Résumé du Chapitre 5 :
Attaque des Mangemorts et rencontre d'un fantôme passé...
Chapitre 6
Nous n'avions dormi que quelques heures quand papa nous réveilla. Je me levais difficilement, le corps plus meurtri que je ne le pensais. Des ecchymoses commençaient à apparaître ci et là. Je retirais mon débardeur pour mettre un tee-shirt. Je sentis des regards dans mon dos, je me retournais alors et vit Hermione ébranlée par ce qu'elle voyait.
- Ginny… Que s'est-il passé cette nuit ? s'enquit-elle. Ton débardeur est dans un état lamentable, me dit-elle en désignant le haut taché de sang et déchiré par endroit qui gisait au sol. Et tu as l'air préoccupée… Et… Cette cicatrice sur ton bras est si…
- S'il te plaît, je… Je n'arrive pas à me souvenir, mentis-je.
- Oh, je comprends, répondit-elle.
Elle m'enveloppa tendrement dans une veste légère pour lutter contre le froid matinal, et finit par m'enlacer. Je sentis sa chaleur contre mon corps, je posais mon front contre son épaule. Je pouvais deviner son inquiétude et sa tristesse. Elle était peut-être l'amie de Ron, mais en cet instant c'était comme une sœur qu'elle agissait. Je la repoussais doucement en lui adressant un sourire timide, puis continua à me changer. Cinq minutes plus tard, nous étions dehors toutes les deux avec les garçons. Papa recourut à la magie pour démonter et plier les tentes. Une fois fait, nous nous hâtâmes de quitter le camping. Nous vîmes Mr Roberts debout à la porte de sa maisonnette, pourvu d'un étrange regard hébété. Il nous salua vaguement d'un geste de la main et nous murmura un « Joyeux Noël » peu convaincu.
- Il va s'en remettre, assura papa à voix basse tandis que nous avancions sur la lande. Parfois, quand on modifie les souvenirs d'une personne, elle est un peu désorientée pendant quelques temps… Et c'était très difficile de lui faire oublier une chose pareille.
En approchant de l'endroit où se trouvait le Portoloin, ils entendirent des voix affolées et virent une foule de sorcières et de sorciers rassemblés autour de Basil, le responsable des transports : tous exigeaient de partir le plus vite possible. Papa eut une rapide conversation avec Basil ; nous rejoignîmes ensuite la file d'attente et un vieux pneu usé nous ramena sur la colline de Têtafouine avant le lever du soleil. Dans la lumière de l'aube, nous traversâmes le village de Loutry Ste Chaspoule en direction du Terrier. Nous étions trop épuisés pour parler et ne pensions plus qu'à nous asseoir devant un bon petit déjeuner. Lorsque nous eûmes franchi la dernière courbe que décrivait le chemin de terre humide avant d'arriver chez nous, nous entendîmes un grand cri.
- Oh, merci, merci, au nom du ciel, merci !
Maman nous avait attendus devant la maison, et se précipitais vers nous, encore chaussée de ses pantoufles, le teint livide, les traits tirés, la main crispée sur un exemplaire froissé de La Gazette du sorcier.
- Arthur ! J'étais si inquiète ! Si inquiète !
Elle sauta au cou de papa et La Gazette du sorcier tomba par terre. Je jetais un coup d'œil, curieuse au journal dont les gros titres étaient : SCENES DE TERREUR LORS DE LA COUPE DU MONDE DE QUIDDITCH, au-dessus d'une photo en noir et blanc qui montrait la Marque des Ténèbres scintillant par-dessus la cime des arbres.
- Vous n'avez rien eu ? murmura maman affolée en relâchant papa et en nous regardant un à un, les yeux rougis – je me cachais le plus possible derrière mes aînés – Vous êtes tous vivants… Oh, mes enfants…
A la grande surprise de tout le monde, elle saisit Fred et George par le cou et les étreignit avec tant de force que leurs têtes se cognèrent l'une contre l'une.
