Hello tout le monde !

Comme le chapitre n'était pas bien long, je vous poste tout de suite le sixième. Gentille, n'est-ce pas ? ;)

Je tiens à préciser que le monde et les personnages de Zelda appartiennent entièrement à Nintendo, seul ce que j'en fais n'appartient qu'à mon imagination.

Bonne lecture !


Chapitre VI

La lettre du héros

Mes amis…

Le soleil n'était plus, disparu à l'horizon pour laisser place à la nuit tranquille. Et pourtant, en cette nuit calme, beaucoup de chose se tramait. Dans le ciel volaient encore d'étranges oiseaux ébènes et la plaine d'Hyrule était envahie de Moblins et autres créatures travaillant pour le compte du Malin. Chacun était chez soi et refusez d'en sortir, craignant que les Ténèbres en profite pour s'inviter dans leur demeure. Oui, en cette nuit calme, le Malin tentait de prendre le pouvoir de la Lumière sur ces terres saintes. Et rien ne semblait pouvoir l'en empêcher.

OoO

Au village Kokiri, dissimulé par une antique magie qui ne cessait de s'affaiblir en l'absence d'un protecteur, les Ténèbres ne tarderaient pas non plus à s'approprier ces terres. Du haut de son village, assise devant l'entrée des Bois Perdus, une petite fille aux cheveux sinople observait le ciel s'assombrir d'un air désolé. Elle ne savait pas ce qui se passait en dehors de cette forêt, et pourtant elle avait comme un mauvais pressentiment. Le village ne s'était pas remis depuis la mort du Vénérable Arbre Mojo et de la disparition de l'un d'entre eux. Link… Elle savait qu'il était le seul à pouvoir les sauver. Malheureusement, elle n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait ni même quand il serait de retour. Elle pouvait juste rester là, attendant un appel de son ami ou bien un signe des Esprits de la Forêt. Soudain, un cri la sortit de ses songes. Ce n'était que Mido, chef autoproclamé du village, qui courait à perdre haleine dans sa direction.

« - Saria ! »

L'enfant verte se leva et questionna du regard son ami qui tentait de reprendre son souffle. Son visage constellé de tâche de rousseur arborait une expression grave, bien loin de l'espièglerie caractéristique de leur peuple, ce qui ne fit qu'aggraver l'inquiétude de la fillette. Il lui tendit une lettre froissée. L'écriture était assez illisible et des taches de boue compliquaient la lecture mais Saria en reconnue immédiatement l'auteur.

« - C'est une lettre de Link ! s'écria-t-elle »

Comment allait-il ? Où était-il ? Que faisait-il ? Espérant trouver des réponses à ces nombreuses questions qui envahissaient son esprit, elle se mit alors à en lire le contenue. Sans qu'elle s'en aperçoive, ses yeux s'embuèrent de larmes qui roulèrent sur ses joues. S'en rendant compte, Mido préféra ne rien dire et décida de la laisser seule, connaissant déjà les mots inscrit sur le papier.

Mes amis, je suis désolé de vous l'apprendre ainsi mais je dois partir au plus vite loin d'Hyrule. Beaucoup de choses vont se passer durant ma longue absence, je vous demande donc à tous d'être fort et courageux.

« - Oh Link, puissent les Esprits de la Forêt veiller sur toi... »

Elle sortit son ocarina et joua une mélodie à la fois douce et déchirante qui vint se mêler au chant de la nature, espérant que le vent puisse porter ces notes jusqu'aux oreilles de son ami à présent bien loin de ses yeux.

OoO

Un vent violent soufflait sur la plaine d'Hyrule. Au nord-est de celle-ci, au village Cocorico, la population était agitée. Car, en effet, les habitants du bourg avaient trouvé refuge au sein de ce village après le coup d'état de Ganondorf. Chacun cherchait à fuir la menace qui les guettait par l'intermédiaire des rapaces. Mais bientôt, chaque maison, chaque chaumière se retrouva surpeuplée, et les Hyliens encore dehors servirent de festin aux créatures de l'ombre. Peu à peu, le Mont du Péril, qui veillait sur eux depuis tant de siècle, s'assombrissait, son sommet s'ornant d'épais nuages. Les pentes du volcan commençaient à se craqueler, la chaleur augmentait, ainsi s'éveillait le cœur du volcan.

