PFIOU. Un mois et demi pour finir ce chapitre, AHAH. Le délai de MALADE. Mais je ne suis pas tombée dans un gouffre et n'ai pas encore été victime de la page blanche, mwef mwef !
Grand grand grand merci à ma chère Docteur Citrouille et ses jolis petits cadeaux :') Et au bon sandouich et blagues qui les accompagnaient !
Sur ce, un immense merci pour toutes vos lectures durant le mois et demi qui a suivi la parution du dernier chapitre, et bonne lecture !
Chapitre 6 — À travers soi.
Miss Swann,
Je vous attends dans la salle de Sortilèges, au troisième étage, à 19h00.
Bien à vous,
F. Flitwick
Très droite et crispée devant la grande porte, la petite lettre reçue par hibou le matin-même entre ses petits doigts gantés, Abigail attendait, la gorge nouée et la poitrine douloureuse. Le couloir, désert, lui semblait si silencieux qu'elle entendait distinctement les battements erratiques de son cœur dans sa poitrine. Lentement, elle leva une main et frappa de son petit poing tremblant.
« Entrez ! entendit-elle aussitôt derrière le battant de bois. »
Déglutissant avec difficulté, elle se saisit de la poignée et entra dans la salle, les jambes flageolantes.
Le professeur Flitwick l'attendait à son bureau, penché sur un parchemin, une plume entre les doigts. Il lâcha un petit "Ah!" satisfait en apercevant son élève, puis se redressa, posant son matériel d'écriture sur le coin du bureau pour sauter de sa chaise et trottiner vers la fillette effrayée, prostrée contre le mur.
« Comment allez-vous, Miss Swann ? demanda-t-il gentiment tout en se postant au centre de la classe. »
Il leva sa baguette et aussitôt les tables se rétractèrent sur elles-mêmes, leur laissant suffisamment de largeur pour travailler convenablement. Des coussins moelleux apparurent sur le sol au deuxième coup de baguette, et le professeur n'hésita pas à s'asseoir sur l'un d'eux, invitant la fillette à prendre place en les désignant de la main.
« Comment s'est passée votre deuxième journée de cours à Poudlard ? continua-t-il quand elle s'avança lentement, rangeant la lettre dans une poche de sa cape. »
Elle se contenta de hocher la tête et de hausser les épaules — sa deuxième journée avait été aussi épuisante que la première, entre ses essais peu concluants en Sortilèges, un cours d'histoire de la magie plus que pénible et l'angoisse de ce premier cours particulier, elle n'avait qu'une hâte : se glisser dans son lit et ne plus penser à rien. La seule consolation de la journée avait été qu'Ivy et elle avaient obtenu la meilleure observation des Grassettes Chatouilleuses et s'étaient vu gratifier cinq points chacune.
Maladroitement, elle prit place sur un des coussins — délicieusement moelleux après une journée assise sur les chaises inconfortables de l'école —, et attendit, inquiète de la suite. Elle espérait sincèrement réussir à obtenir des résultats dès ce premier essai, et ainsi se prouver que tous les efforts fournis par ses professeurs et elle-même n'étaient pas vains.
« Avez-vous dîné, Miss ? s'enquit le professeur avec douceur. Très bien, ajouta-t-il avec un sourire satisfait quand Abigail hocha la tête. J'avais prévu des biscuits, au cas où, mais très bien, répéta-t-il. Pas trop tendue ? »
Elle haussa les épaules, le visage légèrement baissé — bien sûr qu'elle l'était, même terriblement anxieuse, quand bien même son visage n'exprimait rien qu'une affligeante neutralité.
« Bien, surtout, ne vous inquiétez pas, et détendez-vous. »
Une ombre passa dans le regard d'Abigail mais le professeur ne sembla pas la remarquer — comment pouvait-elle se détendre alors qu'elle attendait beaucoup de ce cours et qu'elle était persuadée que son principal acteur ne pouvait pas comprendre sa magie ?
« J'ai décidé de vous laisser décider, aujourd'hui : souhaitez-vous garder vos gants ? »
Il eut un sourire bienveillant quand Abigail baissa davantage les yeux et rangea un peu plus consciencieusement ses mains gantées à l'intérieur de ses manches.
« Bien, je comprends ! couina le professeur avec un sourire encore plus doux. Mais gardez en tête que l'objectif de nos exercices est que vous puissiez vous en passer. »
Abigail hocha la tête, la gorge nouée, lui indiquant qu'elle avait le même objectif en tête. Elle n'était pas encore prête, voilà tout, et il sembla le comprendre en hochant la tête à son tour.
