Note de l'Auteur : Mea culpa pour ce long retard, 9 mois. Désolée.

Résumé pourri : Voldemort débarque chez les Dursely qui finissent 6 pieds sous terre pour emmener Harry dans son château qui est la copie de Versailles. Il aurait besoin de Harry pour l'aider à sortir de l'hoooorrible fiction où ils sont coincés, et puis en plus, il a Ginny et Ron dans ses cachots au cas où Harry ne serait pas d'accord. Donc Harry lit le premier tome des aventures de Harry Potter et fait une méga crise de nerfs où il réduit le pauvre mobilier qui a rien demandé à personne en bouillie. La lecture des livres semble entraîner des réaction violentes chez les personnages... La question est : arriveront-ils à aller dans le monde réel ? Dans le dernier chapitre Harry va voir ses gentils amis et se fait gentiment assommé par Ron.


Chapitre 7 :

Harry ouvrit la porte et s'avança. Il vit Ginny qui paniqua et s'écria :

-NON ! Ron, ne...

BLAM !

Quand Harry repris ses esprits, il vit le joli minois de Ginny penché sur lui avec inquiètude. Il avait l'impression qu'on lui avait défoncé le crâne à l'aide d'un chandelier en argent style Louis XV.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-il.

-Ron t'as assommé avec un chandelier en argent style Louis XV, répondit Ginny en lançant un regard meurtrier à son frère.

Celui-ci se dandinait d'un pied sur l'autre et ses oreilles étaient toutes rouges.

-Désolé, fit-il d'une toute petite voix.

-ça va, répondit Harry en se relevant. Je suis rudement content de vous revoir, vous deux.

-Il faut qu'on s'en aille d'ici le plus vite possible. Comment as-tu fait pour te libérer, Harry ? lui demanda Ginny.

Harry se mordit les lèvres. Il n'avait pas du tout pensé aux explication qu'il lui faudrait fournir à ses amis. Déjà Ginny l'entraînait dans les couloirs en regardant à chaque angle de mur si personne ne venait.

-En fait, je n'était pas prisonnier, lâcha Harry.

-Pardon ?

Ron et Ginny le regardèrent avec un air suspicieux. Harry était navré et cherchait une manière de leur expliquer la situation qui ne soit pas trop rude.

-Voldemort souhaitait mon aide pour résoudre une affaire, et c'est pour ça qu'il vous a capturés. Mais à présent vous pouvez partir si vous le désirez, et moi aussi...

A sa grande surprise, Ginny éclata en sanglots.

-Bon sang, calme-toi, Ginnny, supplia Ron en la prenant dans ses bras. Je suis sûr que Harry a une explication !

Il jeta au jeune homme un regard pressant.

-Heu... Nous sommes coincés dans un livre et là Voldemort et moi essayons de sortir ? tenta Harry en leur souriant.

C'était sûrement la dernière chose à dire. La mâchoire de Ron se décrocha et tomba par terre, et ses yeux sortirent de leurs orbites ce qui était assez effrayant. Ginny pleurait de plus belle en disant :

-Fallait pas lui cogner dessus espèce de crétin sans cervelle !

Harry se demandait comment il allait pouvoir les convaincre que le coup qu'il avait reçu ne lui avait pas dérangé le cerveau, quand il entendit une voix familière et désagréable derrière lui :

-Vous emportez partout votre sale habitude de trainer dans les couloirs, Potter.

Harry dut lutter contre une subite envie de sortir sa baguette et de transformer son ancien professeur de potions de telle façon qu'il tienne dans un de ses bocaux d'ingrédients, le traaaîîître, le perfide serpent, l'immonde bâtard graisseux, et caetera, mais il se contenta de répondre avec les mâchoires crispées :

-Ici je reste dans les couloirs autant que je veux, je peux même y faire du roller en tutu rose, alors cessez de nous importuner et disparaissez !

