Bonjour Bonjour !
Disclaimer : Les personnages du Harry Potter ne m'appartiennent pas. Ils sont la création de J.K Rowling.
Note : Me voici de retour avec le chapitre 7. Oui je sais j'ai mis plus de temps que prévu à le publier. J'avais prévu de le publier il y'a plus d'une semaine, mais je l'ai rallongé. En effet comme je passe beaucoup de temps dans les transports en commun ( Merci Paris) j'ai un cahier dans mon sac où j'écris des idées, des passages des résumés. Au fil des allers-retours boulot/dodo je me suis mise à écrire la suite du chapitre en cours. Finalement je me suis dit que c'était trop bête d'avoir écrit une suite aussi rapidement sans la publier, donc j'ai passé cette semaine à recopier et corriger ce qui se trouvait dans mon cahier. Vous avez donc le droit à un chapitre beaucoup plus long que d'habitude, 2,5 fois plus long exactement. J'espère que ça vous aidera à me pardonner mon retard
BETA : Ce chapitre a été relu et corrigé par : Lily Elebore Michaels. :) Merci à elle !
Bonne lecture et Bonne semaine à tous !
Chapitre 7 : Confidences pour Confidences
-Draco tu dors!
Hermione Granger venait de le réveiller. Ils étaient à la bibliothèque, il l'aidait à réviser en potion et en échange, elle l'aidait pour la métamorphose.
Il releva la tête et battit des paupières. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il s'endormait.
-Tout va bien?
-Oui, oui… de quoi est ce…
-Tu ne t'endors jamais.
-Je suis humain, moi aussi je peux être fatigué Granger.
-Non, ce que je veux dire c'est… Hum… Est-ce que ça va?
Draco se redressa sur sa chaise et laissa pendre ses bras. Ses cheveux légèrement défaits glissaient sur ses épaules. Il fit son sourire le plus convainquant et lui répondit :
-Je n'ai pas pu fermer l'œil cette nuit c'est tout. Arrête de jouer à la Gryffondor et explique-moi plutôt que ce McGonafolle attend de nous demain, parce que là je suis perdu.
Hermione ne doutait pas qu'il disait la vérité mais elle sentait que quelque chose le perturbait.
-Tu m'en parlerais s'il y'avait quelque chose qui n'allait pas, n'est-ce pas?
-Granger!
-Écoute, je sais que ce n'est pas facile pour toi de montrer tes faiblesses et…
-Je t'arrête de suite! Je n'ai rien à dire, et si quand bien même quelque chose n'allait pas, et ce n'est pas le cas, je n'allais pas t'en parler, sans vouloir t'offusquer. Un Malfoy est discret! Mais puisqu'il faut te rassurer. Je vais bien, je n'ai pas dormi tout simplement.
-Oui mais si tu n'as pas dor…
-GRANGER TU M'ÉNERVE!
-D'accord.
-Bien. On en était où?
Hermione était confuse, elle rougissait. Elle ne savait pas où se mettre. Elle savait qu'elle avait tendance à trop s'immiscer dans la vie des gens qu'elle aimait, toujours vouloir les conseiller et les aider. Mais à eux comme à elle, parfois cela n'apportait pas que du bon.
-Et bien il faut qu'on réussisse à créer une nouvelle métamorphose. Une qu'on n'aura pas vue en cours c'est évident. Parce que si on réussissait à en créer une toute nouvelle, ça serait spectaculaire. C'est impossible, même pour moi! Enfin je veux dire… même pour nous… des étudiants
Draco voyaient bien que la Gryffondor était mal à l'aise. Il avait été dur avec elle.
« Et alors? Elle est lourde avec ses questions. Qu'est ce que je pourrais lui dire? Que j'ai passé la nuit à baiser avec son Saint Sauveur? Non, ça la tuerait! »
Il posa sa main sur celle de la brunette qui sursauta.
-Granger, détends-toi! Je ne voulais pas te crier dessus. Je n'ai pas fait nuit blanche parce que quelque chose ne va pas. J'ai… enfin je n'étais pas tout seul c'est tout.