« Aujourd'hui nous allons commencer en douceur et nous concentrer sur l'Introspection. Une fois ce processus achevé, il nous faudra basculer sur l'Intuition, mais je ne compte pas commencer ce travail avant quelques semaines au moins. Bien. L'Introspection, Miss Swann, constitue à atteindre la magie qui se trouve en soi, et à la comprendre, ou du moins la sentir ou la découvrir. Ordinairement, elle est complètement inconsciente, et peu de sorciers s'adonnent à cet exercice — seulement quand le sorcier désire se retrouver avec lui ou elle-même, par exemple. Dans certains cas, beaucoup plus rare cela dit, elle est efficace lorsqu'un traumatisme ou un événement a affaibli la qualité de la magie. Une fois que nous aurons réussi à mieux comprendre votre magie, il sera nécessaire de passer à l'étape de l'Intuition. L'Introspection et l'Intuition sont indivisibles, et l'un sans l'autre n'est que futilité ! L'Intuition n'est autre que le cheminement de votre magie. En tous les cas, ces deux étapes permettent à un sorcier de mieux se comprendre et de mieux utiliser sa magie, d'optimiser ses capacités et ainsi ne pas se fatiguer, par exemple. Vous savez, je déplore que ces deux exercices soient si méconnus. Certainement parce qu'ils ne sont pas aisés, j'imagine… Les sorciers deviennent de plus en plus fainéants et demandent toujours plus de résultats rapides, mais la Sorcellerie demande beaucoup d'exercice et de patience… Bref. »
Abigail digéra toutes ces informations en clignant plusieurs fois des yeux, peu certaine d'avoir saisi toutes les nuances dont lui avait parlé le professeur, mais elle hocha la tête, hésitante, pour lui signifier qu'elle avait compris à peu près dans les grandes lignes.
« Bien, il est grand temps de commencer ! couina Flitwick en jetant un coup d'œil à la petite horloge de la salle. L'exercice n'est pas compliqué : fermez les yeux, et détendez-vous, je vous guiderai dans l'acheminement de l'Introspection. »
Les sourcils froncés, Abigail ne bougea pas. Il expira et ferma les yeux, comme pour lui donner l'exemple. Mais elle ne parvint pas à se détendre. L'idée même de devoir s'enfermer en elle-même la terrifiait.
Elle entendit le bruit désagréable de sa salive, puis la répercussion de la contraction de sa gorge dans ses oreilles, et, mal à l'aise, elle ouvrit un œil pour le refermer aussitôt en remarquant le visage du professeur se froncer aussi vite que ses sourcils.
« Concentrez-vous, Miss Swann, intima-t-il d'une voix douce. Respirez, faites le vide, détendez-vous, rien ne peut vous arriver. Cessez de jouer avec votre robe, posez vos mains à plat sur vos genoux, voilà, exactement comme ça. Respirez. Vos muscles vont se détendre. Défroncez-moi donc ces sourcils, et faites le vide. Relâchez vos épaules, parfait, comme cela, exactement ! Maintenant, répétez cet exercice pour vos jambes, relâchez tout. Vous sentez la différence ? »
Abigail faillit ouvrir les yeux. Oui, elle sentait la différence : en relâchant ses muscles, elle prenait conscience de la tension dans laquelle elle s'enfermait habituellement, tellement qu'elle se sentait presque molle. Il lui semblait qu'elle n'avait plus aucune substance dans ses bras ni dans le visage. Elle faillit se crisper de nouveau, respira profondément, essayant de chasser son angoisse de sa poitrine — son esprit commençait doucement à se vider, lui procurant une satisfaction de réussite plus qu'agréable, quand une douleur aiguë lui déchira les poumons. Elle eut l'impression que quelque chose s'écrasait contre ses côtes, essayait de s'échapper à tout prix de sa cage thoracique, lui broyant les organes au passage. Elle eut un instant le souffle coupé, puis poussa un cri de douleur, se plia en deux sur les coussins et se renferma aussitôt, crispant tous ses muscles de terreur. La douleur s'atténua, bien que toujours lancinante, et elle s'effondra sur le sol en tremblant, secouée d'un sanglot de détresse.
« Miss Swann ! Que s'est-il passé ? s'enquit-il en se relevant aussitôt pour s'approcher d'elle, le regard brillant de panique.
— J-J'ai mal, murmura-t-elle en ramenant ses jambes contre son torse.
— Respirez, Miss Swann, respirez, ne paniquez pas, détendez-vous, lui intima le professeur, se voulant rassurant. »
Au-delà de la douleur, Abigail sentit la colère lui monter à la gorge : c'était justement quand elle avait essayé de se détendre que tout ça était arrivé ! voulut-elle crier, mais elle ne parvint qu'à lâcher des hoquets paniqués.
« Respirez, conseilla Flitwick avec douceur. Respirez et expliquez-moi ce qu'il se passe. »
Il fallut à la fillette un bon quart d'heure pour réussir à calmer la terreur qui l'agitait. Elle resta sur le sol, la poitrine toujours meurtrie, la douleur l'élançant de temps à autre, comme un coup de poing.
