Ce matin-la, Yuya n'était pas en avance, voir franchement en retard. Son Taka était déja parti depuis longtemps et il allait devoir courir pour être à l'heure. Les années passées avait sculpté, affiné son visage et sa silhouette au point qu'on se retournait sur son passage. Pourtant, lui ne continuait à voir qu'une seule et unique personne : son Taka. Ce fut essoufflé qu'il parvint au lycée, passant devant des ribambelles de filles qui défaillaient presque à sa vue.
- Kyaaa, c'est Tegoshi-kun ! fit l'une d'entre elles en posant une main sur son coeur.
- Han, je le veuuuuux... souffla une autre.
- Il est trop beau... souffla une troisième. Je vais mourir...
- Comment il fait pour être aussi canon ?
- Je sais pas mais ça devrait être interdit... fit la première alors qu'il passait sans leur accorder la moindre attention.
- Faut vraiment qu'on se lance pour lui parler sinon on l'aura jamais... soupira la deuxième.
- Mais il passe tout son temps libre avec Masuda-sempai...
- Bah faut aller le chercher devant sa classe avant qu'il parte.
Pendant ce temps, le principal intéressé était arrivé à sa salle et salua à la ronde.
- Ohayo.
- Salut ! lança son voisin de table.
- Ne, Tegoshi, fit un autre en s'approchant, vu que t'es un aimant à filles, tu voudrais pas faire un goukon avec nous un de ces jours, histoire qu'on ait une chance ?
- Non merci, ça ne m'intéresse pas.
- Oh, allez, s'il te plait ! Juste pour nous !
Evidemment il ne pouvait pas dire que les filles ne l'intéressaient pas.
- J'ai dis non.
- Pff... t'es pas sympa... Tu sors déjà avec quelqu'un ou quoi ?
- ... Pas vraiment...
- Bon, alors pourquoi tu veux pas ?
- Parce que, fit-il en sortant un livre de son sac.
- T'es pas marrant. Nous on galère, je te signale.
- Je n'y peux rien.
Le garçon soupira et se retourna vers ses amis.
- Il veut pas.
- T'es égoïste, Tegoshi. En fait tu veux toutes les garder pour toi...
- Ouais, elles sont toutes à tes pieds !
- Mais je n'ai rien demandé moi.
- Bah repousse les, fais quelque chose !
- Vous êtes ennuyeux.
- C'est toi qu'es chiant. On te demande pas la lune quand même... Juste un goukon.
L'adolescent émit un claquement de langue agacé, puis, comprenant qu'il n'aurait pas la paix autreement, céda.
- Une seule fois. Et je ne reste pas plus d'une heure.
- Bah voilà, c'était pas compliqué ! Merci.
A la pause de midi, Yuya fila dans les couloirs jusqu'à la classe de son Taka. Il n'avait bien entendu pas le droit de se blottir contre lui ni de l'embrasser dans l'enceinte du lycée, mais au moins il pouvait le voir et passer du temps avec lui.
L'aîné sortit rapidement de sa classe, son bento en main et lui sourit.
- On va manger sur le toit ?
- Hai. Ca m'évitera les hordes de filles qui me courent après. Elles m'énervent...
- Je m'en doute. Ca c'est bien passé ce matin ?
- Comme d'habitude... J'ai été obligé d'accepter une heure de goukon pour que les mecs de ma classe me fichent la paix...
- Tu veux que je vienne aussi ?
- Tu me sauverais la vie. Je sens déjà que ça va être pénible...
- Je viendrai alors. J'ai pas tellement envie de te laisser entre les griffes de ces harpies.
- Ils m'ont accusé de vouloir garder ces filles pour moi... Comme si elles m'intéressaient... Si seulement je pouvais crier au monde entier que je t'aime... soupira-t-il.
- Malheureusement, c'est comme ça... Les gays, c'est moche pour eux.
Une fois sur le toit, il s'assit près de lui sur un banc et posa la tête sur son épaule.
L'aîné passa son bras autour de sa taille et, après avoir vérifié qu'il n'y avait personné, l'embrassa tendrement. Un soupir de bien-être passa les lèvres du plus jeune, qui tenta d'accentuer le baiser.
Mais après seulement quelques instants, Takahisa se sépara de ses lèvres avec un sourire. Une moue de frustration naquit sur les lèvres bien trop tentantes du cadet.
- Gomen, mais faudrait pas qu'on nous surprenne...
- J'en ai marre de me cacher, Taka... C'est pas mal, c'est pas sale... Pourquoi les autres pourraient s'embrasser en public et pas nous ? C'est pas juste...