Hermione rougit encore plus.
-Oh… euh… oui. D'accord… pardon. Je…
Draco rigola.
-Maintenant tu n'insisteras plus quand quelqu'un éludera une question! On dirait que j'ai choqué mademoiselle sainte ni…
Elle lui frappa doucement l'épaule.
-Tu es un idiot. Et ne me prends pas pour une idiote!
-Ne me traite pas d'idiot et je ne te prendrais pas pour une idiote. Bon on s'y remet?
-Je n'attends que ça!
-Tu m'étonnes!
-Malfoy!
-Je croyais qu'il fallait que l'on s'appelle par nos prénoms!
-Ne joue pas à ça avec moi!
-D'accord, d'accord, répondit-il avant de se rassoir correctement sur sa chaise. Je n'ai pas d'idée moi!
Ron et Harry étaient en train de jouer au Quiddich sur le terrain abandonné. Les entrainements n'avaient pas repris. Harry était en manque de sensations et à chaque fois qu'il sortait jouer avec son ami, même s'il tentait de se contenir, rapidement il ne se contrôlait plus et Ron abandonnait rapidement. C'était d'autant plus frustrant pour le brun.
Mais pas ce jour-là. Harry n'avait pas pu fermer l'œil après sa soirée avec Draco, il était fatigué.
-Je ne sais pas comment elle s'appelle mais je la remercie!
-Hein?
-La fille qui t'a épuisé cette nuit, pour une fois j'ai une chance de te battre.
Harry s'allongea dans l'herbe. Il faisait froid. Il restait encore de la neige à certains endroits. Le soleil se reflétait sur ces petits tas blancs, les forçant à cligner des yeux.
-Tu m'as battu. Moi je fais une sieste.
Ron lança son balai dans l'herbe et s'assit à côté de son ami. Il épousseta ses jambes et s'allongea les bras en croix, un genou replié.
-Même si ce n'est pas fair-play j'accepte ma victoire, ricana le roux.
Harry s'endormit dans l'herbe.
Harry et Ron arrivèrent en retard pour le diner dans la salle commune. Ils portaient encore leurs tenues de vol, ce qui leur valût un regard réprobateur de la part d'Hermione.
-Vous auriez pu vous changer quand même!
Ils s'assirent en haussant les épaules.
Harry avait volontairement tourné le dos à la table des Serpentards, ne sachant pas comment réagir. Il y avait pourtant songé tout le reste de la nuit.
Il devait le reconnaître. Malfoy était la meilleure expérience sexuelle de sa vie, jusque-là. Il avait découvert une nouvelle partie de lui. Il s'était attendu à ce que cela soit sale, très douloureux, humiliant… mais rien de tout ça. Était-ce dû à Malfoy?
Il se pencha pour regarder les sixièmes années à côté d'eux. Mais rien. Non définitivement rien. Pourtant rien que le fait d'imaginer Malfoy, de passer une main dans ses cheveux, d'attraper ses fesses, de goûter sa peau, le rendait dingue.
D'un côté il aimerait qu'il ne s'agisse pas que du Serpentard. Qu'il soit attiré par les hommes en général. Pourtant il n'y avait que le blond.
-Pourquoi tu me fixes comme ça? demanda Ron la bouche pleine.
Non, Ron non plus.
-Tu as de la purée de courgette sur la joue.
Le roux attrapa sa serviette et étala encore plus la purée sur son visage.
-Merci. C'est bon là?
Harry regarda Hermione, catastrophé.
-Oui c'est bon.
-Super, dit le roux avant de se resservir une bien trop grosse louche de purée.
Hermione regarda Harry sévèrement et lança un sort de nettoyage à son petit ami.
-Merci Mione.
Harry continua de manger. Il regarda Hermione.
Oui s'il n'y avait pas eu Ron, et leur amitié, Hermione était très attirante. Tout comme l'était Ginny.
