Voilà le chapitre six avec un jour de retard, dont je m'excuse, mais en fait c'est le premier chapitre que je n'avait pas écrit en avance donc ça a pris un peu de temps. Il est peut être un peu décousu vu que je l'ai écrit en plusieurs temps et il s'y passe plein de choses!
Je me suis pas mal inspiré du passage dans le bouquin pour se chapitre donc je tenait à le préciser, c'est à J. qu'appartient tout l'univers de Harry Potter.
Bref, je vous laisse lire mais avant une page d'auto-pub: j'ai écrit un court OS qui s'appelle derrière l'Histoire, n'hésitez pas à le lire (oui, je fais ma propre promotion, et je vous embête... non c'est pas vrai, je vous aime)
Voili Voilou, n'hésitez pas à laisser une trace de votre passage, que vous aimiez ou pas d'ailleurs. Sur ce je m'en vais.
Enjoy it ^^
Chapitre six: Tant de choses qui tombent...
Harry était perplexe. Ces derniers jours, Hermione semblait l'éviter. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi. Ils ne s'étaient pas disputés. C'est juste qu'elle semblait... mal à l'aise en sa présence, chose qu'il ne s'expliquait pas et ça le perturbait au plus haut point. Elle lui cachait quelque chose. Il était partagé entre l'envie de découvrir ce que c'était et son respect pour les secrets de la sorcière. Ce qui l'énervait particulièrement, c'est qu'elle semblait passer plus de temps avec Malfoy. Il ne s'expliquait pas vraiment ce sentiments. En fait, ses sentiments n'étaient pas sa priorité. Ils allaient arriver à Godric's Hollow le lendemain. Il avait hâte tout en redoutant ce qu'il pourrait y trouver. C'était... la ville où ses parents étaient morts. Tués par Voldemort, juste à cause d'une prophétie. Une petite boule de verre qui s'était brisée. L'un ne peut vivre tant que l'autre survit...
Pour éviter de penser à cela il prit machinalement le premier livre qui lui tomba sous la main – Hermione en laissait traîner plein dans la chambre. Il se trouva que c'était les contes de Beedle le Barde. Il le feuilleta, sans prêter vraiment attention au contenu, jusqu'à ce qu'une marque attire son attention. Elle avait été tracée à la main. Ce n'était pas grand chose, un petit triangle avec une sorte d'œil à l'intérieur. Mais elle lui rappela quelque chose. Il fouilla dans sa mémoire. Un triangle... jaune? Puis soudain il se rappela. Le mariage. Xénophilius. Le collier. La marque de Grindelwald. C'était cela. Krum lui avait dit qu'il y avait la même à Dumstrang et que c'était Grindelwald, sorcier noir de son état, qui l'y avait laissé. Étrange... Il appela Hermione pour lui montrer mais seul le silence lui répondit et il prit conscience qu'il était seul sous la tente.
Il décida d'aller la trouver. La nuit était claire et la lune pleine. Il eu une pensée pour Lupin. Comment allaient ils? Tous autant qu'ils étaient, ils lui manquaient. Il aurait tellement voulu parfois un adulte. Quelqu'un de responsable. Quelqu'un qui pourrait les protéger. Ils n'avaient que dix sept ans et l'avenir du monde sur le dos. Il secoua la tête. Sa respiration troublait le calme de la nuit et formait de petits nuages de vapeur devant lui. Ses joues étaient rougies par le froid. Il fit quelque pas, l'herbe craquant sous ses pieds, ses yeux cherchant à percer l'obscurité pour trouver son amie. En contournant la tente il vit de la lumière du côté d'un bosquet. Il sourit et se dirigea vers le couvert des arbres.
Il s'arrêta net e voyant qu'elle n'était pas toute seule. Malfoy était à ses côtés, assis, un sourire narquois aux lèvres. Elle même était de dos aussi ne voyait il que la masse broussailleuse de ses cheveux qu'elle avait détachés. En entendant Harry elle sauta sur ses pieds et se retourna. Elle avait l'air un peu confuse, honteuse.
«Harry! S'exclama t elle.
– Hermione, je te cherchais, il faut que je te montre quelque chose.