- Je sais, Yuya mais... c'est pas moi qui décide... Je veux pas qu'on te harcèle parce que les gens trouvent ça horrible...
Un nouveau soupir. Yuya se sépara de lui à regret et ouvrit son bento sans entrain. La même chose se reproduisait presque chaque midi.
- Yuya... fit l'aîné, attristé. Tu m'en veux ?
- Bien sûr que non. Comme si j'étais capable de t'en vouloir...
- Alors soupire pas comme ça, s'il te plait...
- Gomen... C'est juste que... Vivement qu'on soit sortis...
- Tu finis à quelle heure ?
- Quatorze heures.
- Oh, moi aussi. On pourra rentrer ensemble alors.
- On va chez toi plutôt. J'ai pas envie de tomber sur mon père, fit-il en grimaçant.
- Ca a changé depuis que tu es redevenu un garçon ?
- Ouais... Il est passé de "je te déteste" à "oh comme je t'aime". Un peu trop. Je comprends ce que ma mère voulait dire...
- Tu as réussi à pardonner à ta mère ou pas ?
- Plus ou moins...
- Je vois... fit-il en entamant son bento.
- Tu me désapprouve, pas vrai ?
- Ben non, je comprends que tu lui en veuilles encore. Elle t'a quand même menti sur toi pendant des années, même si c'était pour la bonne cause.
En silence, Yuya commenca son repas. Il ne lui restait qu'un cours avant de pouvoir embrasser son Taka autant qu'il voudrait. Une fois son bento terminé, Takahisa rangea la boîte et déposa un petit baiser sur les lèvres pleines de riz de son cadet.
- Il faut que j'y retourne.
- Ca passe toujours aussi vite, déplora le plus jeune.
- On se voit dans une heure, ne. On pourra passer du temps ensemble après.
- Hai. Je t'aime, mon Taka.
- Moi aussi je t'aime.
Il l'embrassa sur la joue, lui sourit et repartit vers sa classe.
Jamais une heure de cours ne parut si longue à Yuya. A la sonnerie, il se propulsa pratiquement jusqua la sortie du lycée et attendit son aîné avec impatience. Celui-ci arrive quelques minutes plus tard en courant et un grand sourire sur le visage.
- Yuya !
Nétant plus dans le lycée, l'interpellé ne se gêna pas pour serrer son aîné dans ses bras, se blottissant contre lui.
- Enfin, murmura-t-il en nichant son nez dans son cou.
- On va chez moi ? demanda-t-il en l'embrassant dans le cou.
Le cadet hocha la tête et tous deux prirent le chemin de la maison des Masuda. Une fois la, ils montèrent directement dans la chambre de Takahisa.
Une fois à l'intérieur, celui-ci se jeta sur ses lèvres bien trop tentantes en le serrant contre lui. Ayant attendu ça toute la journée, Yuya répondit au baiser comme un affamé, glissant sans attendre, sa langue entre les lèvres de son Taka, avide d'obtenir plus.
Son ventre se tordant de plaisir en l'embrassant avec plus de passion, l'aîné caressa ses hanches à travers son t-shirt, tout en le poussant vers le lit. Un léger gémissement franchit les lèvres du plus jeune, qui se laissa tomber sur le matelas moelleux sans le lâcher.
Abandonnant ses lèvres pour l'embrasser avec amour dans le cou, il faufila ses doigts sous sa chemise, les remontant doucement sur son ventre chaud, sa deuxième main caressant ses cheveux courts. Un soupir accueuillit ces caresses et Yuya se lécha les lèvres. Ils avaient attendu jusqu'ici, mais il était prêt maintenant alors si son Taka voulait...
Avec plus de tendresse cette fois, il l'embrassa longuement tandis que son pouce faisait rouler un téton pour le faire durcir et que son autre main dirigeait son visage vers le sien. Il avait tellement envie d'aller plus loin... L'amour qu'il avait toujours éprouvé pour lui avait maintenant besoin d'être partagé et prouvé de façon physique.
- Mmmh, gémit doucement Yuya en basculant la tête en arrière.
Il ne demandait rien de plus que s'abandonner entre les bras doux et forts de son Taka. Il n'avait pas peur, car il l'aimait si fort que ça dépassait tout le reste.
Doucement, Takahisa ouvrit, bouton après bouton, la chemise de son cadet, pour découvrir son torse finement musclé qui n'avait rien à voir avec celui d'une femme. Il était un garçon, un vrai, et avec tant de charme et de beauté qu'il était difficile de lui résister. Un peu impatient malgré son envie de le découvrir petit à petit, Takahisa se mit à dévorer de baisers son torse si attirant.
