Auteur original : Abby915
Titre original : Gabrielle's life
La fiction originale fait 2 parties pour le moment. La première est complète avec 17 chapitres, que je compte poster à compter d'un chaque Mercredi. Ensuite, si j'ai un peu d'avance, je posterai ceux de la deuxième partie à la fréquence d'un par semaine. (^-^)
Titre de l'adaptation : Draco's life
Auteur de l'adaptation : Jes Cullen-Malfoy
Warning et Rating : M. Cette fiction contiendra des scènes de violences physiques détaillées. Mais aussi une relation homosexuelle. Âmes sensibles et homophobes, vous voilà prévenus ! (^-^)
Couple : Draco / Harry
Cette fiction est un **All human**
Disclaimer : Cette histoire et tout ce qui s'y rapporte, hors les données appartenant à JKR, appartiennent à Abby015 qui à imaginée cette histoire.
PS : Sachez que je n'ai fait que changer les prénoms et noms… (Et juste quelques détails qui ne concordaient pas car d'une relation hétérosexuelle, je suis passé à une relation homosexuelle entre autre.)
**Note de JCM : Désolée pour ce retard, mais pour vous avouer, j'avais tellement de choses à penser que j'ai tout bonnement oubliée de poster le chapitre. Sachez aussi qu'à partir d'ici, je vais devoir tout réadapté, ayant perdu tout mn travail par une erreur de ma part**
Chapitre 6
J'émerge doucement de l'obscurité dans laquelle je suis plongé mais préfèrerais me rendormir si on pouvait appeler cela comme ça.
J'ai mal absolument partout, j'ai l'impression que des centaines de poignards me transpercent. J'essaie d'ouvrir les yeux mais n'y arrive même pas et des milliers de tambours résonnent dans ma tête comme si elle allait exploser. Je réalise que je suis toujours nu et sur le ventre quand je tente de tourner la tête pour voir l'heure. Ce geste entraine un craquement de mes cervicales et un cri de souffrance sort de ma bouche. Je voudrais ne pas bouger mais je dois vraiment me lever avant que mon père ne rentre et me trouve dans cet état.
J'ouvre les yeux difficilement et regarde le cadran de mon réveil mais tout est flou et ma tête est vraiment lourde. Mon souffle est court et saccadé tandis que je commence à me relever péniblement sur mes coudes. Sauf que mais mes bras ne supportent pas mon poids et je retombe lourdement sur le sol. Je maitrise mes sanglots du mieux que je peux puisqu'ils saccadent d'autant plus ma respiration mais n'y parviens pas totalement et cela empire également la douleur qui parcourt l'intégralité de mon corps. Ma bouche est pâteuse et il y règne un gout de cuivre très désagréable : du sang.
J'essaie de me relever une nouvelle fois car je ne peux pas rester ici et décidant de faire abstraction de la douleur autant que je le pouvais,
je m'appuie tout d'abord sur mon bras gauche en repliant mes jambes pour m'adosser contre le mur. Je sens des livres tomber de mon dos. Je me retrouve donc assis sur les fesses mais éloigne mon dos du mur car ce dernier est plus que blessé. Je jette à nouveau un coup d'œil à mon réveil et parviens à déchiffrer l'heure : huit heures quarante-cinq. Un soupir de soulagement m'échappe car la dernière fois que je me suis évanoui, cela à duré une dizaine d'heures et lorsque mon père est rentré, rien n'était prêt ce qui l'avait d'autant plus énervé. Je suis juste à coté de la salle de bain ce qui est un avantage non négligeable puisque je ne suis pas certain de pouvoir tenir debout… non en fait je ne tiens pas debout.
Je rejoins douloureusement la salle de bain en me trainant sur le sol du mieux que je peux, puis entre dans la cabine de douche à coté de la porte. Je m'assois tout au fond de la cabine et adosse mon dos douloureux contre la paroi froide avant de tendre le bras pour tourner le robinet d'eau au dessus de ma tête. De l'eau chaude commence à couler et me brule la peau, je relève la tête et constate qu'elle n'est pourtant qu'à trente-sept degrés. Je tourne le thermostat à vingt degrés, l'eau est gelée et même si elle me blesse en touchant ma peau cela est moins douloureux alors je ramène mes jambes contre mon torse en ignorant les plaintes qui s'échappent de mes lèvres et enroule mes bras autour de celles-ci. Cette position n'est pas confortable mais je m'en fiche, je n'ai pas beaucoup de temps devant moi puisque je devrai tout de même ranger la maison avant l'arrivée de mon père.
Je laisse ma tête tomber sur mes bras et referme les yeux. Je ne dois pas m'endormir mais je n'ai pas la force de les garder ouverts. Des goutes d'eau salées accompagnent celles d'eau froide qui roulaient déjà sur mon visage.
