Salut à tous ! Nous revoilà pour le chapitre hebdomadaire !


Précédemment :

« Ok, on se voit ce soir alors, je vais par-là » l'informa-t-elle en montrant une rue adjacente.

« Pas de problème, à tout à l'heure le gringalet » se moqua Pit en s'éloignant.

« Parles toujours sale traître » grogna (T/p). À présent, il ne lui restait plus qu'à aller chercher ses affaires et sa monture avant de rentrer au baraquement.

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Chapitre 6 – La dernière soirée de repos

« Oh ! Mon joli visage est de retour ! Argh, ta belle peau est en sale état ! » s'exclama Telma en voyant (T/p) entrer dans sa taverne. La jeune fille sourit et s'approcha du comptoir où la serveuse nettoyait une chope. Elle avait de la chance, l'heure était calme et le bar était quasiment vide.

« Salut Telma ! » lança-t-elle en s'asseyant sur un tabouret. La gérante s'affaira quelques secondes avant de revenir, une pinte pleine de bière. Elle la posa fermement devant la jeune fille qui fut surprise. « Euh… Je n'ai rien commandé… » s'étonna-t-elle en levant ses yeux vers la femme. Un immense sourire envahit le visage de Telma qui se pencha, mettant en avant sa poitrine.

« Allons-bon, c'est la maison qui offre. Tu ne crois pas que je ne suis pas au courant de ta réussite d'hier ? » dit-elle à mi-voix. « Je t'ai vu sur le terrain et je t'ai tout de suite reconnue » s'amusa-t-elle en voyant l'expression de sa cliente se décomposer. « Alors comme ça, tes affaires 'personnelles' consistaient à te déguiser en garçon pour entrer à la garde d'Hyrule ? »

« Je… C'est… Que… Je… » bégaya (T/p), ne sachant pas quoi dire pour se justifier. Le rire bien heureux de Telma la fit taire.

« Voyons, ne panique pas. Après tout, je ne suis pas censée être au courant de qui tu es Gwen » souffla-t-elle. « Ce petit secret restera entre nous et je ne laisserai personne être au courant » lui promit-elle en un clin d'œil. « Maintenant, bois ta bière, j'y tiens. C'est ma manière de te féliciter et de t'encourager ! » lança-t-elle en s'éloignant. (T/p) rebaissa les yeux sur le liquide légèrement alcoolisé et soupira avant de le boire le plus vite qu'elle put. Elle risquait de manquer de temps avant la nuit… Finalement, elle quitta son perchoir et remonta vers sa chambre où elle rassembla toutes ses affaires. Elle trouva son poignard, qu'elle avait laissé dans son sac avant d'aller participer au tournoi, ne voulant pas être accusée de tricherie, et le détailla. Il était très fin et pouvait s'apparenter à un grand couteau mais la lame était bien plus aiguisé. Le manche était très travaillé. Il s'agissait de l'œuvre du meilleur orfèvre de la capitale selon son père. La pierre qui ornait le métal ciselé était un grenat et provenait des mines Goronnes, dans la montagne de la Mort. La jeune fille sourit et souleva sa tunique afin de le ranger dans l'espace prévu à cet effet dans son dos. Il était invisible à présent. Puis, elle redescendit au rez-de-chaussée avec son sac sur l'épaule.

« Telma ! » appela-t-elle en s'avançant vers le bar. La concernée arriva vite, n'étant pas débordée par le peu de clients présent.

« Tu pars ? » demanda-t-elle en voyant le sac sur son dos. (T/p) hocha la tête.

« Oui, je dois tout ramener dans les dortoirs de la garde. Je te remercie pour l'accueil et tiens, pour la nuit d'hier » dit-elle en posant quelques rubis sur le comptoir.

« Je comprends, fais attention, les hommes sont des rapaces ma jolie, ne te laisse pas avoir » souffla Telma en prenant l'argent. « Si jamais tu as besoin de soutien ou d'un refuge, je serais toujours là, soit en sûre. Le bar te sera ouvert » l'informa-t-elle. La jeune fille habillée en garçon sourit largement en se dirigeant vers la porte.