- Aïe ! Maman, tu nous étrangles…
- Je vous ai grondés quand vous êtes partis ! dit-elle en se mettant à sangloter. Je n'ai pas cessé d'y penser ! Si Vous-Savez-Qui vous avait fait du mal alors que la dernière chose que je vous ai dite, c'est que vous n'aviez pas eu assez de BUSE… Oh, Fred… George…
- Allons, Molly, tu vois bien que nous sommes en parfaite santé, assura papa d'un ton apaisant.
Il l'arracha aux jumeaux et l'emmena vers la maison.
- Bill, dit-il à voix basse, ramasse le journal, je voudrais voir ce qu'il raconte…
Quand nous nous fûmes tous serrés dans la minuscule cuisine et qu'Hermione eut préparé à maman une tasse de thé très fort dans lequel papa insista pour verser un doigt d'Ogden's Old Firewhisky, Bill tendit le journal à notre père. Il parcourut la première page tandis que Percy lisait par-dessus son épaule. Je m'étais assise un peu en hauteur des escaliers, afin que maman ne puisse me voir, mais j'en profiter pour écouter ce qu'ils se disaient sans que personne ne m'assigne de leur regard emplit de pitié.
- J'en étais sûr, soupira papa. Nombreuses bévues du ministère… Les coupables n'ont pas été retrouvés… De graves négligences dans la sécurité… Des mages noirs se déchaînent… Une honte pour le pays… Qui a écrit ça ? Ah, bien sûr… Rita Skeeter.
- Celle-là, elle a une dent contre le ministère de la Magie ! dit Percy avec fureur. La semaine dernière, elle a écrit que nous perdions notre temps à pinailler sur l'épaisseur des fonds de chaudron au lieu de faire la chasse aux vampires ! Comme s'il n'était pas spécifiquement indiqué dans l'article douze du Règlement concernant le traitement des créatures partiellement humaines…
- Fais-nous plaisir, Perce, interrompit Bill en bâillant, tais-toi un peu.
- Elle parle de moi, déglutis papa tendu.
Ses yeux s'agrandirent derrière ses lunettes lorsqu'il lut la fin de l'article.
- Où ça ? s'exclama maman en avalant son thé de travers. Si je l'avais vu, j'aurais tout de suite su que tu étais vivant !
- Elle ne cite pas mon nom, répondit papa. Écoutez ça : Si les sorcières et sorciers qui s'étaient rassemblés dans l'angoisse à la lisière du bois attendaient quelques paroles rassurantes de la part des représentants du ministère de la Magie, ils en auront été pour leurs frais. Un membre du ministère est en effet arrivé un bon moment après l'apparition de la Marque des Ténèbres, en affirmant que personne n'avait été blessé mais en refusant de donner davantage d'informations. Cette déclaration suffira-t-elle à dissiper les rumeurs selon lesquelles plusieurs corps auraient été découverts dans le bois une heure plus tard ? Il est permis d'en douter. Et alors ? s'exclama-t-il d'un ton exaspéré en tendant le journal à Percy. C'est vrai que des personnes ont été blessé, qu'est-ce qu'elle voulait que je dise ? Je ne vais pas créer un élan de panique en disant qu'il y a même eut deux morts ! Les rumeurs selon lesquelles plusieurs corps auraient été découverts… Maintenant qu'elle a écrit ça, c'est sûr qu'il va y en avoir, des rumeurs ! Après avoir poussé un soupir, il rajouta : Molly, il faut que j'aille au bureau. Nous risquons d'avoir beaucoup de travail pour arranger tout ça.
- Je viens avec toi, père, dit Percy d'un air important. Mr Croupton aura besoin de tout le monde. Comme ça, je pourrai lui remettre mon rapport sur les chaudrons en main propre.
Et il sortit en trombe de la cuisine pour passer devant moi sans un regard. Maman avait l'air désemparé.
- Arthur, tu es censé être en vacances ! Tu n'as rien à voir avec cette histoire, ils peuvent sûrement s'en occuper sans toi.
- Je dois y aller, Molly, insista-t-il. Les choses ont empiré à cause de moi. Le temps de me changer et j'y vais…
- Mrs Weasley, dit soudain Harry, trop impatient pour attendre plus longtemps, Hedwige ne serait pas venue m'apporter une lettre, par hasard ?