Mon père est rarement si violent mais je crois que cette fois c'est pire pour moi puisqu'il m'a également … violé avant de me frapper. J'ouvre les yeux une seconde pour voir la couleur de l'eau et constate en effet qu'elle est rouge, rouge sang. Je me doutais que je saignais vu la force et le nombre de ses coups mais pas à ce point, je ne pourrais pas me contenter d'un pansement cette fois-ci et me faire des points de sutures dans le dos ne va pas être simple. Je suis pris de légères nausées mais préfère les ignorer et ne pas penser à mon père sur moi.
Je referme mes yeux et commence à somnoler, je ne dois pas m'endormir, je ne dois pas m'endormir, je ne dois pas…
Toudoum.
Toudoum.
Je sursaute à l'entente de la sonnette. Je me demande bien qui cela peut être et essais de me lever mais bien sûr, cela m'est impossible. Le carillon continu de retentir tandis que je me convaincs que ce ne peut pas être mon père puisqu'il ne ferme jamais la porte à clef. En même temps que la sonnette, commencent à résonner des coups donnés sur la porte et pour que je les entende, ces derniers doivent être violents. J'essaie à nouveau de me lever quand j'entends la porte d'entrée claquée mais n'y parviens toujours pas alors je prie pour que la personne qui vient d'entrer chez moi reparte aussi vite qu'elle est venue.
Seulement, le bruit de pas précipités dans l'escalier me parvient puis celui de la porte de ma chambre qui s'ouvre. J'entends ensuite cette personne entrer dans la salle de bain mais je ne peux me résoudre à lever la tête. Je me recroqueville encore un peu plus pour que celui ou celle qui se trouve là ne voit aucune partie de mon intimité, puis je me décide finalement à relever la tête.
Un soupire de soulagement m'échappe quand je reconnais celui qui se trouve devant moi car même si j'aurais préféré que plus aucun de mes secrets ne soient dévoilés et bien, cela aurait pu être pire… quoique finalement je ne sais pas vu la lueur que je lis dans ses yeux.
-Oh mon dieu, s'exclame Harry.
Je ne dis rien et repose ma tête sur mes bras tandis que je ne sens plus l'eau couler sur mon corps. Je relève à nouveau la tête et vois le brun, un téléphone dans la main et une grande serviette dans l'autre.
-Qu'est-ce que tu fais ? Le questionnais-je, affolé.
-J'appelle mon frère, répond-t-il simplement en posant la serviette sur moi de telle façon qu'elle recouvre les parties de mon corps qu'il peut voir et que moi, je ne veux pas qu'il voit.
-Non ! Répliquais-je difficilement d'une voix rauque. S'il te plait, non ne fais pas ça Harry… Harry je t'en prie, si tu fais cela je devrai partir d'ici et je n'en ai pas le courage, pas maintenant.
-Tu préfères que je t'emmène à l'hôpital ? Parce que c'est l'un ou l'autre.
Voyant que je ne réponds rien, il poursuit :
-Il ne dira rien tant que je ne lui permettrai pas et il est médecin alors laisse-moi l'appeler. Il ne dira rien, c'est promis Draco mais tu as vraiment besoin d'aide parce que tu ne sembles vraiment pas bien et les marques sur tes bras, ton visage et ton cou sont assez effrayantes. Alors laisse le venir… Il ne dira rien, ajoute-t-il voyant que j'hésite.
J'essaie de me lever mais cela m'est impossible et puis, il semble déjà assez apeuré par la situation alors qu'il n'a pas pris connaissance des autres marques. J'acquiesce donc en me maudissant de le laisser faire. Il m'adresse un léger sourire tandis que je remets ma tête sur mes bras. Mon dos est toujours appuyé contre la paroi froide de la cabine de douche mais cela ne me soulage en aucun cas.
-Neville ? Dit-il. C'est Harry.
-…
-Pas vraiment en fait, j'ai vraiment besoin que tu viennes à l'adresse que je vais t'indiquer mais avant, il faut que tu me promettes de n'en parler à personne.
-…
-Moi, je vais bien enfin mais c'est un ami à moi qui a besoin de tes talents de médecin, je préfère ne rien faire ni même le bouger.
-…
-Je ne peux pas t'expliquer au téléphone et avant de te donner l'adresse j'ai vraiment besoin d'être certain que tu ne diras rien à personne.
-…
-Très bien merci, c'est 9 rue du Bois à Blydwell, la dernière maison en bordure du bois. Dépêches-toi.
-…
-Bien à tout de suite.
Je sens la main d'Harry se poser sur mon front. Je relève la tête mais n'ose pas le regarder en face de peur d'y voir tout le dégoût qu'il doit ressentir à mon égard.