« C'est quand… Quand je me suis détendue, commença-t-elle d'une voix très basse, entre deux hoquets. C'est comme si… quelque chose voulait sortir de moi. »
Elle grimaça de désespoir — comment pourrait-elle maîtriser un jour sa magie si celle-ci essayait à tout prix de s'échapper, même de la blesser ? Elle regarda ses mains : la couleur mauve s'était légèrement éclaircie et les petits rennes brillaient avec force.
« Bien, dit gravement le professeur Flitwick. »
Il sembla se plonger dans une profonde réflexion — Abigail se redressa sur les coussins, légèrement pliée en deux sous le poids de sa souffrance.
Elle ne comprenait pas. Comment allait-elle réussir si elle échouait aussi violemment dès la première tentative ? Comment oserait-elle réessayer à présent qu'elle redoutait la douleur ? Et si elle faisait une nouvelle crise pendant la nuit, ou au milieu de ses camarades ? Et que ses gants ne la protégeaient plus ? Elle se sentit soudainement submergée par toutes ces pensées, la peur lui nouant la gorge et les entrailles lui ramollissait les muscles des jambes et des bras.
« Je vais vous accompagner à l'infirmerie et Madame Pomfresh vous donnera une potion anti douleur, couina le petit professeur avec anxiété. Ensuite je vous ramènerai à votre dortoir. Quant à la suite de nos cours, je vous enverrai un hibou ou viendrai vous informer personnellement. »
Abigail hocha la tête, le souffle tremblant.
Elle se releva péniblement et suivit le professeur jusqu'à l'infirmerie — les lits disposés dans la grande pièce étaient tous vides quand ils entrèrent, et Abigail ne put réprimer un frisson en passant le pas de la porte. Madame Pomfresh fut rapidement mise au courant de la situation et préféra garder la fillette à l'infirmerie pour la nuit, au cas où elle souffrirait de nouveau. Abigail fut autant soulagée que paniquée par cette décision : au moins il n'arriverait rien à ses camarades de dortoir, mais elle n'appréciait pas spécialement l'odeur médicamenteuse qui emplissait la pièce — et elle n'aurait pas son ourse en peluche avec elle.
La nuit du mardi au mercredi se déroula finalement bien. Abigail but une potion anti douleur puis une potion Sans-Rêves et s'endormit aussitôt, ne se réveillant qu'au matin pourvue d'un léger mal de crâne — rien en comparaison de sa poitrine toujours souffreteuse. Des affaires propres ainsi que les manuels dont elle avait besoin dans la journée étaient déposés sur sa table de chevet — intriguée mais sans poser de questions, elle s'habilla et trottina vers le cours de métamorphose, qu'il lui était impensable de manquer — cours durant lequel elle fut gratifiée de cinq points par le professeur McGonagall pour avoir pratiquement réussi à métamorphoser parfaitement son allumette.
Elle croisa Will et Charlie au détour d'un couloir mais, contrairement à ce qu'elle avait pensé, son frère ne lui tomba pas dessus pour s'enquérir de son état — et elle n'avait aucune intention de lui expliquer les événements de la veille —, il se contenta de lui adresser un sourire et un signe de la main avant de s'éloigner avec son ami.
Ivy s'installa à ses côtés, en potions, et elles travaillèrent silencieusement — ou du moins, Ivy travailla, car Abigail refusait toujours de prendre le risque de dévoiler ses gants, même si elle savait que la fillette les avait déjà aperçus. La petite Gryffondor remontait constamment sa jolie écharpe pourpre, de manière presque inconsciente, et lançait de temps à autre un sourire à sa camarade qui ne répondait que d'un regard froid et réservé. Au moins ne parlaient-elles toujours pas, et c'était bien mieux ainsi.
Les jours passèrent, la douleur au fond de sa poitrine ne semblait s'atténuer que très peu. Le jeudi matin, le professeur O'Cuinn s'excusa en long, en large et en travers pour son incapacité à assurer son cours d'occlumancie le soir-même. Le professeur Flitwick l'accosta dans un couloir sur le temps de midi, et lui demanda si elle était prête à réessayer l'Introspection le vendredi soir, et même si l'idée la terrifiait, elle accepta.
Si Abigail ne pouvait que se sentir soulagée d'avoir échappé à un tête à tête avec le professeur O'Cuinn, le vendredi après-midi fut le théâtre d'un de ses pires cauchemars — le cours de balai volant. Après le déjeuner, elle se dirigea d'un pas traînant vers la cour où se déroulaient les leçons, les mains et les lèvres tremblantes, tellement angoissée que son cœur battait furieusement contre sa gorge. Voler dans les airs — on n'avait pas idée ! Will lui avait peut-être rebattu les oreilles avec ce cours, elle se sentait horriblement anxieuse et n'attendait qu'une chose : de vieillir de deux heures et laisser ce pénible souvenir derrière elle.
