Disclaimer : Je ne possède toujours pas SDK, pas faute d'avoir essayé..Nan j'déconne =)

Bonjour à tous,

Me revoilà, une revenante comme on dit. Je me replonge dans l'univers de la fanfiction avec enthousiasme. J'avoue que tout ça, bah… l'univers m'avait manqué..vous aussi.. bien entendue..J'adore lire vos commentaires..Vous êtes aussi barge que moi…enfin certaines.

Alors je dois tout d'abord remercier ma gentille, mon amour de Chibi-Yuya. Je ne sais pas comment elle a fait..Mais elle m'a remotivée.. Et bien sûr un gros bisous à mon Keikoku.. Mon p'tit Kei-kun (juste pour les intimes).

Bon je vous laisse lire et relire cette histoire, nous nous retrouvons en bas.

Bonne lecture !


Chapitre 7 : L'omelette du soir

O0o0OO0o0OO0o0O

« Salope ? Je te rappelle ma petite que sans nous tu serais morte ! »

« Sans qui ? »

« Sans les quatre sacrés du ciel ! Hey banane ! »

OoO

Le hurlement des sirènes résonnent de toute part, se mélangeant aux bruits de la nuit. Les voitures des forces de l'ordre se dirigeaient vers nous, suivis de près des ambulances, appelées peu auparavant par Yuya. L'étrange femme au caractère exécrable s'occupait de mon garde du corps, lui donnant ainsi les premiers soins.

L'homme qui se nommait Akira me relâcha, ainsi je pus rejoindre Bonten qui me regardait avec un tendre sourire. Je m'approchais de lui, il me tendit sa main que je pris sans réfléchir, puis il me dit de sa faible voix.

« Ce sont mes amis, les quatre sacrés du ciel. Va avec eux. Ils te protégeront. »

Comprenant la situation, le fait que ma vie soit en danger j'acquiesce docilement, mais, alors que pour la première fois de ma vie j'obéis aux ordres d'une personne qui n'est pas mon père, on m'arrête.

« Il faut aussi penser aux gamines qui l'accompagne. Je ne peux en garder qu'une seule. » L'espèce de grande perche aux longs cheveux excentriques me regarde et m'annonce d'une voix froide sans aucune émotion « Petite, tu dois choisir la personne qui t'accompagnera, car Kyo et Akira vont t'amener dans un endroit sûr. . » .

A cette révélation, je me fige. Me demande t-elle de choisir entre l'une de mes meilleurs amies ? Que dis-je de mes seules amies ? Non, je ne pourrais jamais faire une telle chose. C'est infaisable. C'est au dessus de mes forces. Je regarde attentivement Mahiro qui pleure à chaudes larmes près du corps meurtri de Bonten, puis mes yeux se posent sur Yuya qui est à nouveau libre de ses mouvements. Elle regarde avec tellement de rage cet homme que s'en est limite effrayant. Mon cœur bat la chamade, je crois que c'est la première fois que je le sens battre aussi vite et aussi fort. J'ai l'impression qu'il va exploser ou pire qu'il s'arrête après tous ses efforts. Crispant mes mains sur ma poitrine, agrippant mon chemisier, je ne peux contrôler ma voix, je hurle alors ces paroles :

« Je ne peux pas choisir ! » Mon cri déchire les ténèbres, c'est un hurlement de désespoir car je suis désemparée, je ne sais pas quelle décision prendre. Je dois réfléchir et vite. Trouver une solution, la meilleure qui soit. Mais est-ce possible ? Est-ce réalisable sans avoir le sentiment de culpabilité ? Sans ressentir cette douleur dans la poitrine pour avoir abandonné une personne chère.

« Tu n'es vraiment qu'une gamine égoïste ! » Rugit l'inconnue, elle me prend par les épaules et m'oblige à la regarder droit dans les yeux. Bloquant mon visage entre ses mains, je ne peux m'échapper, mais à quoi bon ? Je me sens incapable de faire ce choix.

« Je ne pense pas que tu saisisses la situation. Tes amies sont en danger par ta faute ! Parce qu'elles sont avec toi, leur vie ne tient qu'a un fil »

Je réalise avec douleur, l'effroyable vérité des paroles de cette femme. Par ma faute, à cause de mon égoïsme, Mahiro et Yuya souffrent. Mon cœur saigne, moi qui voulais tant protéger mes seules amies, je suis la cause de leurs tourments. Ne suis-je pas pitoyable ? . . . Si.

