Hello tout le monde!

J'espère que ça va!

Pour ma part pour le moment ça gaze! Je me jette dans plein de projets c'est assez sympa!

Déjà, je voudrais vous prévenir que cette fiction comptera je pense, quelques dix chapitres avant que je ne pose le point final.

Ensuite, méga bonne nouvelle, j'ai fini le prochain chapitre de "A Slytherin Lioness", il sera là à temps et il se peut qu'à partir du mois d'avril je poste plus régulièrement!

Ensuite j'ai découvert un nouveau style de fanfic que j'adore donc si vous êtes prêts pour l'aventure passez voir la fiction "Making a difference" de Marine76 qui est une traduction!

Finalement, je voudrais dédicacer tout le boulot que je peux fournir à l'une des plus merveilleuses personnes sur cette terre ma très chère Ausland qui est quelqu'un de fantastique! Pour trouver la traduction de l'une de ses fictions, passez aussi voir Marine76 ("The Truth of 1995")

Enjoy!


Chapitre 7 : Songe d'une nuit d'automne.

Hermione parle à Draco de sa vie. Elle lui explique son travail en évitant le sujet de Lucius. Elle sait qu'elle a fait ce qu'elle devait faire, Lucius Malfoy était le bras droit de Voldemort après tout. Elle aurait pu demander le Baiser du Détraqueur mais elle ne l'a pas pu. Elle a demandé son enfermement à vie. Vie qui, il lui semble, s'arrêterait bientôt, Lucius s'affaiblit.

Draco quant à lui écoute la jeune femme parler avec intérêt. Il veux rattraper les années perdues, les années de dépression. Suspendu à ses lèvres sans trop le montrer, il note chaque changement d'intonation, chaque mouvement fait. Après tout il a toujours étudié le comportement des gens autour de lui ce qui lui avait bien plus appris sur ces personnes que ce qu'elles disaient.

Il se rappelle la première soirée qu'il a passée avec son parrain et Hermione, trois semaines après ce jour dans le corridor. Bien sur, il avait du rassurer sa petite-amie sur la dangerosité de son professeur et parrain. Il n'avait pas évoqué le double jeu du maître de Potions mais elle l'avait compris. Elle avait même semblé étonnée.

« Le Professeur Rogue travaille pour l'Ordre ? » S'étonna-t-elle.

« Je n'ai pas dit ça. » La reprit en souriant.

« Draco Malfoy, tu as dit que « le professeur Rogue n'est pas un Mangemort », je sais très bien qu'il est toujours considéré en tant que tel alors à moins d'espionner pour l'Ordre, il en est un. » Le morigéna-t-elle.

« Merci de mettre en exergue l'évidence même de la nature de mon service auprès du Seigneur des Ténèbres. Il m'a toujours semblé que vous représentiez le seul cerveau décent de cette meute que sont les Gryffondor. » Dit une voix froide comme la glace.

Hermione sursauta et fit volte-face. Face à elle se tenait Severus Rogue, son professeur de Potions honni et parrain de son improbable petit-ami. Engoncé dans ses éternelles robes noires, il la fixait de son regard noir, plein de mépris. Ses cheveux de jais tombant autour de son visage au nez proéminent semblaient moins gras que d'ordinaire. Un frisson la saisi, elle avait toujours craint ce professeur si cruel avec elle.

« Severus, as-tu besoin d'effrayer Hermione ? » Demanda Draco avec une pointe d'exaspération.

La jeune femme se tourna vers le jeune Serpentard qui arborait le sourire en coin qu'elle avait appris à aimer. Certes, elle avait plus ou moins noté qu'ils s'étaient encore rapproché, commençant à connaître l'autre comme jamais à force de passer la nuit à parler. Et la Gryffondor avait observé avec crainte le sentiment qui montait en elle en le voyant, mais le balayait d'un revers de la main. Elle aimait Harry.

« Et toi Draco, es-tu obligé de saccager mes effets mélodramatiques ? » Se plaignit l'interpellé. « Tu vas ruiner toute mon influence sur ton amie. »

« Je suis ravie de vous rencontrer Professeur Rogue. » Sourit timidement ladite personne.