Avant qu'il n'ait pu comprendre comment, Harry se retrouva soulevé dans les airs, puis projeté de haut en bas avec la force d'un boulet de canon. Rogue pointait sa baguette sur lui et la secouait furieusement, comme si il voulait décoller un morceau de papier adhésif collé au bout. Harry voyait arriver le plafond à toute vitesse, puis stoppait violement et repartait aussitôt vers le sol sous les cris terrifiés de Ginny en ayant l'impression de laisser toutes ses viscères derrière lui. Malgré le fait qu'il se sentait comme dans un shaker géant, il eut la présence d'esprit de tirer sa baguette magique et lança un Expelliarmus dans la direction approximative de Rogue. Celui-ci invoqua un bouclier qui brisa son sortilège de Levitatio corporis et Harry s'écrasa au sol comme une crêpe.

Le temps qu'il ait vomi tout son saoul et rassuré ses amis sur son état, Rogue était déjà parti dans un tourbillon de robes colérique.

Après une série d'explications plus crédibles, Harry avait collé Ron d'office devant un livre, seulement lui car il ne voulait pas bouleverser davantage Ginny, et était allé se promener avec elle dans les jardins. (NDLR : Ben voui il y a des jardins. Imaginez Versailles au milieu d'un champ de bettraves !)

Le dédale coloré donnait une impression de sécurité, comme s'ils étaient dans un gros cocon de verdure. Le plein air après tant d'heures passées le nez collé à un écran, la présence de Ginny donnaient à Harry l'impression que son esprit flottait hors de son corps, dans une sorte d'euphorie cotonneuse. Il se sentait léger comme une plume et se perdait dans de vagues considérations philosophiques. Sous le soleil éclatant, les cheveux roux et frisés de Ginny étincellaient comme une auréole et la faisaient ressembler à un ange. Ils marchaient main dans la main sans échanger beaucoup de paroles, simplement heureux d'être ensemble. En passant par la roseraie, ils s'amusèrent à constituer un gros bouquet multicolore bourdonnant d'abeilles, vite abandonné sur un banc. (Ishtar : EURK ! Litany, je t'ai déjà dit de ne pas te noyer de chocolat ! Sinon, c'est l'indigestion de guimauve assurée ! LOL) (Litany : Je HAIS le chocolat :'( C'est pas bon j'aime pas ça !)

Harry et Ginny étaient en train de se rouler des p... heu...de s'embrasser goulum... non, de se prouver leur amour mais d'une façon plus physique, quand Ron débarqua comme un fou furieux, se jeta sur Harry et se mit à le bourrer de coups en lui hurlant dessus. Il était tellement énervé que Harry eut du mal à lui résister et Ginny fut obligée de jeter à son frère un Stupéfix pour l'arrêter.

Quelques instants après, Ron était en train de bafouiller des excuses et de poser tout en tas de questions à la fois à Harry. Le jeune homme comprenait très bien sa réaction, et ils eurent une très longue discussion sans Ginny. Harry craignait au fond de son coeur que si elle apprenait la vérité Ginny cesserait de l'aimer. C'était bête mais il n'y pouvait rien.

Ron se montra étonnament compréhensif et Harry le quitta le coeur moins lourd. Un jour il quitterait ce monde, mais pour l'instant, il avait juste envie de passer le plus de temps avec sa petite amie.

Surtout que celle-ci l'acceuillit dans une tenue tout à fait spéciale ; elle portait un ravissant déhabillé en satin noir et de petits escarpins vernis à talons aiguilles. Ses cheveux paraissaient plus rouges et sa peau plus blanche que jamais, et elle arborrait un sourire victorieux devant l'expression de Harry. En effet, il commençait à baver de convoitise. Un petit ruisseau se formait entre ses pieds, contournant les menues inégalités du parquet.

Ginny s'avança vers lui souplement, sûre d'elle-même, mais elle se tordit la cheville et trébucha, et Harry la réceptionna dans ses bras.

-Les talons, indiqua la jeune fille avec un air gêné.

-Tu devrais en mettre plus souvent, ça nous rapproche, dit Harry en serrant davantage Ginny contre lui.

Tous deux éclatèrent de rire et je peux certifier qu'ils ne dormirent pas beaucoup cette nuit-là (un mois d'absence à combler, tout de même).

Le lendemain, Harry passa sa meilleure journée depuis qu'il avait quitté Poudlard. En compagnie de son meilleur ami, certes encore un peu boulversé, et de sa petite copine, il parvint à oublier le poids de la terrible révélation. Hermione lui manqua durant la journée, mais ce que lui dit Voldemort le soir même lui apprit qu'il la reverrait le lendemain.

