Salut tout le monde ! Avant d'attaquer le chapitre, je tenais à prévenir qu'à présent, avec la reprise des cours, il y aura un chapitre par semaine, le samedi. Ce sera plus pratique pour moi. ^_^

N'hésitez pas à laisser une review, c'est important pour moi et ça m'aide !


Le matin des Jeux, Armin se réveilla tôt, encore plus tôt que l'heure matinale où son styliste était censé venir les chercher pour y aller. Il n'avait pas beaucoup dormi. Il savait qu'il aurait dû ; qui savait s'il aurait le temps de se reposer dans l'arène ? Sa tête était un véritable fouillis. Tout y était mélangé : les titans, Annie, sa relation avec elle, et puis, l'arène... Il serait éternellement reconnaissant envers Annie pour ce qu'elle a fait ces deux derniers jours. Elle lui avait appris ses prises de corps-à-corps, lui avait permis d'avoir une bonne note à l'évaluation et lorsque les informations avaient filtré, son petit rôle d'ingénue leur avait permis de s'en sortir sans trop de casse. Il était rentré dans son jeu difficilement, mais l'effet obtenu était excellent. Sasha n'avait rien dit mais Hanji l'avait félicité. « Quelle belle pirouette tu nous as fait là ! s'était-elle exclamée. Vous vous étiez mis d'accord ? Vous êtes alliés ?

-Non... » avait simplement répondu Armin, toujours perdu dans ses pensées.

Son mentor ne lui avait laissé aucune consigne particulière pour l'arène, si ce n'était « Sers toi de ta tête. On se servira des sous pour t'aider. » Armin n'était pourtant pas sûr qu'il avait décroché énormément de sponsors, même avec son numéro avec Annie. Il était plus probable qu'ils aient choisi de sponsoriser la blonde, en privilégiant celle qui avait le plus de chance de survie.

Maintenant qu'il était à moins d'une heure de son lever, il ne pensait quasiment plus à Annie, mais à sa propre survie. Allait-il trouver de l'eau ? De la nourriture ? Il était soulagé d'avoir une alliance avec Sasha, Eren et Mikasa, mais si l'un d'entre eux se faisait tuer, tiendra-t-elle toujours ?

Ses pensées s'enchaînant, il entendit Moblit toquer à sa porte. « C'est le grand jour ! ». Le grand jour, se répéta Armin dans son esprit. Exactement. Il s'extirpa des draps.

Il ne vit personne, ce matin-là. Moblit, son styliste qui était un homme particulièrement nerveux, le conduisit sur le toi du Centre d'Entraînement où les attendait le hovercraft, le gigantesque véhicule volant qui les transporterait dans l'arène. Lorsque Armin fut collé à l'échelle qui le remontait au monument volant par une petite décharge électrique, il regarda brièvement les immeubles scintillants du Capitole. Cela lui donnait l'impression d'être un oiseau, ce qui était ridicule. Il était pris au piège. Si il était un oiseau, il serait un poulet envoyé à abattoir. Une fois dans le hovercraft, un homme en blouse blanche lui introduisit le mouchard dans son poignet à l'aide d'une seringue. La douleur qu'il éprouva lorsque l'instrument en métal pénétra dans son poignet lui fit se demander s'il ressentirait une telle douleur lorsqu'il allait être tué. Il espérait juste que ce ne serait pas au mains d'un carrière. Il avait entendu dire que la fille du 2, Ymir, était une vraie sauvage. Où était Eren pour le défaire de ses idées fatalistes ? Il se sentait bien seul, à présent.

Une fois que Moblit fut hissé à bord à son tour, ils furent conduits dans une cabine où on leur servit un petit-déjeuner. Armin, dans son état de stress, ne pensait pas à grand chose mais savait qu'il devait manger beaucoup, au cas où il ne trouverait pas de nourriture immédiatement dans l'arène. Il se jeta sur la nourriture, engloutissant tout le plus vite possible pour ne pas vomir. En dévorant les patates, il eut une pensée pour Sasha qui les aimait tant. Une heure plus tard, les hublots de la cabine, qui montraient le ciel, s'obscurcirent. C'était la fin du voyage.

Dans la cabine de lancement métallique, Moblit aida le blond à s'habiller. Il lui proposa d'attacher ses cheveux blonds, mais Armin, plus que stressé, lui rétorqua que quitte à mourir, il ne voulait pas mourir ridicule. Le styliste se résigna poliment. La tenue des tributs de cette année consistait en un pantalon blanc, un T-shirt blanc, d'une veste entre le marron et le beige avec un symbole étrange dessus qui s'arrêtait aux bas de côtes, ainsi que de bottes hautes. Il y avait également le harnais de tridimensionnalité, qui lui noua encore plus l'estomac. « On dirait un uniforme, constata le garçon.

