Hello tout le monde ! Suite à une demande de Metsi, le chapitre 6 est posté avec une journée d'avance ! Eh eh !

Je tiens à remercier Metsi, InSilent et Miss Uchiwa pour vos reviews ! Votre soutien me réchauffe le coeur !

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture ! :D


Chapitre 6

Akashi s'entraînait durement aux côtés de ses coéquipiers. Le capitaine avait décidé que la plus grande partie de leur entrainement serait concentré sur l'endurance. Après tout, la jeune fille n'étant pas là, les adolescents ne pouvaient pas travailler sur leur synchronisation et leur travail d'équipe.

Alors, avec l'accord de leur coach, le capitaine et toute l'équipe courait.

Ce n'était pas le plus exaltant des exercices, même le rouge le reconnaissait. Néanmoins, personne n'avait l'intention de râler. Les joueurs n'étaient pas fous, ils savaient très bien qu'il ne fallait pas provoquer leur capitaine, surtout qu'il était d'une humeur massacrante.

Mibuchi s'était progressivement approché de leur capitaine, suivant le rythme du plus petit. Il se demandait bien ce qu'avait leur capitaine pour être aussi glacial. Le rouge lui avait jeté un bref coup d'œil, et accéléra le rythme, faisant subjectivement comprendre à son aîné qu'il ne fallait surtout pas l'emmerder aujourd'hui.

Le comportement de la jeune fille avait été plus qu'étrange aujourd'hui, pas seulement depuis la visite surprise de Mayuzumi. Elle cachait quelque chose, ce qui lui avait valu de lui demander fermement de manquer l'entraînement. En peu de temps, il avait déjà cerné l'attitude générale de l'occidentale. Et aujourd'hui, elle n'avait pas été normale.

En plus d'être un membre de son équipe, elle était son jouet. Du moins, c'est ce qu'il essayait tant bien que mal de lui faire comprendre. Akashi avait enfin trouvé une personne qui lui résistait un tant soit peu, néanmoins, la faire plier à sa volonté s'avérait plus hardi.

Il fronça ses sourcils, cherchant à comprendre ce que lui cachait Elmyra. Puis il se reprit : il était un Akashi ! C'était chose facile de trouver des informations dans sa famille.

Ce que le rouge ne remarqua pas, c'était que les membres de son équipe s'inquiétaient pour Elmyra. Elle avait vite réussi à se faire une place, tant par son jeu que son caractère. Et l'équipe avait des inquiétudes au sujet d'Akashi qui avait fait de leur équipière son nouveau jouet.

Pourtant, personne n'en ferait la remarque au rouge. Ils savaient tous que s'ils le remarquaient à leur capitaine, Elmyra pourrait être victime de sa colère.

L'entraînement se termina aux alentours de des 17 heures. Les jeunes garçons étaient épuisés, tant physiquement que psychologiquement. Akashi avait été de glace en observant leur épuisement. Ils avaient couru des kilomètres sans aucune pause, de quoi les achever pendant un bon moment.

Hayama, presque allongé sur le chemin de gravier, regarda autour de lui, perdu, avant de remarquer, non sans un léger frisson, qu'ils s'étaient arrêtés à côté du cimetière de Kyoto.

Il se redressa alors, observant à travers le portail de métal noir les nombreuses tombes où reposaient des personnes qu'il n'avait jamais connu.

Hayama n'aimait pas les cimetières.

Akashi observa son manège d'un œil agacé mais décida de se taire, se doutant bien qu'il avait été exécrable avec eux. Il entendit alors des pas sur le gravier du cimetière et, tel un gentleman, s'était levé pour ouvrir le grand portail noir qui grinça lorsqu'il tira dessus.

Silence.

S'il s'était attendu à la croiser ici, aux côtés d'un jeune homme blond qui avait l'air d'être bien plus âgé que lui.

-Tiens Akashi-kun ? Mais qu'est-ce que tu…

En regardant derrière le rouge, elle vit toute l'équipe au complet complètement épuisé. Elle comprit soudainement qu'ils avaient dû courir durant des kilomètres. Elle observa alors Akashi, avant que sa politesse ne prenne le dessus.

