Un chapitre un peu "hot" ( quoique c'est pas très méchant hein ) avec toujours un langage médical totalement free style ( vous m'en excuserez j'espère ^^ )

Quand il arriva devant sa porte, il se demanda vraiment si c'était une bonne idée. Mais House n'était pas homme à hésiter : il frappa à la porte avec sa canne, comme il avait pu déjà le faire :

« Vous êtes venu vous excuser ? Demanda-t-elle après avoir ouvert la porte.

- M'excuser ? M'excuser de quoi ? Vous voulez que je m'excuse de vous avoir prise hier soir dans mon appartement ?

- Arrêter un peu… c'est fatiguant à la fin !

- Et vous vous me fatiguez avec vos excuses et votre morale !

- Ce que vous avez dit tout à l'heure, au bureau…

- Mais je n'ai rien dis ! C'est vous qui avez parlé de call girl ou je ne sais quoi ! Vous savez très bien qu'hier soir je ne vous ai pas appelé avec cette intention tout comme vous savez que je ne vous considère pas ainsi.

- Alors pourquoi être venu ?

- Pour ça… »

Il s'approcha et encadra le visage de la jeune immunologiste pour capturer ses lèvres avec envie. Bien que surprise, elle se laissa faire quelques secondes avant de le repousser :

« Pourquoi ? Vous n'avez pas répondu hier soir… alors je veux une réponse, maintenant.

- Vous voulez savoir pourquoi je vous ai embrassé ? Pourquoi on a fait l'amour ? Je dis bien « on » parce que avec toutes ces histoires j'ai tendance à croire que j'étais tout seul ! Quand même, en médecine, ils ont du vous apprendre ça non ? Il faut un homme et une femme pour faire un bébé et blablabla. Donc j'en déduis que vraisemblablement ce qui s'est passé hier soir n'est pas entièrement de ma faute, car, vous me contredirez si vous le voulez, je ne crois pas vous avoir forcée. Alors je vous retourne la question : pourquoi ?

- Ce petit jeu ne prend pas avec moi House. Ma réponse vous la connaissez déjà. Moi je veux votre réponse.

- Et bien… parce que j'en avais envie… parce que… vous en aviez envie. Parce qu'on en avait envie tout les deux, on en avait envie depuis longtemps je crois.

- On va se contenter de ça alors… »

Elle l'attira brusquement chez elle en le saisissant par le col de la chemise et l'embrassa avec langueur avant de fermer la porte. Telle une danse, il la plaqua contre la porte : elle ne pouvait plus bouger.

« Moi je ne veux pas me contenter de ça, lui susurra-t-il à l'oreille.

- Oh ne vous en faites pas, moi non plus.

- Perverse, chuchota-t-il contre sa bouche entre-ouverte.

- Je vous renvoie le compliment. »

Ces mains effleurèrent ses hanches mise à nu par un top un peu trop court alors qu'il sentait déjà sa peau frissonner à cette caresse. Exquis. En amour, pensa-t-il, il faut se comporter en salaud. Ce que je suis la plupart du temps donc ça ne pose pas plus de problème que ça. Il décida donc de faire glisser ses mains lentement très lentement sous sa jupe. Et comme si cela ne suffisait pas, il ne put s'empêcher de lui demander :

« Cette jupe, à été spécialement mise pour moi ?

- Ca se pourrait, murmura-t-elle en le fixant d'un regard espiègle. »

Il se resserra son étreinte sur ses hanches tout en cherchant ses lèvres. Cependant, Cameron n'était pas prête à lui offrir sa bouche : elle était d'humeur joueuse ce soir surtout après avoir vu son patron venir la chercher. Elle n'était pas une garce mais elle avait envie de le mettre au supplice comme il l'avait tant de fois fait avec elle. Elle n'était pas une garce mais elle n'était pas une sainte non plus : elle connaissait assez bien House pour savoir qu'il aimait qu'on lui oppose de la résistance. C'était son petit côté sadomasochiste.