Le professeur, Madame Bibine, une dame sans âge aux cheveux gris, attendait les élèves devant une ribambelle de balais — vingt-cinq, pour être plus précis, le nombre exact de première année(1). Certains étaient déjà postés devant ceux-ci, plus ou moins tendus, bavards ou silencieux, le teint rosé d'impatience ou blafard de terreur. Abigail se posta devant le balai le plus éloigné du professeur, la tête basse, déglutissant péniblement. L'anticipation lui crispait les muscles, alors que la cloche sonnait, au loin, prévenant le professeur et les élèves du début du cours.
« Bien, lança aussitôt Madame Bibine en s'approchant, sans prendre garde aux retardataires qui accouraient vers eux et choisissaient les derniers balais vacants. Bienvenus au premier cours de vol de l'année, vous savez qui je suis, et ce que nous allons apprendre cette année. Profitez bien de ces quelques heures de vol car vous n'aurez plus la chance de perfectionner votre technique sur un balai l'année prochaine. »
Quelques « Oh nooon » retentirent dans l'assistance, Abigail soupira intérieurement, déjà pressée de terminer l'année pour ne plus avoir affaire à un balai volant de sa vie.
« Aujourd'hui, nous allons commencer par le B.A-BA du vol. Commencez par vous placer du côté gauche de votre balai, tendez la main au-dessus de ce dernier et appelez-le très clairement de la façon suivante : « debout » ! »
Les élèves se placèrent aussitôt à la droite de leur balai. Abigail grimaça, sujette à un tout petit problème : étant gauchère, tendre sa main droite lui semblait si peu naturel qu'elle n'arriva pas à se décider à obéir. Elle n'osa pas jeter un coup d'œil dans l'assistance pour essayer de trouver un autre élève dans sa situation, et préféra rester les bras ballants — de même, il lui était hors de question de sortir sa main gantée alors que tous les première année étaient rassemblés au même endroit. Elle laissa finalement promener ses yeux affolés sur ses camarades, quand son regard fut attiré par la petite Ivy, aussi pétrifiée qu'elle, à quelques rangs devant elle. La Gryffondor plongea soudainement sur son balai, l'attrapa au sol et le remonta, la tête basse, les joues virant au rouge pivoine. Abasourdie, Abigail la regarda faire avant de l'imiter — au moins elle n'avait nullement besoin de parler, et elle ne ressentirait pas la peur de se prendre le manche dans la figure comme sa voisine de droite(2).
La première étape passée, Madame Bibine siffla dans son sifflet, satisfaite de constater que tout le monde tenait son balai entre les mains. Elle leur demanda de se décaler légèrement les uns des autres et suivirent ensuite des explications absconses sur une technique précaire de vol. Quand les élèves eurent l'autorisation d'enfourcher leurs balais, Abigail préféra le garder serré entre sa main gauche et regarda ses camarades tenter de décoller en tapant furieusement du pied sur le sol.
Non, décidément, ce n'était pas pour elle. Et elle resta sur le côté, préférant observer Ivy qui, les joues rougies par la concentration, parvenait tant bien que mal à décoller d'un ou deux centimètres pour s'écraser de nouveau sur le sol, à l'instar de leurs camarades. Elle garda tout de même le balai entre les doigts, quand bien même la tentation de l'envoyer valser très loin de son entité corporelle la démangeait. Elle se sentait bien mieux les deux pieds collés au sol, merci bien.
Finalement, le cours se termina enfin, et, après le repas, Abigail se dirigea vers la salle de Sortilèges où l'attendait le professeur Flitwick. La séance ne fut pas plus encourageante. Cette fois, elle n'eut même pas besoin de détendre ses muscles pour se rouler en boule au milieu des coussins en étouffant tant bien que mal des cris de douleur, ce qui lui valut une nouvelle nuit à l'infirmerie et la visite le lendemain d'un Will paniqué — elle en éprouva une certaine colère, considérant qu'il avait été totalement inutile de prévenir son frère de ses échecs cuisants, surtout sans l'en informer — et après, quelle était l'étape suivante ? Informer son père et l'inquiéter davantage ? Impuissant face au mutisme ennuyé de sa sœur, Will essaya de lui remonter le moral avec une boîte de bonbons moldus piqués dans le placard de leur père.
Abigail passa son samedi dans un coin de la bibliothèque, broyant du noir, ses pensées s'emmêlant les unes les autres. Sa poitrine lui faisait toujours aussi mal, et elle détestait encore plus de se trouver en compagnie d'autrui. Le dimanche, Will lui donna une petite lettre — la réponse de leur père. Il se disait content de l'affectation de sa fille et lui demandait comment se passaient les cours avec les professeurs Flitwick et McGonagall — visiblement, personne ne l'avait mis au courant, constat qui étonna autant qu'il soulagea la fillette.
« Tu veux lui en parler ? murmura Will en essayant de sonder le visage de sa petite sœur. »
Abigail hocha la tête négativement et se dirigea aussitôt vers le bureau du professeur Flitwick, suivie par son frère qui refusait de la laisser malgré ses vaines tentatives de le semer dans les couloirs.
