PDV Delphine :

Là, devant moi, un ange féminin se pose délicatement sur la terre de la Déese Mère. Le regard vide sans ressentis ni sentiments, elle marche vers mon corps figé. Bercés par la mélodie du vent, ses cheveux ondulent autor de son visage telle une aura mélancolique. Cette tristesse émanant de son esprit me brise le coeur. Jamais. Non jamais, je ne l'avais vu ainsi. ses bras entourent mon cou et je sens des larmes y couler. Machinalement, je caresse ces cheveux. Un murmure se prononce à mon oreille.

" Il est mort pour moi "

Déboussolée, je ne peux comprendre. Je l'ai perdue pour, par la suite, la retrouver encore plus mal, plus déprimée. Si longtemps que ma propre personne ne l'avait vu verser autant de larmes. Et voilà, qu'un homme, encore une fois, lui brise le coeur sans aucun remords ni regrets. Que faisait-elle pour mériter ce traitement, ces relations avec les hommes ?

Mon regard se porte sur Kakashi. Pas un mot. Encore passif à un évènement sans importance pour lui ! Quel égoïsme ! Il m'exaspère à un point inimaginable. Ce con pourrait m'aider ou venir la consoler mais non il reste là dans son coin comme un vieux paumé. Dire que j'ai failli le trouver sympathique voire attirant. Trop conne je suis. Soudain, tout en partant, il me balance sans émotions :

" Amène-la à l'hopital !

- Nan sans blague, je ne l'avais pas deviné tout seule !

- Alors qu'est-ce que tu attends ? Barre toi ! "

Qu'est-ce qu'il lui prend ? Mon étonnement se lit dans mes yeux. Le sensaï le remarque et s'éclipse comme un voleur.

Ne voulant pas risquer de l'exposer aux regards des habitants, suite aux rumeurs qui courent si vite, je décide de m'éclipser bien que, mes blessures ne soient pas tout à fait guéries. Arrivée au centre de soin, la femme aux cheveux rosés prend en charge mon amie. Encore une fois et sans que je puisse faire quelque chose ou même un geste, son corps s'éloigne de moi.

Il me faut une bouffée de nicotine juste pour décompresser. Pourquoi, d'un coup, Kakashi peut me faire souffrir par sa froideur ? Pourquoi ai-je cette boule au ventre ? Je ne dois pas pleurer. Même si je suis à bout, je dois tenir. Ce n'est pas qu'un simple devoir mais une obligation ! J'erre dans les rues sans savoir où aller, sans faire attention à ceux qui m'entoure. Mes pensées brouillent mon esprit. Je ne suis là que pour me poser des questions sans réponses. Merde ! A ce juron, je shoote dans un cannette de soda.

De nouveau, clope au bec, je dois me calmer ! Je ne comprends pas ce comportement. Pourquoi tant de colère ? Je dois être heureuse de son retour même s'il risque d'avoir des séquelles pour la petite Lara. J'aimerais tellement redevenir enfant, là où règne l'ignorance du monde et de la nature de l'être humain. Mon monde, bien que mauvais et abject, me manque. Est-ce que la terreur a cessé ? Est-ce que nous, créatures ailés et magiques, sommes tous en sécurité ? Je dois cesser toutes inquiétudes, toutes interrogations ! Ce professeur a risqué sa vie pour nous ....

DEBUT DU FLASH BACK:

Nous étions tous en dernière année de lycée. Les symptômes ont commencé par de la fièvre et des excès de colère. Nous pensions tous que c'était dû au stress du bacccalauréat; surtout avec ces nouvelles réformes qui nous pourrissaient bien la vie. Seul un professeur pouvait nous comprendre et arrivait à nous calmer. Cependant, après un flash spécial intervenu subitement au foyer de l'établissement, nous comprîmes que nous étions malades ...

Oui, des scientifiques avaient trouvés une bacterie, encore inconnue de l'être humain, qui détruisait certaines cellules de notre corps pour les remplacer par d'autres inhumaines. Les patients diagnostiqués devenaient des créatures ailés au bout de quelques jours du constat. Toutefois, ce n'était pas tout. Chacun, sans aucune exception, possédait des crocs et des griffes à chaque transformation. Néanmoins, là où ça différait, était leurs dons. Chacun en avaient soit un ou plusieurs qui changeait selon les personnes.