-Ano…Akihito, je te présente Akashi-kun, le capitaine de l'équipe de basket de Rakuzan.

Le rouge observa attentivement le blondinet en face de lui. Ils étaient à peu près de la même taille, quoi que le blond paraisse plus sculpté que lui. Il avait un visage reflétant la douceur et la compréhension, tout le contraire de lui. Ce dernier tendit poliment sa main droite, se présentant dans les formes.

-Je me nomme Akihito Satoshi, enchanté de te connaitre, Akashi-san.

Sa politesse lui rappelait que trop un jeune garçon aux cheveux turquoises. Cela fit légèrement sourire le rouge, qui serra la main du plus âgé que lui. Elmyra, elle, semblait mal à l'aise, et plus pâle qu'à l'accoutumée. Néanmoins, le rouge ne lui dit rien de plus. Il attendrait ce soir.

-Désolé les gars, je vais vous laisser. Dit-elle sur un ton calme que son équipe ne lui connaissait pas. Akihito, tu me ramènes s'il te plait ?

Le blond adressa un tendre sourire qui rendit le rouge de bien plus mauvaise humeur qu'il ne l'était déjà. Il resta de marbre en les regardant partir, la jeune fille accroché au bras du plus vieux qui se dirigeait droit vers une voiture grise métallique. Avec mépris, il observa le blond ouvrir la porte avant passagère à Elmyra qui s'y engouffra sans plus de cérémonie. Le blond y entra rapidement et la voiture démarra.

« Bordel, mais quel âge à cet homme ?! » S'énerva-t-il, mécontent de voir son jouet si proche d'un autre homme.

-Akashi-kun…Commença doucement Hayama.

Le rouge fit volte-face, un regard si glacial qu'Hayama avala bruyamment sa salive. « Il est en rogne… » Songea-t-il, inquiet pour sa vie. Malgré tout, il continua, tentant de comprendre ce qu'il venait de se passer.

-Pourquoi Elmyra se trouvait dans un cimetière Japonais, alors qu'elle n'est pas d'ici ?

Seul le silence lui répondit.


Elmyra était rentré chez elle, s'enfermant dans la salle de bains. Elle s'était déshabillée à la hâte afin de se jeter dans sa cabine de douche. Sans même prendre le temps de régler la température de l'eau, elle se mit sous le pommeau de douche et retint un cri de surprise quand l'eau glaciale refroidit son dos courbé. Puis, elle sentit la chaleur presque étouffante l'envahir, l'accueillant avec bonheur.

Elmyra lâcha un soupir résigné, puis un gémissement. Il avait fallu qu'elle croise Akashi ! De tous les lieux tranquilles pour faire un footing dans cette ville folklorique, il avait fallu, lui et le reste de l'équipe, qu'ils fassent un footing jusqu'au cimetière.

« Il va forcément me poser des questions. » Songea-t-elle, non sans une certaine crainte.

Elle avait vu le regard qu'Akashi avait jeté à son ami. Putain, elle avait eu peur qu'il se jette sur lui !

Soufflant doucement, elle prit du savon pour nettoyer son corps de la journée qu'elle avait passé, de tout ce qui était arrivé…

Une fois sa douche terminé, Elmyra décida qu'il était temps de se préparer pour le dîner de ce soir. Elle se dirigea, seulement vêtue de sa serviette rouge, jusqu'à sa petite chambre qu'elle qualifierait de « petit nid douillet ». Mais il ne fallait pas se leurrer, c'était clairement le foutoir.

N'étant absolument pas troublé par l'encombrement de sa chambre, elle ouvrit son armoire en bois pour chercher de quoi s'habiller convenablement. Dans ses recherches, elle trouva un legging noir dont les bords étaient recouverts de dentelle et un chemisier noir avec de la dentelle sur le haut des épaules. Elle sourit, ravie : cela conviendrait parfaitement sans avoir à mettre de jupe ou de robe !

Elle enfila rapidement ses vêtements puis se dirigea une fois de plus dans la salle de bains pour se maquiller de son habituel eyeliner noir qui soulignait ses yeux de biche. Puis, elle mit du rouge à lèvres de couleur rouge sang avec légèreté, sans en abuser. Quand elle s'observa dans le miroir, avec ses cheveux rouges et noirs ébouriffés, et ses vêtements noirs qui moulaient son corps, elle trouva que cela rendait plutôt bien.