Regroupant le peu de sang froid qu'il me reste, j'annonce à haute voix, que Mahiro sera sous la garde de celle qu'on nomme Akari. Je partirai alors avec Akira, Kyo et Yuya. A la fin de mon court discours je me sens libérée d'un poids. Mais était-ce le mieux pour nous ? Pour elles ? Je l'ignore encore, mais je prie pour avoir fait ce qu'il fallait. Soufflant doucement, afin de contrôle mon pauvre petit muscle de vie, je laisse mes yeux ce poser sur Yuya afin d'avoir son consentement. C'est lorsque ma camarade aux cheveux de blé hocha lentement sa frimousse de haut en bas que je sus que j'avais fait le bon choix. Oui, c'était le mieux pour tout le monde, le mieux pour nous. Je choisie Yuya pour m'accompagner dans cette dure épreuve, car je sais qu'elle est plus solide que ma fragile Mahiro. Cette dernière me fixe, ses larmes continuant leurs trajets vers le sol. Je sais qu'elle veut me suivre et rester près de moi, mais je l'en empêcherai, car je ne veux plus qu'elle soit blessée par ma faute. Il est temps pour elle de retrouver un environnement calme et bienveillant, je lui en ai déjà trop demandé.

« Mahiro, reste avec Akari. Prend soin de Bonten pour moi » Lui dis-je avant qu'elle me prenne dans ses bras. Sa tête repose sur ma poitrine, bien que la brune tente d'étouffer ses sanglots, je la sens tellement perturbée. Je lui ai, assez fait de mal comme ça. Je dois me repentir. Je me promis alors - une fois cette sale histoire terminée de prendre le temps de lui raconter ma vie, mes angoisses, mes peines et mes rêves. Enfin, ceux que j'aurais bientôt car je suis plus confiante en l'avenir depuis que j'ai rencontré ces deux êtres merveilleux. Oui, je m'ouvrirai à elles, comme elles se sont ouvertes à moi.

« Comme c'est touchant » Raille Kyo qui toute de suite subit la mauvaise humeur de Yuya qui nous rejoins dans notre maladroite étreinte.

« A trois, nous sommes fortes » Nous dit-elle, avant que Kyo ne l'attrape par la taille et la jette sur son épaule. Surprise par cette action inattendue, je ne réalise pas qu'Akira me soulève également, pour courir derrière les pas de Kyo. Ainsi, ma tête tombe sur son épaule, puis je vois pour la dernière fois ma petite Mahiro qui me sourit tendrement.

La silhouette de ma brunette s'efface peu à peu de ma vision, jusqu'à disparaître totalement. Les sirènes semblent, elles aussi, s'estompent peu à peu. Akira malgré mon poids, continue de courir sans se plaindre, sans laisser une once de fatigue ou de faiblesse. Les arbres défilent à une vitesse impressionnante, il n'y a pas de doute possible, les amis de Bonten sont très spéciaux. Ils ont l'air entrainés, peut-être beaucoup plus que moi. Peut-être sont-ils des gardes du corps ? Des mercenaires ? Des assassins ? Les questions attendront un peu, pour le moment je dois reprendre mes esprits et faire preuve de sang froid pour moi-même et pour Yuya. Maintenant que j'ai une personne à protéger je dois à tout prix relever la tête et faire face à l'adversité.

La détermination m'envahit, mon courage renait de ses cendres tel un phénix. Doucement, j'approche progressivement ma bouche près de oreille mon « destrier », puis je lui souffle ses quelques mots

« Pose moi toute de suite, je peux courir aussi vite que toi »

Je suppose qu'il ne s'attendait pas, à que je lui parle, au vu de sa réaction incontrôlée. Par réflexe, Akira fit un petit bond, mais très vite il se ressaisit.

Ralentissant sa course, pour libérer « la princesse aux cheveux blonds », Akira n'eut pas le temps de la laisser reprendre son souffle qu'il repartit dans sa course. Très vite l'étrange homme s'élança dans le noir, suivant son compagnon d'arme. Cependant Akira ne repartait pas seul, car il avait agrippé la main de Tokito pour être sur qu'elle suivrait son rythme.

Courir dans le noir n'est pas une chose facile, mais heureusement, je peux me guider dans la nuit grâce aux insultes de Yuya envers un « pervers abruti ». Bon, il est vrai que le son n'aide pas à éviter les obstacles, tel que les cailloux, les racines des arbres, mais je préfère avoir peu que rien du tout.