Le professeur parut étonné de les voir toquer à son bureau, un dimanche après-midi, mais les accueillit en leur offrant du thé et des biscuits.
« Qu'est-ce qui vous amène ?
— Je veux continuer, souffla la petite voix froide d'Abigail après un silence gêné.
— Maintenant ? s'enquit le petit professeur après un instant de réflexion. »
La fillette hocha la tête. Elle voulait réussir. Elle en avait besoin, et atermoyer ses essais la rendait davantage nerveuse.
« Bien… M. Swann est également de la partie ? demanda innocemment le professeur, l'air perplexe.
— Ah, euh, oui ? Non ? bafouilla le concerné. Oui. Non ? Je ne sais pas. Abby ? »
La fillette hésita, le fixant de son regard froid. Finalement, elle fit non de la tête en pensant qu'elle n'avait franchement pas envie qu'il la vît souffrir à terre. Will bafouilla un au revoir, faisant promettre à sa petite sœur qu'elle viendrait le voir rapidement, et s'éloigna après un dernier regard inquiet. Une fois qu'il fut hors de vue, le professeur Flitwick mena la fillette à la salle de Sortilèges.
Il commença par préparer la classe, et Abigail n'attendit pas pour s'asseoir. Elle commençait déjà à avoir mal et à sentir son cœur s'affoler quand le professeur s'installa en face d'elle, la fixant très sérieusement.
« Bien. J'ai réfléchi à une autre approche, puisque visiblement, celle que nous avons essayée ne convenait pas, mais elle sera certainement plus compliquée. Je- »
Il fut interrompu — au grand dam d'Abigail — par des coups répétés à la porte. Le professeur O'Cuinn passa alors sa tête moustachue par l'entrebâillement — son visage était grave, sa moustache mal coiffée.
« Filius, nous avons besoin de toi. »
Sa voix était rauque, anxieuse. Le professeur Flitwick se raidit sur ses coussins.
« Tout de suite ? Ça ne peut pas attendre ?
— Désolé, mais non. C'est urgent. Miss, ajouta-t-il en se rendant soudainement compte de la présence de la fillette. »
Elle ne répondit pas, les lèvres pincées par la contrariété.
« Je suis navré, Miss Swann, déclara tristement le professeur Flitwick. Nous nous reverrons mardi à l'heure habituelle ? »
Et sans attendre de réponse, il se releva et trottina derrière le professeur O'Cuinn, fermant la porte derrière lui, plongeant Abigail dans une solitude morne et silencieuse. Découragée, elle se laissa tomber sur les coussins et attrapa ceux du professeur pour se fabriquer une espèce de couette de fortune afin de bouder plus confortablement.
Elle se réveilla bien plus tard et se redressa d'un coup, honteuse d'avoir ainsi traîné dans une salle de classe, puis se leva pour déambuler dans les couloirs, la poitrine et le crâne douloureux. Elle aurait pu rester un peu plus, s'exercer elle-même… Mais elle avait peur. Un goût amer dans la gorge, elle décida de retourner à la bibliothèque afin de terminer un devoir de potions particulièrement agaçant. Irritée, elle se rendit compte que pour la première fois qu'elle aurait apprécié voir Will, elle ne le croisait pas.
Le lundi suivant, les élèves de première année trouvèrent, en entrant dans la salle de Défense contre les Forces du Mal, le professeur O'Cuinn en pleine contemplation du parc, l'air inquiet — il passa le cours à bafouiller et à se rependre lui-même, et s'éloigna à grands pas dès qu'il entendit les premières tonalités de la sonnerie. Cet étrange comportement n'avait échappé à personne, et même si les première année restèrent discrets, des rumeurs dont Abigail n'avait aucune idée de la teneur circulaient dans Poudlard.
Le mardi, Abigail se réveilla pour plonger dans un nouveau cauchemar : la couleur de ses gants continuait inlassablement de s'éclaircir, à présent d'un rose clair tout à fait effrayant. Elle n'eut cependant pas l'occasion d'en parler au professeur Flitwick, car celui-ci l'aborda durant l'heure de midi, pour l'excuser, car le soir-même, il était retenu pour une affaire importante, et s'éloigna aussitôt sans qu'elle pût rajouter quelque chose. Ennuyée, la fillette pensa se tourner vers le professeur McGonagall — avant de renoncer : la vieille femme la terrorisait trop pour qu'elle pût ouvrir la bouche en sa présence.
Will l'accosta après un cours et lui demanda si elle était disponible, ce soir-là, pour assister aux essais de Gryffondor en Quidditch. Abigail acquiesça, quelque peu à contrecœur, mais elle avait désormais une bonne excuse pour ne pas solliciter le professeur McGonagall, et par la même occasion pour repousser davantage son prochain cours. Son frère irradia de bonheur quand elle accepta, lui promettant de l'initier au Noble Sport — Charlie, derrière lui, resta muet.
