Hello ,

Merci à toutes celles qui suivent cette histoire, qui me trotte dans la tête.

Une publication le mardi soir uniquement me fruste un peu ..alors d'ici la fin, je vais faire 2 publications par semaine :)

J'ai mis une playlist (youtube) dans mon profil, que j'actualise à chaque chapitre pour celles qui aiment "se mettre dans l'ambiance"

Bonne lecture

Disclaimer : les personnages appartiennent à S. MEYER ...


Chapitre 7 : Une autre nuit

Dimanche 12 mai – 2h du matin

POV Edward

Après avoir rangé le bazar laissé par Jazz un peu partout, je me couchai, non sans avoir relu… encore une fois les deux lettres de mon inconnue. Elle était non loin de moi. J'étais sur de l'avoir croisée aujourd'hui. Ce parfum ne pouvait me tromper. Malgré ma rapidité, elle m'avait échappé dans la foule du samedi soir. L'avait-elle fait exprès ? Je n'avais vu qu'une silhouette fine et agile se faufilant entre les promeneurs. Elle m'avait échappé avec légèreté, facilité. Elle connaissait ce lieu aussi bien, voir mieux, que moi. Quelques cheveux longs s'échappant de sa casquette avaient brillé dans le soleil couchant. Je gardais sur ma rétine l'image de sa longue chemise blanche flottant derrière elle…

Peu d'indices, là encore. Sauf la certitude, cette fois, qu'elle me suivait où me précédait là ou j'allais. Malgré tout, quelque chose m'échappait. Les feuilles glissèrent de mes doigts. Je me perdis dans mes réflexions.

Ambiance : Sex on fire King of leon

Soudain un bruit léger me réveilla. J'ouvris les yeux. Elle mit sa main sur eux et je pus la sentir à nouveau. Son parfum dans le creux de son poignet, juste sur mon nez. Ses doigts fermèrent mes paupières.

- Chut, glissa-t-elle à mon oreille. Ne dis rien. Ne bouge pas. Je veux juste être là. S'il te plaît Edward…

Sa voix chuchotait dans mon cou. Elle s'était penchée, contre moi, sur moi, et ses lèvres frôlaient sensuellement mon oreille à chaque mot.

Je ne bougerai pas, oh non…Je gémis de plaisir, elle était venue.

Mes bras se déplacèrent d'eux-mêmes pour l'emprisonner. Je ne la laisserai pas partir.

Non.

Un sentiment d'urgence m'envahit : j'avais besoin d'elle. Besoin de lui appartenir et de la posséder. Maintenant. Enfin.

Mes mains se posèrent alors sur son dos et descendirent fébrilement vers sa taille, puis plus bas, relevant sa jupe sur ses fesses. Les caressant. Elle s'était allongée au-dessus de moi. Les yeux toujours fermés, je sentais sa main posée sur mon torse nu. Son autre main avait délaissé mes paupières pour glisser lentement sur mes joues râpeuses.

La fraîcheur de sa peau sur moi. Enfin.

Le poids de son corps s'appuyant sur moi, ses courbes épousant les miennes.

Son parfum sucré.

Ses lèvres dans mon cou.

Une plainte légère s'échappa doucement de ses lèvres, faisant frissonner ma peau.

Je perdis la tête à cet instant. Mon cerveau explosa sous l'assaut de ces sensations.

Je basculai au-dessus d'elle. L'écrasant de mon poids. La retenant prisonnière. Mes mains saisirent vivement ses cheveux. J'encadrai son visage, invisible dans la pénombre de ma chambre. Ma bouche fondit sur la sienne, j'exigeai un baiser possessif et brutal, me vengeant des jours de frustration. Sa bouche s'ouvrit immédiatement sous la mienne. Sa langue et la mienne s'accrochèrent l'une à l'autre, se découvrant, se reconnaissant. Mon bassin entamait contre elle la même danse exigeante que mes lèvres. Je reconnus en elle la même fièvre.