Mon cœur s'accélère, au gré de mes mouvements de jambe. La course est difficile car ces hommes sont vraiment très rapides. Malgré mon entraînement, j'ai énormément de difficulté à les suivre. Vraiment trop entrainé à mon goût.

« Il faut être proche de ses ennemis mais encore plus de ses alliés » Me disait souvent mon paternel.

Soit, mais dans quelle catégorie puis-je mettre ces deux individus ? Malgré les liens qui les unissent à Bonten, je ne peux m'empêcher d'être méfiante. Voilà le résultat d'une vie passé auprès d'un chef de clan, voilà la séquelle que je dois de mon sang. Je ne peux faire confiance facilement aux gens.

L'odeur de la forêt me calme, je me concentre sur mes pas, sur les bruits de la nuit –et accessoirement sur ceux de Yuya, je me concentre sur ma course, sur la chaleur de la main d'Akira enveloppant la mienne. Je veux chasser ces pensés de mon esprit, elle m'embrume, m'empêche de centraliser sur la chose importante en cet instant : Notre survie.

Heureusement, mon calvaire se termine, nous nous retrouvons dans un parking isolé. Les lampadaires clignotent étrangement, signe de la détérioration du temps. J'observe avec le peu de lumière artificielle que j'ai, mon environnement. Le parking regroupe, en tout et pour tout, une voiture de luxe et une moto. Je m'approche de la moto, dès qu'Akira me lâche la main. C'est une belle machine, la lueur des réverbères reflète la peinture métallique du bolide. Ma contemplation est de courte durée, car une voix que je connais très bien résonne dans ma tête.

« Tu vas me lâcher espèce de pervers ? »

Hum. . Yuya à l'air d'aller bien.

« TA MAIN TU PEUX TE LA METTRE OU JE PENSE ! »

Oui, si elle gueule cela veut dire que tout va bien.

La jeune fille, se détache de son bourreau lorsqu'il la pose sur le sol, avec un petit

« Quelle gamine chiante »

Ce qui bien évidement énerve au plus au point la lycéenne qui le regarde méchamment. J'aimerai rire de cette situation, car je dois dire que voir une autre personne embêter Yuya est vraiment divertissant, mais ce n'est pas le moment. Akira me tend son casque et me demande de monter sur l'engin et de m'accrocher fort à lui, car cela risque de secouer étant donné que les flics nous recherchent.

Je ne fais pas la fine bouche et j'enfile la protection. Cependant une tierce personne n'a pas l'air enchantée de l'organisation des groupes.

« Hey ! Pourquoi je dois monter avec l'autre vieux pervers dégoutant ? »

Yuya râle encore une fois, mais je la comprends je n'aimerai pas monter avec un mec qui m'a pelotait juste avant, mais on n'a pas le temps de réfléchir, il faut agir !

Kyo l'agrippe et la jette brusquement sur le siège du passager.

« La fermes gamine, t'es chiante à beugler comme ça ».

Voilà une bonne chose de faite. Hum.. Ce n'est pas très gentil, mais c'est pour le bien de Yuya, il vaut mieux qu'elle reste avec un pervers qu'avec les mecs louches qui nous a attaqué. Elle le comprendra, mais avec énormément de recul. Il faut laisser faire le temps, comme on dit.

M'agrippant légèrement au manteau d'Akira je regard la scène du coin de l'œil, pauvre Yuya, mais elle s'en remettra facilement, d'ailleurs elle n'est pas du genre à ce laisser faire. Je ne m'inquiète pas trop. Le bruit du moteur me fait soudain réaliser que le conducteur est prêt à partir, n'attendant plus que son complice soit prêt.

Il ne suffit qu'une petite minute pour que le vieux pervers calme Yuya et s'élance dans la nuit, faisait ronronner ses chevaux, cachés sous son capot.

« Luciole nous attends sûrement là-bas » Hurle Akira qui s'était approché de la vitre ouverte du conducteur qui lui répondit aussitôt par un « S'il ne s'est pas encore perdu ! » avant de rouler à toute vitesse à travers la ville plongé dans l'obscurité.