Chaque fois que ses lèvres s'approchèrent trop près des siennes, elle détournait la tête ou bien embrassait son cou, sa tempe. Tout ça, bien entendu, en le regardant avec malice. Elle se risquait même parfois à effleurer ses lèvres lui faisant miroiter l'espoir d'un baiser avant de se reculer. Il lui répondait le plus souvent par un grognement mécontent. Leurs mains par contre, avaient déjà glissées sous les vêtements depuis bien longtemps. House se rendit vite compte de son petit manège et décida de jouer son jeu. Déjà que ce fut difficile pour la jeune femme de respecter les règles de son propre jeu avec le visage de House à quelques centimètres du sien alors le fait qu'il agisse de la même manière devint très vite insupportable.

« Si vous saviez comme j'ai envie de vous croquer la bouche, murmura-t-il dans un soupir en effleurant ses lèvres, mais si je le fais je suppose que je perd hum ?

- Il y a des chances oui… Vous gagnez toujours, laisser moi gagnez pour une fois, embrassez moi…

- Vous voulez que je vous embrasse pour que vous gagniez ou pour que je vous embrasse ?

- Embrassez moi, répéta-t-elle avec urgence.

- Vu la manière dont vous venez de gémir je suppose que vous n'en pouvez plus.

- Vous non plus, chuchota-t-elle en le regardant droit dans les yeux. »

Bien sûr, il ne répondit rien. Il saisit brusquement une des mains de la jeune fille qui vagabondait sur son torse - et mince !, c'était bien agréable pourtant, pensa-t-il pour lui, pour la plaquer contre le mur. Leurs doigts se mêlèrent aussi vite pendant qu'il exerçait une pression sur son corps avec le sien qui la fit échapper un deuxième râle de plaisir. Il adorait l'entendre.

« J'ai un peu oublier les règles Cameron, est-ce que… c'est autorisé ça ? Dit-il en embrassant sa lèvres supérieur.

- Je ne crois pas que ce soit considéré comme un baiser non.

- C'est bien ce que je croyais. Alors ça non plus n'est pas considéré comme un baiser, ajouta-t-il en embrassant sa lèvre inférieur cette fois, un peu plus longtemps. »

Il n'eut pas le temps de jeter un regard pour voir la réaction de son employée car elle lui avait déjà pris la bouche avec brusquerie. Baiser de l'urgence. Hum que c'est bon, pensa-t-il, à quelques secondes près, c'est moi qui perdait, mais ça, elle ne le saura jamais. Il gémit de plaisir quand elle enfonça sa langue plus profondément dans sa bouche.

« Vous… avez… perdu, murmura-t-il entre deux baisers.

- Certes mais vous n'en pouviez plus, je le sens. Et ça fait longtemps que vous n'en pouvez plus… c'est dommage que vous ne puissiez pas le cacher hum ? »

Il comprit tout de suite à quoi elle faisait référence. Là, elle marquait un point. Il était excité comme il ne l'avait pas été depuis bien longtemps.

« Parce que vous croyez que vous pouvez le cachez vous ?

- J'en ai marre de ces discussions incessantes, déclara-t-elle avec pugnacité, fini de jouer maintenant. »

Elle enleva son top en un clin d'œil alors qu'elle s'attaquait à la chemise de House. Quatre mains pour défaire une chemise qui tomba par terre en 3 secondes à peine. Elle le poussa vers le reste de l'appartement sans quitter ses yeux, son torse, ses lèvres. Alors qu'elle voulait le mener vers sa chambre, il la retint à la taille et dans un grognement murmura :

« Trop loin. »

Il la fit basculer sur son minuscule canapé et monta sur elle. Il embrassa son cou, ses seins, son ventre. Il déboutonnait sa jupe alors que les mains de la jeune fille agrippèrent ses cheveux. Elle gémit doucement quand il fit glisser sa jupe sur ses jambes fines. Il sourit de satisfaction et de plaisir mêlée à la vue d'une magnifique petite culotte en dentelle noire échancrée. Il ne put s'empêcher :

« Joli sous vêtement. »

Elle entendit à peine sa remarque paralysée par le désir qui montait peu à peu en elle et qui la rongeait tel un feu intérieur. Alors qu'il s'apprêtait à enlever son dessous avec une excitation sans pareil, son téléphone sonna.

« House je crois que c'est votre téléphone, dit-elle atlante.