-Il fait des études de médecine à Seattle mais il était chez nous alors il sera là dans environ dix minutes.
Il se relève et s'assoit sur le bord de la baignoire qui se trouve en face de la douche. Je n'ajoute rien mais repose ma tête sur mes bras avant de fermer les yeux. Il ne dit rien non plus et j'ai peur qu'il m'en veuille, je sais que c'est nul de penser à cela maintenant mais je ne veux pas qu'il me laisse même si je n'ose pas lui avouer.
J'ai de plus en plus froid et je décolle mon dos du mur pour essayer de moins souffrir, bien sur cela ne change rien à part que je sens un liquide chaud couler le long de mon dos. Je me rappelle de la coupure déjà présente d'il y a un ou deux jours et prie intérieurement pour que celle-ci ne se soit pas aggravée.
Je tente de repérer tous les bleus ou coupures qui peuvent marquer ma peau et réfléchis à la meilleure façon de cacher tout cela pour pouvoir retourner rapidement en cours lorsque la sonnette retentit à nouveau. Harry se lève et part ouvrir alors qu'une boule se forme dans mon estomac : un stress intense m'envahit du fait de rencontrer ce jeune homme qui peut dénoncer mon père ou éloigner Harry de moi en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Je me recroqueville sur moi le plus possible en laissant échapper une plainte et entends des pas rapides dans les escaliers.
-Qu'est-ce qu'il a exactement ? Demande l'inconnu que je devine être le frère d'Harry.
-Je pense qu'il vaut mieux que tu vois par toi-même, répond Harry. Mais n'en parle à personne, promis ?
-… Promis.
Je les entends me rejoindre mais préfère ne pas bouger et faire semblant de dormir qu'affronter leurs regards. Je n'aurai jamais dû accepter qu'il appelle son frère. Je n'aurai jamais dû le laisser s'approcher de moi ni s'attacher ne serait-ce qu'un tout petit à moi… mais c'est trop tard maintenant. Ils ne disent rien ni l'un ni l'autre et la seule chose qui me prouve qu'ils sont toujours là sont le bruit de leurs respirations. Il faut que je sache quelle heure il est pour qu'ils partent avant l'arrivée de mon père.
-Il est quelle heure ? Demandais-je alors d'une voix faible et extrêmement rauque.
-Dix heures trente Draco, me répond Harry. Tu veux bien lever la tête s'il te plait ?
-Vous devez être parti pour dix-sept heures même si je pense que vous ne serez plus là à cette heure.
-Pour que tu restes seul avec lui. C'est hors de question.
-Quelqu'un veut bien m'expliquer ? Intervient le frère de mon ami.
-Son père le viol et semble assez violent durant l'acte, répond Harry sèchement.
Sa réplique est vraiment blessante mais je comprends aussi qu'il pense que mon père m'a fait ces marques pour m'empêcher de me défendre, ce qui est le cas. Cependant, il n'a vu que les bleus sur mon cou et mes bras et je crains sa réaction s'il découvre les autres. Je suis pris d'un léger rire nerveux face à la dureté de ses paroles avant de laisser échapper un cri de souffrance intense à cause des coups de poignards dont j'ai l'impression qu'on m'assaille. Je pose une main sur mon torse pour repérer les côtes que je pense cassées mais soupire de soulagement quand je constate qu'aucune ne semble l'être.
-Ca va ? Me demande Harry tandis que je relève la tête.
-Nickel.
-D'accord, intervient son frère, Draco c'est ça ?
-Oui.
-Moi, c'est Neville. Où es-tu blessé ?
Son visage reste impassible contrairement à celui, inquiet, de son frère et il attend visiblement une réponse que j'hésite à lui donner. Il est grand et ressemble vraiment au brun sauf qu'il est plus châtain foncé que noir de cheveux et que ses derniers sont plus courts. Je sais qu'il ne me veut aucun mal et qu'il ne profitera pas de moi mais je ne suis pas certain d'accepter qu'il me touche et encore moins qu'Harry me voit dans cet état. Mais je sais aussi que ce dernier refusera de sortir.
-Vous voulez vraiment me soigner ? Questionnais-je alors le prénommé Neville.
-Oui.
-Et toi, continuais-je à l'intention de Harry, si je te demande de partir tu me diras…
-… non, me coupe-t-il sans que j'en sois étonné.
-Ok alors pose une serviette sur le miroir et aide-moi à me lever.
-Pourquoi le miroir ?
-Je sais que je suis en mauvais état, j'ai les sensations, pas besoin des images.