-Un uniforme spécialisé, dans ce cas. » répondit le styliste.
Armin regarda son harnais de cuir brun et pâlit en songeant que si on les avait entraînés à ça plus que tout le reste et qu'on le leur mettait directement, il y aurait bien quelque chose à combattre. Il soupira, mais sa respiration était tremblotante. Il bougea un peu, sous l'ordre de son styliste. Rien ne le gênait. Il était prêt.

Il n'échangea aucun mot avec Moblit, qui néanmoins lui souriait d'un air qu'il voulait rassurant. Dans le silence de l'attente qui le séparait du début des Jeux, Armin se demanda si cet homme avait une femme, des enfants, des amis. S'il avait fait des études brillantes, qu'il avait connu une jeunesse fougueuse. Il se demandait comment il avait perdu sa virginité avant d'entendre la voix métallique qui lui disait de se préparer au lancement. Armin regarda son styliste d'un air désespéré. L'autre le prit par les épaules. « Allez, lui dit-il. »

Le blond se dirigea vers la plateforme montante métallique. Un cylindre de verre descendit sur lui. Il eut à peine le temps d'entendre Moblit lui lâcher un « Bonne chance. » que la plateforme s'éleva. Il eut envie de hurler, mais sa voix restait bloquée dans sa gorge.

La lumière, tout d'abord, l'éblouit. Il ne sentait aucune odeur particulière, si ce n'est une odeur lointaine de foin. Juste avant qu'il ne recouvre complètement la vue, il entendit le speaker, Claudius Templesmith, annoncer :

-Mesdames et Messieurs, que les 28e Hunger Games commencent !


« Mesdames et Messieurs, que les 28e Hunger Games commencent ! »

Annie savait qu'il lui restait 60 secondes pour reprendre ses esprits. Elle ne pouvait pas encore bouger de sa plaque métallique, à cause de la mine antipersonnelle qui les empêchait de descendre. Une ancienne carrière du District 1 à l'âme suicidaire s'en était servie, il y a des années, pour mourir. Le plus terrible, dans tout ça, c'est que si la mine lui avait bien arraché les jambes, la fille n'était pas morte sur le coup et elle avait agonisé pendant des heures car les autres tributs la croyaient morte. Annie secoua la tête. Pourquoi elle pensait à ça maintenant ?

Il lui restait 45 secondes.

Elle commença à détailler le paysage autour d'elle. D'abord, les côtés. A sa droite, Jean. Un allié du District 3. Très bon. A sa gauche, Isabel, du District 4. Moins bon. Très rapide, furtive et excellente en tridimensionnalité. Cela lui avait probablement valu le sept qu'elle avait eu à son entraînement. Bon. Courir vers Jean. Devant elle, la Corne d'Abondance, métallique, dorée. Elle regorgeait de tout le matériel dont elle avait besoin. Notamment, des cartouches de gaz et un système tridimensionnel. Elle se rendit compte que la Corne en possédait une cinquantaine. Tout ça ? Elle savait grâce au harnais qu'il était mieux d'en avoir un. Mais il s'agissait d'une arme comme une autre. Les autres années, les armes étaient réparties équitablement. Bon. Pas le temps de tergiverser.

30 secondes.

Elle réalisa qu'elle était au centre d'une place, dans une sorte de ville. « Trost » lut-elle sur une pancarte. Drôle de nom, songea-t-elle. Mais le plus étrange était probablement que l'arène, si elle s'arrêtait-là, devait être minuscule. En effet, ils étaient entourés de murs géants, qui faisaient environ 50 mètres, dont le plus proche ne devait être qu'à une centaine de mètres de distance. Elle comprit alors qu'ils allaient pouvoir escalader ces murs grâce à la manœuvre tridimensionnelle. Elle comprenait mieux la présence de tout les dispositifs.

20 secondes.

Elle lut dans le regard de Jean qu'il avait aussi compris. Elle regarda à nouveau dans la Corne d'Abondance. Sous les systèmes de manœuvre tridimensionnelle, il y avait les outils classiques. Couteaux, haches, arcs et flèches, javelot... Son cœur se serra en le voyant. Il lui faisait penser à Armin, qui devait être d'un autre côté de la Corne. Il était assez bon pour escalader le mur. Elle espérait qu'il arriverait à avoir un dispositif de manœuvre. Elle se surprit à être soulagée qu'il aie une alliance avec d'excellents éléments. Ensemble, ils se débrouilleraient...

10 secondes.

Même avec ses potentielles chances de survie, avec de la malchance, elle serait peut-être morte dans 10 secondes. Sa tête était vide. Un seul souvenir remuait dans sa tête : « Jolie frappe, Annie ! Bien joué, ma fille, je suis fier de toi. »

Son père.