Un bruit à la porte d'entrée la fit retourner avec vitesse, surprise. En regardant l'heure, elle remarqua, non sans un sourire amusé, que le rouge était ponctuel : 19h30 pile.

Avec légèreté, elle ouvrit la porte à son camarade qui lui adressa un sourire courtois malgré ses yeux hétérochromes qui l'assassinait. Elmyra fit un sourire crispé et l'invita à entrer, le temps de trouver une veste et des chaussures.

-Excuse-moi, Akashi-kun. J'en ai pour quelques minutes.

Le concerné acquiesça, appréciant la tenue que portait la jeune fille. Cacher son tatouage était une excellente idée, puis la voir dans un legging moulant ne laissant que peu de place à l'imagination lui plaisait beaucoup.

Elmyra ne voyait pas comment Akashi l'observait comme un chat observerait une souris. Elle courait partout pour trouver une paire de chaussure adéquate. Pestant presque contre elle-même et son manque d'organisation, elle finit par trouver des bottines noires avec un talon épais.

« Ça fera l'affaire. » Songea-t-elle tout en les enfilant en quatrième vitesse.

Elle adressa un sourire contrit à son camarade qui observait l'environnement de l'occidentale, amusé par le foutoir qu'elle mettait en passant dans une salle. La jeune fille attrapa un gilet bordeaux qui ne se fermait pas, donnant une touche de couleur à l'ensemble et s'adressa au rouge, lui faisant comprendre qu'elle était prête.

Tous deux sortirent de l'appartement dans lequel vivait la jeune fille pour se diriger devant la voiture noire qu'elle avait vu le deuxième jour de cours. Akashi, toujours serviable, ouvrit la portière arrière pour qu'Elmyra s'engouffre dans le véhicule, partant, non sans une légère crainte, dans la demeure des Akashi.

Un silence pesant pour l'occidentale s'était installé dans l'habitacle. Akashi, jambes croisés, regardait droit devant, n'adressant même pas un regard à la jeune fille. Intimidée, elle se frottait le bras, fuyant le regard sur le paysage sombre qui s'affichait.

Elle savait qu'il voulait la faire craquer. Elmyra sentait qu'il était en rogne, elle le voyait bien quand elle observait furtivement ses yeux hétérochromes. La lueur de son regard était si intimidante qu'elle n'osait plus le regarder. Elle était sous pression, elle étouffait.

Finalement, ce fut au bout de quelques minutes de voyage qu'elle craqua.

-Akashi-kun. Je suis désolé si je t'ai contrarié !

Elle avait presque crié, se redressant, observant de ses yeux noisette paniqué le visage impérial de son camarade de classe. Il daigna enfin lui adresser un regard, condescendant, presque méprisant. Puis, lui lâchant un mauvais sourire, il déclara de sa voix caressante, trop caressante :

-Qu'es-tu donc allé faire cet après-midi ?

Il s'était totalement tourné vers elle, qui se recroquevillait sur son siège. Il la dominait de toute sa hauteur, de toute sa supériorité. Il se délecta du regard inquiet de l'occidentale, comme son attitude de soumise. Il appréciait à sa juste valeur le regard fuyant et ses mains basanés qui se trituraient, terriblement mal à l'aise.

-Akihito…c'est le frère d'une amie que j'ai perdue. Souffla-t-elle.

Le rouge resta de marbre face à cette déclaration. Il voulait savoir, elle ne l'aurait pas avec des mots doux et son air malheureux, pas cette fois. Alors il croisa les bras, attendant clairement la suite qui ne tarda pas à venir.

-Il y'a quelques jours, quand il sut que j'étais ici, il m'a demandé de rendre un dernier hommage à sa sœur, alors cet après-midi, je suis allé voir sa tombe. Je voulais lui dire adieu…

Sa voix se brisa alors qu'elle baissait la tête, abattue. Akashi l'observa un moment, n'affichant aucune émotion. A dire vrai, il ne s'attendait pas à une raison aussi dure. Il aurait pensé qu'elle voulait voir un ami, un peu trop proche, certes.

