Voilà le chapitre ! J'étais drôlement inspirée xD
Merci à ceux qui followent, reviewent ou mettent en favori, ça fait plaisir ^^
Disclaimer : Ben… J'ai bien essayé de demander un titre de propriété, mais on n'a pas voulu me céder Hetalia. Don bah voilà, ça ne m'appartient toujours pas…
Bonnne lecture !
Chapitre 8: Réveillon !
Gilbert ouvrit les yeux, pour se rendre compte qu'il était allongé sur un canapé inconnu, dans un salon inconnu, dans une maison inconnue, avec une femme inconnue assise à côté de lui. Puis il se souvint de ce que cette femme pas si inconnue que ça lui avait dit avant qu'il ne défaille, comme une minette effarouchée.
Mädel. Problème. Disparue.
Merde. Merde merde merde !
Il se releva, provoquant un léger tournis. Bah oui c'est ce qui arrive quand on se lève trop vite.
-Bon allez-y, dites moi ce qu'il s'est passé.
-On…On ne devrait pas plutôt appeler la police ? Ou vos parents ?
La police ? Pour qu'elle fouine et appelle son frère qui le retrouverait, enverrait Mädel à l'orphelinat, l'attacherait à son lit avec des sangles et le nourrirait de purée et de pâtes jusqu'à la fin de ses jours ? Hors de question !
-Non on ne va pas appeler qui que ce soit!
Devant l'air choqué de la femme, il sourit et déclara :
-C'est ma sœur, je pourrais largement la retrouver tout seul.
Et j'aimerais profiter de ma liberté provisoire, vous voyez l'idée ?
L'albinos tenait à peine debout. Sans trop savoir pourquoi, ses jambes étaient comme en coton. Rah mais ce n'était pas normal ! D'habitude il pouvait tenir des jours en marchant à pieds ! C'était cette damnée disparition qui se profilait. Mais non ! Ce n'était tout simplement pas possible. Il était l'awesome Prusse. Il ne pouvait pas disparaître. C'était aussi simple que ça.
D'un bon pas, il sortit de la maison (préservant les apparences du mieux qu'il pouvait)
Une fois dehors, le jeune homme ferma les yeux et soupira profondément. C'était bien beau l'assurance, mais il n'avait pas la moindre idée de là où pouvait se trouver son petit monstre. Et il était 18h. Il n'avait pas le temps d'explorer tout New-York. La ville était agitée comme une puce géante à l'approche du Réveillon. Il était awesome, mais pas à ce point ! En plus la gamine pouvait parfaitement se déplacer elle aussi, ce qui rendrait la tâche quasiment impossible. Et, avec la chance qu'il avait, elle allait tomber sur l'abruti qui se prenait pour un héros, voire pire… L'ex-nation secoua la tête, pour chasser les images peu ragoûtantes qui lui venaient à l'esprit. Il allait devoir utiliser ses méninges, pour cibler les endroits où sa proie (ouais, il allait passer en mode « chasseur ») pouvait bien se trouver. C'était bien la première fois qu'il se mettait ainsi en quête d'un enfant à sa charge… Ludwig avait toujours été profondément gentil et sage… On ne pouvait pas en dire autant que Mädel. Mais elle au moins elle était gentille (petite pensée pour Tonio qui avait du se farcir l'autre teigne pendant il ne savait pas combien d'années).
Il commença tout naturellement par retourner à l'hôtel. On ne savait jamais, peut être qu'elle avait retrouvé le chemin. Est-il nécessaire de préciser que ce n'était pas le cas ?
Il décida ensuite d'affronter de nouveau le métro pour se rendre à Central Park, après tout ce n'était pas très loin de la maison de Lily et sa mère… Mais pas de traces de Mädel par là.
Tout bien réfléchi, il avait déjà connu cette angoisse. Une fois. Et, juste après, il avait trouvé son petit frère à demi-mort sur les restes d'un champ de bataille. Alors… Ce n'était pas pour arranger son état de stress. Une gamine amnésique lâchée en plein New-York, avec la nuit qui tombait, c'était mauvais, très mauvais. Ses jambes avaient perdu toute trace de faiblesse alors qu'il courait entre les rues, son angoisse croissant au fur et à mesure que le ciel s'obscurcissait.
Après une bonne heure de déambulations, il s'avoua vaincu. Il irait voir la police, et sûrement l'idiot américain, pour retrouver la petite en bonne santé. L'hyperactif mégalo allait contacter son frère, il allait perdre tout ce qu'il avait pu gagner ces dernières semaines. A moins de se trouver une bonne, très bonne cachette. Peut être que Mattie voudrait bien le cacher dans sa cabane de jardin ? Où se trouvait le poste de police le plus proche ?