Harry cache le miroir tandis que j'enroule la serviette autour de moi pour dissimuler mon dos et la bloque sous mes bras pour qu'elle ne tombe pas, la sensation du tissu sur mon dos est horriblement douloureuse mais je ne peux faire autrement alors je ne dis rien et souffre en silence pour ne pas les alarmer plus qu'ils ne le sont déjà. Même avec leur aide, j'ai beaucoup de mal à me lever et encore plus à rester debout mais je m'appuis sur le lavabo qui se trouve en face de la porte menant à ma chambre et parviens à tenir sur mes jambes. Ils se mettent dans mon dos mais ne me touchent plus, je ne vois pas pourquoi ils m'ont amené là et leur en demande donc la raison.
-Je dois vérifier tes côtes et tes hanches, alors je vais le faire en me mettant dans ton dos et Harry reste à côté de moi, d'accord ?
-Euh… hésitais-je, je vais plutôt enfiler un jean, mes jambes vont bien mais mon dos est… enfin, je crois que c'est surtout lui qu'il va falloir soigner.
-Comment ça ? Intervient Harry visiblement surpris et énervé. Pourquoi ton dos devrait-t-il être plus blessé que le reste, ce n'est pas… enfin, il ne te bat pas ? N'est-ce pas ?
Je ne réponds pas pour ne pas attiser sa colère et attends qu'ils sortent. Ils referment la porte et j'attrape un vieux jean qui trainait dans un coin de la salle de bain et l'enfile en m'asseyant sur la baignoire, même cette tache s'avère pénible. Je m'appuis à nouveau sur le lavabo après m'être un tant soit peu séché et les autorise à entrer tandis que j'entends deux hoquets de stupeur résonner dans la pièce suivis d'un grand silence que Neville brise en s'exclamant:
-Oh mon dieu.
Je ne peux empêcher un léger rire de passer le barrage de mes lèvres puisque son frère a dit exactement la même chose peu de temps auparavant mais la douleur au niveau de mes côtes et de mon dos transforme mon rire en plainte avant de finir en sanglot à moitié étouffé.
-Je vais le tuer ! S'exclame Harry à son tour. Comment peut-il ? Draco, tu ne peux pas le laisser s'en sortir comme ça ! Tu dois aller voir les flics ou je le ferais!
-Non !
Je prends la serviette qui cache le miroir pour la maintenir contre ma torse, une envie de garder mon intimité je suppose, puis je me retourne difficilement vers le brun. Je m'assois à moitié sur le lavabo pour ne pas tomber avant d'ancrer mes yeux dans les siens et d'ajouter :
-Non Harry, je ne dirais rien et vous non plus.
-Mais…
-… c'est mon père, et même s'il me frappe, même s'il me… touche, il reste mon père, je n'ai plus que lui et il m'aime, du moins, une partie de lui et aussi infime soit cette partie, aussi rarement se manifeste-t-elle, je ne veux pas la perdre. J'ai besoin de lui comme… comme j'ai besoin de toi maintenant.
Encore une fois, j'ai parlé sans réfléchir et même si ce que je viens de dire est vrai, je ne voulais pas qu'il le sache, je ne veux pas qu'il se sente responsable de moi. Je baisse la tête tandis qu'il s'approche de moi et pose sa main sous mon menton pour me forcer à le regarder dans les yeux.
-Comment veux-tu que je ne dise rien ? Murmure-t-il en ancrant ses yeux dans les miens. Comment veux-tu que je ne fasse rien alors qu'il… Draco, je ne peux pas le laisser faire sans rien dire.
-Sauf que si tu dis quelque chose, ce sera pire. Si tu dis quelque chose, je vais devoir lui dire que quelqu'un, que deux personnes savent ce qu'il me fait et il va… il va me massacrer. Après on va partir d'ici et … ce sera pire alors non, tu ne vas rien dire, et ton frère non plus et à mes dix-huit ans, je pars de chez moi et je serai tranquille. Et puis, tu m'as promis de te taire et j'ai accepté que ton frère vienne alors qu'il ne devrait rien savoir, tout comme toi.
-Et tu crois que tu pourras vivre normalement après tout ça ? Me questionne son frère qui nous observe attentivement, Harry et moi.
-Je dois juste trouver un moyen pour qu'il arrête de me… toucher, dis-je en me tournant de nouveau face au miroir avant de remettre la serviette dessus.
-Et de te frapper également, intervient Harry en se remettant à sa place initiale.
-Donne-moi la boite qui se trouve à tes pieds s'il te plait.
Je me prends deux aspirines pour soulager mon mal de tête et remarque au passage une sorte de sacoche au pied du lavabo que je déduis appartenir à Neville. Même les apprentis médecins soignent des gens alors ?
Visiblement.