- Contenu de la position que nous avons tous les deux actuellement, je crois que tu peux me tutoyer. Tu peux même m'appeler Gregory. Il faudra faire quelques petites choses en plus pour m'appeler Greg par contre.

- Gregory, répéta-t-elle avec difficulté, ton téléphone sonne.

- C'est mieux, mais je m'en fou.

- C'est peut être l'hôpital !

- Alors je m'en fou doublement !

- Tu devrais…

- Mais je l'aime bien ta petite culotte moi ! Qu'est-ce que tu crois, on a copiné pendant que tu… gémissais. »

Elle ne put s'empêcher de sourire : House reste et restera House.

« Je continue ? Demanda-t-il avec malice en se relevant suffisamment pour apercevoir son visage, non parce que je peux très bien…

- Non, continue ! Dit-elle avec une ferveur qui lui faisait presque honte.

- Bien. »

Pour la deuxième fois, il commença à enlever sa culotte et pour la deuxième fois, un téléphone sonna. Celui de Cameron cette fois.

Peut être par réflexe, peut être parce que Cameron reste et restera toujours une jeune femme consciencieuse, elle saisit le téléphone sur la tablette alors que House soupirait.

« Oui ?

- Cameron, c'est Chase. On a un problème.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Le patient a fait une attaque, il est dans le coma.

- D'accord. Il est stable ?

- Pour le moment oui.

- Alors dans l'état actuel des choses je ne vois pas comment je pourrais vous aider… »

Cameron jeta un regard à House qui haussait les sourcils, un sourire malin au coin des lèvres. Elle afficha une petite moue avant de sourire à son tour.

« Le truc c'est que son taux de globules blanc à chuter de manière faramineuse quelques heures avant. »

House s'en fichait pas mal lui, du taux de globules blanc, pour une fois ! Il tenta de retirer le sous vêtements de la jeune femme mais celle ci l'empêcha d'une main tremblante :

« Non ! S'écria-t-elle malgré elle.

- Quoi non ? Si je te le dis, c'est que c'est vrai ! S'emporta Chase.

- Heu, non c'est pas ça, je te crois c'est juste que… j'ai renversé un verre de vin, c'est rien. Vous l'avez mis sous métotrexate ? Demanda-t-elle essayant de gagner du temps. »

« Arrête, murmura-t-elle à House, une main sur le combiné. Je ne peux pas je suis…

- Tu n'as rien à faire, lui dit il doucement, détend toi…

- Mais…

- Laisse toi faire. »

Voilà, ça y est. Elle ne pouvait rien faire. House lui prodiguerait ses caresses pendant qu'elle aurait Chase au téléphone, qui lui demanderait d'établir un diagnostic. Super. Elle souhaitait presque malgré elle qu'il soit mauvais à l'ouvrage.

« Cameron ?

- Oui ? Demanda-t-elle d'une voix légèrement suraiguë.

- Je t'ai demandé quelque chose. Tu es sûr que ça va ?

- Oui ca va, demanda-t-elle en fermant les yeux et en se cambrant légèrement. »

« Et merde pensa-t-elle pour elle-même, il est carrément doué dans ce domaine là, forcément. Il faut que je raccroche au plus vite si je ne veux pas atteindre l'orgasme un combiné plaqué à l'oreille ! Oh non non non… »

« Et la tumeur ? Tenta-t-elle en essayant de garder son calme.

- Toujours là, même taille… pas de métastases. »

Elle plaqua une main sur le combiné pour échapper un gémissement de plaisir incontrôlé.

« Cameron tu es là ? Mais qu'est-ce que t'as à la fin merde ?

- Je suis là je… je réfléchissais, c'est tout.

- Il faut que tu te ramènes. On doit trouver ce qu'il a au plus vite, il ne lui reste plus beaucoup de temps. Tiens tant que t'y est, essaye de contacter House, il ne répond pas sur son portable.

- Je vais essayer de le joindre, dit-elle avant de raccrocher. »

Elle laissa tomber le portable à terre et s'accrocha à l'accoudoir du canapé d'une main fébrile. Il passa une main de son ventre à son dos quand elle se cambra de plaisir dans un gémissement sans appel. Elle retomba sur le canapé en sueur, essoufflée, encore toute tremblante et toute perdue par l'extase qui venait de la traverser.