Sans résistance, ses cuisses s'écartèrent et mon sexe durci trouva sa place entre ses jambes, contre son corps, séparé de sa peau par nos sous-vêtements.

Il ne fallait pas.

Je ne devais pas me conduire ainsi. Haletant, je m'écartai, avec difficulté, de son visage. Je repris mon souffle et cherchai la moindre trace de regret ou de peur dans son attitude. Ses mains m'agrippèrent alors la nuque, tirant sur mes cheveux, pour me forcer à retrouver son visage. J'avais ma réponse. Je laissai alors mes sens prendre le contrôle de mes gestes, sans remord, menés par le feu de mon désir.

Mes mains ouvrirent brutalement son chemisier, le jetant plus loin. Ma bouche se détacha de la sienne pour s'approcher de sa poitrine, encore cachée par un soutien-gorge en dentelle. Il subit le même sort que le chemisier. Mon gémissement recouvrit le sien, alors que j'entourais un de ses mamelons sensibles de mes lèvres. Je le mordillai avant de glisser vers l'autre. Sa poitrine était parfaite. Faite pour mes mains et ma bouche.

Pendant que je continuais de découvrir de ma bouche avide ses seins somptueux, mes mains étaient descendues plus loin et étaient passées sous la barrière de son sous-vêtement, l'écartant rapidement, puis le faisant glisser le long de ses jambes.

Je ne me dominais plus. J'avais le besoin urgent de me perdre en elle. Déraisonnable. Je me sentais trembler contre elle. Sa peau était en feu. Je mordis l'épiderme de son cou fragile. Je me soulevai. Un peu. Elle glissa ses mains le long de mes hanches et retira mon boxer. La caresse de ses doigts accentua ma folie.

J'attrapai alors ses cuisses et les plaçai autour de ma taille. Mon regard croisa le sien. Ses yeux brillaient et ne me quittaient plus. Je lus son désir comme un reflet du mien. D'un profond coup de rein, je m'enfonçai au creux de son corps sans jamais rompre le contact visuel. Une plainte sauvage m'échappa tandis qu'elle se cambrait sous moi, m'enserrant plus fort encore.

- Oui…..

Pour moi. Elle était faite pour moi. Jamais je n'avais connu une telle sensation. Elle était si douce, si fragile, par rapport à moi. Son bassin se colla encore plus près du mien, m'incitant à aller plus loin encore. Inspirant profondément, prenant appui sur mes bras, je me retirai d'elle lentement, nous arrachant un nouveau râle de frustration. Elle m'agrippa par les cheveux et força mon visage à rejoindre sa bouche… Contre mes lèvres, je l'entendis me supplier, m'ordonner :

- Viens en moi. Encore. Maintenant. Je te veux. En moi. Edward !

Un tremblement me parcourut de la tête aux pieds. Mes reins se creusèrent et je pénétrai de nouveau son corps. J'avais besoin d'elle. J'accélérai le rythme. Besoin qu'elle m'appartienne. Je me déplaçai rapidement en elle. Besoin de sa chaleur. Elle m'entourait. Elle me retenait. Mes coups de rein ne ralentissaient pas. Une de ses mains se plaça au bas de mon dos comme pour m'inciter à poursuivre. A ne pas m'arrêter.

Je serrai les poings pour ne pas aller trop vite. Trop loin. Ne pas être trop brutal. Mes hanches envoyaient de puissants va-et-vient, mon sexe frémissant en elle. Encore une fois.. Sans fin.

Ma peau me brûlait et je sentais irrésistiblement le plaisir monter. Trop rapidement. Trop puissant. Elle se tordait de plaisir sur mes assauts, toujours accrochée à mes cheveux.

- Je ne ...pourrais...pas...tenir….. longtemps, haletais-je contre son cou. Contre son parfum. Une fine couche de sueur nous recouvrait.