« Merci Telma, tu es la meilleure ! » lança-t-elle en partant. Bien, maintenant que l'après-midi était bien avancé, elle devrait aller chercher (P/c). Elle déambula dans les rues en direction de la sortie, acheta du pain pour son repas à la boulangerie de la veille et finit par atteindre les portes. Elle traversa aisément le pont-levis et s'éloigna de quelques mètres des remparts. Une fois fait, elle laissa son regard dériver sur la plaine et porta ses mains à sa bouche. Elle imita le son d'une chouette plusieurs fois d'affilées puis attendit. Rapidement, une tâche de couleur apparue à l'horizon et elle reconnut son fidèle compagnon. Un hennissement s'éleva dans l'air et elle sourit. L'étalon s'arrêta à quelques mètres d'elle et combla la distance au pas avant de lui donner un coup de chanfrein sur le torse. « C'est bon, je suis là » rit-elle en reprenant son équilibre. « D'ailleurs, je t'ai trouvé une place de choix. Je suis certaine que tu vas t'y plaire et nous serons proches ! » s'enthousiasma-t-elle en saisissant les rênes. Elle se hissa sur la selle de l'équidé et le mena d'une main à travers les rues de la citadelle. Heureusement qu'elle avait repéré les rues peu fréquentées, c'était plus pratique ! Puis, elle finit par apercevoir les remparts du château et le baraquement des gardes, dans le terrain protégé adjacent. Elle sortit de l'agitation de la ville et y pénétra. Il n'y avait pas grand monde et les gardes qui la croisèrent la regardèrent avec étonnement. Finalement, la jeune fille arriva aux écuries et mit pied à terre. « Rob ? Vous êtes là ? » demanda-t-elle en s'avançant dans l'allée protégée.

« Gwen ? C'est toi ? » dit-on. La concernée tourna sa tête dans tous les sens avant de voir que le palefrenier sortait de la remise. Il était crasseux et semblait épuisé. « Tu viens pour (P/c) ? » demanda-t-il.

« Oui, le voilà » annonça-t-elle en se décalant pour qu'il voie l'étalon. Les yeux du vieil homme se mirent à pétiller et il s'approcha.

« C'est une magnifique monture que tu as là ! Elle est robuste et semble assez farouche pour le combat ! D'ailleurs, il me rappelle l'un de nos chevaux. Il était indomptable et nous avons dû nous en séparer. Je ne me souviens plus de son nom mais je sais qu'il avait cassé plusieurs pieds » rit-il. La jeune fille grimaça. C'était (P/c). Elle en était sûre. « Le box est en parfait état maintenant ! Tu peux aller le mettre dedans » l'informa-t-il en lui laissant la voie libre.

« C'est vrai ? Merci ! » s'exclama-t-elle en se dirigeant vers le nouvel habitat de sa monture. « Tu vois, tu vas être bien là » souffla-t-elle en l'y installant. Elle le dessella avant de fermer la porte et de poser ses affaires sur le côté. Seulement, instantanément, elle entendit des grincements de dents venir de l'intérieur du box. Épona venait de relever la tête et semblait contrariée de la présence de son voisin.

« J'avais peur que ça arrive… » soupira Rob en la rejoignant.

« Quoi ? Comment ça ? »

« Cette jument à un caractère de chien. Elle n'acceptera pas un nouveau dans la troupe si elle ne garde pas l'ascendant… » (T/p) écarquilla les yeux et regarda les deux animaux se défier alors que le sien commençait à frapper dans la cloison. « Je sens que la nuit va être longue… » dit Rob, dépité.

« Je suis désolée… » souffla-t-elle. Le palefrenier haussa les épaules.

« Ce n'est pas grave, ça finira bien par passer » dit-il en repartant. La jeune fille fixa la plaque au nom de sa monture avant de lui adresser un dernier regard et de partir en levant les yeux au ciel. « Par contre, jeune homme ! » l'interpella Rob. Elle se retourna. « Tu es celui qui devra t'occuper de le sortir et de le rentrer ainsi que de son exercice. Je ne suis pas responsable de ce cheval-là. Je ne fais que le box et la nourriture pour lui ! » lui rappela-t-il. Elle hocha la tête.

« De toute façon, vous vous feriez trainer ! » lança-t-elle en le saluant de la main. Elle savait que personne à part elle ne devrait se risquer à s'occuper de ce cheval… Doucement, elle retourna à sa chambre, se demandant ce qu'elle allait pouvoir faire quand une idée traversa son esprit : l'infirmerie. Le médecin voulait la voir et elle devait lui demander une pommade. Elle s'y rendit donc.

« Entrez » répondit une voix une fois qu'elle eut toqué contre la porte. Elle ne se fit pas prier et entra. « Ah, mon garçon, c'est toi. Je me demandais si tu allais finir par passer » dit-il avec un sourire. Il fouilla dans son tiroir et sortit son dossier. Il commença à noter des choses avant de lui faire signe de s'assoir. (T/p) obéit et attendit. Enfin, l'homme leva les yeux vers elle. « Tiens, il t'est arrivé quelque chose pour que tu sois dans cet état ? » s'étonna-t-il en se levant. La jeune fille grimaça. Evidemment, ce n'était pas invisible.

« J'ai fait une rencontre peu agréable hier soir » avoua-t-elle en baissant les yeux. Le médecin rit.