Il remonta à sa hauteur pour la prendre dans ses bras. Elle était toute frissonnante, maladroite aussi dans la façon dont elle avait de le serrer contre elle. Il la trouvait émouvante dans son trouble. Il resserra son étreinte sur sa peau humide et caressa doucement son bras.

« Waouh, dit-elle dans un presque souffle, waouh waouh… répéta-t-elle doucement. »

Ses yeux perdus il y a quelques secondes tombèrent sur ses yeux à lui. Son regard était doux, exempt de cette ironie tenace qu'il affectionnait tant. Il semblait presque aussi ému qu'elle et cela lui mettait le cœur en pièce. Elle caressa doucement sa joue puis ils s'embrassèrent tendrement comme une évidence. Elle s'assit puis se leva, cherchant ses vêtements : il la rattrapa de justesse à la taille et la ramena sur le canapé :

« Qu'est-ce que tu fais ?

- Il faut qu'on aille à l'hôpital.

- Quoi maintenant ? Noooon !

- Si. Le patient à fait une attaque, il est dans le coma.

- Et bien justement il est dans le coma, donc rien ne sert de se presser !

- Tu es vraiment…

- Allez reste. »

Elle ne put résister bien longtemps quand elle quitta ses genoux et qu'il l'a fit basculer sur lui.

« House, il faut qu'on y aille… le taux de globule blanc a chuté peu de temps avant son attaque.

- Cameron, ce pauvre homme a pas de chance mais est-ce que tu te rends compte que ce que tu me fais c'est inhumain !?

- Ah bon ?

- Hey, tu es presque nu sur moi et tu viens d'avoir un orgasme il y a deux minutes… je suis donc légèrement hum… comment te dire ça, excité ! Ne me dis pas que tu ne l'es pas ou alors je ne suis vraiment pas…

- Je le suis, dit-elle un sourire coquin en glissant une main pour enlever son pantalon.

- Viens par là. »

Il saisit sa nuque pour l'embrasser passionnément. Alors que leurs caresses devinrent de plus en plus prononcés, House tenta de basculer sur elle mais il avait oublié un détail : la petitesse du canapé. Ils chutèrent lourdement par terre sur un parquet des plus rigides. House n'aimait pas le parquet.

« Merde, mais comment se fait-il que t'aies un si petit canapé ?

- Tiens, attrape, dit-elle en lui lançant sa chemise alors qu'elle enfilait sa jupe.

- Tu crois vraiment que c'est une petite chute de rien du tout qui avait arrêter mes élans ?

- Il faut qu'on y aille, vraiment.

- Mais tu étais en train de m'enlever mon pantalon au cas où tu l'aurais oublié ! Dr Cameron : vous choisissez votre patient plutôt que votre patron ? Vous savez que je peux vous virez pour ça ? Dit-il un sourcil levé.

- Et vous savez que vous me payez justement pour m'occuper de ces patients ?

- Ah non, c'est Cuddy qui vous paye pour soigner les patients. Moi je vous paye pour que vous couchiez avec moi, vous ne vous souvenez pas ? Vous êtes ma petite call girl ! S'exclama-t-il non sans une pointe d'ironie.

- Ah ah ah. Très drôle House. Qu'est-ce qu'on fait ? Je pars en voiture et tu pars 5 minutes après moi ?

- On est suffisamment en retard comme ça. Tu viens avec moi en moto. Tout le monde sera trop occupé pour remarquer quoique ce soit. Et avant que tu le demandes à l'hôpital on oublie le tutoiement, j'oublie Alison et tu oublie Gregory. On fait comme avant. D'accord ?

- D'accord, dit-elle en détourant la tête pour masquer sa réaction. »

Il s'approcha d'elle, la prit dans ses bras par derrière et lui chuchota à l'oreille :

« Je n'en ai pas fini avec toi ce soir… »

Ils sortirent, prirent la moto - House aimait la sentir derrière lui, sentir ses petites mains qui s'accrochaient désespérément à lui. Une fois à l'hôpital, ils étaient aussi distant l'un envers l'autre que n 'importe quel médecin envers son confrère.