitions d'enfant de tout âge, puis des adultes. Une trentaine de personnes disparurent soudainement de leurs villages. On pensa trouver le coupable, un jeune homme de 30 ans qui ressemblait à s'y méprendre aux gravures d'Aurebois faites par ses disciples. On l'arrêta et après avoir été soumis à la question qui ne résolut rien, on le pendit puis crucifia sur la place d'un petit village non loin d'ici : Kel Banec. Seulement les disparitions ne s'arrêtèrent pas, des hommes disparaissaient dans les mêmes régions. Puis, tout s'arrêta après qu'on eut attrapé un deuxième coupable. Qui n'était que le frère jumeau de l'autre jeune homme arrêté précédemment. Celui-ci dément, hurlait son innocence en donnant le nom d'Aurebois à tous ceux qui prenaient le temps de l'écouter. Puis de nouveau un silence jusqu'en 1830.
Les trois adolescents, loin de s'endormir, étaient pendus aux lèvres du conteur dont l'accent français les plongeait dans une ambiance chargée de mystères historiques palpitants. Ils buvaient tranquillement leur tasse de chocolat et écoutait le vieil homme.
- Ce n'est pas d'Aurebois qu'on entendit parler, mais de ses sbires, les Aurebistes. Un ancien de sa secte s'échappa et révéla au conseil magique des révélations terribles sur l'ancien mage et sur ses avancées en termes de magie noire.
Remus interrompit Gaël sous les regards courroucés de ses amis.
- Mais monsieur, personne n'est jamais allé voir ses sorciers pour leur demander d'arrêter leurs recherches ? C'est insensé, un monastère de magie noire ne peut pas perdurer comme ça impunément, et surtout aujourd'hui.
- En effet, je me suis souvent intéressé de très prêt à ses Aurebistes. Il est cependant impossible de savoir où ils se cachent, la protection qui les entoure est trente fois plus solide que celle qui entoure Poudlard. Ils sont encerclés par les roches, à l'abri des regards humains. Tout se pratiquerait dans une noirceur sans nom, sous terre, ils seraient tous aveugles et albinos, les rumeurs qui les concernent sont affreuses. Plusieurs fois, la communauté magique française envoya des hommes, mais aucun ne revint avec des informations, ou même entier.
Remus peu satisfait de voir qu'un groupe si dangereux et puissant existait, se rassit, en pensant que tant qu'ils restaient enfermés dans leur monastère, personne ne craignait rien.
- Comme je vous le disais, un Aurebiste raconta tout ce qu'il savait. Voici ce qui sortit de son discours.
Le vieux professeur se leva et partit chercher un vieil ouvrage dans sa bibliothèque. Il s'assit et le posa sur ses genoux. Il mouilla son index et tourna doucement les pages. L'air ravit il s'arrêta sur une page, replaça ses lunettes et lut l'ouvrage dans sa tête pour le résumer aux adolescents.
- Astor Homelige déclare que les sorciers Aurebistes travaillent sur la séparation volontaire du corps et de l'esprit, d'abord par la méditation, puis par des drogues puissantes créées pour le sort. Ensuite, libérées de la matière, les âmes peuvent détruire une autre âme et changer de corps. C'est ainsi que les Aurebistes auraient vaincu la mort et que le maitre Aurebois lui-même pourrait traverser les époques sans vieillir. Seulement, rien n'a jamais été prouvé : le jeune homme est mort quelques heures après son discours. Et tout cela n'explique pas qu'Aurebois ait gardé le même corps durant toutes ses années. D'après cette théorie, il devrait donc changer de corps, hors toutes ses apparitions sont sous la même forme.
Les adolescents n'en revenaient pas… Changer de corps ? Voler un corps ? Etait-ce possible ?
- Bizarrement à la fin du XIXème siècle une maison fut bâtie au-dessus de l'ancienne demeure d'Aurebois, dans un style récent, personne n'y approcha jamais, et l'inconnu qui y vivait fut traité de vieux fou. Puis, il mourut et une nouvelle famille s'y installa. Hélas, vous devez connaître la triste histoire de leur mort, ainsi que la célèbre histoire de l'enfant fantôme.
- Oui en effet, mais on ne sait que ce qu'on a entendu.
- Tout est vrai. La folie de la mère, l'agonie de l'enfant, et les cris à l'arrivée des policiers. Toutefois, ce qu'on ne sait pas c'est que la femme avait une confidente au village à qui elle disait tout. Celle-ci est morte l'année dernière, mais j'ai eu le temps de l'interroger et d'apprendre de nombreuses choses. Apparemment, l'homme avait changé de comportement. La femme disait qu'il était devenu quelqu'un d'autre. Il se réveillait la nuit et disparaissait mystérieusement.
Il s'arrêta et regarda les adolescents.
- Devenu quelqu'un d'autre… Si ca ne vous a pas fait penser au discours de l'Aurebiste, c'est que vous n'avez rien écouté. Si on en déduit, le père serait devenu Aurebois, c'est ce que j'ai pensé, j'ai donc cherché chez les moldus des photos du mari et les voici.
Il alla chercher un classeur et montra les photos.
- Voici le mari, il fait froid dans le dos, non ? Et maintenant, voici une gravure d'Aurebois au Moyen-âge, et là, à la Renaissance. Enfin, ça c'est le portrait des deux jumeaux.
Les trois sorciers restèrent bouche-bée. C'était le même homme sur toutes les images. Les cheveux gras et tombant, un nez rond et aplati ainsi qu'une fine bouche ornée d'une lourde lèvre pendante. Il était lugubre et repoussant, mais à chaque image ses yeux semblaient rayonner d'une once de mal assez étrange. Effectivement, il donnait froid dans le dos.