Le contact des lèvres douces et chaudes de son aîné sur sa peau, lui tira un nouveau soupir.
- Taka... murmura Yuya en glissant les mains dans les soyeux cheveux bruns de son bien-aimé.
Poussé par son amour pour lui, Takahisa glissa une main entre eux et la pressa sur son entrejambe pour l'exciter davantage tandis que sa bouche remontait pour mordiller le lobe de son oreille et tirer parfois doucement sur sa boucle argentée. Un nouveau gémissement, bien plus prononcé, franchit les lèvres de Yuya à cet attouchement et il inspira brusquement comme un noyé qui revient a la vie.
- Je t'aime... susurra l'aîné à son oreillle avant de caresser son membre à travers son pantalon. Je t'aime tellement...
- Je... t'... commença Yuya avant d'être interrompu par une plainte sonore.
Son souffle s'était accéléré, tout comme les battements de son coeur et il fixait son Taka, les lèvres entrouvertes, attendant une suite qu'il imaginait déja délicieuse.
Le regard lui aussi noir de désir, l'aîné ouvrit le pantalon de Yuya et y glissa sa main pour le caresser plus à son aise tout en revenant l'embrasser avec fougue.
- Aaaaah... Mmmh... Takaaa, gémit yuya, apparemment très sensible.
- Tu aimes quand je fais ça? demanda l'interpelé en passant son pouce sur l'extrémité de sa virilité dressée entre ses doigts.
- Aaaah... Oui... Con... tinue...
- Matte... je vais essayer quelque chose... souffla-t-il ensuite avant de se pencher pour pincer entre ses lèvres la peau chaude de son sexe.
Loin de sattendre à ça, le plus jeune émit un hoquet étranglé, de surprise mêlée de plaisir et referma les yeux. Cette espèce de décharge fulgurante qui l'avait traversé, il voulait encore la ressentir. De toutes les fibres de son être.
- En... Encore... One... gai, haleta-t-il.
Heureux de son effet, Takahisa dirigea son membre vers sa bouche et le lécha sans hésitation avant d'y poser de nouveau ses lèvres pour commencer à exercer un mouvement de succion.
Cétait si bon, que le cadet gémissait désormais continuellement. Yuya ignorait s'il était possible de mourir de plaisir, mais il était presque certain qu'il allait bientôt le savoir.
- Aaaaah, Takaaaa ! Mmmmh !
Le coeur battant et le corps embrasé par ces gémissements pour le moins sensuels, le plus àgé accéléra les mouvements de sa bouche sur son sexe tout en caressant son postérieur en glissant ses mains dans son boxer, frôlant parfois l'orifice qu'il irait ensuite complèter.
Alors, le plaisir explosant en myriades détoiles, Yuya sentit quelque chose monter en lui. Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit et, à sa grande gêne, se libéra dans la bouche de son Taka.
Celui-ci reçu avec plaisir la semence de son bien-aimé et l'avala sans hésiter avant de se redresser en souriant, comme toujours.
- Je suis content que tu aies aimé.
- Je... J'ai pas pu... te prévenir... Je suis désolé...
- Ne t'excuse pas, je suis content, fit-il en lui caressant la joue.
- Content ? releva Yuya, étonné, en se redressant sur les coudes.
- Ben oui. Ça veut dire que tu as aimé ce que j'ai fait et que tu m'aimes.
- Bien sûr que je t'aime, fit le plus jeune en souriant, un reste de gêne aux joues.
- Alors voilà pourquoi je suis content.
Un doux sourire fleurit sur les lèvres du cadet, qui se pencha pour déposer un baiser sur celles de son aîné. Takahisa répondit au baiser avec passion, glissant une main derrière sa nuque pour l'allonger de nouveau et se plaça au-dessus de lui, ses mains de part et d'autre de son visage d'ange.
- Je suis prêt, souffla yuya, le coeur battant. Aujourdhui, je veux être à toi pour de bon.
- Est-ce que tu veux le faire? demanda-t-il en le regardant avec amour.
N'étant pas sûr de comprendre correctement la question de son Taka, il préféra demander dans un murmure :
- Faire quoi ?
- Et bien... le faire. Toi à moi.
- Oh... (il réfléchit, puis secoua la tete) je ne saurais pas. Il vaut mieux que ce soit toi.
- Je l'ai jamais fait non plus, Yu.
- Je préfère que ce soit toi, dit alors le concerné en lui caressant la joue.
- D'accord, sourit-t-il. Tu veux me déshabiller ou je le fais ?
- Je vais le faire, souffla le plus jeune en défaisant un à un les boutons de la chemise de son Taka. Mais il avait du mal, car ses doigts tremblaient. En sentant cela, l'aîné posa ses mains sur les siennes et les caressa doucement.