Il vit Malfoy lui murmurer quelque chose et se crispa. Que se passait il donc entre ces deux là. Hermione le regarda, gênée, ses dents triturant sa lèvre inférieure.
– Je... Je pense qu'on devrait rendre sa baguette à Malfoy.
Il la regarda un instant, juste le temps d'assimiler le sens de sa phrase.
– Pardon?
Elle se sentait de plus en plus mal. Maudit soit Malfoy et tous ses éventuels descendants. Maudit soit la curiosité maladive du blond – elle pouvait bien parler remarque – et sa propre imprudence. Pourquoi avait il un aussi mauvais timing? Elle le savait. Elle aurait du le noyer. Quelle idée stupide de le sauver. STU – PI – DE. Maintenant il savait. Maintenant il avait un moyen de pression. Un moyen infaillible. Et tout ça à cause de cette foutu araignée. De ce foutu sort. De cette foutu magie noire. De cette maudite fouine.
«Oui... Il pourrait... Si on nous attaque... Je pense que ce serait mieux de ne pas avoir en plus à le défendre... Tu comprends... C'est déjà un poids... et puis il n'a aucune raison de partir ou de nous trahir... Je pense... que ce serait judicieux... euh...»
Judicieux? Comment avait elle pu sortir une ânerie pareille. Judicieux rien que ça. Donner une arme à un toujours possible Mangemort – après tout son bras coupé était peut être une partie de son plan pour les tuer – un plan très ingénieux certes mais... Non lui rendre sa baguette n'était en rien judicieux. Et d'après ce qu'elle voyait Harry ne trouvait pas cela pensable. Alors judicieux...
Il mit un moment à assimiler le fait que Hermione lui demandait de rendre sa baguette à Malfoy. Judicieux? Quelle blague. Elle même n'avait pas l'air un instant convaincue. Elle n'avait jamais su lui mentir. Il avait la forte impression que la raison de sa demande était autre chose qu'une idée «raisonnable». Il refoula la vague de colère qui menaçait de l'envahir. Elle lui cachait quelque chose et il découvrirait quoi à un moment où à un autre car il se doutait bien qu'elle ne lui mentirait pas éternellement. Pour l'instant sa découverte était plus importante que cela. Après tout, ils pouvaient bien rendre sa baguette à la fouine. Elle avait raison, il n'avait aucun intérêt à les attaquer et il pourrait se défendre.
«D'accord.»
Sans attendre qu'elle digère sa surprise – preuve qu'elle n'y croyait pas mais bon – il l'entraîna vers la tente lui montra le dessin mais cette marque la laissa perplexe. Elle ne l'avait jamais vu avant. Ce n'était pas une rune ou une langue antique elle en était presque certaine. Alors qu'elle partait pour chercher son livre de rune - il fallait toujours vérifier ce dont on était pas sûr - la voix de Malfoy retenti. Les reliques de la mort. C'était leur symbole. Un rond pour la pierre de résurrection, un triangle pour la cape d'invisibilité, un unique trait pour la baguette de puissance. Elle le regarda, surprise avant de soupirer. Comme quoi avoir un sang pur pouvait se révéler utile.
Cela faisait maintenant un moment qu'elle réfléchissait et elle ne comprenait toujours pas pourquoi il y avait cette marque, rajoutée là par feu leur directeur à n'en pas douter. Elle tournait et retournait sa signification possible dans sa tête sans parvenir à la saisir. C'était le signe d'un conte pour enfant. Personne ne croyait à ces histoires. Battre la mort, et puis quoi encore? La mort n'était même pas une personne. En quoi cela pouvait il les aider? Pourquoi Dumbledore avait il attiré leur attention là dessus? Même mort il arrivait encore à parler par énigme. Il avait quelque chose contre les phrases simples, claires et précises ce n'était pas possible! Et dire qu'il misait l'avenir du monde sorcier libre sur leur capacité à résoudre ses énigmes. Il était fou.