Je sens ses mains se poser sur mon dos et ce contact sur mes blessures m'arrache des cris de souffrance de plus en plus fort. Je souffre le martyr à chaque fois qu'il me touche et pour l'instant, il n'a encore rien recousu ou soigné, il se contente d'arrêter les saignements. J'ai également de plus en plus de mal à tenir sur mes jambes et mon souffle est saccadé au possible comme si je faisais une crise d'asthme. Je me mords la langue pour ne pas hurler mais cette dernière est rapidement en sang et me fait à présent elle-aussi souffrir même si ce n'est rien comparé au reste.
-Pourquoi tu m'as menti ? Me questionne Harry.
-De quel mensonge tu parles ?
-Tu m'as dis que ton père ne serait pas là et que je pouvais partir tranquille, pourquoi ?
-Tu ne voulais pas partir et tu pouvais aider ta tante mais tu ne peux rien pour moi. Ta présence ici n'aurait rien changé puisque tu aurais été chez toi.
-Excuse-moi, intervient Neville en posant sa main entre mes omoplates, à l'endroit exact où était le morceau de bois que j'ai retiré deux jours plus tôt, mais qu'est-ce qui t'es arrivé ici ? Cela ne date pas d'aujourd'hui.
-Une chaise… soufflais-je difficilement tandis qu'il exerce une légère pression sur la blessure. Retires ta main, gémis-je en me cambrant en avant pour ne plus qu'il me touche.
Seulement, au lieu de me soulager, ce geste empire mon impression de suffoquer et je ne parviens plus à retenir mes sanglots qui se font de plus en plus bruyants et douloureux. Neville comprend que je ne veux pas qu'il continu et il retire sa main avant de s'assoir sur la baignoire, à ma gauche. Je dois me calmer, je sais que cela ne sert à rien de pleurer mais je ne parviens pas à m'arrêter, de plus, mes jambes ne me maintiennent presque plus. Je sens de nouveau une main sur mon épaule droite ce qui me fait sursauter mais je réalise que c'est Harry et décide de le laisser faire.
Il met sa main sous mon menton et me fait tourner la tête dans sa direction. Ses yeux noirs sont si tristes et ses joues striées de larmes si bien que je ne peux que m'en vouloir de lui infliger cela. Sans détacher ses yeux des miens, il me tourne vers lui et me prend dans ses bras dans un geste protecteur. Même si cela me fait assez mal, je ne veux pas bouger. Il pose l'une de ces mains derrière ma tête et l'autre au bas de mes hanches, au dessus de mes fesses, et me rapproche de lui le plus possible. Ce contact me fait mal aux côtes mais j'ignore la douleur et niche ma tête au creux de son cou tandis qu'il fait la même chose. Je sens ses larmes couler dans mon cou et savoir qu'il pleure par ma faute me serre le cœur, mes sanglots redoublent d'autant plus quand il me murmure :
-Moi aussi j'ai besoin de toi mais j'ai besoin de toi entier Draco et lui… il te détruit. Ses marques ne partiront plus, je ne sais pas si tu les a vu mais celles-ci resteront gravées à jamais. Il te marque comme étant sien Draco, moralement et physiquement. Mais tu n'es pas à lui.
Aucun de nous n'ajoute quoi que ce soit, il a peut être raison mais je crois que je préfère vivre avec mon père qu'aller dans un foyer car même si j'ai dix-sept ans, je ne suis pas majeur et je ne sais pas où ils m'enverraient et puis… c'est mon père, je l'ai déjà bien assez blessé.
Nous restons ainsi un long moment et je parviens à me calmer jusqu'à ce que je sente d'autres mains dans mon dos. Je sursaute et me rapproche encore plus de Harry tandis que j'entends son frère s'esclaffer avant d'ajouter :
-Harry ? Tu le gardes contre toi et tu le maintiens debout tu veux bien ?
-Oui, acquiesce ce dernier en relevant la tête. Mais pourquoi ?
-Je vais le soigner comme ça, ce sera plus pratique et puis, je ne pense pas qu'il va tenir encore longtemps, son père n'y a pas été doucement alors cela ne sert à rien qu' il se blesse encore en tombant.
-D'accord.
-Draco ? M'interpelle-t-il. Il ne faut pas que tu bouges.
-Je sais mais ce n'est pas si simple.
-Je comprends mais essais de penser à autre chose, pour l'instant, je vais juste désinfecter.
-Mouais.
Il passe un coton avec du désinfectant sur mes plaies et rien que cela me fait souffrir trois fois plus. Je ne parviens pas à étouffer les plaintes qui s'échappent de ma gorge et j'ai de plus en plus en plus de mal à ne pas bouger. J'essaie de penser à autre chose comme me l'a demandé Neville mais les seules images qui me viennent sont celles de mon père me frappant ou me caressant… Je me détache de l'emprise de Harry et me rue vers les toilettes devant lesquelles je me laisse tomber à genoux et il me faut environ cinq minutes pour que mes nausées se calment. Je m'assois ensuite en me retournant vers les garçons. Je suis de plus en plus fatigué et mes yeux recommencent à se fermer d'eux-mêmes, j'essais de me remettre sur mes jambes mais tombe en avant et suis rattrapé de justesse par Neville qui m'aide à me rassoir sur le sol avant d'ajouter.
