Chapitre 6

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Tony et Ziva passent en revue toutes les planques de Stone. Ils surveillent ses comptes, son téléphone… sans résultat.

Abby et Ducky sont restés auprès de McGee à l'hôpital. Celui-ci ressent déjà les effets du produit.

Tony jette un œil à sa montre. Il leur reste dix-huit heures pour trouver l'antidote et, pour ça, il leur faut Stone. Ils n'ont pas le temps d'identifier le poison et de fabriquer un antidote approprié en l'espace d'une journée.

Gibbs est avec Vance, le directeur David a rappelé.

- Tu trouves ? demande Tony.

- Non. Et toi ?

- Nada ! Ce n'est pas possible, il doit pourtant bien être quelque part !

Gibbs apparait à ce moment là, descendant les escaliers, l'air remonté.

- Alors ? questionne-t-il.

- Rien. Et vous ?

Elle appréhende ce qu'il va dire.

- Rien. On en est au même point Ziva.

Elle acquiesce, troublée.


McGee est allongé sur un lit. Il a les traits tirés. Il est très affaibli et respire difficilement. Abby est assise à ses côtés. L'inquiétude se lit sur son visage.

Ducky et un docteur pénètre dans la chambre. La jeune femme se redresse vivement.

- Ducky ? demande-t-elle inquiète.

- Voici le docteur Pitt.

- Bonjour.

-Bonjour mademoiselle, ravie de vous rencontrer, bien que j'aurais préféré que ce soit dans d'autres circonstances.

- Alors docteur, vous savez que j'ai ?

- Non, pas encore.

- Je sais que vous avez peu de chances de trouver.

- McGee ! reproche Abby.

- À part s'ils trouvent l'antidote…

- Ils vont trouver, Timothy, assure Ducky.

- Vous devriez leur faire confiance, approuve le médecin.

- Vous ne connaissez pas Tony ! Il a choisi le poison au lieu du remède. Il ne trouvera pas !

- Justement si, je le connais et je sais qu'il fera tout avec l'agent Gibbs pour vous sauvez.

- Et avec Ziva ! ajoute Abby.

Il jette un regard interrogateur à Ducky.

- Ziva David. C'est elle qui a remplacée Caitlin.

- D'accord.

- Vous connaissiez Kate ? s'étonne Tim.

- Oui. C'est moi qui me suis occupé de Tony quand il a eu la peste. Kate était restée avec lui. Vous n'êtes pas le premier à attendre que vos amis vous sauvent la vie, agent McGee.


Tony est assis, un café posé devant lui, sur la table de la salle de repos. Il le serre entre ses mains sans quitter la pendule des yeux. Douze heures, voilà tout ce qui lui reste.

- DiNozzo !

- Patron ?

Gibbs lui fait face, de l'autre côté de la table.

- Tu attends quoi ?

- Rien. Je réfléchis.

- Ce n'est pas ta faute. Même si tu n'avais pas choisi, il lui aurait injecté.

- Qu'est-ce-que tu en sais ?

- Je connais ce genre d'homme, c'est-ce qu'il aurait fait. Tu n'aurais pas dû choisir, c'est vrai. Mais maintenant c'est fait, alors secoue-toi et trouve le coupable !

- Mais…

Une tape derrière la tête l'interrompt.

- Tu as parlé avec Ducky, pas vrai ?

- Je n'ai pas besoin de ça pour te sonner les cloches ! dit-il en s'éloignant.

Tony sourit. Son moral vient de remonter.


Les deux agents entrent dans l'open space. Ziva, qui avait commencé à se lever, se rassoit à son bureau.

- J'allais partir vous chercher !

- Du nouveau ?

- Oui.

Elle tape sur son clavier et affiche quelque chose sur l'écran plasma. Elle les rejoint devant.

- On a intercepté un autre message. Il y a une adresse et une heure. Apparemment Stone n'a pas renoncé à sa transaction.

- Pourtant il sait qu'on le surveille, réfléchit Tony.

- Il n'a plus rien à perdre, explique Gibbs.

- Ça nous arrange ! se réjouit Ziva.

- Le rendez-vous est dans deux heures, préparez-vous.