Un panneau le renseigna. Alors qu'il se mettait en route, abattu et vaguement désespéré, il sentit une frêle étreinte se nouer autour de sa taille. Il baissa les yeux, pour apercevoir une petite fille, qui le regardait de ses grands orbes azurés. Ces mêmes orbes qui lui rappelaient tellement les yeux de son cher, très cher petit frère. Sans réfléchir plus d'une fraction de seconde, il tomba à genoux, sans se soucier des regards éberlués des passants pressés par les fêtes. Quand il fut à la hauteur des yeux de la petite, il la serra dans ses bras. Suffisamment fort pour lui broyer les côtes mais il s'en fichait. Après la peur qu'elle venait de lui causer, ce serait bien mérité. Voyant qu'elle semblait fatiguée, ou du moins qu'elle en avait marre de marcher, il la souleva dans ses bras, comme on le fait avec les petits enfants et les bébés. Mais elle en faisait bel et bien partie, non ? Doucement, pour éviter de se mettre à crier au milieu de la rue, il lui murmura à l'oreille :
-Est-ce que tu es totalement malade ? Tu as la moindre idée de ce que tu risquais à te balader toute seule comme ça ? Pourquoi tu es sortie de chez Lily ? Hein ?
Il n'avait pas pu dissimuler la nuance de colère, de reproche, qui pointait dans sa voix. Les yeux de la petite se remplirent de larmes, et sa lèvre inférieure se mit à trembler. Bah voilà. Maintenant il était l'awesome Prusse, qui fait pleurer les enfants.
-Je-je suis désolée… Tellement désolée ! Je voulais pas te mettre en colère Gilbert ! Je te jure ! Je-je pensais pas que je pouvais risquer quoi que ce soit !
Sa voix transpirait la panique, et, pour faire bonne mesure, elle enfouit sa tête dans les creux de sa gorge. Comment l'awesome prussien pouvait-il résister à ça ? Il déclara, la voix légèrement adoucie :
-Pourquoi tu es partie sans prévenir ?
Elle répondit, sans le regarder :
-Tu-Tu as dit qu'on devait offrir d-des cadeaux aux gens qu'on aime pour Noël. Et-et moi je voulais t'en trouver un…
Comment pouvait-on être aussi stupide et adorable à la fois ? (Petite pensée pour Italie) Nan, nan, oubliez…
Il leva les yeux au ciel et marmonna :
-Bon, c'est pas grave. Mais tu me refais jamais un coup comme ça, sinon tu auras pas tes cadeaux !
La menace sembla faire son effet, car l'enfant enfouit sa tête un peu plus dans le creux de son cou.
Légèrement embarrassé par son fardeau, Gilbert pénétra dans le petit hall de l'hôtel, salua Gianna, la réceptionniste, et s'engagea courageusement dans les escaliers. Hors de question de prendre l'ascenseur. Il avait solennellement juré de faire de l'exercice tous les jours depuis le début de l'aventure. Même si parfois, comme à cet instant, il avait vraiment du mal à gravir l'étage (heureusement qu'ils n'étaient pas au troisième…).
Il déposa la petite sur le palier et ouvrit la porte. Mais il fut obligé de pousser doucement la fillette dans le dos, parce qu'elle était comme paralysée par le décor qu'il avait installé, dans l'après-midi, avec l'aide de Gianna. Ils avaient suspendu des guirlandes, accroché des boules, mais, surtout, un très joli sapin synthétique trônait dans un coin de la chambre, à côté de la porte du cabinet de toilette. Il lui avait fallu presque une heure pour arriver à ce résultat, amis ça valait le coup d'œil ! C'était aussi génial que tout ce qu'il faisait. Bon, peut être que Gianna avait un peu avait un peu dérangé l'awesomeness de la déco, mais il avait eu besoin d'aide, pour pouvoir aller faire ses emplettes.
-C'est super beau !
-C'est parce que c'est moi qui l'ai fait, bien sûr !
Elle s'avança en sautillant vers le sapin, et examina innocemment les boules de Noël achetées dans la journée.
-Fais attention princesse, c'est fragile !
Si elle cassait quelque chose, ça lui ferait une belle jambe ! Le réveillon de Noël, en plus ! Il examina la petite et un large sourire étira ses lèvres. Un sourire qui n'augurait rien de bon pour la gamine. Sans un mot, il s'approcha d'elle et la coinça sous son bras. Ignorant ses cris et ses interrogations, il la porta dans le cabinet de toilette, où il la laissa tomber dans la baignoire et sortit en fermant la porte derrière lui.
-Gilbert ! Pourquoi tu m'enfermes dans les toilettes ?
-Laves-toi, je vais me procurer le repas.
-Mais ! Je veux pas me laver !