Je ne sais combien de temps je me suis accrochée au manteau d'Akira, mais suffisamment pour que je ne sente plus mes jambes à cause de ce vent froid. Rouler à pleine vitesse et en jupe n'était vraiment pas très malin. Je ne ressentais plus aucune sensation de mes chevilles jusqu'au haut de mes cuisses. D'ailleurs je ne voulais même pas voir ma peau, qui devait être d'un rouge vif à cause de toutes ces souffrances que je lui faisais subir. Mais qu'est-ce que, de petits désagréments en comparaison de la vie sauve ? Pas grand-chose me direz vous et je vous comprends totalement.

Étrangement, Akira prit une route forestière, ayant depuis longtemps quitté la ville maintenant je me retrouvais dans une forêt isolé au milieu de nulle part avec d'étranges personnes. Ils étaient certes les amis de Bonten, mais cela ne changeait pas à ce qu'ils étaient : Des mecs pas nets.

C'est avec une grande joie que je quittais enfin mon destrier de fer, pour retrouver la sensation plaisante de marcher sur un sol immobile, d'ailleurs en voyant une Yuya rouge de colère et retroussant sa jupe, je suppose qu'elle était aussi ravie que moi que ce supplice se termine, même plus je pense.

Observant mon environnement comme on me l'avait appris il y a longtemps lors de mes innombrables cours, j'essayais de me situer, de me positionner sur une carte imaginaire, mais la chose me paraissait impossible. Les arbres de la forêt me semblaient étranges, inconnus, comme si on était dans un autre pays, avec une faune et une flore différente. Sentant la main de Yuya attraper la mienne, mes yeux se posèrent sur la jeune fille qui semblait aussi dépourvue que moi, jusqu'à ce que le dénommé Kyo ouvre les grandes portes d'un manoir.

« Cette maison me fiche la frousse » Me dit Yuya au creux de l'oreille après que nous ayons analysé l'habitat. Elle n'avait pas tout à fait tort. La baraque semblait vieille, presque abandonnée, la façade était sur le point de s'effondrer, certaines fenêtres était cassées, il y avait même un vestige de la palissade qui semblait autrefois entourer la maison. Une parfaite vision de film d'horreur.

Akira, qui se trouvait derrière nous, nous poussa légèrement pour nous obliger à pénétrer dans la demeure du docteur Frankenstein. C'est avec réticence que Yuya et moi passâmes les portes d'entrés.

L'aspect extérieur du manoir était vraiment douillet comparé aux entrailles de la « bête ». Un vestige du temps passé, pourrait-on dire. Les papiers peints qui tenaient encore sur les murs étaient délavés, la moquette semblait revêtir une couleur bien étrange, mais c'était surtout l'odeur qui régnait en cet antre qu'était le plus éprouvant. On ne pourrait la décrire tellement que nos estomacs se soulevaient. Concentré pour ne pas vomir la barbe à papa que j'avais avalée (si je pouvais vraiment vomir une telle chose), je ne faisais pas trop attention où Akira nous guidait, jusqu'à ce que l'odeur disparaisse.

Réalisant que l'on descendait des escaliers qui semblaient vraiment louche, non pas à cause de l'aspect mais parce qu'ils étaient cachés dans un placard à balais, commençant à ressentir les effets des espaces étroits et clos, je me concentrais sur les marches, posant lentement mes pieds afin de ne pas glisser et chuter. Non pas que je suis claustrophobe, mais personne ne se sentirais à l'aise dans cette espèce de couloir. Empruntant ces escaliers secrets, descendant toujours plus loin, j'avais l'impression de perdre pied. De plus il faisait de plus en plus noir et de plus en plus froid, ce qui n'arrangeait pas ma condition physique déjà exécrable. Fatiguée, j'avais l'impression de dégringoler aux enfers et si c'est vrai ce que l'on raconte sur cet endroit alors mon corps tremblant de froid sera satisfait.

Akira nous poussa pour continuer jusqu'à ce qu'une porte nous bloque le passage, l'ouvrant grâce à un code que bien entendu je n'eus pas le temps de voir, un déclic s'en suivit aussitôt. Lorsqu'elle s'ouvrit la chaleur vint nous accueillir. Mes yeux clignèrent difficilement à la lumière qui nous faisait face, mais lorsque je m'habituai à cette soudaine luminosité, ce que je vis me coupa le souffle.

« Magnifique » souffla Yuya qui se trouvait à coté de moi.