« Il faudra penser à les éviter à l'avenir. Tu ne vas pas tenir à ce rythme. » Elle ne répondit pas. Il avait raison. « Alors, qu'est-ce que tu as ? » demanda-t-il. « Profitons-en pendant que tu es là. »

« Ce sont juste des ecchymoses qui vont partir mais j'ai le poignet droit… en miette » soupira-t-elle. L'homme en tunique blanche haussa un sourcil et regarda le dit poignet qui comportait un atèle. D'ailleurs, ça l'avait bien handicapé toute la journée… Il s'approcha et le saisit délicatement afin de l'examiner. Il fit plusieurs tests de flexion qui firent grimacer la jeune fille avant de se reculer.

« Bon, bon, bon » soupira-t-il en saisissant de quoi écrire. « Il se trouve qu'il n'est pas cassé, bonne nouvelle pour toi. Par contre, il est bien fragilisé. Je ne sais pas si tu vas être en mesure de tenir une épée… » souffla-t-il en écrivant.

« Je peux le faire ! » s'exclama-t-elle en sursautant. Le médecin leva les yeux vers elle.

« Ce n'est pas très prévenant… » poursuivit-il. « Je sais que les entraînements peuvent êtres rudes parfois, surtout au début, et tu risques d'aggraver ton cas. Que feras-tu s'il finit par se briser ? » dit-il. (T/p) se mordit la lèvre.

« Je… ferais attention. Il n'existe aucune solution, même temporaire ? » Il secoua la tête.

« Le remède le plus puissant que je connaisse reste la potion rouge mais elle coûte une petite fortune et ce n'est pas tous les apothicaires qui la vende… » La jeune fille riva ses yeux sur le sol. Il avait raison, elle en avait déjà entendu parler. Elle ne pourrait jamais en avoir une pour demain. « En attendant, garde cet atèle, mets de la pommade sur tes ecchymoses et repose-toi. Tu es assez grand pour savoir si tu dois prendre le risque de te battre dans cet état » soupira-t-il. « Sinon, j'ai remarqué que tu avais bien récupéré de tes blessures d'hier. C'est bien. Je pense que tu vas pouvoir y aller. Ce sera bientôt l'heure du repas. Mange correctement et va te coucher » dit-il en rangeant son dossier qui contenait déjà deux pages. Elle soupira, c'était bien parti.

« D'accord, merci pour tout. » Il rit.

« Pour tout de maintenant ou pour tout ce qu'y va venir dans le futur ? » La jeune fille eut un sourire crispé. Venait-il de dire qu'elle allait se blesser souvent ? Elle rit par réflexe et s'en alla calmement. Elle remonta dans sa chambre, vide, et appliqua la pommade sur tous ses bleus. En se plaçant devant le miroir de la chambre, elle grimaça. Elle avait un énorme bleu sur l'arête de sa mâchoire et un autre sur le milieu de son nez. Heureusement, toutes les petites écorchures s'étaient déjà refermées sans laisser de marques visibles. Elle appliqua la crème sur l'intégralité de son visage par précaution et rangea le pot dans un tiroir. Finalement, elle refit ses bandages avant de descendre. En bas des marches, elle entendit le brouhaha du réfectoire l'attendre. Pourtant, il était moins fort que la veille.

« Gwen ! » s'exclama une voix familière à l'autre bout du bâtiment. Elle redressa la tête et trouva Pit, assis à leur table. Elle sourit et le rejoignit d'un pas léger avant de s'asseoir. Le réfectoire n'était pas entièrement rempli comme hier car la plupart des élèves retournaient dans leurs maisons de famille le dimanche. Peu restaient tout le temps comme eux.

« Salut » dit-elle. Il la regarda.

« Tes blessures se sont améliorées, et ton bras ? » demanda-t-il. (T/p) soupira et attrapa sa fourchette de la main gauche pour piquer maladroitement les aliments dans son assiette. Malheureusement, elle était droitière et heureusement, il n'y avait rien à couper ce soir.

« Les bleus vont bien mieux mais mon poignet c'est une autre paire de manche… » souffla-t-elle. « J'arrive à peine à le remuer sans que ça me lance » grogna-t-elle. « Cet enfoiré d'Eliot ! » Elle resserra sa prise sur son couvert. Ses yeux dévisagèrent chaque recrue présente dans le réfectoire mais son bourreau n'était pas là.

« Au moins tu connais son prénom, c'est déjà un début. » Pit avait reculé pour s'installer confortablement dans sa chaise, ayant fini de manger.

« Si j'avais pu ne pas le rencontrer, ça m'aurait fait plus plaisir » maugréa la jeune fille. Le Gerudo rit à sa blague et s'empara du couteau posé sur la table. « Qu'est-ce que tu fais ? » s'étonna-t-elle en se penchant vers lui.

« Comme les autres » dit-il avec concentration alors qu'il gravait son nom dans le bois de la table.