-Et le jeune homme ? Tu l'apprécies beaucoup je trouve.

-Akihito n'est qu'un ami ! Puis il est beaucoup trop vieux pour moi ! Rit-elle légèrement. Il n'est juste pas très bien, et à vrai dire, moi aussi…On s'est soutenu mutuellement.

Relevant ses beaux yeux noisette, elle vit que le visage du capitaine s'était légèrement adouci. C'était étrange, mais elle presque pensé qu'il était jaloux. Néanmoins, elle resta méfiante Akashi restait imprévisible, surtout quand il était de mauvaise humeur.

-Je vois. Se contenta-t-il de dire.

Le silence reprit dans l'habitacle. Néanmoins, Akashi observait la jeune fille qui restait fuyante. Il ne supportait pas de la voir aussi craintive, ça ne lui plaisait pas. Elle était sa chose, elle se devait de lui montrer reconnaissance et admiration. Elle se devait d'afficher les émotions qu'il désirait.

Sans détour, il attrapa la fine main de la jeune fille qui eut un sursaut. Akashi ne la regardait pas, mais il serra doucement sa petite main, la rassurant à sa manière, sans aucune parole. Elmyra resta interdite à ce contact.

Alors qu'elle regardait Akashi Seijuro, elle finit par comprendre une chose : Cette personne était incompréhensible.


La route prit fin une bonne vingtaine de minutes après. Akashi avait gardé sa chaude main dans celle de la jeune fille, sans pour autant lui parler ou l'observer. Il gardait son air impérial, froid. Il se devait de garder cette attitude de leader, surtout face à son père.

Le chauffeur ouvrit la porte au successeur des Akashi qui, en lâchant la main d'Elmyra, se leva avec prestance, avant d'attraper une fois de plus la main mate de l'occidentale qui se leva avec rapidité. Elle vit alors le manoir où vivait son capitaine, et eu le souffle coupé.

La façade du manoir était grise, imposante, glaciale, à l'image de son camarade. Le terrain était immense, et inquiétant par rapport à la nuit qui était tombé. Elle regarda Akashi, clairement impressionné par l'habitat de son capitaine.

D'un regard, le rouge la convia à se diriger vers le manoir, marchant d'un pas lent pour qu'elle observe l'environnement. Il avait remarqué l'intérêt que l'occidentale portait à son environnement. Puis, elle soupira, se préparant mentalement à passer une soirée aux cotés de la famille Akashi.

-Tout va bien se passer. Souffla le rouge à l'oreille de la jeune fille.

Elle adressa un petit sourire au rouge, puis entrèrent dans la demeure.

Si Elmyra fut impressionné par le décor du manoir, elle resta malgré tout tranquille, observant avec attention les murs tapissés de motifs baroques, les meubles de bois de qualité, dans un style ancien qui donnait l'impression à la jeune fille de partir dans des temps plus anciens. Elle adorait la décoration baroque autour d'elle, les motifs d'arabesques lui plaisaient énormément.

Au fur à mesure qu'ils marchaient dans le grand manoir, ils arrivèrent dans le vaste salon aux faces grises. La décoration, toujours dans un style ancien, était plus colorée. En effet, aux vastes fenêtres étaient accrochés des rideaux bordeaux. Au centre de la pièce, deux grands canapés noir, sobre, entourant une table basse en bois ancien.

Elmyra remarqua qu'un homme assis sur l'un des canapés s'était levé, et fut frappé de la ressemblance avec son capitaine. Elle remarqua que les yeux de l'adulte était dorés, ce qui l'intrigua beaucoup.

-Voilà donc la jeune fille que mon fils a aidée en requérant mon aide ! S'exclama l'adulte d'une voix tout aussi chaude que son fils.

Elmyra fronça légèrement ses sourcils, perturbée, et légèrement énervée de la tirade de l'adulte. Néanmoins, elle resta digne et adressa un sourire poli à « l'Empereur ». Elle inclina légèrement la tête, et salua avec politesse exemplaire le riche adulte. Ce dernier, tout comme le fils, observèrent quelques secondes la jeune fille avant que l'adulte ne l'invite à s'installer sur l'un des fauteuils moelleux.