Du haut de son rocher, une silhouette à la forme rondelette contemplait ce désastre d'un air grave. Son peuple venait à peine de se débarrasser du roi Dodongo, pourquoi une nouvelle menace devait-elle déjà s'abattre sur eux ? Pourquoi maintenant alors que lui, ce petit garçon vêtu de vert, partait pour un long voyage ? Il serra un bout de papier dans son point, se remémorant les mots inscrits dessus.

Une longue bataille nous attend. Elle sera ardue, certes, mais j'espère que beaucoup d'entre nous survivront pour pouvoir en contempler sa déchéance. Je veux me battre à vos côtés et pouvoir vous porter secours, mais pour l'instant je n'en ai pas les capacités. Je pars donc, loin d'Hyrule et de son peuple, mais en gardant en moi le serment de revenir vous sauver et libérer le royaume du mal qui s'en est accaparé.

Darunia leva ses yeux améthyste aux cieux et scruta l'horizon maléfique. Il mit son poing libre contre sa poitrine et s'adressa au lointain.

« - Prend soin de toi, mon frère. »

Une voix derrière lui l'appela. C'est avec regret que le chef Goron quitta le rocher, y laissant ses craintes et ses pensées, pour réapparaître le visage neutre et l'allure fière devant son peuple.

OoO

Plus au sud-est, dissimulé derrière une cascade enchantée, se trouvait le domaine Zora, un des seuls lieux où le mal n'avait pas encore frappé. Du moins, pour l'instant. Le peuple aquatique, plus inquiet que jamais, parlait à voix basse des catastrophes extérieures. Beaucoup craignaient pour leur vie, mais personne ne savait ce qu'il fallait faire.

Dans la salle du trône, le roi regardait affligé son unique enfant, blottit contre lui, pleurer toutes les larmes de son corps. Depuis qu'ils avaient reçu une lettre de ce valeureux garçon, la princesse était inconsolable. Personne ne parvenait à stopper ce flot de larmes qui rougissait les yeux de la fillette. Des représentants du peuple, inquiets pour elle, la regardaient d'un air désolé.

« - Princesse Ruto, pouvons-nous faire quelque chose pour vous ?

- Link ! cria-t-elle. Je veux Link ! »

Hélas, c'était la seule chose qu'ils ne pouvaient lui ramener. Il était parti, laissant derrière lui cette lettre et un mariage qui devait être repoussé. Le roi soupira.

« - Notre enfant, soyez raisonnable. Votre preux chevalier vert s'en est allé pour nous sauver. Il reviendra, Nous en sommes convaincu, il reviendra. »

Ruto regarda fixement son père, les yeux encore humides. Puis elle relut la lettre désormais froissée et imbibée d'eau.

Je ne vous trahis pas, je ne fuis pas. Mais comprenez par mon geste que je ne souhaite pas confier mon destin, je veux l'écrire de ma propre main et faire ce que dicte mon cœur. Et mon cœur m'ordonne de vous protéger. Ai-je le choix ? Mais bien que je ne sois pas là, je serais toujours à vos côtés. Je serais l'épée du courageux guerrier, je serais la flèche du vaillant archer, le simple bout de bois du paysan révolté, l'espoir d'un nouveau-né… Ayez foi en moi comme j'ai foi en votre courage.

Les larmes lui remontèrent aux yeux, puis elle lâcha dans un sanglot strident, qui résonna dans la salle du trône, le prénom de ce garçon.

« - Link ! »

OoO

Au centre de la plaine, dans le seul endroit habité au milieu de nulle part, au ranch Lon Lon, un homme barbu faisait des grands gestes de remerciement en direction d'un hibou. Celui-ci s'éloignait peu à peu de la terre ferme en quelques battements d'ailes. Lorsqu'il ne fut plus visible, le fermier baissa ses bras et une mine triste apparu sur son visage. Puis son regard se porta vers une fenêtre où l'on devinait la présence d'une personne, la lumière d'une bougie allumée traçant sa silhouette sur la vitre. C'est là que se trouvait sa fille qui était partit en pleure après avoir reçu cette lettre. Talon soupira longuement et retourna à l'intérieur de la maison.