Severus leva un sourcil – chose qu'elle avait toujours admiré chez lui – et son regard se fit moqueur. « Ne nous sommes-nous pas déjà rencontré il y a sept ans Miss Granger ? Ne nous voyons-nous pas pas moins de quatre heures par semaine dans le cadre des ours que je dispense à cette bande d'idiots que constituent vos camarades de classe ? »

« Je le sais bien, Professeur, je tentais juste d'être.. » Tenta Hermione mais elle fut interrompue.

« Polie. » Ricana son interlocuteur en la coupant. « Une hypocrisie à laquelle je n'accorde aucune valeur. Tout comme le fayotage. Voilà deux choses que je méprise et que vous semblez maîtriser à merveille. »

« Severus, pourrais-tu, une fois dans ta vie, tenter d'être un être humain ? » Grogna une voix sèche tandis qu'un bras s'enroulait autour de la taille d'Hermione. Draco était venu à son secours. « Je ne crois pas que nous t'ayons invité dans nos appartements pour ce genre de guerre. Elle fait rage dehors. Ici c'est une zone neutre. »

Son parrain sembla à la fois outré et pensif. « Le respect fait partie des choses que tu me dois, Draco. » Le réprimanda le Maître des Potions. « Cependant, il semble évident que j'ai manqué de courtoisie envers vous deux. Mais si je puis me permettre Draco, tu ne m'as pas tellement habitué à ce genre de.. rencontre. »

La Gryffondor se tourna vers son colocataire et le vis baisser les yeux brièvement ce qui correspondait, sur un Gryffondor, à un rougissement. Elle avait dû apprendre à lire la moindre expression qui passait sur le visage de Draco car celui-ci semblait murer toute émotion et tout sentiment dans une lourde cage de pierre et de glace. Le moindre changement d'expression, aussi infime soit-il, était plus qu'il ne voulait montrer.

La soirée passa sans autre anicroche mais il nota avec regret que son invité ne semblait pas apprécier sa petite-amie. Et pourtant, il avait dû lutter contre sa nature pour la présenter en tant que la femme qu'il aimait à cet homme qui lui faisait figure de père. Il avait toujours haït son vrai père. Son père biologique à cause de sa froideur et de sa violence. Il pensait que la seule différence entre son père et un animal était le lourd masque de fer que lui imposait sa condition d'humain. A vrai dire, jamais homme n'avait paru si violent et cruel.

Au bout d'une heure de cette triste mascarade, Hermione se leva, ne supportant plus l'ambiance pesante qui régnait sur la pièce. Elle s'excusa auprès d'eux, prétexta une ronde, embrassa avec pudeur Draco sur la joue et s'enfuit. Son petit-ami soupira.

« Elle te donne du fil à retordre, n'est-ce pas ? » Le taquina Severus, soudainement détendu. Le masque de froideur qu'il avait maintenu tout au long du repas tomba et Draco retrouva celui qui avait été son mentor depuis sa naissance.

« J'espérais que tu pourrais l'aider... » Soupira l'héritier Malfoy.

« L'aider ? » S'étonna le Professeur.

« Hermione rencontre quelques difficultés... Je pensais qu'entre tous tu l'aurais vu.. »

« Bien sûr. » Rétorqua le Professeur. « Comment ne pas le voir ? Mais je ne peux rein faire pour elle. Tu la connais. Plus tôt Miss Granger cessera d'agir comme si de rien n'était, moins dure sera la chute. »

« Ne parle pas d'elle comme ça... » Fit son filleul en se prenant la tête entre les mains. « Je ne sais pas comment lui en parler. Elle t'admire. Pourrais-tu je t'en supplie lui tenir le discours que tu m'as tenu il y a de cela dix ans ? »