-Maintenant.. M'implora-t-elle

L'électricité qui me traversa alors rencontra la sienne et, dans un dernier effort, je plongeai une fois de plus en elle, incapable d'arrêter, de me retenir. Je la sentis se contracter autour de moi. Contre moi. Ses doigts se crispèrent violemment sur mes épaules. La sensation de son orgasme fulgurant se répercuta en moi, et je fus propulsé dans une autre dimension. Elle cria...

- Edward !

Nouveau tremblement. Je lâchai alors prise et, arquant mon corps contre elle, je libérai mon plaisir en râlant dans son épaule, mordant sa peau.

Je me laissai glisser à son coté pour ne pas l'écraser de mon poids. Sans m'écarter. Face à face. Toujours en elle. Nous respirions difficilement. Peu à peu le calme revint.

Ambiance : Palpitation - You and I

J'entendais son cœur battre contre le mien. Plus lentement maintenant. Elle était dans mes bras. J'écartai doucement ses cheveux et baisai ses paupières. Avec tendresse. Elle se cacha dans mon cou. Je retins un sourire.

Ma main frôla son profil, voyagea doucement sur son épaule, traçant un chemin sensuel sur sa peau encore brûlante Mes lèvres chatouillaient lentement son front. Je prenais de temps de la découvrir. Mon nez s'engagea derrière son oreille, où je distinguai à nouveau cette odeur si enivrante qui avait empli mes nuits et alimenté tous mes fantasmes. Celle qui m'avait sorti, par sa douceur et ses mots, de ma nuit était là, dans mes bras. Celle que j'attendais.

J'étais là, avec elle, je la touchai et elle me laissait faire.

Oh mon Dieu…

Elle plaqua sa poitrine nue contre mon torse. Peau contre peau. Ma main parcourait son dos, effleurant paresseusement ses omoplates, voyageant sur son corps, descendant en aveugle vers le creux de ses reins, se posant possessivement sur ses fesses rondes. Elle esquissa un léger mouvement vers moi qui provoqua immédiatement une réaction de mon sexe pourtant apaisé. Je me sentis durcir en elle et je recommençai à balancer, doucement, mes hanches en réponse. Un va-et-vient léger et sensuel nous unit pendant que nos mains se rejoignaient à la hauteur de nos visages. Les yeux dans les yeux. Bouche contre bouche. Sans un mot. Sans nous presser. Nous faisions l'amour. Elle et moi.

On frappa à la porte. J'ouvris les yeux.

- Edward !

Alice ?

- Edward, il est dix heures… C'est l'heure de se lever... Je ne t'ai pas vu depuis un mois. Ouvre cette porte, s'il te plaît !

Je m'assis et regardai autour de moi. Personne. J'étais seul dans mon lit. Seul dans ma chambre. Seul les draps en désordre autour de moi pouvaient témoigner de mes… rêves nocturnes. Je basculai en arrière dans mon lit en soupirant.

Un rêve. Si réel. Je sentais encore l'odeur de son cou dans mon esprit et la douceur de sa peau sur mes lèvres. Jamais je n'avais ressenti de telles sensations. Sensations physiques mais aussi de telles émotions. Ce partage, cette douceur après la violence de notre premier assaut.

Je me forçai à respirer calmement. Je ne pouvais me permettre de repartir maintenant dans ce rêve torride. Alice était derrière la porte et je savais qu'elle ne tarderait pas à entrer avec ou sans mon approbation.

Mon état hum... physique ne me permettait pas de recevoir ma sœur

- Alice, donne-moi cinq minutes. Je te rejoins dans le salon. Lui criai-je de mon lit.

- Le chrono tourne. Dans cinq minutes et une seconde je mets à la poubelle la tarte au citron de Maman.

Je l'entendis enfin tourner les talons.

Tarte au citron d'Esmée ? Au petit déjeuner ? Pour moi ? Putain ! Pourquoi j'avais éloigné mes parents pendant tous ce temps? Une p'tite pensée pour Emmett... privé de dessert… Bien fait !

Ayant trouvé une motivation suffisante, je sortis de mon lit… et filai sous la douche me refroidir l'esprit et… autre chose.