En effet le Lord avait fait demandé à Harry de le rejoindre dans son laboratoire. Le jeune homme avait emmené Ron, et Ginny avait aussitot râlé contre les messes-basses entre garçons.

Le rouquin fut impressionné à la fois de rencontrer Voldemort, et aussi par le bordel qui régnait dans la pièce. C'était vrai que ça avait empiré depuis la veille. On avait plus de mal à se frayer un passage dans le fouillis indescriptible. Fouillis d'où surgit d'un seul coup Voldemort, faisant manquer un battement de coeur aux deux adolescents.

-Demain soir, nous serons dans le monde réel ! déclara-t il avec un enthousiasme jubilatoire.

Harry fit un effort pour sourire : ça faisait bien la dixième fois qu'il entendait ça. Voldemort remarqua alors le rouquin qui le fixait avec des yeux ronds comme des soucoupes.

-Ron, c'est cela ? demanda-t il avec dédain. Il faut que tu te déclares à Hermione, votre petit jeu est exaspérant à la longue ! (Ishtar : J'suis bien d'accord ! lol)

Harry pouffa et Ron manqua la crise cardiaque puis devint rouge brique.

-Vous avez peut-être trouvé un moyen pour nous faire sortir, alors ? demanda Harry au mage noir histoire de sortir son ami de l'embarras.

-Oui, reprit Voldemort en retrouvant immédiatement son sérieux. Mais cette fois-ci je ne peux pas te l'expliquer.

"A quoi ça sert de me faire venir, alors ?" soupira mentalement Harry.

-Comme c'est toi le héros, continua Voldemort, l'auteur garde forcément un oeil sur toi. Demain, j'aurais besoin que tu retiennes entièrement son attention pendant un certain temps.

-Comment je vais faire ça ? demanda Harry extrèmement dubitatif.

-Tu devras te débrouiller pour faire des choses intéressantes, choquantes, importantes ou inhabituelles. L'auteur sera forcé de ne s'occuper de toi, et il ne verra pas ce que je ferais pendant ce temps...

-ça doit forcément être une fille, pour écrire une fic aussi tordue, grommela le jeune homme.

-C'est une bonne idée, de dénigrer l'auteur, mais garde ta salive pour demain. Tu devras me laisser trois heures, de huit à onze, ça devrait largement suffire.

Harry acquiesça, réfléchissant déjà à comment garder les yeux de l'auteur fixés uniquement sur lui. Ils se séparèrent du mage noir, et Ron n'ouvrit la bouche qu'une bonne dizaine de minutes plus tard.

-Harry, tu te rends compte : Voldemort m'a conseillé de sortir avec Hermione !

Harry émit un petit rire moqueur et posa une main sur l'épaule de Ron qui commençait déjà à faire la moue.

-Tu vois : absolument tout le monde sait que vous êtes faits l'un pour l'autre, à part vous deux.

-Ouais, répondit vaguement Ron, perdu dans ses pensées. Il faudra que je lui dise... Peut-être demain... On devra passer chez moi au moins pour y déposer Ginny. T'as une idée de ce qu'on devra faire après pour heu... distraire l'auteur, c'est ça ?

-Pas trop, non. On pourrait peut-être aller au Ministère, je demanderais à voir le Ministre et je ferais semblant d'accepter sa proposition, au moins ça sera inhabituel.

-Hum... ça bouge pas assez. Et puis on ne tiendra pas trois heures là-dessus... Je sais : tu pourrais aller dans un endroit où il y a plein de moldus, et leur révéler l'existence de la magie, avec preuve à l'appui. Après il y aura la brigade des effaceurs de mémoire qui viendra et ça fera un beau bordel.

-C'est pas mal, mais imagine que l'expérience de Voldemort échoue : ça fait au moins vingt fois qu'il essaye, tu sais !

-Ah oui, quand-même...

-Eh bien... On improvisera demain, dit Harry quand ils arrivèrent devant la chambre de Ron.

-Ouais... C'est extraordinaire quand-même, tout ça, Harry. Nous sommes des personnages de romans pour enfants... Je sais que c'est vrai, mais ça paraît incroyable... Bon, bonne nuit.

-Ouais, dors bien Ron.

A suivre...


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