- Ne tremble pas... fit-il en souriant tendrement.
- Hai, chuchota le cadet en terminant sa tache.
Il fit ensuite tomber le tissu blanc des épaules de son aîné et laissa ses mains glisser sur son torse, titillant ses tétons des pouces jusqua les sentir durcir.
Takahisa rejeta la tête en arrière en poussant un soupir de plaisir, les yeux fermés.
Encouragé par cette réaction, Yuya le serra contre lui pour le rapprocher et y posa sa bouche, les titillant de la langue alors que ses mains allaient langoureusement caresser son postérieur.
- Mmh... Yuuu... gémit-il, son souffle se faisant plus court peu à peu.
- C'est agréable, mon amour ? souffla Yuya tout contre sa peau en donnant inconsciemment un coup de bassin suggestif.
- Ouiiiii... répondit-il, la voix partant dans un autre gémissement.
Ravi que ses caresses aient leffet qu'il voulait, Yuya défit le pantalon de son bien-aimé et le fit glisser le plus qu'il put le long de ses cuisses, avant d'éffleurer de la main son membre gonflé à travers le tissu de son boxer.
- Haaaan... En... cooore... souffla Takahisa en se cambrant avec indécence.
Le souffle court, le cadet libéra sa virilité et, de nouveau, il la parcourut du bout des doigts.
- Ahh... Ahh... Continue... souffla-t-il, le corps se perlant de sueur.
Étonné de lui faire tant d'effet alors qu'il ne faisait finalement pas grand chose, Yuya posa les doigts sur la chair dressée et la caressa de facon un peu plus appuyée, guettant ses réactions. Hoquetant sous le plaisir, l'aîné chercha ses lèvres à tâtons, ses pouces caressant ses joues.
Ne pouvant se résoudre à lui prodiguer les mêmes caresses, Yuya referma la main à la base de son membre et y imprima un mouvement de va-et-vient, en passant parfois le pouce sur son extrémité. En rejetant la tête en arrière, l'aîné se déversa finalement dans sa main. Ravi, le plus jeune lui sourit.
- Je t'aime.
- Moi aussi... mon ange. Je t'aime...
Le plus jeune acheva d'enlever leurs vêtements, puis demanda :
- On continue ?
- Oui... J'ai envie de toi...
- Moi aussi... Tu... peux...
Alors, avec des gestes doux, Takahisa se débarrassa de ses derniers vêtements et s'allongea au-dessus de lui, amenant sa main à sa bouche. Ayant lu des choses à ce sujet, Yuya savait quoi faire. Les yeux rivés dans les siens, il happa ses doigts et suçota chacun d'eux avec application. Le coeur battant, l'aîné le regarda avec amour, se plaçant entre ses cuisses, sa deuxième main caressant son torse fin.
- Vas-y, lui dit-il doucement. Je suis prêt.
Le ventre tordu par l'envie et le désir, il reprit sa main, redressa son bassin et inséra lentement un premier doigt en lui, guettant ses réactions. Même s'il était mentalementpréparé a une certaine douleur, Yuya se crispa à l'intrusion. Mais Takahisa savait qu'elle disparaîtrait, donc il ajouta délicatement un deuxième doigt, ses lèvres embrassant le visage perlé de sueur de son Yuya.
Cette fois, une plainte de douleur passa sles lèvres du plus jeune et il crispa les poings sur les draps.
- Tu veux que je m'arrête ? demanda Takahisa en embrassant son cou.
-N... Non, balbutia le cadet.
- Alors dis-moi quand je peux continuer...
Il fallut quelques instants avant que la douleur s'estompe, puis Yuya hocha la tête pour lui indiquer quil pouvait continuer. Takahisa inséra alors un troisième doigt en lui et commença à effectuer quelques mouvements pour le préparer le mieux possible.
Cette fois, c'est un cri de douleur qui accompagna l'intrusion et yuya serra les dents.
- Yu, je... je veux pas te faire du mal... souffla l'aîné en retirant sa main.
- N... Non. Je... veux continuer...
- Sûr ? Je ne veux pas que tu regrettes...
- Ca ira... Viens...
- Maintenant ? Mais...
- Maintenant.
Devant cette exigeance plus qu'excitante pour l'aîné, Takahisa retira ses doigts, se plaça entre ses cuisses qu'il releva et se présenta à son entrée, avant de le pénétrer le plus délicatement possible. La souffrance fit crier Yuya mais, sentant que son Taka allait se retirer, il s'accrocha à ses hanches pour l'en empêcher, le visage tordu dans un rictus douloureux.