- Depuis la mort de cet homme, on n'a jamais eu de nouvelle d'Aurebois, plus jamais. Et de votre côté, vous avez vu quelque chose ? Un homme qui y ressemble ?
- Non, pas du tout, on n'a vu personne qui y ressemble. N'est-ce-pas ?
James et Sirius approuvèrent Remus. Le vieil homme se leva et apporta de nouveau quatre tasses de chocolat chaud. Son petit discours sur l'Histoire de la magie française raccourcie se finissait ici. Il échangea avec les trois adolescents encore quelques paroles, puis ils décidèrent de se séparer. Avant de partir, Gaël prit Sirius à part et lui tendit un livre. Le jeune gryffondor y lut « Le Tombeau Du Phénix ». Le fameux livre d'Aurebois lui-même, le livre maudit et si controversé. Comment l'homme pouvait-il avoir eu possession du livre ?
- J'ai dû posséder ce livre pour mes études et, maintenant, il ne me sert plus. Mais, peut-être qu'il pourrait vous servir.
- Merci beaucoup monsieur, vraiment merci.
- Je viendrais vous rendre une visite demain, normalement, vers 14 heures. J'aimerais visiter cette grotte dont vous m'avez parlé.
- D'accord, pas de problème.
Sirius rejoignit ses amis et leur montra le livre. Remus le regarda avec répugnance. Il lui dit :
- Cache ce truc s'il te plait Sirius. Je n'ai pas envie de me promener dans les environs avec ce genre de livre.
- D'accord Remus, mais c'est un cadeau, je le garde.
- Mouais.
Les trois amis se retrouvèrent sur la place du village alors que la nuit tombait déjà. Ils décidèrent de rentrer rapidement tandis que l'obscurité gagnait chaque village, chaque route et forêt. Equipés de leur balai, ils fendirent les cieux pour arriver avec surprise devant le seuil de leur maison où se trouvait déjà quelqu'un. Bien loin d'accueillir cette fois-ci trois jolies filles, une très vieille femme était assise accompagnée d'un jeune enfant. James tout de suite hurla de surprise. L'enfant n'était que celui après qui ils avaient couru la dernière fois. Il s'approcha rapidement et dit à la vieille :
- Vous connaissez ce gosse ? Qu'est-ce qu'il fait là ? Et vous, qui êtes-vous ?
La vieille ne répondit pas. Elle le regarda fixement sans bouger. La vieille femme était difficile à cerner, sans âge, elle semblait être de ces êtres mystérieux qui traversent les âges sans jamais en souffrir, tel des rocs solides face aux tempêtes du temps. Ses rides creusaient son visage de plis qui empêchait aux adolescents d'y discerner la moindre expression. Après quelques secondes, elle dit :
- Fuyez… Fuyez cette maison. Il n'arrive que malheurs et horreurs ici, même pour des sorciers tels que vous. Les forces qui s'abattent ici vous surpassent totalement.
Remus s'approcha et lui demanda :
- Qui êtes-vous ?
- Une simple visiteuse qui veut vous prévenir des dangers qui vous entourent.
La fin de sa phrase aussitôt dites, la vieille femme s'évanouie dans un nuage de fumée avec l'enfant. Elle avait complètement disparu du seuil de la maison. Les trois adolescents fouillèrent vite les environs mais ne trouvèrent personne, ils finirent par rentrer.
Assis dans le canapé, ils soufflèrent un peu. Sirius se leva et dit à tout le monde ce qu'il pensait.
- Vous savez quoi ? Je suis crevé, fatigué, épuisé et j'en ai ras-le-bol de toutes ses histoires de fantômes, de sorciers noirs, et tout ça. Je vais aller me coucher et tout oublier.
- Maintenant, on est dedans, on n'y peut rien, Sirius. Ce n'est pas de notre faute.
- On est dedans ? Mais non. On est juste au mauvais endroit au mauvais moment. On a rien demandé, on n'a qu'à s'en aller d'ici et retourner chez nous en Angleterre.
- Tu as raison, dormons et reparlons de ça demain, d'accord ?
- Vous ne faites que fuir le problème. Enfin bref, allons dormir, j'en ai trop besoin.
Ainsi, les trois amis décidèrent d'aller dormir. James partit seul dans sa chambre et les deux autres partirent dans la leur. Aussi vite que la nuit tomba sur les environs, le sommeil tomba sur les trois adolescents comme une lourde pierre.
Dehors comme dedans rien ne bougeait. Le calme régnait même dans la petite tourelle de la maison, pas un bruit, un grincement ou un pas ne vint ternir le doux silence du repos, et les trois adolescents dormirent agréablement, les rêves chargés de combats héroïques au Moyen-âge et de secte étrange au cœur des montagnes.
Cependant, dehors à quelques pas de la demeure, dans le petit cabanon de bois demeurait la vieille femme assise avec l'enfant. Elle lui chuchota deux mots à l'oreille et celui-ci partit en courant silencieusement vers la maison. Ce qui sembla être un sourire plissa les lèvres décharnées de la vieille femme, puis elle disparut de nouveau.
Fin de chapitre.
Merci d'avoir lu ce chapitre et encore désolé du retard qu'il a mis à venir. Le prochain chapitre à venir parlera de la grotte et des mystères qui la hante. Après ces quelques cours d'histoire vous allez pouvoir comprendre deux trois choses, et les quelques enquêteurs qui liront ma fanfiction vont déjà pouvoir essayer d'élucider certains mystères.
A bientôt pour la suite des aventures
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