-Ok, on va faire autrement euh… ajoute-t-il en faisant le tour de la pièce avant de passer dans ma chambre, Harry vient t'assoir là, lui demande-t-il tandis que son frère part à son tour dans ma chambre.
-Fais couler un bain, lui dit son frère alors que je ne comprends pas ce qu'ils font.
Neville revient et fait ce que lui a demandé le brun pendant que ce dernier réapparait avec les draps qui se trouvaient sur mon lit. Il les met dans la baignoire avant d'ajouter de la javel qui se trouve dans un flacon sur le bord du lavabo et d'éteindre l'eau. Je ne pensais pas qu'il avait compris ce que je faisais la dernière fois. Mes paupières se font de plus en plus lourdes mais la douleur me maintient éveillé. Harry repart dans ma chambre alors que Neville me demande de me lever et m'y aide avant de m'emmener dans ma chambre à mon tour. Harry est assis au bord du lit et ne semble pas non plus savoir ce que veut son grand frère, je remarque au passage qu'il est un peu plus d'onze heures. Neville m'amène devant le brun avant d'ajouter :
-Assis-toi sur ses genoux.
-Hein ? Quoi ? M'exclamais-je ne comprenant pas sa demande.
-Tu t'assois sur ses genoux mais dos à moi comme ça, il est assis, tu es assis et ne risque pas de tomber et moi et bien, je me débrouillerai mais je pense aussi que tu bougeras moins ainsi alors ce sera plus simple allez… sauf si cela vous dérange, poursuit-il voyant qu'aucun de nous ne bouge.
Je pose une question muette au brun qui me répond en tendant les bras vers moi. Je passe donc mes jambes autour de son bassin pour m'assoir sur ses genoux. Son frère a des idées bizarres quand même. Nos visages sont dangereusement proches l'un de l'autre tout comme nos lèvres et je ne peux m'empêcher de penser au fait que nous avons failli nous embrasser il y a peu.
-Hum… toussote Neville pour nous sortir de notre contemplation mutuelle. Dray, je peux t'appeler ainsi ?
-Oui, Dray, Draco… appelez-moi comme vous voulez.
-D'accord, mais tutoies-moi, je ne suis pas si vieux. Je vais t'anesthésier pour que tu ne sentes rien.
-Non, m'exclamais-je en tournant mon visage vers lui, j'y suis allergique.
-Bien évidemment, marmonne-t-il entre ses dents alors que son frère intervient.
-C'est possible ça ?
-Oui, c'est rare mais ça existe et bien sur, il faut que ton chéri ait la seule allergie qui ne lui faille vraiment pas.
-C'est pas mon chéri, rétorque Harry d'un ton triste.
-Vraiment ? Depuis le temps que nous bassine avec Dray par ci, Dray par là, et vos comportements respectifs je pensais que… enfin bref, ce n'est pas le moment.
-Non, en effet, acquiesce son frère d'un ton dur alors que je me tourne à nouveau vers lui.
Ses joues sont rouges et il détourne son regard du mien… nos rôles sont inversés pour une fois. Je sens la main de Neville appuyer soudainement dans mon dos et je me rapproche automatiquement d'Harry sauf que le contact de son corps contre mes côtes ne me soulage en aucun cas et je laisse échapper une plainte plus que forte avant de reprendre une respiration saccadée.
-Hey, m'interpelle tendrement le brun en caressant mes cheveux d'une main et ma joue de l'autre, chut, calmes-toi, je suis désolé. Et toi ? poursuit-il à l'intention de son frère, non mais t'es pas bien ? Il a mal et toi, tu ne trouves pas mieux que de forcer ?
-Je faisais un test et calme-toi, cela ne me fais pas plaisir non plus mais je dois voir à quel point c'est douloureux pour lui, pour continuer. Dray ? Que ressens-tu exactement ? Je sais que cela n'est pas forcément simple à décrire mais essais s'il te plait.
Je reprends doucement mon souffle alors qu'il retire sa main de mon dos. Harry, quant à lui, continu de me caresser les cheveux et la joue en collant mon autre joue à la sienne. Il est visiblement rasé de près et sa peau est vraiment douce. Je me rappelle ensuite de la demande de Neville et ferme les yeux pour analyser au mieux ce que je ressens.
