Chucky déposa Éric devant chez lui. Éric voulait passer en coup de vent chez lui, afin de prendre quelques affaires. John était là. Il était enfin soulagé de revoir son fils rentrer. Il n'avait qu'une envie, c'était de prendre Éric dans ses bras. Ce dernier recula de dégoût.
Éric : ne me touche pas !
John : est-ce qu'on peut parler d'homme à homme ?
Éric : pour dire quoi ? Que tu es désolé de m'avoir abandonnée, où bien de m'avoir menti ?
John : je ne t'aurai jamais menti sur un sujet aussi grave. Tu dois me croire Éric. La psychologue à vraiment détecter chez toi, une légère forme de mutisme.
Éric : avec un père, la plupart du temps absent ce n'est pas étonnant !
John : tu ne peux pas tirer un trait sur tous ce que l'on n'a partagé tous les deux ? J'ai fait une erreur, je le reconnais mais j'ai mes raisons. Laisse-moi t'expliquer.
Éric : il n'a aucune raison valable pour abandonner son propre fils !
Éric se dirigea dans sa chambre et en ressorti avec un sac de voyage.
John : où vas-tu ?
Éric : je dors chez Chucky, le temps qu'il faudra.
John : Éric, s'il te plait. Conduits toi en homme et écoute moi !
Éric : je ne suis pas prêt à écouter tes excuses.
En sortant de chez lui, Éric prit son téléphone et composa le numéro de sa mère. Il voulait lui parler, toute de suite. Elle l'invita à la rejoindre à l'hôtel où elle séjournait depuis quelques jours.
Mary commença à prendre son fils dans ses bras mais Éric recula.
Éric froid : pourquoi papa ne voulait pas de moi ?
Mary : ce n'est pas qu'il ne voulait pas de toi, c'est juste qu'il ne se sentait pas prêt. Ton père est quelqu'un de fière et il veut toujours ce qui a de mieux pour sa famille. A l'époque, il ne gagnait pas assez d'argent pour une bouche en plus. Il a préféré partir plutôt que voir sa famille dans le besoin. John est venu te voir à la nurserie, le lendemain de ta naissance. Ensuite, il s'est écoulé 6 mois avant que j'ai, de nouveau, des nouvelles de lui. Un beau jour, John s'est présenté à ma porte et il m'a brandi sa fiche de paye. Il m'a dit : « je peux assumer notre enfant maintenant ». John et moi avons louer un petit studio dans la banlieue de Houston. John a continué à travailler sans compter ses heures, c'était pénible, vraiment, mais nous n'avons jamais manqué de rien.
Éric : moi si. En y réfléchissant longtemps, je me suis rendu compte que mes deux parents étaient distants avec moi. Oui maman, tu as changé avec moi lorsque tu as vu que j'avais hérité de ton don pour le dessin. Je suppose que ça te rappelle ta carrière de styliste raté.
Mary : comment as-tu….
Éric : je suis tombé, par hasard, sur ton projet de fin d'étude, à la bibliothèque du lycée.
Mary : je n'ai pas très envie de parler de cela.
Éric : je crois que ça t'insupporte que je veule faire carrière dans l'art.
Mary : tu ne peux pas en vivre ! Crois-moi, ce don ne te servira à rien dans la vie.
Éric : laisse-moi te prouver le contraire !
Mary : je te l'interdis Éric !
Éric : tu ne crois absolument pas en moi ou tu as simplement peur que je réussisse là où tu as échoué ?
Mary : parle-moi sur un autre ton jeune homme !
Éric le sourire en coin : c'est bien ce que je pensais. Tu as toujours été jalouse de moi. Je m'en suis réellement rendu compte au centre de rééducation. Tu étais jalouse et en colère contre moi car je prenais soin de papa mieux que toi ! Tu n'as jamais su assumé quoi que ce soit d'ailleurs !
Mary gifla Éric. Ce dernier prit simplement ses affaires et sortit de la chambre d'hôtel, sans se retourner sur sa mère. Le dialogue était désormais rompu avec ses deux parents, pendant un temps indéterminé.
Le lendemain, Éric reprit le chemin du lycée avec son ami Chucky. Tami semblait vouloir l'éviter. Éric voulu lui parler mais son coach l'appela avant qu'il puisse s'approcher d'elle.
Coach : je suis content que tu sois revenu en ville. Nous nous faisions du souci pour toi Éric.
Éric : je suis désolé pour le match de vendredi dernier. Je comprendrai si vous m'excluez de l'équipe.