« Draco... » Soupira le plus vieux. « Ne fais pas l'idiot, tu vaux mieux que ça. Nous savons tous deux que toi et elle c'est comparer un feu de camp au soleil. Pourquoi faut-il que tu aimes la plus brillante des sorcières de ta génération ? Tu sais bien qu'Hermione est beaucoup plus spontanée et vive que tu ne le seras jamais. Je n'ai jamais rencontré une personne aussi puissante qu'elle à part Albus, le Seigneur des Ténèbres et Harry Potter. Son pouvoir brûle atour d'elle, je pouvais le sentir de l'autre bout de la table. Et comme tous les Grands Sorciers, elle est vouée à être seule. Le discours que je devrais le tenir, si j'exauçais ta prière, pourrais la changer irréversiblement. La blesser bien plus grièvement que si je la poignardais. Tu me demandes de lui expliquer que personne ne peut la comprendre.. »

« Severus, » Répondit l'autre, toujours prostré et visiblement déchiré. « tu l'as dit plus tôt. Si Hermione ne comprend pas maintenant, elle deviendra folle quand elle le verra. Et elle pourrait très bien faire quelque chose de stupide. Comme se tourner vers le côté sombre et bien qu'elle soit une née-moldue, son amitié avec Potter pourrait lui permettre de devenir Mangemort. Je veux uniquement la protéger, quel qu'en soit le coût. »

« Je n'aurais cru qu'un garçon aussi intelligent que toi puisses tomber amoureux Draco. » Déclara le Directeur des Serpentard gentiment mais son filleul put sentir la blessure qu'il avait rouverte. Celle du choix de Severus de devenir un Mangemort pour se venger de tous ceux qui le méprisaient, parce que personne ne lui avait tendu la main. Choix qui influençait chaque moment de sa vie. « Je verrai ce que je peux faire. Tiens-toi prêt. »

Draco hocha la tête. Il serait prêt pour rattraper sa lionne. Aussi vaillante soit-elle, il savait qu'une telle nouvelle la blesserait profondément. Depuis des années il avait lui-même compris qu'il ne ferait jamais partie intégrante de ce monde. Si elle était handicapée par son intelligence, il était condamné à jouer un rôle à cause de sa naissance. Il ne pouvait faire confiance à personne. Il ne devait voir les autres que comme des pions à jouer. La moindre erreur pouvait être fatale à ceux qu'il aurait trop aimé.

Et malgré tout, il était tombé amoureux d'Hermione Granger, de ses petites manies, de son amour inconditionnel des livres, de son esprit vif, de son humour sec et noir qu'elle n'utilisait qu'avec lui. Même ses boucles sauvages trouvaient désormais grâce à ses yeux. Hermione, sa seule faiblesse mais aussi sa plus grande force. Il l'avait aimée depuis des années, depuis qu'elle avait été la première à lui faire vraiment face. Depuis la troisième année durant laquelle elle l'avait frappé. Il était tombé sous le charme de sa force, de sa droiture et de son esprit rebelle. Elle ne s'était pas pliée devant le fils du puissant et dangereux Lucius Malfoy, elle était restée droite et fière, Reine de Diamant. Incassable en apparence.

Mais qui était-il pour creuser une faille si profonde en elle ? Celui qui ferait tout pour que l'apparence devienne réalité. Celui qui l'aimait comme un fou quand elle ne ressentait tout au plus qu'une légère affection pour lui. Il serait mort pour elle. Et plutôt mille fois qu'une.

Aussi absurde que cela puisse paraître aussi ironique que cela soit, Draco Malfoy, Serpentard, futur Mangemort, bourreau des Né-Moldus et fils du pire monstre de la nature, Lucius Malfoy, était fou amoureux de la plus intelligente, de la plus belle de toutes les jeunes femmes. Son ancienne pire ennemie.

« Draco tu m'écoutes ? » Lui demande soudainement Hermione tandis qu'il se remémore le passé. Il tourne son visage vers elle et lui sourit gentiment.

« Je te prie de m'excuser Hermione.. » Lui demande-t-il. « Des souvenirs qui remontent. »

« Oh. » Soupire-t-elle. « En ce moment les souvenirs m'envahissent aussi. »

Elle sourit tendrement et se tasse un peu plus sur le sofa. Cette position lui a toujours convenu. Si certains se roulent en boule pour se protéger du monde, elle se met ainsi parce que cela fait surgir un sentiment de sécurité, de confort en elle.