Si seulement ça pouvait s'arrêter là. et bien non, le gouvernement décida de les éliminer jugeant que nous étions un danger public. Dès lors, notre but était de nous contrôler et essayer de cacher notre maladie. Or, les doutes sur nous augmentèrent au fur des jours. Nous étions devenus une bande au lycée et, à un moindre souci, l'un de nous rappliquait pour l'éloigner d'autrui. Oui, nous nous transformions à une simple colère ou une contrariété ... De plus, ce foutu système à la con avait découvert un moyen pour nous faire réagir : un son inaudible de l'homme mais pas des ailés. A la moindre écoute, nos sens étaient déboussolés et c'est la transformation directe.

Comme si nous avions pas assez de problèmes avec le gouvernement, une guerre se déclencha entre les "gentils" et les " méchants". Les journalistes appelaient ça " Une guerre entre ange et démons". Pathétique mais bon, fallait bien vendre. C'était la crise économique ! Enfin, ces ailés démoniaques voulaient s'emparer du monde entier alors que nous, nous étions passifs. Nous voulions juste notre survie. Toutefois, ce n'était pas leurs avis. Même si nous combattions contre eux, l'Etat ne faisait aucune différence, nous étions mis dans le même sac; malheureusement.

Pour nous atteindre, les anges malfaisants utilisaient notre famille; les tuer, les torturer ou nous piéger avec. Plus de la moitié de notre groupe furent tués par cette embuscade. A bout de force, sans ressources ni aides humaines, nous étions complètement délaissés. Complètement? A vrai dire, pas tout à fait. Notre professeur d'histoire des arts, connus pour certains comme Lara et moi, nous aida. Il avait entendu d'un passage d'un monde parallèle découvert il y a fort longtemps par des créatures comme nous; minimes à l'époque et avaient donc pu s'échapper sans souci ...

Durant ce périple, nous perdîmes nos plus chers amis, nos proches mais c'était le rsique à payer. Arrivés à cette fameuse porte, les uns après les autres, nous disparissiosn vers cet unvivers inconnu. Avant de quitter ma Terre, la seule image qui m'est apparue est la mort notre cher sauveur ... Dans un souffle, il murmura un " bonne chance et courage " et s'écroula à mes pieds encore impuissante ! Le seul problème qui arriva est que, pendant ce passage, nous perdimes tous de vue. Seules Lara et moi étions restée ensemble. Cependant, aucunes traces de nos compères. Plus rien. Juste une fuite nécessaire à notre survie qui se dessinait à notre vue ....

FIN DU FLASH BACK

RETOUR AU PDV Delphine:

Des larmes coulent. Je craque .. Enfin ! Je hurle de désespoir, de peur, d'incertitude. Les passant, ahuris, me regardent soit apeurés ou bien, pour certain, avec indifférence. Je leur crie de dégager pauvre ordure humaine qu'ils sont. Mes pleurs redoublent. Je n'ai rien demander à la vie et elle me fout entre les mains cette putain de malédiction. Je m'écroule à terre en frappantle sol, complètement désespérée.

Une main se pose sur mon épaule et, dans un seul geste, me soulève pour m'enlacer par la suite. Etant de dos, je ne peux voir mon interlocuteur. Il m'étreint juste pour me calme, embrasse le haut de ma tête comme on fait à une enfant et, me murmure doucement :

" Je suis sincèrement désolée. "

Sa voix ! C'est lui ! L'homme qui fait battre mon coeur, qui au moindre mauvais gestes de sa part me fout une boule au ventre. Celui qui m'a répondu séchement. Lui, est là pour me consoler avec affection. Il reprend

" Je te raccompagne chez moi pour te reposer et prépare toi. Je t'invite au restaurant pour te changer les idées. "

Le chemin du retour se fait dans le silence le plus complet. Il me tient la main et me jette des regards plein d'affection. Arrivés dans son appart', il va jusqu'à me coucher, e border et embrasse mon front. Il s'éclipse comme à son habitude. Je m'endors dans mes larmes.