Avec toute la grâce dont elle pouvait faire preuve, Elmyra se posa délicatement, gardant sa dignité, et croisa ses jambes, leur montrant qu'elle restait à l'aise. Cela fit sourire le plus jeune qui s'installa élégamment aux cotés de l'occidentale.

-Veil-chan, c'est cela ?

-En effet, Akashi-san. Mais veuillez m'appelez Elmyra s'il vous plaît.

Si l'adulte fut surpris par sa demande, il ne le montra, tout comme son fils l'aurait fait.

« Intéressant… » Murmura-t-il pour lui-même.

Elmyra ne le montrait pas, mais l'adulte en face de lui la rendait terriblement nerveuse : Il dégageait une aura glaciale et terriblement dangereuse qui lui fit comprendre de qui tenait son camarade de classe.

-Très bien, Elmyra. Sourit-il, gardant son air courtois. J'ai entendu dire que vous étiez dans l'équipe de basket de Rakuzan. C'est un sport très physique, vous arrivez à suivre ?

Akashi regarda son père, jetant un regard peu aimable à l'adulte qui n'y fit même pas attention, testant la jeune fille qui était de marbre face à l'insulte déguisée. Elle n'aimait pas que l'on se fiche d'elle, et que ce soit un adulte n'y changeait rien. Néanmoins, le regard profond qu'affichait le plus âgé lui donnait l'impression qu'il la sondait. Il valait mieux qu'elle reste calme, qu'elle ne montre rien de ses émotions.

« Surtout, ne lui montres pas que tu as peur. Il va te bouffer sinon ! » Pensa-t-elle tout en gardant ses yeux noisettes fixés dans ceux du riche personnage.

Mais elle avouait volontiers que ces yeux dorés brillaient d'un éclat dangereux, ne lui rappelant que trop bien le regard du capitaine dans ces moments les plus mauvais.

-J'ai toujours aimée le sport. Il entretient le corps et l'esprit. Alors je peux assurer que j'arrive à suivre le rythme qu'impose votre fils.

L'adulte lâcha un sourire en coin, clairement amusé par le sang-froid de la jeune fille. Pourtant, n'était-elle pas une fille impulsive qui s'énervait facilement ? Ses informateurs se seraient-ils trompés ?

-Les études vous conviennent ? Vous avez déjà une idée de votre futur métier ?

La voix suave de son vis-à-vis lui faisait froid dans le dos. Elle comprenait mieux d'où son capitaine tenait ce comportement disons…bipolaire. Les yeux dorés de l'adulte la rendait nerveuse. Néanmoins, malgré sa nervosité, elle resta digne tout en répondant qu'elle n'avait pas d'idée précise, mais qu'elle n'était clairement pas faite pour rester assise dans un bureau.

-Oh ! Vous êtes du genre « active » ! Sourit l'adulte.

-En effet. Déclara-t-elle.

Le rouge observa du coin de l'œil la jeune fille qui s'en sortait très bien face à l'interrogatoire de son père. Il était presque fier de sa conduite.

L'adulte, lui, s'amusait comme un fou. Il avait en face d'elle une jeune fille qui lui résistait, et avec honneur ! N'importe quelle personne aurait craqué devant ces piques déguisés et son regard qui intimidait même ses partenaires commerciaux, mais elle…Masaru comprenait mieux pourquoi son fils était assez proche de cette jeune fille. Elle lui rappelait vaguement sa défunte épouse avec cette manière de ne pas répondre à la provocation…

Tout compte fait, il appréciait l'occidentale.

-Bien ! Allons donc nous mettre à table !

La jeune fille afficha un instant sa surprise, clairement déboussolé par le changement radical de l'attitude du maître du manoir. Il était encore plus bipolaire que son fils, c'en était déroutant !

Le reste de la soirée se passa sans encombre, au soulagement inavoué du jeune Akashi qui surprit son père rire des anecdotes de la jeune fille. C'est ainsi qu'il avait appris que la jeune fille, quand elle était plus petite, était passé en dessous d'un « colle-mouche » qui lui était tombé dessus. Ses parents avaient du coupé ses cheveux très courts pour décoller l'objet du crime. Cela avait beaucoup fait rire l'adulte, qui ne pensait pas qu'une jeune fille comme elle soit cultivée, mature et drôle !