Dans sa chambre, assise contre la fenêtre, un coussin serré contre son abdomen, Malon observait l'azur nocturne en laissant des larmes couler librement sur ses joues. Cet idiot était parti sans même leur dire au revoir. Elle qui avait pensé être une personne importante pour lui, voilà comment il l'abandonnait. Amis qu'il disait… L'enfant hésitait encore entre la colère et la peine, mais dans les deux cas elle souffrait de son départ. Bien que ses yeux fussent noyés par le chagrin, elle tenta de relire la lettre une dernière fois.

Luttez, luttez contre le mal ! Ne le laissez pas prendre possession de votre corps, et encore bien moins de votre esprit. L'ennemi est puissant, mais ses failles le sont encore plus. Ensemble nous gagnerons !

« - Crétin ! Cria-t-elle »

Elle ré-enfouit son visage dans son coussin et laissa de nouveau gronder son chagrin.

OoO

Le château, autrefois rayonnant de lumière, était désormais plongé dans le chaos total. Encerclé par des effrois et survolé par des créatures difformes, il dégageait désormais la même aura que cet homme venu du désert. Dans ce silence morbide résonnait une mélodie angoissante, des notes maléfiques et envoûtantes. Le Malin jouait de son orgue. Ses doigts passionnés se baladaient sur le clavier comme poursuivis par le courroux divin. Et le rire démoniaque du nouveau souverain faisait trembler les vitres du château. Quelques instants plus tard, on frappa à la porte et cinq indescriptibles créatures apparurent dans la pièce. Irrité d'être ainsi dérangé, Ganondorf serra son poing dans le vide, brisant ainsi le coup de l'un d'eux. Effrayés, les quatre autres se resserrèrent.

« - Je vous ai déjà dit de ne pas me déranger ! Hurla-t-il, sa colère faisant vibrer les vitraux colorés.

- Nous implorons votre pardon maître, mais nous avons des nouvelles du temple du Temps.

- Des nouvelles ? Raconte. »

Sa demande, faite avec ce sourire sadique, ne rassura en rien le conteur de la bande.

« - Le temple du Temps est sens dessus-dessous, les sages ne savent plus où donner de la tête.

- Et les portes ? Sont-elles ouvertes ? La Triforce est-elle accessible ? »

La créature ne répondit pas, sachant que sa réponse n'allait pas lui plaire. De rage, Ganondorf fit exploser sa tête d'une boule énergétique. Puis il se tourna vers le trio restant, à présent couvert du sang verdâtre de leur feu partenaire. Ils déglutirent difficilement avant que l'un d'eux ne se décide enfin à parler.

« - Le… Le-le-le garçon n'est pas… »

Suivit des deux autres, il se laissa tomber à genoux devant leur monarque.

« - Nous sommes désolés, le garçon s'est enfuit avec les Pierres Ancestrales, il n'a pas ouvert les portes du Temps.

- Quoi ? »

Le sol se mit à trembler. Les trois créatures se collèrent les unes aux autres.

« - Bande d'incapables ! Même pas fichu d'attraper un garnement ! Vous ne m'êtes plus d'aucune utilité !

- Non, pitié ! crièrent-ils d'une même voix. »

Mais c'était trop tard, Ganondorf les réduisit en tas de chair. Le sol baignait désormais du sang de ses cinq victimes, sa couleur verte se mêlant au rouge qui s'écoulait à pleine goutte du plafond voûté, là où le corps mutilé d'un homme embonpoint était suspendu par la cheville. De frustration, le Gerudo frappa l'un des piliers qui s'écroula sous le choc.

« - Saleté de gosse, tu vas me le payer cher ! »

Puis, son sourire réapparu et il laissa échapper un rire machiavélique, songeant déjà à mille et une façon de se venger.

OoO

Puissiez-vous garder dans votre mémoire une petite lueur d'espoir.

« - Ton destin ne dépend plus que de toi désormais héros du Temps, mais n'oublie pas qu'il n'est pas le seul… »

Et un rire grave s'échappa des lèvres de l'homme aux yeux glacés qui laissa tomber sa boule de cristal sur le sol, répandent des milliers de morceaux de verre à ses pieds reflétant chacun le visage du blondinet sur le dos de sa monture.

Link


Mais qui est donc cet étrange individu ? Pour la réponse, va valoir beaaaaaaucoup patienter ;)

Votre avis ? Vos idées ? Vos envies ? Je les accepte tous à cœur ouvert 3

Prenez soin de vous les amis !

Chu ~