Tout d'un coup, je me réveille en sursaut et en sueur. Encore un cauchemar ! Je me dirige vers la douche pour enlever tout transpiration. Enroulée, comme à la coutumance, d'une serviette, je me dirige vers mon armoire. Un mot y est inscrit : " Tenue simple mais chic de rigueur. Rendez-vous en bas du grand escalier - signé Kakashi" . Adieu basket, bienvenue au talons ! Pantalon noir en coton, chemise blanche, un blazer gris foncé par dessus.

*****

PDV Kakashi:

J'attends impatiemment ma petite ailée. Ma ? C'est vrai que je porte un certain intérêt pour ce petit bout de femme. A vrai dire, depuis le début sinon je n'aurai jamais demandé personnellement à Tsunade de m'occuper de cette mystérieuse créature angélique. Je soupire. Moi, d'ordinaire de glace, éprouverait des sentiments ? D'ailleurs, la brune a du retard. Finalement, elel doit me détester sinon elle aurait accepter. Un bruit me fait sursauter.

Lara se tient devant moi et me sourit.

" Ca te dit un bar ? Je vois qu'on t'a posé un lapin "

Elle n'a pas tord. Je dois me faire à l'idée que mes sentiments ne sont pas partagés ... Nous nous soulons la gueule avec la même idée en tête : oublier ! Tard dans la nuit, tout dérape ...

PDV Delphine :

Kakashi ne s'était pas montré présent à l'heure du rendez-vous. J'avais donc décidé de me joindre à Nauto pour fêter l'anniversaire de sa petite amie : Hinata. Ils étaient tous chaleureux avec moi. Nous rions aux éclats et, parfois, pour rien. J'en avais bein besoin. Au bout d'un certain temps, un certain Kiba décida de me raccompagner car c'était sur son chemin.

" Alors comme ça, tu es ange, engage-t-il

- On peut dire ça comme ça, oui.

- A ce qui paraît, tu aurais des dons, continue-t-il

- Je peux voir le passé en buvant le sang de mon interlocuteur. Je déplace quelconque par une simple pensée. Je peux voir l'avenir mais tout dépend de mon attachement à la personne mais c'est surtout la mort que j'aperçois en fait. Je peux guérir autrui mais pour ça, il faut que je n'aie aucune blessure. Voilà, c'est tout. "

Malgré mes propos, il continue à me regarder et me sourit; un sourire si sincère que je lui réponds par le même.

" Bien, on est arrivé devant l'immeuble de Kakashi Sensaï. Naruto a raison, tu es fort sympathqiue Delphine. "

- Merci pour ce compliment, je n'en ai plus l'habitude. "

Kiba se dirige vers moi, me fait la bise et murmure : " Bonne nuit petit ange ". le temps que je me retourne, il est dejà loin. Je monte les escaliers et, arrivée à la porte, je la vois entreouverte. Je panique. Je surgis violemment dans la pièce principalement. Personne. Je cours vers la chambre de Kakashi et là ... une scène que je n'aurai jamais dû voir.

PDV Kakashi :

J'entends du bruit dans l'appartement mais ça doit être encore mon imagination. Je continue mon affaire jusqu'à que surgit devant moi mon ange. Son visage est décomposé, triste. Lara a compris et lui sort:

" Fifi, je te promets, je ne le savais pas ... J'aurai dû le deviner quand je vous ai vu à la rivière. Je ... "

Mon ailée se met à pleurer. Je ne comprends rien. Pourquoi cette situation lui faisait mal ? Etait-elle .. ? Non, pas possible. Lara s'avance vers elle pour la prendre dans ses bras mais Delphine la projete contre le mur et nous balance violemment :

"Je vous déteste tous les deux ! Je ne veux plus jamais vous voir de ma vie ! Allez crever bande de cons! "

Ma brune s'éclipse. Nous restons là comme des idiots comprenant notre erreur.

PDV Kiba :

Akamaru gémit de tristesse. Soudainement, quelqu'un toque à ma fenêtre. Delphine en larmes ! Je l'ouvre et saute sur moi. Je caresse ses cheveux et Akamaru lui lèche le bout des doigts. Entre deux sanglots, elle me demande :

" Je peux dormir chez toi jusqu'à que je trouve un studio ?

- Bien sur. "

A cet instant, je comprends pleins de choses ....