Selon le conte, la cape d'invisibilité était parfaite, pas comme celles du ministère qui avaient une durée de vie limité. Machinalement, Harry sorti la sienne et la regarda. Alors qu'il faisait glisser le tissus fluide entre ses doigts il se demandait si c'était possible. Si Dumbledore n'avait pas laissé cet indice justement pour cela. Après tout, pourquoi un conte? Pourquoi un conte si ce n'était pas plus... Si ce n'était pas juste un conte... Sa cape d'invisibilité, serais ce cette fameuse cape? Une cape pouvant berner la mort elle même... Cela lui paraissait fou. Mais après tout, être un sorcier aussi lui avait paru fou, quelques années plus tôt. Tout comme l'existence de dragons, chiens à trois têtes, plantes permettant de respirer sous l'eau et autres bizarreries. Alors pourquoi ne pas croire aux reliques de la mort?
Elle écouta Harry lui faire part de ses déductions et conclu comme lui.
Ils étaient tous deux allongés, plongés dans leur pensée. Le jeune homme appréhendait la journée du lendemain. Godric's Hollow... L'endroit où tout avait commencé. Ses parents devaient y être enterré. Il se demandait si leur maison était toujours là. Si il pourrait voir ce qui avait été sa chambre. L'endroit où ses parents avaient du vivre tant de bon moments avant de... Pourrait il voir leur tombe? Était il prêt à le faire? Il évitait d'ordinaire de penser à ses parents. Cela faisait remonter en lui des sentiments aussi forts que contradictoires. Pour chasser la boule qui semblait obstruer sa gorge il se força à penser à autre chose. Trouverait il l'épée de Griffondor? Pourrait il enfin détruire ce foutu médaillon? Serait elle cachée dans le cimetière...?
Il sentit Hermione se rapprocher et passer bras autours de lui.
«Tout se passera bien Harry. Tu verras, tout se passera bien. Je serai avec toi...».
Il se retourna et se blotti contre la sorcière, plongeant petit à petit dans le sommeil, bercé par la litanie des paroles aussi douces et rassurantes que fausses que lui murmurait son amie.
Elle sentit sa respiration s'apaiser et prendre le rythme lent et régulier indiquant qu'il dormait. Doucement, elle retira son bras qui l'enserrait, plongeant au passage ses doigts dans les cheveux courts et décoiffés du garçon. Elle laissa traîner sa main sur sa joue mal rasée, appréciant le contact des poils drus. Elle distinguait à peine son visage dans l'obscurité, mais espérait qu'il était calme et détendu. Que le sommeil lui permettrait d'échapper un peu à ses soucis. Elle se pencha vers lui, lui chuchotant une énième promesse illusoire dans l'oreille. Elle effleura son front de ses lèvres, lui souhaitant de beaux rêves avant de se retourner, le cœur battant, tentant d'oublier ce qu'elle avait faillit faire.
Il se réveilla à l'aube, se sortant du sommeil sans transition, ses émotions de la veille resurgissant au moment même où il ouvrit les yeux. C'était aujourd'hui. Il jeta un coup d'œil à son amie toujours endormie puis se leva. Ne tenant pas en place il sorti. L'air froid du matin le frappa au visage, rougissant ses joues, matérialisant son souffle. Il fit quelque pas. Il fallait qu'il se change les idées. Qu'il ne pense pas à tout à l'heure. Il avait envie d'y aller tout de suite. De partir maintenant. Il songea à réveiller les deux autres, amorça un mouvement vers la tente, se retint au dernier moment, alla nerveusement jusqu'au bosquet où il les avait surpris la veille, revint sur ses pas, rentra, fit du thé, le laissa refroidir, prit un livre, le jeta dans un coin. Merlin, ils mettaient bien du temps à se réveiller!
Elle émergea doucement. Le soleil était déjà levé, mais depuis peu à en juger par la lumière qu'elle percevait à travers le voile fin de ses paupières. Ne voulant pas ouvrir les yeux elle tâta le lit à ses côtés. Vide. Poussant un profond soupir elle consentit à se lever.
Elle vit Harry qui faisait les cents pas au milieu du «salon». Un souvenir de la veille lui revint en mémoire. Vif. Indésirable. Elle le chassa sans broncher. Ce n'était pas le moment de penser à cela.
Deux heures plus tard, ils arrivaient devant le village.
Hermione leur distribua chacun une dose de polynectar qu'elle avait confectionné tout exprès avec des cheveux de moldus. Il faut dire qu'ils faisaient un trio aussi inattendu que reconnaissable. Ils prirent donc l'apparence de trois adultes, banaux en tout points. Malfoy resta cependant manchot. Sa blessure découlait d'une magie trop noire pour qu'une simple potion la masque.