-Si tu ne te laves pas, je ne te donne pas à manger.
Elle ne répliqua rien, mais il entendit l'eau se mettre à couler dans la baignoire. Avec un sourire, il descendit voir Gianna pour réceptionner le repas. Le chantage, ça marchait à presque tous les coups. Il ne l'avait jamais utilisé avec Luddy, son petit frère était bien trop sage pour refuser d'exécuter un ordre direct. Mais il avait tout de même un peu de pratique (Petite pensée à l'autre rosbif qui n'utilisait que ça pour se faire obéir de ses colonies).
Au menu ? Poulet, et patates. Ouais, il y avait des clichés sur les allemands et les patates, mais mine de rien, c'était vachement bon et nourrissant. Et pour le dessert… De la buche ! Il n'y avait rien de mieux pour un réveillon de Noël, même lorsqu'on n'est que deux dans un hôtel même pas étoilé (ou alors un tout petit peu).
Quand il revint dans leur « demeure », les bras chargés de victuailles, la petite était en train d'installer les assiettes en carton à même le sol. Sourire aux lèvres, il déposa les boîtes de nourriture sur le plancher et aida sa protégée à remplir les gobelets en plastique de jus d'orange (il ne se sentait pas de prendre une cuite devant un enfant de cet âge).
Tranquillement, il déposa leurs oreillers de part et d'autre de la table improvisée, éteignit le plafonnier et alluma les guirlandes lumineuses. Ca donnait à la pièce une atmosphère de fête qui n'était pas pour déplaire au jeune homme. De quoi lui donner presque faim…
D'ailleurs, en parlant de faim, la petite avait l'air affamée. Il la servit avant de demander, souriant :
-Alors, vous avez fait quoi, chez Lily, avant que tu files me trouver un cadeau ?
-Bah… On a joué. Elle avait des espèces de poupées même pas belles, alors je lui ai montré comment on les jetait par la fenêtre. C'était trop marrant, mais la maman de Lily elle était pas contente, alors on a dû jouer à des jeux de société. Mais on a bien rigolé quand même, rit-elle entre deux bouchées de patates.
Un large sourire illuminait le visage de la petite, et il la regardait avec affection. Si ce petit monstre n'existait pas, il faudrait l'inventer. Jeter des poupées par la fenêtre… Non mais quelle idée ! Il pouvait être fier de sa petite Mädel.
-Et toi ? C'était bien, tes courses de grand ?
-Ouais ! C'était super ! J'ai même pu rencontrer un vieux pote.
Il allait passer sous silence l'accident de la quinte de toux, hein ?
-Un vieux pote ? Tu m'avais dit qu'ils étaient tous en Europe !
-Bah lui il est un peu bizarre, il se ballade partout.
-C'est celui qui a un balais dans les fesses ?
… Il lui avait parlé de la nation Autrichienne ?
-Non, celui là, il dit tout le temps des gros mots et il rougit comme un feu de signalisation.
-Tu manges pas ?
Non. La nourriture ne lui paraissait plus appétissante du tout, tout à coup. Mais bon, pour ne pas faire peur à la fillette, il se força à picorer dans son assiette.
-Si, tu vois ?
Pendant quelques minutes, ils mangèrent en silence, jusqu'à ce que la gamine s'exclame, toute énergie retrouvée :
-Alors tu as acheté mes cadeaux ? Hein ? Tu les as bien achetés ?
Il prit un air paniqué.
-Mince ! J'ai dû les laisser au commissariat quand je te cherchais !
Voyant les yeux de l'enfant qui se remplissaient de larmes, il ébouriffa les cheveux châtains de sa protégée et rit :
-Je plaisante, poussin ! Bien sûr que je te les ai acheté, tes cadeaux. Par contre tu ne les auras pas avant demain.
-Pourquoi ?
-Parce que si on les offre le mauvais jour, ça porte malheur (enfin, selon Francis, qui était très crédible, en matière de superstitions. Il faudrait demander confirmation à l'angliche, un jour ou l'autre).
-Ah d'accord.
Une bouchée de patates.
-Mais c'est quoi mes cadeaux ?
-Aha ! Tu sauras demain.
-Alleeeeeeez ! Dis moi !
-Nan.
-Siteuplé silteuplé silteuplé !
-La répétition des « siteuplé » ne change rien. Tu verras demain, espèce de petite teigne impatiente !
-Siteuplé silteuplé silteuplé !
-J'ai dit non. Tu verras demain matin.
-Siteuplé silteuplé silteuplé !
-Bon c'est bon tu arrêtes ? Je te dirais pas ! Et tu pourras répéter ce truc autant de fois que tu voudras, l'awesome Prusse ne change jamais d'avis.
-Siteuplé silteuplé silteuplé !