Repenser à elle lui faisait de la peine. Il s'en voulait de l'avoir blessée. Il l'avait tellement aimée. Il savait qu'elle se portait bien et qu'elle avait dépassé leur rupture. Mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir un pincement au cœur quand il la voyait avec Dean. S'il n'y avait pas eu la Guerre…
Il avait froid. Avoir fait la sieste dans l'herbe humide en plein hiver n'était pas une bonne idée.
-Harry tu trembles! Remarqua Hermione.
-J'ai froid.
-Vous auriez dû aller vous changer!
-Oui mais on s'est endormi, et puis on ne joue quasiment plus depuis que les entrainements ont été suspendus, répliqua Ron. D'ailleurs Harry tu es allé demander à McGonagall?
-Non pas encore.
-Demander quoi Harry? Demanda Hermione.
-Qu'on nous permette de reprendre la saison de Quiddich. Ou du moins vu qu'on est déjà bien avancé dans l'année, les entrainements et les matchs amicaux.
-Mais c'est une super idée Harry! Ça va pouvoir recréer des liens entre les maisons!
-Ouais comme ça on pourra encore écraser les Serpentards, s'enthousiasma Ron.
-Ron! S'offusqua Hermione. Je suis sure que si Harry veut que les entrainements reprennent c'est par amour du jeu et de la camaraderie!
-Mais oui bien sur! Si Harry veut reprendre le Quiddich c'est surtout pour se défouler, pas vrai Harry?
Harry n'avait pas envie de s'immiscer dans le couple.
-Euh… les deux théories se tiennent.
-Tu ne veux pas contrarier Hermione c'est ça? Je comprends. Moi non plus… en général.
Harry avala sa dernière bouchée et se leva.
-Où vas-tu? Demanda Hermione.
-Parler à McGonagall.
-Va pfopro dvu Guiddifigh ?
-Ron! Tu es dégoutant!
-Oui, répondit Harry en pouffant. À tout à l'heure.
Tandis qu'il se dirigeait vers la porte de la grande salle il jeta un regard vers la table des Serpentards. Malfoy était assis à côté de Blaise. Accoudé sur la table, la tête dans une main, il semblait avoir une conversation ennuyeuse. Il croisa son regard. Harry le tint une dizaine de secondes et repartit.
Il se rendit à son dortoir, se changea et repartit aussitôt.
Arrivé dans un couloir calme où presque personne ne passait jamais, il sortit de son sac sa carte du Maraudeur. Il chercha McGonagall. Elle était dans son ancien bureau, immobile.
Harry rangea la carte, remit son sac sur son dos, et ignora les regards inquisiteurs des tableaux autour de lui.
Il trouvait étrange que la directrice soit dans son ancien bureau. Il était sensé être inoccupé depuis son passage au poste de directrice.
Une fois devant la porte il hésita à frapper. Il savait ce qu'elle lui dirait. Qu'il n'était pas envisageable de redémarrer une saison de Quiddich en milieu d'année. Qu'il y avait encore trop de tensions dues à la Guerre qu'il fallait calmer avant de reprendre l'entraînement d'un sport qui pouvait s'avérer violent. Et chose encore plus importante : le terrain de Quiddich n'avait pas été reconstruit depuis sa destruction lors de la bataille finale.
Mais il frappa. L'obstination devait être un trait de caractère dominant chez les Potter et les Evans et de plus il avait bien travaillé son discours.
Le « Entrez » caractéristique de la professeure de métamorphose se fit entendre. Il poussa la lourde porte et se faufila à l'intérieur.
-Monsieur Potter!
-Bonjour, professeur.
Elle se leva, ajusta son chapeau et s'appuya à son bureau.
-Que me vaut votre visite ici monsieur Potter?
-Je vous cherchais.
-Je me doute mais comment saviez vous que j'étais ici?
Harry rougit. Dire à sa directrice qu'il l'avait « espionné » pour la trouver à l'aide d'une carte interdite n'était pas une bonne réponse.
-Oui, bon, je ne veux pas savoir tout compte fait. Je n'aime pas vraiment mon nouveau bureau. Il est si grand. Et puis Albus y était si… enfin. Que puis-je faire pour vous?