« Hermione... » Commence Draco, hésitant. « J'ai une question mais je ne suis pas sur qu'elle va te plaire et moi-même j'ai peur d'entendre la réponse. »

« Pose la moi, Draco. » Lui intime Hermione avec douceur. « Je te promets de tenter d'y répondre avec sincérité. »

« Le problème est que je pense qu'il est encire trop tôt pour te demander cela Hermione.. » Répond le blond en détournant le regard.

Il fixe le feu, l'air absent, se mordillant la lèvre. En son for-intérieur, il sait que la réponse à la question, telle qu'il l'imagine, le tuera. Mais il veut savoir. Savoir s'il existe une raison pour lui de vivre, s'il ne s'est pas accroché à des souvenirs vides de sens. Le Serpentard sent des larmes amères couler le long de ses joues trop creuses encore.

Hermione, voyant cela, se lève et va s'asseoir à côté de lui, collant sa joue contre le dos de son ancien amant, actuellement caché par une robe sorcière de couleur émeraude. Cette couleur lui avait manqué. En effet, elle avait toujours refusé de voir Harry revêtir des robes dans les tons verts, ceux-ci lui rappelant douloureusement sa trahison. Et les yeux de son époux, auparavant éblouissant par leur couleur pure de jade avaient semblé devenir fades et ternes, couleur de la vase.

« Draco.. » Soupire-t-elle en passant ses bras autour de la taille du jeune homme sans réfléchir. Tout lui semble si naturel avec le blond. « Draco, ne te laisse pas miner. Cesse de tout garder pour toi. Tu l'as fait pendant tellement longtemps... »

« Hermione.. » Chuchote-t-il et son ton la fait frissonner. « Pourquoi es-tu revenue ? J'ai tant espéré ce jour et pourtant il me semble aujourd'hui évident qu'il n'y a aucune raison à ton retour.. »

« Est-ce ta question ? » S'étonne la jeune femme.

« Non Hermione. Ma question est bien plus importante mais je sais que tu n'es pas revenue juste pour plaire à ma mère. » Répond-il en se tournant.

Ses yeux sont deux lacs couleur perle et deux rivières coulent sur son visage angélique. Il se place face à elle et la serre contre son cœur. Puis il enfouit son nez dans les cheveux sauvages qui lui ont tant manqué.

« Je ne sais pas pourquoi je suis revenue.. » Avoue Hermione. « Je suppose que j'avais besoin de me souvenir de cette période heureuse qu'on a passé ensemble. Que j'avais besoin de retrouver quelqu'un qui me connaisse vraiment. J'avais besoin de changer d'air. Et tu avais besoin de moi... »

Un long moment de silence s'installe. Son visage à elle est enfoui dans son cou à lui. La peau sous son nez dégage une douce odeur qui l'a toujours rassurée. Tout jusqu'à la texture de l'épiderme de son ancien amant lui rappelle des souvenirs émouvants. D'antiques souvenirs d'une vie révolue. Peut-être aurait-elle du donner sa chance à Draco...

Draco la serre encore davantage contre lui et, bien que consciente du caractère audacieux du jeune homme elle le laisse faire. Ce soir, elle en a marre d'être raisonnable. Et puis, elle peut bien lui concéder ça non ?

« J'aime à penser que c'est parce que je te manquais... » Susurre-t-il et le souffle brûlant qui balaie sa gorge la fait frissonner. Merlin, il a toujours su y faire avec elle !

« Il y a de ça... » Concède-t-elle et il rit. Ce son grave et plein de vie la fait frémir.

« J'avais oublié ce que c'était de te tenir tout contre moi. » Confesse-t-l. « Maintenant plus qu'auparavant, je savoure ma chance. »

« J'avais oublié aussi ce que c'était que d'être prise dans une étreinte emplie d'amour.. » Murmure-t-elle mais il ne l'entend pas. « Tu voulais me poser une question, Draco, non ? »

Elle le sent se raidir tout contre elle. « Certes... » Grimace-t-il et si elle ne la voit pas, elle imagine la moue angoissée qui doit être apparue sur le visage du blond. « Hermione, penses tu qu'un jour, tu seras capable de m'aimer ? D'amour je veux dire. Aussi fort que je t'ai aimée. »