Mot de l'auteur : Coucouuu ! Je sais que je me remets à poster rapidement des chapitres en ce moment alors que je n'avais rien écrit en six mois. Je suis comme ça, parfois j'écris beaucoup et parfois pas du tout. Donc je pense que ça ne servirait à rien de m'excuser pour toutes les prochaines fois où je passerai des mois entiers sans rien publier. Je préfère expliquer directement et vous mettre devant le fait accompli que je suis une sale sadique qui va vous torturer muahaha ! Oh, et si vous voulez la suite plus tôt, y a quand même une chose qui peut me motiver : les reviews. J'y suis assez sensible, allez savoir pourquoi :D

Et, soyez cools, ne me tuez pas quand vous aurez fini de lire le chapitre !

Réponse à la review de Minimi : C'est vrai qu'elle était cool dans le chapitre 6, elle a montré une nouvelle facette. Pour le couple, comme je l'ai dit c'est encore à voir, mais à la base j'étais sur un Sirius-Seren et pour transformer Severus comme une espèce de père pour Seren. Et merci pour le compliment !

Bonne lecture les gens !


Chapitre 7

Tuer

Elle avait été installée dans une immense chambre et doutait que les autres subordonnés de Voldemort ait droit à ce luxe, mais elle n'allait certainement pas s'en plaindre !

Elle ouvrit tranquillement la porte qui donnait sur la salle de bain et inspecta la pièce dans ses moindres détails. Tout était parfait. Elle passa la main sur le carrelage vert en soupirant. Voldemort allait prendre soin d'elle. Enfin quelqu'un lui donnerait ce qu'elle avait toujours voulu.

Elle avait néanmoins réussi à négocier une chose avec le mage noir. Severus, lorsqu'il passerait plusieurs jours ici, pourrait dormir dans la chambre attenante à la sienne. Il allait trop lui manquer sinon.

Sa vie entière prenait un nouveau départ. Elle allait pouvoir être elle-même, ne plus se brider. Les Amazones étaient des créatures du mal, des descendantes des Démons disparus depuis quatre millénaires. Les Amazones (1) ressemblaient à des humains normaux, mais ne possédaient pas les mêmes pouvoirs que les sorciers, malgré le fait qu'elles puissent manier les baguettes et les sortilèges de leur monde.

Elle entortilla une mèche de ses cheveux autour de son doigt en réfléchissant. Toute petite, elle désirait être aimée par Albus, elle souhaitait qu'il prenne la place d'un père pour elle. Quand il l'avait enfermée soi-disant pour son bien, elle avait été brisée. Minerva l'avait aidée à ramasser les morceaux de son cœur en miettes. Elle songea que si un jour, par malheur, elle devait se retrouver face à sa meilleure amie qu'elle avait laissée derrière elle, elle fuirait. Tuer la personne qui l'avait sauvée de la folie ? Quelle blague ! Elle était certes mauvaise, mais elle savait qu'elle avait une dette envers Minerva.

Elle retira sa robe noire ordinaire et en enfila une de couleur argentée. Voldemort voulait qu'elle soit visible. Voldemort voulait que Dumbledore tremble face à elle. Il voulait qu'Albus subisse le même sort qu'il y avait vingt ans, lorsque le directeur avait donné l'ordre à Seren de mettre à mort une centaine de Mangemorts.

Elle allait mettre ses pouvoirs à profit. Elle observa ses paumes avec un pincement au cœur. Pourquoi s'en voulait-elle alors qu'elle pouvait être celle qu'elle aurait toujours dû être ? Elle était du côté du mal, là où elle devait se trouver depuis le départ ! Elle allait tuer, essence même de sa personne. Elle allait atteindre la plénitude. Pourtant, malgré les papyrus qu'elle avait lus, elle ne sentait pas que telle était sa place.

Elle secoua la tête en grimaçant et sortit de sa chambre pour rejoindre les autres fidèles de Voldemort. Elle avait vraiment des pensées stupides ! Une Amazone devait tuer. Point final.

- Mes amis ! clama le Seigneur des Ténèbres. Ce soir est un grand soir ! Nous allons attaquer le quartier général de l'Ordre du Phénix !

Seren pâlit brusquement. Qui avait divulgué cette information ? Qui était le traître ? Pas Severus, n'est-ce pas ?

Elle se mit à chercher son protecteur du regard, mais tous les Mangemorts venaient de se recouvrir le visage de leur capuche. Elle grogna. Où était-il cet imbécile ?

Elle allait enfin pouvoir se venger de toutes ces années où on l'avait enfermée comme un vulgaire monstre dangereux. Elle allait enfin se venger d'Albus et de la cruauté qu'il cachait derrière un masque de tolérance.

Voldemort lui fit signe de l'approcher avant que les Mangemorts ne soient partis. Elle le rejoignit rapidement et se dressa face à eux dans toute sa splendeur mortelle. Ses yeux bleu électrique semblaient être d'une couleur encore plus vive qu'à l'accoutumée. Sans doute était-ce l'approche du massacre qui l'excitait.

- Mes amis. Ce soir, vous serez aidés de Seren. Ne tentez en aucun cas de l'empêcher de tuer ! Elle sera votre guide, votre ange de la mort !

Seren esquissa un sourire satisfait lorsqu'elle entendait le surnom « ange de la mort ». Albus ne l'aurait jamais appelée ainsi, mais c'était pourtant ce qu'elle était ! Un ange de la mort, meurtrière jusqu'au bout des ongles.