-Et bien je voulais vous demander plusieurs choses.
-Cela serait-il plus confortable autour d'une tasse de thé?
-Comment refuser?
Elle attrapa une théière grise et deux tasses grises elles aussi, les posa sur la table basse et invita Harry à s'asseoir d'un geste de la main.
-Merci professeur.
-Racontez-moi, demanda Minerva McGonagall en versant le liquide brunâtre brûlant dans les tasses.
-Et bien, premièrement comme vous le savez, beaucoup d'élèves aimeraient reprendre le Quiddich. Je sais, vous allez me dire que nous sommes trop avancés dans l'année, mais je ne demande pas une reprise de la compétition, mais des entrainements. Comme ça, d'une part l'année prochaine les élèves pourront reprendre les matchs et le tournoi, et d'une autre part, je pense que cela ne peut que renforcer l'unité entre les maisons. Vous m'aviez dit il y a deux mois que c'était trop risqué, mais je ne suis pas de cet avis. Évidemment il reste des tensions. Au sein même d'une même maison parfois, mais quel meilleur moyen qu'un sport collectif pour réunir les passions? Il ne s'agit pas que de gagner. De plus il va falloir reconstruire le stade, il va falloir nous serrer les coudes et travailler ensemble.
Il s'arrêta. Elle lui fit signe de continuer.
-Nous pourrions reprendre des entrainements. Organiser des initiations, même pour les premières années. Nous n'aurions pas besoin de capitaine mais d'entraineurs. Et en créant des cours et entrainements collectifs entre plusieurs maisons, nous serions en mesure de créer une nouvelle unité. Et, évidemment nous pourrions faire appel à Madame Bibine pour superviser ces séances.
Il s'arrêta, définitivement cette fois.
La vieille dame souriait.
-Potter. Votre passion est si contagieuse! Votre altruisme est réel et sensible, même si je pense que vous pensez m'avoir parler d'unité entre maison parce que c'est un argument auquel je suis particulièrement sensible en ce moment. Mais n'oubliez jamais Potter, vous représentez pour tous ces jeunes, qu'ils soient vos amis, vos ennemis ou de parfaits inconnus, un idéal. Vous êtes celui qui a survécu et vaincu. On vous surnomme souvent le Saint Potter. Mais ils savent tous ce que vous avez fait Potter, et quelques soient leurs moqueries ou leurs flatteries ça peut les intimider. N'oubliez jamais que quoi que vous fassiez, vous êtes et vous serez toujours cet enfant de un an qui a mis Vous-Savez-qui en péril. Vous êtes l'espoir. L'espoir d'un monde nouveau et de toutes les promesses qu'il a à offrir. Je sais que vous préfèreriez qu'on vous oublie, et comme je vous comprends. Pourtant les choses sont ce qu'elles sont. N'en tirez pas parti, restez l'homme que vous êtes mais n'oubliez jamais que votre gloire est méritée!
Harry était ému. Il ne savait pas si c'était parce qu'elle lui disait exactement ce qu'il avait besoin d'entendre depuis des mois, ce qu'il rêvait de ressentir, ou si c'était parce que son discours était promesse de la reprise du Quiddich.
-C'est d'accord pour moi Potter. À condition évidemment que vous soyez l'un des entraineurs et que vous organisiez la reconstruction. Je vous laisserais vous organiser avec madame Bibine. Contactez également les préfets en chef de chaque maison afin qu'ils fassent passer le message. Ne l'annoncez pas vous même aux Gryffondors. Demandez à Miss Granger. Pour ce qui est des Serpentards ça sera surement plus dur de les ramener à vous en dehors des premières années, mais peut-être pourriez-vous faire la trêve entre vous et le jeune Malfoy. En fait je vais envoyer un hibou à tous les préfets en chef pour que nous en parlions dans trois jours. Une réunion en début de soirée, avant le couvre-feu. Je vais également contacter Mme Bibine, je suis sure qu'elle sera ravie de nous rejoindre à Poudlard.