Le village était, en cette heure matinale, aussi désert que peu accueillant. Aucun passant ne parcourait ses rues enneigées. Des décorations dans les arbres semblaient vouloir amener un peu de chaleur et de vie, mais n'y parvenaient pas. C'était la veille de Noël pensa Hermione. L'air froid semblait leur brûler la gorge. La neige crissait sous leur pas. Dans ce silence presque suffocant Harry avait l'impression que tout les battements de son cœur risquaient de réveiller le hameau.
Hermione lui indiqua un coin un peu en retrait, près d'une église de pierre grises. Le cimetière.
Il hésita. Une simple porte entrouverte. Un obstacle insurmontable.
Hermione lui sourit.
Il franchit le portail.
Ils déambulaient entre les tombes. Malfoy était resté sur un banc à l'entrée. Ils cherchaient, regardant les noms, les pierres. Certaines étaient couvertes de fleurs, de témoignages de douleur, d'autres usées par le temps, troublantes dans leur abandon. Ce lieu respirait la mort, la peine, la douleur. Les battements de son cœur n'en résonnaient que plus fort. On ne se sent jamais plus vivant que parmi les morts.
Hermione l'appela. Lui désignant une tombe un peu à l'écart. Il s'approcha. Lu l'entête. Soupira. Kendra Dumbledore et sa fille Adriana. Cela ne le concernait pas dans l'immédiat. Il en voulu un peu à la sorcière de l'appeler ainsi pour rien. C'était un moment tellement important pour lui. Mais il eu quand même un pensée émue pour Dumbledre, qui avait lui aussi pperdu des membres de sa famille, dans ce même petit village quelque part en Angleterre.
Hermione marchait en silence, observant les tombes. Elle en vit au nom de Abbot, peut être des parents de Hanna. Elle sentait la tension de son amie. Aussi ne fit elle plus de commentaire. Elle vit sur une tombe rongée par les intempéries de signe des reliques de la mort. Elle s'approcha, dégagea la neige qui couvrait l'inscription presque effacée par les affres du temps. Ignotus. Elle se releva en haussant les épaules. Elle retiendrait ce nom.
Il déambulait toujours parmi les morts, hésitant toujours avant de lire une inscriptions. Une nouvelle fois la voix de son amie résonna. «Harry».
Il avait l'impression d'étouffer. Chaque pas semblait un effort immense. Elle l'attendait devant une tombe de marbre blanc, aussi blanc que la neige. L'inscription se détachait en lettres sombres. Immanquable.
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James Potter, né le 27 mars 1960, mort le 31 octobre 1981
Lily Potter, née le 30 janvier 1960, morte le 31 octobre 1981
Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort
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Il bloqua un moment sur cette phrase, qu'il associait plus à Voldemort qu'à ses parents. Mais là n'était pas l'important. L'important c'était qu'ici, sous ses pieds, se tenaient les deux êtres qui lui avaient donné la vie.
Se tenait sa mère, qui s'était sacrifiée pour lui, pour qu'il puisse vivre, en défiant une dernière fois le plus grand mage noir de tous les temps.
Son père, qu'il n'avait cessé d'idéalisé, qui l'avait déçu ce fameux soir, dans le bureau de Rogue, mais qui restait son père, le meilleur ami de Sirius, de Lupin, un homme fort et courageux.
Il sentit des larmes brûlantes rouler sur sa joue. Il les laissa couler. Aujourd'hui il pleurait ses parents. Cette famille qu'il n'avait jamais eu. À cause de lui.
Il sentit la main de Hermione se glisser dans la sienne, la serrer, fort.
Ils restèrent longtemps, tous les deux, les yeux rivés sur une pierre blanche. Puis Hermione leva sa baguette. Tout doucement de petites fleurs blanches percèrent la couverture de neige qui recouvrait la tombe, tentant d'atteindre les pales rayons du soleil.
Il baissa les yeux vers son amie. Elle savait toujours quoi faire. Il passa un bras autours de ses épaules et ils rejoignirent Malfoy qui les attendait.