Elle fit une révérence ridicule et elle entendit Voldemort ricaner. Il l'appréciait beaucoup, d'après ce qu'elle voyait. Elle avait donc une réelle chance de devenir la Reine des Ténèbres. Elle offrit un sourire ravageur à son « maître » et suivit les Mangemorts. Severus lui proposa son bras pour transplaner. Elle n'hésita pas, car elle ne savait rien de cette bataille qui s'annonçait, pas même son emplacement.

Severus se pencha vers elle avant de l'emmener jusqu'au lieu indiqué et lui glissa à l'oreille « Prends soin de toi. », puis ils transplanèrent. Quand ils atterrirent, le protecteur de Seren se fondit immédiatement parmi la masse des Mangemorts en mettant son masque.

Elle aurait souhaité lui demander pourquoi il lui avait dit ceci et pourquoi il l'avait entraînée chez Voldemort. Dans quel camp était-il réellement, finalement ? Dumbledore n'allait-il pas comprendre ce qui s'était produit ? Ou bien Severus espérait-il que ses bonbons au citron lui aient totalement lobotomisé le cerveau ? Ce n'était pas improbable. En plus d'être cruel, Albus devenait de plus en plus stupide au fil des années. Enfin, peut-être qu'il l'avait toujours été et, Seren grandissant, elle en prenait de plus en plus conscience.

Elle évacua ces pensées et se concentra sur le village qui s'étendait devant elle. Des fenêtres laissaient passer la lumière des foyers. Foyers où les enfants devaient être en train de se coucher, où les parents s'embrassaient, où des gens s'aimaient. Certains pleuraient peut-être, se morfondaient sur leur sort. Seren eut un rictus moqueur. Elle ne supportait pas les gens qui se complaisaient dans leur douleur alors qu'elle n'avait pas eu le choix et qu'elle avait tout fait, chaque jour de sa captivité, pour oublier qu'elle vivait en cage. Ces gens-là ne savaient pas à quel point leur vie avait été belle en vérité.

Les premiers sortilèges fusèrent. Les portes des premières maisons rencontrées furent enfoncées. Des enfants furent traînés dans les rues, on torturait leurs parents devant eux, puis les enfants devant les parents, on abusait des mères, des filles, on les tuait comme on claquerait des doigts. Seren en resta muette de stupeur. Ces gens prenaient du plaisir à leur tâche. C'était certes son destin de tuer. De prendre du plaisir à exterminer, passe encore. Mais d'aimer torturer ? D'entendre les hurlements, les pleurs ? De faire subir de longues minutes de douloureuses souffrances psychologiques à des enfants et à des parents en utilisant leurs liens affectifs ?

En titubant, elle chercha Severus parmi cette foule encagoulée de noir. Elle chercha Severus comme si sa vie en dépendait. Elle n'était pas prête pour vivre ça. Elle n'avait jamais imaginé que ces hommes au service de Voldemort agiraient ainsi. Elle les pensait sans âme, sans cervelle, tuant pour obéir, tels des pantins. Mais non, Voldemort s'entourait de gens cruels et sans cœur. Et il leur donnait ce qu'ils aimaient le plus au monde pour qu'ils continuent à leur lécher les bottes.

Elle avait cru qu'elle pourrait. Elle ne croyait plus. Elle pointait sa baguette sur le maximum de personnes qu'elle croisait. Pour leur éviter de souffrir. Elle pénétra de nombreuses demeures, mit fin à de nombreuses vies, ce soir-là. Elle allait si vite pour ne pas qu'un Mangemort puisse les atteindre qu'elle ne réfléchissait même plus lorsqu'elle arriva à la dernière maison. Elle le fit mécaniquement. Elle ferma les yeux des enfants, de la mère, du père, et murmura un « Pardon. » dans un sanglot étranglé.

Dans quel monde avait-elle atterri ? Ses gênes d'Amazone faisaient-ils réellement d'elle une personne appartenant à ce camp ? Dumbledore n'avait-il pas raison en l'enfermant ?

Puis elle se reprit. Non, Albus avait eu tort. Elle aidait, ici, sur le terrain. Elle évitait des douleurs inutiles. Elle aidait, oui. À sa manière. Elle réussit à s'en convaincre.

Severus lui empoigna soudain le bras.

- C'est là que tout se joue, Seren. Cette attaque n'était qu'une diversion. Les Aurors vont arriver. Des fidèles d'Albus suivront pour vérifier qu'il n'y a pas de survivants. Et nous, nous allons transplaner devant le Square Grimmaurd.

- Qui, Severus ? Qui leur a donné l'information ? N'était-ce pas Albus, le Gardien du Secret ?

- L'un des papiers sur lesquels il a écrit l'adresse a dû être récupéré par un traître. Mais... Seren... Pourquoi cela t'inquiète-t-il ?

Elle ouvrit de grands yeux. Il avait raison. Pourquoi s'inquiétait-elle pour eux ? Peut-être parce que Minerva faisait partie de l'Ordre du Phénix. Oui, ce devait être ça !

- À cause de Minerva.

- Minerva est à Poudlard. Nous le savons tous les deux.

Grillée. Elle secoua la tête négativement et repoussa Severus, puis transplana dans le Londres moldu.

En voyant le nombre de Mangemorts amassés dans la ruelle, elle frissonna. Aujourd'hui allait avoir lieu l'une des batailles les plus importantes de toute cette guerre. Et elle sentait qu'elle n'était pas du bon côté malgré sa liberté retrouvée.


Amazones (1) : Ici, c'est un mot masculin, car il y a aussi, comme vous avez pu le constater lorsque j'ai abordé les Crewneth, des Amazones mâles.

Le chapitre 8 arrivera demain je pense !