Harry était si content qu'il aurait pu sauter dans les bras de la directrice.
-Merci Professeur!
-Votre thé va refroidir Potter. Vous aviez autre chose à me demander?
Harry but une grande gorgée de thé. Reposa la tasse, les doigts tremblants. C'était un sujet plus délicat que le Quiddich mais qui lui tenait pourtant plus à cœur.
-Vous êtes peut être au courant que pendant leurs années à Poudlard, mon père Rémus Lupin, Sirius Black et Peter Petigrow sont devenus des…. humm.
-Des animagus?
-Vous étiez donc au courant?
-Devenir un animagus peut être très dangereux, il faut être encadré. À l'époque j'avais bien remarqué quelque chose. Surtout avec Petigrow. Pour les autres, ça se passait mieux. Mais Petigrow a failli y rester. Sans l'intervention de Rémus je n'aurais rien pu faire. C'est une expérience formidable mais il faut pouvoir la supporter. Est-ce vraiment ce que vous voulez?
-Comment savez-vous que c'est ce que je veux?
-Je ne suis pas une experte dans la psychologie, mais vous empruntez de plus en plus le chemin de votre père. Sauf que vous êtes plus malin que lui, ou plus mature. Vous venez me demander conseil, me trompé-je?
Harry sourit timidement.
-Non.
-Je suis d'accord. Cependant, vous n'en parlerez à personne. Il ne manquerait plus que la moitié de l'école ait envie de devenir un animagus. Vous irez voir Madame Pomfresh pour faire un bilan de santé complet.
Harry était surpris. Il ne se doutait pas qu'elle l'aurait aidé. Mais il avait pensé qu'il aurait dû la convaincre. Comme pour le Quiddich.
-Professeur, je ne sais pas comment vous remercier.
La directrice se leva, rapporta la théière et les tasses et s'assit derrière son bureau.
-Potter, je n'ai pas envie de vous voir vous tuer en tentant de devenir un animagus. Vous êtes si têtu qu'avec ou sans mon aide, vous le tenteriez. Autant éviter les dégâts. De plus j'aurais également un service à vous demander.
-Je vous écoute.
-Hagrid est parti pour deux mois. J'aurais besoin de quelqu'un qui surveille l'orée de la forêt interdite. Environ deux, trois fois par semaine.
La forêt interdite. Ce n'était pas l'endroit qu'Harry préférait.
-Il n'est pas interdit pour les élèves de se rendre dans la forêt?
-Ce ne serait pas la première fois que vous vous y rendriez Potter, n'est-ce pas?
-C'est vrai.
-Je ne vous demande pas de faire les rondes qu'Hagrid effectuait. Il faut juste s'assurer que tout se passe bien. C'est Hagrid lui-même qui a demandé à ce que se soit vous. Il n'a de toute évidence pas confiance en tout le monde. Il vous laisse sa… maison si vous le désirez pour les rondes nocturnes.
Harry hésita. La forêt interdite lui rappelait de mauvais souvenirs. Des souvenirs qu'il préférait ne pas se remémorer. Mais il devait être fort et surmonter son malaise. De plus ça lui ferait une occupation. Occupation pendant laquelle il pourrait ne pas penser à Malfoy.
-C'est d'accord. Quand dois-je commencer?
-Dès que vous le pourrez. J'aimerais que vous me fassiez un rapport par semaine. Évidemment vous aurez une dérogation.
Elle se leva pour le raccompagner à la porte.
-Je ne vous ai jamais remercié Potter, ni même félicité.
-Pour quoi donc professeur?
-Pour L'avoir vaincu. Pour avoir suivi les consignes d'Albus. Pour l'avoir cru et avoir risqué votre vie pour Le vaincre.
-Oh euh… je…
-Au revoir Potter. SI vous voulez vous pouvez commencer votre première ronde demain soir.
Harry se retourna vers la directrice.
-Professeur. Vous ferez une excellente directrice, aussi grande et aussi sage que Dumbledore, j'en suis convaincu.
McGonagall le regarda les larmes aux yeux.