-J'ai l'impression d'étouffer et j'ai du mal à… respirer. J'ai très envie de dormir mais … c'est comme si on me plantait des centaines de couteaux dans le dos et que quelqu'un frappait mes côtes à chaque fois que je bouge… et quand je reste immobile, j'ai juste l'impression que quelqu'un me marche dessus.
-…D'accord, souffle Neville, Draco écoutes, je pense vraiment que tu ferais mieux d'aller à l'hôpital.
-Sauf que je n'irai pas alors si tu ne veux rien faire, je me débrouillerai, j'ai l'habitude après tout.
-Tu vas avoir mal, vraiment très mal, insiste-t-il.
-Je sais.
Harry ne dit rien mais continu de me serrer contre lui sans cependant toucher les zones sensibles. Je réalise seulement maintenant que je suis à moitié nu et à califourchon sur lui et ce que cela pourrait impliquer. Je ne peux m'empêcher de rougir et d'essayer de me cacher en mettant mes bras devant mon torse pour essayer d'être moins intime mais rien que ce mouvement réveille le tiraillement que subit mon corps. Je ne veux pas pleurer, je ne veux plus, je pleure tout le temps pour rien alors maintenant, il faut que j'arrête.
-Ne bouges pas, murmure Harry d'une voix à peine audible. Ne fais pas attention à notre position.
Je rougis à nouveau en comprenant qu'il a saisi mes pensées mais me reprends rapidement pour ne pas accentuer mon embarras de me retrouver dans cette position… son frère a vraiment des idées bizarres tout de même.
-Alors ? Interrogeais-je le médecin, je me débrouille ou tu m'aides ?
-Il faudrait quelque chose sur lequel tu puisses te concentrer…
J'acquiesce et tente de me défaire de l'emprise de Harry mais ce dernier ne semble pas d'accord et me retient dans l'étau de ses bras. Je souris faiblement avant de demander mon ipod et les enceintes à Neville.
Il s'exécute et tend l'ipod à Harry qui me demande quelle chanson je veux.
-Vas dans artiste… Augustana : d'abord "Boston" et ensuite il enchainera avec "Sweet N Low".
-Bien alors, tu es prêt ? Me questionne Neville. Je vais devoir te recoudre et poser des pansements mais tu ne vas pas apprécier les points de sutures je pense.
J'acquiesce et pose ma tête sur l'épaule droite d'Harry alors que j'entends son frère prendre une chaise et se placer derrière moi. Je sens ensuite ses mains à présent gantées et froides sur mon omoplate droite, cela provoque un intense tiraillement et j'ai de nouveau l'impression qu'il me plante un couteau dans le dos alors qu'il ne fait que poser son doigt dessus. Je me concentre sur la musique et les paroles pour oublier que Neville est en train de planter une aiguille dans ma peau déjà blessée.
In the light of the sun, is there anyone? Oh it has begun
Dans la lumière du soleil, y a-t-il quelqu'un ? Oh, ça a commencé...Oh dear you look so lost, eyes are red and tears are shed,
Chérie tu sembles si perdu, tes yeux sont rouges et tes larmes coulent
This world you must've crossed... you said...
Ce monde tu l'as déjà croisé... tu disVous ne me connaissez pas, vous vous en fichezElle ditVous ne me connaissez pas, et vous ne portez pas mes chaines…
You don't know me, you don't even care, oh yeah,
She said
You don't know me, and you don't wear my chains... oh yeah.
J'ai beau me concentrer sur la chanson, je sens tout de même l'aiguille écorcher ma peau de plus en plus. Ma langue est à nouveau en sang et je commence à écorcher mes lèvres à présent. Certes, je souffre toujours mais la douleur que je sens dans tout mon corps s'efface quelques secondes pour laisser celle de ma langue prendre le dessus. Je remonte ma main droite devant ma bouche et la mord pour m'éviter de hurler mais surtout pour qu'elle étouffe les plaintes qui s'échappent de mes lèvres. Je me concentre de nouveau sur la musique tandis que des larmes commencent à rouler le long de mes joues pour s'écraser sur le t-shirt d'Harry.
Essential yet appealed, carry all your thoughts across
L'essentiel déjà dit, tu portes toutes tes pensées à traversUn champ immense,Quand les fleurs te fixent, ce ne sont pas les seules à pleurerQuand elles te regardentTu dis…You don't know me, you don't even care, oh yeah,
Vous ne me connaissez pas, vous vous en fichezElle ditVous ne me connaissez pas, et vous ne portez pas mes chaines…
An open field,
When flowers gaze at you, they're not the only ones who cry
When they see you
You said…
She said
You don't know me, and you don't wear my chains... oh yeah.