Quand elle fut assise à la bibliothèque, rongée par les remords de remettre ses leçons supplémentaires à plus tard et l'incertitude quant à quoi faire, elle aperçut Ivy qui, tout naturellement, vint prendre place à sa table, sans lui adresser ni un regard ni un sourire. Abigail ferma son visage et ne fit aucun commentaire, quand bien même elle désirait plus que tout se retrouver seule avec elle-même. Elles travaillèrent chacune de leur côté, sans sembler se préoccuper l'une de l'autre, jusqu'à ce que l'heure de rejoindre Will n'arrivât — Abigail rangea ses affaires, n'osant croiser le regard de la fillette blonde à ses côtés, et s'éloigna rapidement sans se retourner, s'étonnant de ressentir un léger remords quant à l'abandon de la petite Gryffondor.
Will l'attendait, accompagné d'un Charlie excité comme une puce, devant la porte d'entrée, dans le hall. Il sourit et agita les mains en l'apercevant — elle grimaça en lançant un regard au jeune garçon roux à côté de son frère mais trottina vers eux et s'arrêta, un peu à l'écart.
« Allons-y, décréta Charlie aussitôt qu'il eut remarqué sa présence. »
Abigail les suivit, un peu à la traîne. Will se retournait tous les deux mètres pour s'assurer qu'elle les suivait de suffisamment près, lui lançait un sourire et reprenait sa conversation animée avec Charlie. Ils passèrent une première cour, marchèrent pendant plusieurs minutes dans l'air humide, puis, derrière des arbres se dessinèrent les premiers gradins. De loin, Abigail en distinguait au moins une dizaine, et, en posant les yeux sur ces colosses en toiles colorées, elle sut qu'elle n'apprécierait pas le sport qui se disputait à l'intérieur de ce terrain gigantesque. À première vue, le cercle de gradins était capable d'accueillir, bien qu'aussi compressée que possible, toute la population Poudlardienne, et la perspective de se rendre dans cet environnement hostile pour rester passive devant des joueurs voletant sur des balais rebutait la petite Abigail avec force.
Elle suivit Will et Charlie dans les raides escaliers menant aux bancs disposés pour le public. Mal à l'aise dans ce grand espace pratiquement vide — à l'exception de quelques élèves curieux dont ils faisaient partie —, elle s'assit légèrement en retrait et posa ses petits pieds sur le banc en bois devant elle. En apercevant le nombre d'élèves présents sur le terrain, affublés de capes et de balais plus ou moins dépareillés, elle se demanda sincèrement ce qu'elle fichait ici, engluée sur un banc inconfortable, alors qu'elle aurait pu rester tranquillement dans son dortoir à lire ses manuels et autres livres à caractère magique. Will et Charlie poussèrent des rugissements de joie alors que les concurrents s'envolaient pour un premier tour d'essai devant leur — espéré — futur capitaine.
Perdue dans ses pensées, Abigail remarqua à peine les prouesses effectuées par les candidats. Tendue, les mains nouées l'une entre l'autre sur ses genoux, elle essayait désespérément de ramener ses idées de manière coordonnée. L'angoisse lui noua la gorge lorsque ses réflexions l'amenèrent vers ses essais catastrophiques à maîtriser l'Introspection. Elle ne savait plus quoi penser de ses échecs. Elle voulait y parvenir, enfin se sentir libre de cette magie qui lui emprisonnait le cœur et l'esprit, et enfin penser à autre chose qu'à son contrôle aussi incessant que désespéré. Et atermoyer la prochaine séance ne résolvait rien. La culpabilité lui écrasa davantage le cœur — elle ne pouvait pas tout faire non plus, n'est-ce pas ? Elle devait bien essayer de vivre un peu, profiter de passer un peu de temps avec son frère, quand bien même son ami l'effrayait quelque peu… Non ?...
« Alors, qu'est-ce que tu en penses ? »
La voix de Will la ramena brutalement à la réalité. Il s'était tourné vers elle et lui lançait un sourire ravi auquel elle répondit, prise de court, par un petit hochement de tête. Elle essaya, suite à l'interruption de ses ruminations, de se concentrer sur les essais et d'en apprécier le spectacle — malheureusement, la seule pensée que lui renvoyaient les élèves tournicotant autour du terrain sur leurs balais instables, c'était que, le vendredi, elle devrait à nouveau subir le cour de vol et essayer de ne pas se briser la nuque sur son balai de prêt.
« Tu n'aimes pas ? insista Will, soudainement inquiet. »
Son sourire s'effaça complètement lorsqu'elle haussa de nouveau les épaules, et, l'air ennuyé, se tourna vers le terrain, le front soucieux. Abigail allait lui indiquer qu'elle ressentait plutôt une indifférence complète qu'une répulsion envers le jeu, mais se ravisa et resta silencieuse, les yeux passant d'un joueur à un autre sans vraiment comprendre l'intérêt des passes visiblement aléatoires.