Harry la salua et sortit de son bureau.
Il partit en direction de la tour des Gryffondor. Mais il n'était pas encore 20 h 30 et Hermione devait être à la bibliothèque. Il devait lui parler de la reprise du Quiddich.
Il avait beau essayer de se focaliser sur le Quiddich, il repensait sans cesse à Malfoy. Il n'arrivait pas à réaliser que la nuit passée, il était avec lui. Qu'il n'en avait pas réussi à s'endormir par la suite, ressassant encore et encore les moments passés avec le blond. Ils se connaissaient depuis sept ans. Ils s'étaient de suite hait. Malfoy l'avait cherché. Il l'avait insulté, frappé, menacé… Comment avaient-ils pu en arriver là? Lui même l'avait tellement détesté. Il représentait tout ce qu'Harry n'aimait pas dans le monde sorcier. Et inversement.
Pourtant tout son corps l'appelait.
Il arriva à la bibliothèque. Il chercha Hermione des yeux et la trouva assise, mais pas seule. Le Serpentard était avec elle. Harry se dit qu'il allait faire demi-tour, puis se trouva idiot. Après tout il avait vaincu Voldemort, il pouvait affronter le regard du blond. Mais étrangement il était plus que nerveux.
Il s'approcha de leur table, Malfoy lui tournait le dos et ne le vit pas arriver, il semblait absorbé sur son parchemin. Hermione leva la tête.
-Harry tu t'es changé!
Draco leva les yeux et replongea sur son devoir.
-Oui. Il fallait que je te voie.
-Tu es allé parler à McGonagall?
-Ça serait vraiment sympa si un jour tu pouvais ne pas lire dans mes pensées!
-Elle a accepté?
-À quelques conditions.
Il prit une chaise et s'assit en bout de table. Malfoy ne leva toujours pas la tête vers lui.
-Lesquelles?
-Elle veut que je supervise la reconstruction du stade, et que je participe aux entrainements.
Hermione lui fit signe de continuer.
-Je dois avouer que je me suis un peu servi de tes arguments de cohésion et d'unification entre les maisons.
-Mais c'est très important Harry!
-Oui, oui bien sûr. Je lui ai donc dit que je ne souhaitais pas une reprise de la compétition. Soyons francs, à cette époque de l'année, alors qu'aucun d'entre nous n'ait pas vraiment volé depuis plus d'un an ça aurait été un désastre. Mais les entrainements, les initiations, ça fonctionne. Elle a donc accepté, à condition que je fasse partie des entraineurs. Normalement tu vas recevoir un hibou, il y aura une réunion dans trois jours sur ça.
-C'est super, ça Harry! Mais pourquoi est-ce que je vais recevoir un hibou?
-Tu es Préfète en chef Granger!
Harry regarda Malfoy qui avait fini par oublier son parchemin et lever la tête.
-J'imagine que j'en recevrai un aussi? Ainsi que les deux autres préfets en chef?
-Oui, répondit Harry.
Il regarda Malfoy attraper un carnet noir dans son sac et écrire à l'intérieur.
-Enfin Mione, on en parlera plus tard. Tu remontes dans la salle commune à la fermeture? J'ai autre chose à te dire.
-Oui, je te retrouve le haut.
Il voulut dire au revoir à Malfoy mais fit un simple signe de tête. En partant il entendit la brunette demander au Serpentard pourquoi il n'avait pas été aimable. Si elle savait, pourrait-elle toujours le regarder de la même façon?
Une fois dans la salle commune des Gryffondor il s'effondra sur un fauteuil et s'endormit. C'est Hermione qui le réveilla. Encore endormi, il lui expliqua qu'il devait s'occuper de surveiller la forêt interdite durant l'absence du garde-chasse, et qu'il devrait être absent quelques soirées par semaine.
-Mais ça peut être dangereux Harry?
-Laisse Harry, Mione! répliqua Ron. Il me semble qu'on a fait pire que combattre des araignées géantes l'an passé.
-Tu veux venir voir les araignées avec moi? Demanda Harry en rigolant.