Six minutes plus tard, Alice, la petite tornade brune, me sautait dessus et m'étouffait en me serrant de toutes ses forces dans ses bras.

Elle devait avoir fait de la musculation le mois dernier.

- Ouch. Eh, fais gaffe…. Tu vas abîmer mon corps magnifique !

- La ferme, Cullen ! Tu m'as trop manqué. Je rattrape juste mon retard.

J'appuyai mon menton sur la tête de ma petite sœur, la serrant à mon tour contre moi. Je souriais.

- Toi aussi ma Lice, tu m'as manqué.

Je jetai un œil vers le bar ou le petit déjeuner était servi et remarquai Jasper, déjà installé.

Il était attablé et nous regardait nous câliner, en dévorant, avec un sourire narquois, la tarte qui m'était destinée !

Salut Ed'. T'as fais de beaux rêves ? Me lança-t-il dès qu'il vit mon regard indigné.

- Tu ne peux pas imaginer… mais ne crois pas que je t'ai pas vu : pose ça... c'est à moi ! Personne ne me pique ce qui m'appartient !

- Ah, t'es sûr ? Dit-il, moqueur, toujours en levant un sourcil.

- Ouep, CE morceau de tarte m'appartient…

Je le rejoignis en deux enjambées rapides et lui enlevai l'objet de mes convoitises, avant qu'il ne le porte à la bouche.

- Ainsi que MES rêves… continuais-je en avalant une partie de la tarte.

Oh Mon Dieu… Ce que c'était bon…

Je ne pus retenir un gémissement de plaisir et passai le bout de ma langue sur mes lèvres, léchant une miette vagabonde sur ma lèvre inférieure

Ne pas perdre le moindre morceau de ce dessert jouissif !

Alice s'assit sur un des tabourets du bar et se mit à me regarder, par-dessus la table, comme si elle jaugeait une paire de chaussures de luxe dans une vitrine. Elle observa ma tenue : bermuda gris et tee-shirt rouge… La Classe quoi ! Que redire à ça pour un dimanche matin en famille ?

L'achètera ? Ne l'achèteras pas ?

Elle inclina la tête et la posa sur ses jolies mains de styliste. Tête inclinée de biais, elle m'adressa sa petite moue « Cullen ». Elle avait oublié que, moi aussi, j'avais le secret de fabrication.

Je m'installai face à elle et pris la même pose, m'amusant à l'imiter. Je penchai la tête et lui adressai mon fameux sourire. Nous continuâmes à nous observer silencieusement, une sorte de communication uniquement visuelle. Simple et calme, heureux de nous retrouver enfin

Ma p'tite sœur, mon amie.

Quel idiot j'avais été !

Jasper nous regarda faire et haussa les épaules.

- Bande de gamins ! Vous auriez plein de choses à vous dire. Mais vous voilà… vous vous souriez bêtement sans même me parler ! Je fais quoi, moi ?

- La vaisselle ? Lui proposai- je, sans quitter Alice des yeux

- Ouep ! Je vais faire ça ! Mais à la façon Black/ Hale ! Tant pis pour toi !

Il sortit, vaguement agacé d'être ignoré.

Oui ! Alice, je savais ce que tu pensais ! J'aurais jamais du partir comme ça. Je n'aurais jamais dû m'éloigner de ma famille, ma force.

Rien ne justifiait cela quand on avait la chance, comme moi, d'avoir des parents aimants et attentifs qui s'étaient inquiétés…

Une sœur adorable et folle... qui aurait voulu être près de moi pour m'aider

Et un frère... avec qui on avait jusqu'ici tout partagé ! Je ne l'ai même pas écouté…

Elle me prit la main par dessus la table et dit :

- Edward… tu m'as manqué !

- Tout va bien Alice. Je vais bien.


Quelques lettres et quelques rêves, une tarte au citron ...vous remettent un homme en pleine forme

A bientôt

*Cullen*