La scène qui nous faisait face était vraiment stupéfiante : alors que peu auparavant nous avions traversé un enfer pour nos sens, voilà qu'un bon feu, un canapé et deux fauteuils qui semblaient moelleux ainsi qu'une cheminé où un bon feu crépité faisaient face. Ne prenant pas le temps de plus détailler ce sous sol très étrange je m'élançais vers la flamme bienfaitrice et tendit mes mains pour les réchauffer, Yuya ne mis pas longtemps pour copier mes gestes.

Pendant que nous nous réchauffions avec un grand plaisir, traduit par des soupires d'aise et des « ça fait du bien » par Yuya, Akira nous dit avant de repartir par ce chemin ténébreux.

« Je remonte garer les voitures, réchauffez vous. Je reviens »

On ne prit pas la peine de se retourner trop occupé à remercier la première foudre qui d'après la légende, tomba sur un arbre mort, pour ensuite donner naissance à un feu, à ce premier feu que l'homme utilisa pour se réchauffer.

Sentant enfin la chaleur m'envelopper, je m'assis avec un grand sourire sur le canapé.

Mon corps ayant reprit une température normal, je pris la peine de me détendre sur le canapé qui était une bonne distance de l'âtre chatoyant, assez pour ressentir sa chaleur et pas trop pour en ressentir les effets non désirable. A cette sensation, d'être confortablement assise et avoir les pieds qui chauffent, je ne pouvais que sourire de béatitude.

« C'est étrange de te voir si expressive, Toki-chan » Se moqua gentiment Yuya qui enleva ses chaussures pour se jeter sur le canapé et poser sa tête sur mes genoux. Ayant l'habitude de ses gestes que je qualifierai de « chiants », mais que Bonten, lui, appellerait « affectueux », je la laisse faire, n'ayant plus la force de la repousser où de lui répondre de manière sarcastique. Je crois que toutes ces émotions m'ont épuisée, et plus que je ne le pensais.

Chose étrange, ma main semble caresser la tête blonde de mon amie qui ronronne de bonheur. Je ne veux même pas voir à quoi nous ressemblons en ce moment même. Une scène vraiment idiote je suppose, mais cette idiote de main gauche ne semble faire qu'a sa tête. Est-ce Yuya qui l'a pervertie ? Cela semblerait logique.

« Tokito, qu'est-ce qui ce passe exactement ? » Me demande d'une voix sérieuse Yuya. Le ton que prend sa voix m'effraie un peu. Jamais je ne penserai qu'un jour, elle me parlerait de cette manière, d'une façon que je ne connaissais pas. Ma main continue malgré mon trouble de caresser tendrement les cheveux humides de la belle blonde.

« Je ne sais pas trop, mais j'ai ma petite idée sur la question » Je me fais froide, car je suis en colère, contre moi, contre ma bêtise, contre mon égoïsme et mon manque d'attention, car à cause de tout ça, j'ai mis la vie de mes « compagnes » en danger. Mais un autre sentiment que la culpabilité m'envahit, une colère noire, une haine profonde. Encore une histoire de concurrence entre clans, encore une fois j'étais la cible d'abrutis qui espèrent une promotion. Etre la cible d'ennemis ne me dérangeait pas, après tout j'en avais l'habitude. Depuis ma tendre enfance, je suis suivie par des escortes pour éviter que la précieuse héritière, que la personne qui donnera naissance à la nouvelle génération de chef, ne meure sans accomplir son travail. Après tout, pour mon père je ne suis qu'une poule à gosse, c'est tout. Je vais être marié à un autre héritier que je ne connais pas, bien évidemment, et je devrais lui donner un fils. Mon destin est simple, et fragile. Une chose si vulnérable est très tentante pour les adversaires de mon père. Après tout, si je perdais la vie, la lignée de mon clan serait anéantie (étant donné que ma mère ne peut plus donner d'enfant). Détruire le clan est si simple et ce serai une aubaine pour les autres, c'est dans cet état d'esprit que le monde entier me voit. Comme une cible facile à éliminer, la maille du filet, la faiblesse à utiliser du clan Fubuki. C'est ainsi que depuis ma tendre enfance, je me méfie du monde entier, de mes propres serviteurs, après tout, ils peuvent mettre du poison dans mon repas. Et puis, pour détruire un clan aussi puissant que le mien, il serait intelligent de le détruire de l'intérieur, le mal se propagera plus facilement.

N'est-ce pas triste ? Non, j'y suis habitué depuis toute petite, alors c'est devenu mon quotidien.