-Non. C'est ta mission pas la mienne, en plus, moi, je n'ai pas de dérogation.
-Je pourrais en demander une à McGonagall, je suis sûr qu'elle comprendra et acceptera.
-Non, c'est bon. Et puis maintenant que j'ai Hermione il faut que je passe du temps avec elle.
Hermione rigola.
-Tu m'as laissée toute seule toute la semaine parce que tu faisais un tournoi d'échec avec les Serdaigles!
-Oui et bien je veux me rattraper! Et puis toi, tu passes bien tout ton temps avec Malfoy. Je te jure, s'il ose poser un doigt sur toi je le lui fais bouffer!
-Du calme Ron. Même si on s'entend bien aujourd'hui, Malfoy n'est pas vraiment mon type.
-Ah oui et c'est quoi ton type, demanda Harry.
-Je les aime roux, peureux et affamés.
-Hey! S'offusqua le roux. Mais maintenant que tu le dis j'irais bien manger une part de gâteau.
-Ron, on est sorti de table il y a moins de deux heures!
— Oui, mais moi j'ai faim! Harry tu m'accompagne aux cuisines? On pourrait prendre ta cape d'invisibilité!
Harry se leva.
-Je suis fatigué, je vais me coucher. Mais tu peux prendre la cape si tu veux.
-Super.
Ron partit en courant vers les dortoirs.
Harry se tourna vers Hermione.
-Bonne nuit.
-Bonne nuit Harry.
Le lendemain midi, plutôt que d'aller manger avec les autres Harry décida de faire un détour par l'infirmerie. Il demanda à l'infirmière un bilan complet. Lorsqu'elle l'interrogea sur les raisons de sa demande, il lui répondit qu'il n'en avait pas véritablement besoin mais comme il comptait reprendre le Quiddich il préfèrerait s'assurer que tout allait bien. Elle s'occupa de lui pendant une heure, lui replaça une vertèbre, lui conseilla de manger plus de légumes et lui remit un bon attestant qu'il était en parfaite santé.
Il la remercia et courut vers la grande salle, voir s'il resterait quelque chose à manger. Mais il arriva trop tard et dut partir pour le cours de potion le ventre vide.
Entre deux cours, il envoya un hibou à la directrice avec son bon de l'infirmerie.
La fin de la journée approchant, il était de plus en plus affamé et ce fut une délivrance pour lui lorsque le dernier cours s'acheva. Il dit à ses amis qu'il les verrait le soir dans leur salle commune, et passa par les cuisines prendre un bon repas.
La nuit tombante il se dirigea vers la forêt interdite. Chaque pas était plus dur que le précédent. Même s'il avait vaincu Voldemort, il ressentait une peur étrange à l'idée de retourner dans la forêt. Il se revoyait plusieurs mois plus tôt, décidé et sûr de lui, trahi et résigné, marchant vers une mort inévitable.
Il arriva à la cabane d'Hagrid. Le potager à côté aurait mérité d'être entretenu. Harry se promit de revenir également la journée afin de s'en occuper. Il passa derrière la cabane et nourrit les scrouts à pétard. Ils avaient bien grandi.
Le moment fatidique où il devait faire sa ronde arriva bien trop tôt. Malgré ses inquiétudes et ses appréhensions, tout se déroula parfaitement. Une fois dans la forêt, il se détendit. Elle avait changé, elle était moins sombre qu'avant, comme si elle aussi se remettait doucement de la guerre.
Harry ne vit rien d'anormal. Après une longue marche il s'assit sur une souche d'arbre. La nuit était complètement tombée. Autour de lui commençaient à se réveiller les créatures de la nuit. Il vit passer au loin les centaures et c'est à ce moment-là qu'il comprit la fascination qu'avait le garde-chasse pour cet endroit. La forêt possédait sa propre magie.
Il resta plus longtemps qu'il ne l'avait prévu, il n'avait pas vu le temps passer. Il hésita à rester dormir dans la cabane d'Hagrid malgré le manque de confort qu'elle apportait mais il se doutait qu'Hermione et Ron s'inquiéteraient s'il ne rentrait pas.