She said I think I'll go to Boston
Elle dit : Je pense que je vais partir à BostonJe pense que je vais commencer une nouvelle vie,Je pense que je vais tout recommencer, là où personne ne connait mon nom,…I think I'll go to Boston,
Je pense que j'vais aller à Boston,Je pense que je suis juste fatiguéeJe pense que j'ai besoin d'une nouvelle ville,
laisser tout derrière moiJe pense que j'ai besoin d'un lever de soleil, je suis fatiguée des couchers,J'ai entendu dire que c'était bien en été, un peu de neige devrait être bien...
I think I'll start a new life,
I think I'll start it over, where no one knows my name,
I think that I'm just tired
I think I need a new town, to leave this all behind...
I think I need a sunrise, I'm tired of the sunset,
I hear it's nice in the Summer, some snow would be nice... oh yeah.
La chanson se termine et je remarque que ma main porte la marque de mes dents, quand ce n'est pas lui qui me blesse, je m'en charge seul. Cette pensée me fait sourire mais ce dernier disparait rapidement quand je sens l'aiguille me transpercer une nouvelle fois. Il est vrai que Neville est rapide et précis et qu'il a déjà soigné six de mes blessures si j'ai bien compté mais je veux que cela s'arrête, maintenant. Je suis vraiment fatigué à présent, j'ai l'impression d'avoir avalé des somnifères, ma bouche est pâteuse et mes yeux ne veulent plus s'ouvrir.
-Tu comptes partir à Boston ? Me questionne Harry doucement alors que "Sweet N Low" débute.
-J'ai déjà quitté la Californie... Et puis, je crois que c'est ici mon Boston.
Ma tête se fait de plus en plus lourde et je la niche dans le cou du brun, j'adore son odeur, vraiment. Je sais que mon comportement est étrange, comment puis-je être si proche d'un garçon alors que quelques heures plus tôt, c'est mon père qui était avec moi dans ce lit ? Je ne sais pas, seulement Harry ne me ferait pas de mal et puis, je n'ai pas vraiment le choix. Je ne sais d'ailleurs pas comment je vais pouvoir dormir si je ne peux être ni sur le dos à cause de ce dernier ni sur le ventre à cause de mes côtes.
Peu importe, pour l'instant, je n'ai pas à m'en soucier…
Anywhere you go, anyone you meet,
Où que tu ailles, quelque soit la personne que tu rencontres,Souviens-toi que tes yeux peuvent être tes ennemis,J'ai dis, l'enfer est si procheEt le paradis hors d'atteinte,Je ne renonce pas encore,J'ai trop à perdreMaintiens-moi à terre, doucement et lentement, petite fille,Maintiens-moi à terre, doucement et bas, et je te porterai à la maison…Rain is gonna fall, the sun is gonna shine,
La pluie va tomber, le soleil va briller,Le vent va souffler, l'eau va monter,Elle a dit, quand le jour viendra, regarde dans mes
yeuxPersonne ne renonce encoreOn a trop à perdre…Et je te porterai tout le chemin,Tu dis que tu vas bien,Mais tu es encore jeune et tu dérapes complètement,Tout ce dont j'ai besoin, c'est de me retournerDe le faire durer, de le faire compterTu va faire les mêmes erreursQui ont mit ma maman dans sa tombeJe ne veux pas être seul
Remember that your eyes can be your enemies,
I said, well hell is so close
And heaven's out of reach
I ain't giving up quite yet,
I've got too much to lose
Hold me down, sweet and low, little girl
Hold me down, sweet and low, and I'll carry you home
The wind is gonna blow, the water's gonna rise
She said, when the day comes, look into my eyes
No one's giving up quite yet,
We've got too much to lose
And I'll carry you all the way,
You say you're fine
But you're still young, and out of line
All I need is to turn around,
To make it last, to make it count
You're gonna make the same mistakes
That put my momma in her grave
I don't wanna be alone
…
-Draco ? M'interpelle Neville tandis que j'essais d'ouvrir les yeux, en vain.
-Hum…marmonnais-je.
-Ca va ?
-Humm… fatigué…
-C'est normal, le contrecoup surement.
-Alors dors, intervient Harry.
J'acquiesce d'un ultime marmonnement incompréhensible avant de me laisser emporter par les bras de Morphée.
Voilà, le sixième chapitre est fini !
Qu'en pensez-vous ?
J'espère que je n'ai pas laissé d'erreur, du style des mots féminin pour décrire Draco, ou d'autre truc mais je dois avoir que j'ai pas envie de relire… donc, dites le moi si il reste encore des truc comme ça -)
Si vous le souhaitez, vous pouvez laisser un petit mot, je les retransmettrais à l'auteur… (^-^) !
Je vous dis à mercredi porchian pour le chapitre 7 -) **Si mon emploi du temps le permet**
Jes Cullen-Malfoy **qui ne fait qu'adapter une fiction originale**