Coach : ton père m'a expliqué ta situation familiale. Est-ce que tu veux m'en parler ?
Éric : j'ai déjà fait appel à une personne de confiance pour parler. Dans l'immédiat, j'ai besoin de savoir si je suis viré de l'équipe.
Coach : je suis obligé de te suspendre pour un match mais tu viendras quand même au camps d'entrainement. A l'avenir, n'hésite pas à venir me voir avant de fuguer.
Éric : oui coach.
Plus tard au camps d'entrainement.
Mo : tient, Taylor nous fait la joie de sa présence.
Éric fit mine de ne pas l'entendre. Mo se rapprocha de lui et lui mit un bras sur les épaules.
Mo : dit donc mec, je ne sais pas ce que tu as dit à Tami mais elle a enfin voulu sortir avec moi.
Éric : je ne lui ai pas parler à Tami.
Mo : oh arrête, je suis au courant de son escapade à Austin, avec toi et ton puceau de meilleur ami.
Éric : c'est Chucky son nom !
Mo : oui Chucky si tu veux. Alors comment c'était ?
Éric : comment c'était quoi ?
Mo : ben ta fugue ? Tout le monde ne parle que de cela. Tu sais que le shérif, mon père, a interrompu le match durant deux heures à cause de toi. Le match où j'étais censé me faire remarquer par Grandy Hunt.
Éric : qui ça ?
Mo : le journaliste Grandy Hunt. Le mec qui est capable de lancer une carrière si tu fais partie de sa liste de joueurs prometteur. Après tous, c'est normal que tu ne le connaisses pas, vu que tu ne devrais même pas jouer dans la première équipe.
Éric sourit : c'est ce qu'on appelle avoir du talent.
Mo : Taylor, tu manques vraiment de modestie mais passons. Je devrai te faire bouffer la terre du terrain à l'heure qu'il est, mais je te pardonne. Tami, ça fait longtemps que je lui tourne autour. Nous sortions ensemble sans vraiment concrétiser la chose mais ce weekend, tout a changé. En rentrant d'Austin, Tami s'est offert à moi. Putain, qu'est-ce qu'elle est bonne au lit !
Éric serra ses poings pour ne pas frapper Mo.
Mo poussa Éric un peu plus : tu as bien fait de renoncer à elle. Elle est trop expérimentée pour un puceau comme toi, Taylor.
Mo réussi son jeu de pouvoir avec Éric, qui sauta sur lui. Deux coach les séparèrent et les emmenèrent directement au bureau du coach principal.
Coach énervé : puis-je savoir ce qui vous a pris messieurs ?
Mo : Taylor s'est jeté sur moi sans raison. Je voulais simplement être poli et savoir si tous se passait bien pour lui.
Éric : Mo m'a insulté coach et il a manqué de respect envers une amie a moi.
Mo : oh ça va ! Si on ne peut plus parler de sexe.
Coach : stop tous les deux ! On ne se bat pas sur mon terrain et sous mes couleurs. Vous êtes des coéquipiers bon sang !
Mo : Taylor ne joue pas en équipe première coach donc, techniquement, il ne fait pas parti de mon équipe.
Coach : Éric jouera en équipe première lorsque sa suspension sera levée et je compte sur toi pour être un leader. En attendant, je ne peux tolérer de tels agissements sur mon terrain. Vous serez de corvée ménage jusqu'à la fin du mois. Je vous veux, ensemble, à la laverie tous les soirs. Je superviserai. Compris ?
Mo : oui coach.
Éric : oui coach.
Tami les attendait à la sortie du vestiaire.
Tami : qu'est-ce que vous avez foutu tous les deux ?
Mo : Taylor est un peu à cran. Moi, en tant que capitaine de l'équipe, j'ai voulu discuter avec lui.
Tami : discuter à coup de poing ? Vous vous foutez de moi ?
Éric : Tami, ne t'en mêle pas, ok ?
Tami : pourquoi tu agis comme un connard avec moi ?
Éric sourire en coin : parce que j'en suis un très chère. Tout le monde te le confirmera. Je suis un gros connard de première. Maintenant, fiche moi la paix Tami !
Mo prit alors Tami dans ses bras et ensemble, ils regardèrent Éric partir. Mo était plutôt satisfait de lui. Quant à Tami, elle était désolée par l'attitude, complètement désinvolte, de son ami. On dirait que leur weekend à Austin était déjà oublié pour Éric.