Je roulais les yeux vers le ciel, il avait bien choisi son moment encore. En silence je me redressais pendant que maman répondait par l'infirmatif et monta au troisième étage pour rejoindre ma chambre. Une fois la porte refermée derrière moi, je me laissais aller contre le battant, la tête appuyée dessus. J'avais mal partout, surtout au niveau du crâne. Je me sentais las et incroyablement fatiguée. Il me paraissait clair que Harry, Ron et Hermione allaient encore fouiner et faire leur petite enquête, se moquant des personnes qui se trouver autour d'eux. Je soupirais. J'étais un peu injuste avec eux. Ils avaient déjà accomplis de grande chose, alors que moi, la seule chose capable de marquer les esprits que j'avais réalisé, ce fut d'avoir était sous le contrôle de l'esprit de Voldemort pour exécuter les horreurs qu'il me demandait de faire. Un ricanement moqueur surgit de ma gorge. Il valait mieux que je m'occupe de moi et que je cesse de me montrer si… envieuse.
Je portais ma main machinalement à mon cou, là où je portais mon collier, mais elle s'abattit seulement sur ma peau découverte. Une panique monta en flèche en moi. Mon collier, ma pierre d'Opale que Bill m'avait offerte pour mes cinq ans et qui ne m'avait plus quittée. Je me levais d'un bond, me provoquant un tournis intense, et entrepris sans faire attention aux sensations de malaise qui arrivait, à retrouver mon bijou. Je dû me tenir quelques secondes au bord de mon lit le temps que les sensations d'engourdissements quittes mon corps et que ma vision, voilée par un rideau opaque, retrouve sa clairvoyance. Je sortis en trombe, oubliant toute prudence, et jetais des coups d'œil stressé partout autour de moi. Je descendis dans la cuisine et vit que Charlie et Bill tentaient de réconforter maman. C'est alors qu'elle leva les yeux vers moi, et son teint, déjà bien pâle, blanchit d'avantage. Elle semblait ne plus avoir de couleur. Elle se leva maladroitement, une main devant elle, et me prit le visage entre ses mains :
- Ma chérie ! Que t'est-il arrivé ? Mon bébé ! éclata-t-elle en larme. Regarde dans quel état tu es !
Je m'en suis voulu a un tel point, j'aurais dû demander à Charlie, ou Bill, de lancer un sort de dissimulation afin de ne pas alarmer maman qui était déjà bien angoissée par la situation actuelle.
- Maman, je vais bien, assurais-je d'un ton chaleureux. Ne t'inquiète pas et ne te mets pas dans cet état. Regarde, je peux marcher ! Tu le vois bien ! J'ai mes deux jambes, mes deux bras, et aux dernières nouvelles, ma tête est encore sur mes épaules non ? essayais-je de plaisanter.
- Viens là, que je regarde mieux ! ordonna-t-elle avec tendresse.
Mes deux frères se penchèrent quand elle enleva mon tee-shirt et que je me retrouvais en soutiens gorge. De nombreuses entailles, plus ou moins profondes, avaient laissé des cicatrices. Maman vit mes ecchymoses, dont les plus importantes se trouvaient sur mon visage, et laissa échapper un couinement de douleur.
- Tu es sûr que tu ne te rappelles de rien Ginny, s'enquit Bill de sa voix grave et rocailleuse.
- Oui… Rien… tentais-je de me convaincre malgré mes nombreux flash-back.
- Il y avait aussi des vampires, se risqua-t-il alors – je serrais les dents à cette remarque – peut-être as-tu eu encore une altercation avec eux…
- Bill ! s'indigna maman. S'il te plaît ! Va voir ce que fais tes frères !
Il lui lança un regard surpris, mais n'insista pas et se résigna à exécuter ses ordres. Charlie fit de même, jugeant certainement qu'il était dangereux de rester plus longtemps ici. Je me rhabillais en lui disant que j'avais déjà reçu les soins nécessaires par un Médicomage, je vis alors les traits angoissées de maman se détendre instantanément sur son visage rond. Je déposai un bisou sur sa joue et l'enlaça avant de continuer mes recherches jusque dans le jardin. Mais aucune trace du collier…
Au cours de la semaine qui suivit, ni papa, ni Percy ne furent très présents à la maison. Tous deux partaient chaque matin avant que le reste de la famille se lève et rentraient chaque soir bien après l'heure du dîner.