« Pfff, je le ferais quand j'aurais récupéré l'option main droite » grimaça-t-elle. Elle finit son assiette et but son verre d'un trait avant de remarquer que toutes les recrues étaient parties se coucher. « Dis Pit, tu ne voudrais pas faire une balade digestive ? » proposa-t-elle. Le garçon releva les yeux vers elle.

« Pourquoi pas, je suis un peu à cran pour demain, je dormirai mieux. » Elle hocha la tête, entassa la vaisselle sale comme à son habitude et se leva. Son ami la suivie et ils sortirent marcher pendant une grosse demi-heure. En revenant, il ne restait plus beaucoup de monde dans la cantine. En fait, il ne restait qu'un groupe de 5 personnes joyeusement attablée devant des plats complètements vides. (T/p) repéra rapidement le héros en tenue décontractée. Était-ce des camarades à lui ? Soudain, l'un de ses camarades tapa sur l'épaule de Link qui le regarda avant de tourner la tête vers ce qu'il pointait… c'est-à-dire : eux. La jeune fille s'empêcha de piquer un fard en croisant les yeux bleus de l'hylien. Ce dernier leur sourit chaleureusement et leur fit signe de les rejoindre. « Bah, avance » s'amusa Pit en la poussant dans le dos. Il les emmenait tous les deux jusqu'à la table de leurs ainés.

« Salut mes grands ! » s'exclama l'un d'eux en souriant.

« Euh… bonjour » répliqua (T/p).

« Allons, soyez pas si intimidés, on ne va pas vous manger ! » se moqua-t-il. La jeune fille grimaça intérieurement. Le problème n'était pas qu'elle était timide, c'était qu'en tant que garçon, elle l'était. Elle ne savait pas comment se comporter ! Si elle les avait rencontré en tant que fille (ce qui ne serait jamais arrivé en fait) elle aurait été bien plus joviale…

« Bonjour ! » sourit Pit en se positionnant à côté d'elle.

« Qu'est-ce que vous faites encore debout à cette heure ? Les entrainements commencent demain ! » leur lança l'un d'eux.

« On a fait une petite balade digestive pour mieux dormir » leur expliqua le Gerudo. (T/p) lui laissait la conversation, elle était bien trop gênée.

« Je vois, vous avez raison, on devrait faire pareil pour décuver » rit-il de bon cœur. « Mais, vos têtes me disent quelque chose… » reprit-il.

« Ce sont les recrues du tournoi » leur apprit Link en finissant sa pinte.

« C'est ça » affirma Pit.

« Mais, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? » s'étonna l'un d'eux. (T/p) écarquilla les yeux en voyant qu'il pointait son bras et son visage. Elle fit un pas en arrière.

« Ah, euh… je… je suis tombée dans les escaliers ! » s'exclama-t-elle en riant nerveusement.

« En voilà un petit maladroit » se moqua un garde.

« J'ai tendance à ne pas regarder où je pose mes pieds et voilà ce que ça donne » dit-elle en se grattant la joue.

« Mais tu es droitier ? » demanda-t-il. Il y eut un blanc.

« Oui… » Un sifflement contemplatif empli l'air.

« Eh bah, bonne chance pour demain, tu vas avoir dû mal à soulever une arme… » (T/p) leva son autre bras.

« Je ferais avec l'autre en attendant » tenta-t-elle.

« Avec le gauche ? Tu veux te battre comme un gaucher ? » Elle hocha la tête.

« Pourquoi pas ? »

« Nan, nan, c'est juste qu'on est loin d'être ambidextre dans le combat, et puis, les gaucher sont chiants à battre, ils inversent toutes tes habitudes. » Elle sourit en voyant qu'ils visaient Link. Il était gaucher ? Elle n'y avait jamais fait attention…

« Je me suis déjà battu contre des gauchers, ils ne sont pas si terribles » souffla-t-elle.

« Si tu le dis gamin, et bien, bonne chance. » Pit et (T/p) inclinèrent la tête et remontèrent dans leur chambre en silence. Le Gerudo s'assit sur son lit avant de commencer à rire.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » s'étonna-t-elle.

« Tu n'aurais pas pu trouver une excuse plus chevaleresque que les escaliers ? » se moqua-t-il. Elle gonfla ses joues.

« Désolée, j'étais à cours d'idées » maugréa-t-elle.

« Ouais, c'est ça, Gwen le maladroit. Allez, je vais dormir moi ! » dit-il en rabattant la couette. Elle retira sa brassière et en fit de même en veillant à bien placer son bras. Elle fixa longtemps le plafond en pensant à l'entraînement du lendemain.

Elle avait l'habitude de se battre contre les gauchers, son père en était un. Elle s'était aussi déjà battue à plusieurs reprises avec la main gauche sous sa demande et lui avec la droite. C'était tellement plus dur, elle perdait en force, en précision et en rapidité. Mais elle devrait faire avec, elle n'avait pas le choix…