Raaaaah ! Cette gosse était pire que lui-même quand elle voulait quelque chose ! Une seule solution : Une diversion !
-Tu veux du dessert ?
-C'est quoi ?
-De la buche au chocolat.
-OUAIS !
La bouche pleine de chocolat, elle ne pourrait pas répéter son truc. LE POUVOIR DU CHOCOLAT !
…
La petite commençait à tomber de sommeil.
Il jeta un coup d'œil à sa montre : presque minuit.
-Bon c'est pas tout ça, mais c'est l'heure d'aller au lit, votre Majesté.
-Nooooon ! Je veux être réveillée quand tu me donneras mes cadeaux ! Opposa-t-elle mollement.
-Je te réveillerai à une heure décente. En attendant, au lit !
Il jeta l'enfant récalcitrante jusqu'au bout sur son épaule et la porta jusqu'à son lit, où il la borda, comme il le faisait tous les soirs.
-Gilbert ?
-Oui ?
-Tu me racontes une histoire ? Pour que je dorme plus vite…
Et elle savait faire les yeux de petite créature fragile et malheureuse, en plus. Il avait trop déteint sur elle, elle devenait diabolique ! Il soupira :
-D'accord.
Mais qu'elle ne compte pas sur lui pour lui raconter une histoire toute adorable, toute mignonne !
-Tu veux savoir pourquoi je ne veux pas que tu sortes sans moi ?
Elle hocha la tête.
Tant mieux.
Il avait une magnifique histoire (inspirée de faits réels) qui la dissuaderait à jamais de lui ficher des frousses comme celle qu'il avait eut auparavant.
-Alors… C'est l'histoire d'un dangereux monstre qui se balade dans les rues.
-C'est quoi son nom ?
Réfléchir. En vitesse.
-Le coco diabolique.
Bah il faisait avec ce qui lui venait hein ! Pas sa faute si c'était tout ce qui voulait bien sortir de son cerveau !
-Il est pas très effrayant.
-C'est fait exprès, pour que les enfants n'aient pas peur et qu'il puisse en profiter…
-Il leur fait quoi aux enfants ?
Un large sourire carnassier fendit le visage de l'albinos.
-Il les mange.
Les yeux de la petite s'arrondirent et elle se blottit un peu plus dans ses couvertures. Hahaha ! Il était génial comme raconteur d'histoires !
-Et il ressemble à quoi ?
Inspiration… Go go go !
-Il sourit tout le temps, pour avoir l'air gentil, mais en fait c'est un monstre sadique et dangereux. Il porte tout le temps une trèèèès longue écharpe.
-Même quand il fait chaud ?
-Ouais ! Pour cacher le collier en dents de ses victimes qu'il porte autour du cou…Et il porte un manteau très long pour cacher ses armes.
La petite tremblait presque.
-Ses armes ?
-Oui ! Il a un bâton magique qui peut tuer les gens ! Et plein d'autres trucs comme ça !
C'était bon, il l'avait traumatisée pour toute sa vie, il n'y avait plus le moindre risque qu'elle disparaisse brutalement. Le prussien remercia mentalement la malheureuse personne dont il s'était inspiré pour créer son monstre de cauchemar.
-Je veux plus dormir !
Ah… mince… Cet effet secondaire n'avait pas été prévu…
-Mais si ! T'as les yeux qui se ferment !
-Mais le coco diabolique il va venir me manger pendant que tu regardes pas !
…
-Si tu veux je veille au grain ! Je suis l'awesome moi, quand même !
-Promis ?
-Promis.
-Juré ?
-Sur la tête de Gilbird !
-C'est quoi me cadeaux ?
-Tais-toi et dors, petite teigne !
-Oui monsieur.
C'était lui le plus fort !
…
Il était minuit passé. L'awesome Gilbert avait déposé les cadeaux sous le sapin, et on n'entendait pas d'autre bruit dans la chambre que la respiration appuyée d'une certaine gamine, profondément endormie.
L'albinos se dirigea vers son lit d'un pas lent et s'y laissa tomber. Il était éreinté. Mais heureux. Ce réveillon avait vraiment été très agréable. Et, avec ça, il n'avait eu aucun problème de toux pendant le repas. De quoi être satisfait, n'est-ce pas ?
Il ferma doucement els yeux. Il se faisait des idées. Il ne disparaîtrait pas. L'awesome lui était éternel, il ne pouvait pas mourir. C'était évident.
Rassuré, il sombra paisiblement dans les bras Morphée.
Terminé !
Comme le chapitre de base était un brin trop long, je l'ai découpé en deux. La suite, très prochainement, donc )
Emy-nee : Bah les cadeaux de Mädel ce sera pour le prochain chapitre… Mais promis il arrive vite xD Merci pour ta review ~
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