- C'est une véritable tempête, leur expliqua Percy d'un air important la veille de leur retour à Poudlard. J'ai passé la semaine à essayer de calmer les choses. Les gens ne cessent de nous envoyer des Beuglantes et, comme vous le savez, les Beuglantes, quand on ne les ouvre pas tout de suite, elles explosent. Il y a des marques de brûlure sur toute la surface de mon bureau et ma meilleure plume a été réduite en cendres.
- Pourquoi ils envoient des Beuglantes ? demandais-je, assise devant la cheminée du salon en train de rafistoler avec du papier collant mon exemplaire de Mille herbes et champignons magiques.
- Pour se plaindre de la sécurité pendant la Coupe du Monde, répondit Percy. Ils veulent des dédommagements pour leurs tentes saccagées. Mondingus Fletcher a déposé une réclamation pour se faire rembourser une tente de douze pièces, cuisine, salle de bains avec Jacuzzi, mais je le connais, celui-là, je sais parfaitement qu'il couchait sous une cape tendue sur des piquets.
Maman jeta un coup d'œil à l'horloge de grand-mère qui se trouvait dans un coin du salon. J'aimais particulièrement cette horloge. Elle était complètement inutile si on voulait savoir l'heure, mais elle donnait d'autres informations très précieuses. Elle avait neuf aiguilles d'or dont chacune portait le nom d'un des Weasley. Le cadran ne comportait aucun chiffre mais des indications sur les endroits où pouvaient se trouver les membres de la famille. « À la maison », « à l'école », « au travail » étaient bien sûr mentionnés, mais on pouvait également lire « perdu », « à l'hôpital », « en prison » et, à la place où aurait dû normalement figurer le douze de midi, « en danger de mort ». Huit des aiguilles étaient pointées sur « à la maison », mais celle de papa, qui était la plus longue, indiquait toujours « au travail ».
- La dernière fois que votre père était obligé d'aller au bureau le week-end, c'était au temps de Vous-Savez-Qui, soupira maman. Ils le font beaucoup trop travailler. Son dîner sera immangeable s'il ne revient pas très vite.
- Père sait bien qu'il lui faut rattraper l'erreur commise le jour du match, déclara Percy. Pour dire la vérité, il était un peu imprudent de sa part de faire une déclaration publique sans s'être d'abord concerté avec le directeur de son département…
- Je t'interdis de critiquer ton père à cause de ce qu'a écrit cette horrible petite Rita Skeeter ! s'emporta-t-elle.
- Si papa n'avait rien dit, la vieille Rita aurait simplement écrit qu'il était scandaleux qu'aucun membre du ministère n'ait fait de commentaire, intervint Bill qui jouait aux échecs avec Ron. Avec Rita Skeeter, tout le monde a toujours tort. Tu te souviens, un jour, elle a interviewé les briseurs de sortilèges de chez Gringotts et elle a dit que j'étais un « benêt aux cheveux longs ».
- C'est vrai qu'ils sont un peu longs, mon chéri, fit-elle remarquer avec douceur. Si tu voulais bien que je…
- Non, maman !
La pluie martelait les fenêtres du salon. Hermione était plongée dans Le Livre des sorts et enchantements, niveau 4, dont maman avait acheté en plusieurs exemplaires pour Harry, Ron et elle sur le Chemin de Traverse. Charlie était en train de raccommoder une cagoule à l'épreuve du feu. Harry astiquait son Éclair de feu à l'aide du nécessaire à balai qu'Hermione lui avait offert pour son treizième anniversaire et Fred et George, assis dans un coin, à l'autre bout de la pièce, parlaient en chuchotant, une plume à la main, la tête penchée sur un morceau de parchemin.
- Qu'est-ce que vous fabriquez, tous les deux ? dit sèchement Mrs Weasley, en fixant les jumeaux.