Elmyra s'extasia (comme à son habitude) sur la nourriture japonaise qui fut servi à table. Le plus jeune, en bon gentleman, lui expliqua de quoi étaient composés les plats pour qu'elle puisse savoir de quoi était composée la nourriture.

La soirée toucha rapidement à sa fin, et le plus jeune attendit que son chauffeur arrive dans la propriété avant de laisser l'occidentale. Cette dernière était toute souriante : elle avait passé une bonne soirée, et cela se voyait.

-Mon père à l'air de t'apprécier. Déclara-t-il, sa voix chaude brisant le calme de la nuit.

Elle tourna sa tête vers le rouge, l'observant de ses beaux yeux noisette. Puis elle déclara, amusée :

-Il m'a testé. J'ai beau être impulsive et m'énerver facilement, dans des cas comme ceux-là, je peux garder mon sang-froid. J'ai remarquée qu'il ne s'y attendait pas.

Ce fut au tour d'Akashi de la regarder, franchement surpris.

-Comment as-tu su ?

Elle rit légèrement en croisant le regard hétérochrome du détenteur de « l'emperor eyes ». Puis, elle se reprit, ne désirant pas le mettre en colère. Pas maintenant du moins…

-Akashi-kun, tu es le même que ton père. Vous avez exactement les mêmes mimiques, les mêmes expressions…J'ai appris à reconnaitre ton langage corporel, ce fut facile de deviner.

Le concerné n'ajouta rien, quelque peu perturbé que cette fille puisse lire en lui aussi facilement. Pourtant, n'était-il pas maître dans la matière ?

Ses pensées furent interrompues par le bruit d'une voiture qui avançait dans la sombre allée. Il fixa la française qui partit en lui faisant un léger signe. Il la fixa s'engouffrer dans la véhicule, et partit, ne désirant pas s'attarder.

Alors qu'il se dirigeait dans sa chambre, il croisa son père qui lui adressa un sourire qu'il ne connaissait trop bien.

-Ton jouet m'a l'air intéressant. Fais attention, elle semble maligne et rebelle.

Seijuro ne répondit pas et entra dans sa grande chambre, Masaru le laissant dans ses réflexions.

Si on pouvait lire dans les pensées de Masaru, on comprendrait qu'il appréciait réellement la compagnie d'Elmyra, car il avait bien vu que son fils semblait plus…joyeux ?

L'adulte resta pensif un moment, réfléchissant à ce qu'était devenu son fils, à ce qu'il serait devenu si sa regretté épouse n'aurait pas perdu la vie...

Masaru a toujours été fier de son fils, néanmoins, s'il lui apprenait à diriger un empire, il s'en voulait de l'avoir rendu aussi bipolaire et…dangereux. Oui, Masaru se doutait bien que c'était de sa faute si son fils était devenu aussi instable. Il savait mieux que personne que son fils serait capable de s'en prendre à lui s'il décidait que son propre paternel soit une gêne.

Pourtant, lui-même était d'un naturel dangereux, il n'avait pas fondé son empire en claquant des doigts ! Néanmoins, il aurait préféré que son fils ne lui ressemble pas autant de ce côté-là, qu'il soit un peu plus humain.

Il savait qu'il aimait avoir un défouloir, une personne pour passer ses nerfs. Il l'avait trouvé, mais du peu qu'il avait vu de l'occidentale, il s'était douté qu'elle ne se laisserait pas faire.

De ce qu'il avait pu observer, la jeune fille semblait garder son sang-froid, restait polie mais évitait plus que tout de tomber dans les provocations dont Masaru lançait. Il avait senti sa colère sous jacente quand il avait commencé son petit test. Cela l'avait terriblement amusé, alors qu'il voyait son fils se tendre.

La dernière pensée eut l'adulte avant de s'endormir fut que cette occidentale l'avait réellement distraie.


J'espère que cela vous a plu. N'hésitez pas à laissez des reviews, je serai ravie de pouvoir m'améliorer grâce à vos critiques !