Je me rappelle qu'une fois, je devais avoir huit ans, je reçus un ourson en peluche de la part d'un de mes parents éloignés, heureuse de se cadeau je l'avais caché à mes parents, c'est-à dire dans le jardin familial au pied d'un arbuste. Malheureusement, l'ourson en question contenait dans ses tripes une petite bombe. Une heure après que j'eu caché mon trésor ce dernier explosa. Mon père me frappa tout en me disant sa déception à mon sujet puis il m'obligea à regarder les dégâts qu'elle avait causé, notamment sur notre jardinier qui c'était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

« Tu vois, s'il souffre c'est de ta faute, alors arrête tes bêtises et grandit. Conduit toi en héritière »

Oui, ce genre de chose ça marque surtout à cet âge là, et surtout quand vous voyez l'état dans lequel était le pauvre Willy.

« Hey, Tokito t'es dans la lune ! » Me dit Yuya qui s'était redressée.

Je n'eus pas le temps de lui répondre que Kyo s'était montré avec à la main une bouteille de saké et une roulée. Nous ignorant complètement, il s'assit tranquillement sur l'un des deux fauteuils. Puis, il but tranquillement son saké en regardant le feu.

Toujours pieds nus, Yuya se redressa et s'appuya sur l'accoudoir du canapé, dans la direction de Kyo. Les deux meubles se trouvait presque collés, Yuya pouvait si elle le voulait toucher Kyo, en tendant simplement sa main.

« Dis Kyo, c'est chez toi ici ? » Demanda t-elle vraiment intrigué par ce lieu. Il est vrai que ce n'était pas une maison très banale, surtout l'immense cave à vin confortablement aménagé qui était le plus troublant.

« Arrête de poser des questions stupides. Planche à pain » Rétorqua sans cligner des yeux l'homme brun qui fixait toujours le feu.

« ET TOI ARRETE DE M'APPELER COMME CA !» Hurla la jeune fille tout en tapant de ses petites poings le pauvre sofa qui n'avait rien demandé.

« J'arrêterai te t'appeler comme ça, lorsque tu auras pris un bonnet, ou plutôt deux, cela ne te fera pas de mal » Railla le démon qui prit une longue gorgée d'alcool.

Ce qui est étrange, c'est qu'avec l'arrivée de Kyo, l'ambiance semblait légèrement plus détendue. C'était vraiment agréable, ainsi j'avais un peu de temps pour remettre mes idées en place, jusqu'à ce qu'Akira ne revienne trempé.

« Je crois qu'une tempête se prépare » Dit simplement l'inconnu blond lorsqu'il passa près de nous. Mes yeux ne pouvaient s'empêcher de le suivre à la trace, après tout, voir ses vêtements trempé coller à sa peau était vraiment très . . . plaisant.

« Bon les fillettes, se soir, vous faites à manger, la cuisine c'est par là. Et j'veux que le repas soit prêt rapidement! » S'écria soudainement Kyo.

Avais-je bien entendu ? Non.. Mais c'était du foutage de gueule ? Allez hop les nanas aux fourneaux et les mecs aux bistrots ?

Mon haussement de sourcil reflétait bien mon état d'esprit c'est-à-dire : J'ai une tête à faire la cuisine ?

Yuya n'était pas en reste : elle grognait comme elle savait si bien le faire. Cependant voyant l'agacement de Kyo, nous fûmes dans l'obligation de nourrir ces hommes de caverne. Enfin, c'est surtout Akira qui grâce à ses mots calma la tension :

« Ecoutez mesdemoiselles, nous sommes aussi fatigués que vous, mais nous devons régler encore des affaires pour votre sécurité, alors s'il vous plait, coopérez »

Et c'est ainsi que je me retrouvais crasseuse avec une Yuya rouge de colère et aussi dégoutante que moi, dans une cuisine tout équipé dans le sous-sol d'une maison situé au milieu de nulle part… a faire de la cuisine.

Mais j'ai cru m'étrangler de rire quand contre toute attente j'attendis Yuya me dire

« Euh..On leur fait quoi à manger ? »

Je lui répondis en soupirant « Une omelette ? »

Je dois vous avouer, que c'était la seule chose que je savais faire…


J'espère que cela vous a plu.. en tout cas, j'ai eu plaisir à l'écrire..

Une petite review me ferais drôlement plaisir, savoir si j'ai perdu la main ou pas.

Nous nous verrons au prochain chapitre !