- On fait nos devoirs, répondit Fred d'un air vague.
- Ne sois pas ridicule. Vous êtes encore en vacances, répliqua-t-elle.
- On avait pris un peu de retard, dit George.
- Vous ne seriez pas en train de refaire des bons de commande, par hasard ? interrogea-t-elle ton inquisiteur. Vous n'auriez quand même pas l'intention de recommencer cette histoire de Farces pour sorciers facétieux ?
- Écoute, maman, répondit Fred en levant vers elle un regard attristé. Si demain, le Poudlard Express déraille et qu'on est tués tous les deux, George et moi, imagine dans quel état tu seras en pensant que, la dernière fois que tu nous as adressé la parole, c'était pour nous accuser injustement ?
Tout le monde éclata de rire, même maman !
- Ah, votre père arrive ! dit-elle soudain en regardant à nouveau l'horloge.
L'aiguille de papa avait soudain bondi de « au travail » à « en déplacement » ; une seconde plus tard, elle rejoignit les huit autres, pointées sur « à la maison », et ils l'entendirent leur dire bonjour depuis la cuisine.
- J'arrive, Arthur ! s'écria notre mère en se précipitant hors de la pièce.
Quelques instants plus tard, Mr Weasley entra dans le salon confortable et chaleureux, portant son dîner sur un plateau. Il avait l'air complètement épuisé.
- Cette fois-ci, ça chauffe vraiment, dit-il à son épouse tandis qu'il s'asseyait dans un fauteuil auprès de la cheminée pour grignoter sans enthousiasme le chou-fleur un peu racorni que contenait son assiette. Rita Skeeter a passé la semaine à fureter un peu partout pour voir si le ministère n'avait pas commis d'autres bévues qu'elle pourrait rapporter dans ses articles. Et maintenant, elle a découvert la disparition de cette pauvre Bertha. Ce sera en première page demain dans La Gazette. Pourtant, je n'ai cessé de répéter à Verpey qu'il aurait dû envoyer quelqu'un à sa recherche.
- Ça fait des semaines que Mr Croupton dit la même chose, s'empressa de rappeler Percy.
- Croupton a beaucoup de chance que Rita ne sache rien de ce qui s'est passé avec Winky, répliqua Mr Weasley d'un ton irrité. Elle aurait de quoi faire une semaine de gros titres avec l'histoire de son elfe de maison trouvée en possession de la baguette magique qui a fait apparaître la Marque des Ténèbres.
- Je croyais que nous étions tous d'accord pour dire que, même si elle a eu une conduite irresponsable, ce n'est pas son elfe qui a fait surgir la Marque ? lança Percy d'un ton ardent.
- Si tu veux mon opinion, Mr Croupton a aussi beaucoup de chance que personne, à La Gazette du sorcier, ne sache à quel point il est cruel avec ses elfes ! intervint Hermione avec colère.
- Bon, alors, maintenant, écoute-moi bien, Hermione ! répliqua Percy. Un haut fonctionnaire du ministère comme Mr Croupton est en droit d'attendre que ses serviteurs lui obéissent scrupuleusement…
- Ses serviteurs ? Ses esclaves, tu veux dire, l'interrompit Hermione d'une voix perçante. Il ne la paye pas, Winky, que je sache ?
- Je crois que vous feriez bien d'aller vérifier vos bagages ! intervint maman pour couper court à la discussion. Allez, tout le monde, montez donc dans vos chambres…
Nous nous précipitâmes sans mot dire dans nos chambres et Hermione me suivit dans la mienne. Nous fîmes nos bagages, sa colère et sa révulsion étaient palpable. Je n'oubliais pas de mettre mon calepin à dessin dans ma valise, et la finalisais le cœur léger. Je retournai à Poudlard ! Je pris un paquet que maman avait déposé au pied de mon lit et l'ouvrit. J'en sortis une magnifique robe à volant blanc. Un ruban rose encerclait le tissu au niveau de la taille. Hermione s'approcha curieuse et émerveillée par le beau vêtement que je tenais contre moi.
- Tu seras magnifique ! assura-t-elle.