Les essais durèrent ce qui lui sembla des heures. Sa petite montre moldue, qu'elle gardait uniquement par habitude, ne lui apporta rien de plus que la frustration habituelle de n'avoir aucune idée de l'heure — à moins qu'il ne fût réellement dix-huit heures sept et quelques secondes, ce dont elle doutait fortement. Son estomac se mit à gronder — avec mauvaise humeur, elle attendit, hésitant à quitter le stade avant de se souvenir qu'elle n'était pas sûre du chemin à suivre jusqu'au château. Coincée, elle se renfrogna et suivit des yeux la petite balle rouge au milieu des joueurs.
Will et Charlie décidèrent finalement d'expliquer à la fillette les règles du sport si noble qu'ils adulaient. Charlie garda cependant — par peur ou par politesse — ses distances, se contentant de corriger Will lorsque celui-ci s'égarait dans les types de fautes possibles — et Abigail dut avouer que les sorciers ne manquaient pas d'imagination. Son frère parut légèrement vexé que son meilleur ami lui rappelât certaines de ses ignorances, mais ne fit aucun autre commentaire que « oui, c'est vrai » à chacun de ses reprises. Abigail resta stoïque devant leurs explications, se questionnant silencieusement sur l'utilité du Souafle si la petite balle dorée accordait autant de points, mais surtout sur la pertinence des cognards dans un jeu déjà aussi dangereux — tenir dans les airs équivalait à se déguiser en steak dans une cage aux lions : pour la fillette, ça tenait du suicide.
Enfin, le capitaine des Gryffondors — dont Charlie était visiblement amoureux fou — appela les élèves au centre pour leur indiquer que les essais étaient terminés. Soupirant intérieurement de soulagement, Abigail commença à s'agiter. Will leva les yeux vers elle, l'air attristé. Puis son regard brilla férocement et il eut un sourire ravi.
« Tu verras, les matchs sont beaucoup plus intéressants ! Hein Charlie ?
— Hum ? Oui, oui, répondit l'intéressé sans quitter le capitaine des yeux.
— On va manger ? proposa Will. »
Abigail, qui s'impatientait, se trouva ravie de cette proposition : en général, l'estomac de son frère passait avant tout — et elle espérait que le Quidditch se situait en deuxième position sur sa liste d'activités favorites, après l'ingestion de nourriture.
« Charlie ? On va manger ?
— Hum ? Oui, oui, encore un peu.
— Il est amoureux, glissa Will à Abigail, un sourire mutin sur les lèvres.
— Admiratif, rectifia Charlie en se tournant aussitôt vers eux, les joues rougissantes malgré la nuit tombante. Et en plus, c'est un garçon.
— Bah voyons, ricana Will alors que le pauvre Charlie niait en bloc. »
Il lança un regard à Abigail qui préféra s'écarter — de toutes manières, amour ou admiration, peu lui importait.
L'angoisse et la culpabilité reparurent plus sèchement encore quand Abigail se réveilla le lendemain. Elle essaya tant bien que mal de respirer profondément pour que la sensation d'écrasement dans sa poitrine disparût, sans succès — elle passa la journée dans un état de crispation critique, qui s'accentuait à chaque exercice raté. Elle n'obtint aucun résultat en métamorphose, crut s'enliser en potions, et s'échappa du cours de vol aussitôt qu'il fut terminé pour se réfugier dans l'ambiance feutrée de la bibliothèque. Assise seule à une table reculée, elle continua les devoirs qu'elle avait commencés plus tôt dans la semaine, sans se préoccuper une seule seconde de son entourage.
Elle ne se rendit compte qu'on s'était installé à sa droite quand elle remarqua une petite main timide lui approcher un morceau de papier dans son champ de vision : elle releva aussitôt les yeux, le cœur manquant un battement et s'aperçut qu'il ne s'agissait que d'Ivy, qui, le regard flamboyant, tenta un léger sourire timide. Ne sachant comment réagir, Abigail baissa les yeux sur le morceau de parchemin, puis les posa de nouveau suspicieusement sur sa camarade. Cette dernière lui confirma du regard : « Lis le », puis détourna les yeux vers son porte-plume. Sans trop saisir la situation, la petite Serdaigle s'empara du parchemin, le déplia lentement et, toujours pleine d'incompréhension, lut le petit mot à l'intérieur, qui démarrait par un maladroit « Coucou Abigail », comme si Ivy avait regretté de poser cette première phrase. Puis elle avait continué, sans trembler, l'écriture sûre :
Je t'ai vue hier aux essais de Gryffondor. Tu aimes le Quidditch ?
La fillette releva la tête et fixa sa camarade blonde un instant, sans desserrer les lèvres. Les pensées se bousculèrent dans sa tête — elle ne comprenait pas ce qu'il se passait. La situation lui paraissait si étrange qu'elle en devenait pratiquement absurde. Pourtant, en prenant soin de ne pas montrer sa main gantée, elle attrapa sa plume, la trempa dans l'encre et inscrivit, à côté des petits mots d'Ivy :
Pas vraiment.