- Yu ! le réprimanda l'aîné en fronçant les sourcils, mais les yeux presque révulsés sous la vague de plaisir qui l'avait submergé lorsqu'il était entré en lui.
L'interpellé ne répondit pas, concentré pour tenter d'oublier la douleur. Il fallut plusieurs minutes avant qu'il ne se décontracte, signe que la douleur avait reflué.
- Yu ? Je... peux ? demanda-t-il, les mains posées sur les siennes sur ses hanches.
- Hai. Mais... fais doucement, ne.
- Bien sûr, baka... sourit-il avant de donner un premier coup de reins qui le fit gémir.
Le mouvement déclencha la meme réaction chez Yuya.
- Mmmh... Taka...
Tout en s'enfonçant davantage en lui, l'aîné l'embrassa langoureusement, avant de souffler sur ses lèvres, haletant, au rythme de ses va et vient.
- Haaaaan ! gémit Yuya, le dos cambré, la tête renversée en arrière et les lèvres entrouvertes sur un souffle presque absent.
Submergé par le plaisir, Takahisa laissa libre court à ses désirs et augmenta la force de ses coups de reins, ahanant sans cesse, le souffle ératique.
Le temps passant, Yuya ne cessa plus de gémir, accompagnant même les mouvements de son aîné en lui d'ondulations du bassin qui décuplaient leur plaisir mutuel. Mais, après quelques instants, le plaisir arrivant à un point culminant pour Takahisa qui était encore inexpérimenté, celui-ci se déversa brusquement en lui, son cri de jouissance déraillant dans les aigus.
Quelques secondes plus tard, Yuya se libéra a son tour entre eux en criant.
Le souffle court et le coeur battant, l'aîné le fixa avec amour, foudroyé par cet orgasme qu'il n'imaginait pas aussi puissant. Tout aussi foudroyé, le coeur battant à exploser, le souffle court, Yuya se noyait dans les yeux de celui qu'il aimait depuis tant d'années.
- Je... t'aime... souffla Takahisa. Je t'aime... tellement...
Incapable de répondre dans l'immédiat, le plus jeune enroula ses bras autour de la taille de son aîné, pressant contre lui son corps nu perlé de sueur.
Tremblotant, l'aîné l'embrassa tendrement avant de nicher son nez dans son cou, le coeur encore affolé par ce moment de pure extase.
- Je t'aime...
- Je voudrais rester comme ca pour toujours, murmura Yuya.
- Moi aussi... sourit-il en rabattant sur eux la couverture avant de se blottir de nouveau contre lui. Ne, Yu...
- Hum ? fit li'nterpellé, pas tout à fait redescendu de la stratosphère.
- J'ai pas abandonné mon rêve de t'épouser...
- He ? fit Yuya en le regardant. Ano... on est des hommes, mon amour, c'est pas possible. Tu aurais pu épouser Yumi si elle avait existé, mais...
- Je me suis renseigné, petit baka, fit-il en tapotant le nez de son bien-aimé, et le mariage entre hommes peut se faire dans d'autres pays. Alors, quand on aura l'âge et l'argent...
Il laissa sa phrase en suspend, se redressa en souriant tendrement et prit ses mains dans les siennes.
- Tu voudras bien m'épouser ?
Très ému, le plus jeune hocha la tete et le serra fort contre lui.
- Il va falloir être patients... souffla Takahisa en répondant à son étreinte. Très patients…
- Oui. On est loin d'être majeurs... murmura Yuya, une pointe de tristesse dans la voix.
- Ou sinon... On peut faire une sorte de mariage symbolique maintenant et on se mariera pour de vrai plus tard ?
- Mais comment ?
- Hum... Oh, je sais. Tu ne fais rien samedi ?
- Pas que je sache. Le match a été annulé. Pourquoi, tu as une idée ?
- Oui, sourit-il. Samedi, tu viendras ici, bien habillé, vers quatorze heures. Je m'occupe de tout.
- Tu m'intrigue là, mon amour, sourit le plus jeune.
- Par contre, pour remplacer les alliances... Tu as quelque chose qui irait ?
- Juste l'anneau que tu m'as offert le jour de mes quinze ans. C'est ce que j'ai de plus précieux.
- Tu pourras l'amener ?
- Je l'ai toujours sur moi. Tu l'as pas remarqué ? dit le cadet en montrant sa main gauche.
- Si, mais tu accepteras de me le laisser pendant la journée ?
- Hai même si ne pas l'avoir va me faire drôle.
- Je m'en doute, sourit Takahisa. Mais c'est pour la bonne cause.
- Hai.