Une fois Ivy en possession de la réponse, elle plongea le nez sur son devoir. La petite Gryffondor était-elle muette ? Bah ! après tout, qu'est-ce que ça pouvait lui importer ? pensa-t-elle en guettant le parchemin de réponse, si jamais la fillette trouvait de quoi alimenter une conversation avec ses deux pauvres mots. Mais rapidement, Ivy glissa le parchemin devant elle :
Tu verras, quand ce sera un vrai match, ce sera différent. Tu as déjà vu un vrai match ? Tu voudras m'accompagner pour le premier match de la saison ?
Oui, d'accord.
Chouette ! Tu travailles sur quel devoir ?
Potions.
Pouah ! Je trouve que Rogue est sinistre. Dommage, parce que j'aime bien les potions pourtant. Au fait, tu sais comment je m'appelle ?
Oui.
Elles continuèrent à s'échanger des banalités par écrit, et même Abigail commença à se prêter au jeu — même si elle ne savait pas trop s'y prendre et que ses réponses tenaient plus de la monosyllabe, elle apprécia de parler par écrit. C'était plus facile.
Il s'avéra qu'Ivy était excessivement bavarde, et ne se formalisait pas des réponses courtes données par sa camarade. Abigail ne lui demanda pas si elle était muette, indifférente à la réponse, autant que la petite Gryffondor ne fit aucune allusion à une discussion à voix haute — après tout, peut-être que c'était elle qui pensait sa petite camarade Serdaigle muette ? Pour Abigail, ça n'avait strictement aucune importance. Elle se sentait, pour une fois, dans un flottement de légèreté, pas — ou peu — en danger. Ivy semblait se moquer éperdument des mains gantées de la fillette, qu'elle aperçut brièvement lorsqu'elle attendait une réponse, autant qu'Abigail ne lui posa aucune question concernant l'écharpe qu'elle touchait régulièrement et ramenait à son nez avant de la laisser flotter autour de son cou.
Les heures passèrent. Elles cessèrent puis reprirent leur conversation écrite, toujours à l'initiative de la petite Ivy. Elles décidèrent de prendre le dîner ensemble et d'attendre silencieusement que le cours d'astronomie, qui débutait à minuit tous les mercredis, commençât. Abigail hésita à la quitter un instant pour se rendre au bureau du professeur Flitwick, lui demander d'accélérer ses cours, mais elle n'osa pas. La douleur au fond de sa poitrine ressurgissait de temps à autre, léger pincement ou violent écrasement, elle ne savait pas quoi faire et n'osait pas se rendre à l'infirmerie. Peut-être devrait-elle également prévenir son père de ses avancées ? Lui écrire une lettre ? Elle ne savait pas. Toutes ses pensées bouillonnant dans son esprit l'épuisaient.
Quand il fut l'heure, elles se dirigèrent en silence vers la tour d'astronomie, mais à peine y furent-elles arrivées qu'un petit groupe de première année les rejoignit, l'air maussade.
« C'est annulé, prévinrent-ils. »
Abigail et Ivy se regardèrent, suspicieuses, puis, dépassant le petit groupe, elles se dirigèrent vers la porte de la tour — un parchemin y était collé « Cours de première année annulé. Veuillez retourner dans vos dortoirs. Plus d'informations à venir quant au cours de rattrapage ». Sans le moindre bruit, elles tournèrent les talons, se lancèrent un regard lorsque leurs routes se divisèrent, et retournèrent dans leur salle commune.
Une fois dans son lit, Abigail songea qu'elle irait, le lendemain, rendre visite au professeur Flitwick et accélérer l'étape de l'Introspection. Elle écrirait à son père, aussi, pour lui expliquer. Peut-être. Demain.
(1) : dans mon chapitre 3 j'ai marqué qu'il y avait quelque quarante élèves mais en fait, non, ils ne sont que vingt-cinq, vouala.
(2) : GROSSE DÉDICACE à Ron dans le film, du love sur toi poto.
Les Grassettes sont une invention de ma chère Docteur Citrouille, j'avais oublié de le préciser dans une note au dernier chapitre !
J'aurais voulu publier ce chapitre le 5 avril puisqu'il s'agit tout simplement de la date d'anniversaire de ma petite Abby préférée, mais il n'était pas terminé, ça aurait été sacrément cocasse de publier à ce moment-là juste pour l'excuse « bah voilà queua c'est son anniv', bisous. » ! D'ailleurs elle a reçu un super cadeau d'anniversaire, dédicace à Citrouille – comme d'habitude .
MERCI pour toutes vos lectures, et encore sincèrement désolée du délai entre le chapitre 5 et celui-là.
DES POUTOUS SUR VOUS. Et beaucoup de hype et d'amour sur vos têtes. Pluie de coton en forme de cœurs tout doux !