Il rentra au château. Il était presque arrivé au couloir qui le mènerait à son dortoir quand il entendit des bruits de pas. Pourtant il ne se cacha pas. Les professeurs étaient très probablement au courant de ses sorties nocturnes et les préfets de Serdaigle et Poufsouffle étaient intimidés par lui. Ils ne lui diraient rien.
Mais évidemment, ce n'était aucune des personnes à qui Harry s'attendait.
Habillé avec un jean, des baskets et un pull gris, on aurait dit un adolescent moldu, pourtant c'était bien Draco Malfoy en face de lui. Il avait les cheveux humides attachés dans la nuque.
-Et bien Potter tu es encore hors de ton dortoir?
-Décidemment c'est toi qui fais toutes les rondes, répondit Harry au blond
-Qui sait, j'aime peut être effrayer les téméraires fugueurs. Ou bien est-ce parce que je dors peu.
Ils se regardèrent fixement pendant ce qui sembla leur durer une éternité.
-Tu faisais quoi Potter?
-Ça t'intéresse?
-Tu n'as pas le droit d'être hors de ton dortoir après 22 heures.
-Sauf quand ça t'arrange?
-Mais tu n'étais pas avec moi!
-Tu vas m'enlever des points?
-Qui sait?
-Fais donc!
-Évidemment si tu as une bonne raison, continua le Serpentard en souriant.
-Je travaillais.
-Tu travaillais?
-C'est bien, tu répètes bien.
-Ne te fous pas de moi Potter!
-McGonagall et Hagrid m'ont demandé de m'occuper de la forêt interdite pendant deux mois.
-Pendant l'absence de Hagrid?
-Oui.
-Et tu es sensé faire quoi?
-Surveiller surtout. Rapporter à McGonagall s'il y a quelque chose de suspect ou de bizarre. Lui faire des comptes rendus. Et vu l'état du potager, il faudrait que je m'en occupe aussi.
-Tu ne m'inventerais pas un bobard Potter? Demanda Malfoy en levant un sourcil.
-Non tu peux demander à McGonagall, et même envoyer un hibou à Hagrid si tu veux.
-Je te crois Potty. Tu es un trop mauvais menteur. Et puis, il n'y a bien que toi pour accepter de te balader dans la forêt en pleine nuit! D'ailleurs est-ce que ce n'est pas sensé être interdit pour les élèves?
-Oui mais je suis majeur Malfoy.
-C'est vrai.
-Et je suis un bon menteur tu sais. Mais si tu veux m'enlever des points vas-y!
-SI tu es en mission pour l'école je n'ai pas le droit. Mais c'est étrange que McGonagall ne t'ait pas donné une dérogation.
-Elle est dans mon dortoir.
-Potter tu as fait venir un balai pendant une épreuve de la coupe des trois sorciers. Ne me dis pas que tu ne peux pas faire venir un bout de parchemin?
-Je n'en vois pas l'utilité.
-Ah Ah! Tu es bizarre!
-Ouais je trouve aussi.
Un silence gêné s'imposa.
-Tu retournes à ton dortoir? Demanda le blond
-Oui.
-Très bien.
-Tu espérais autre chose?
-Peut-être.
-Ah… Euh.
-Détends-toi Potty! Je dois travailler moi. Retourne à ton dortoir par contre!
-Alors on en est là, tu me dis ce que je dois faire, rigola Harry.
Draco s'approcha d'Harry, le plaqua contre le mur et l'embrassa. Ce fut un baiser très court, et au moment où Harry voulut y répondre, le Serpentard s'éloigna.
-Rentre à ton dortoir Potter!
Harry regarda le blond s'éloigner.
…
Le lendemain soir, Harry voulut retourner à la forêt. Il partit de son dortoir après la fin des cours. Il voulait passer s'occuper du potager. Il sortit du château et se hâta de se rendre au potager d'Hagrid. Il s'en occupa pendant une bonne heure.
Il était en train d'arroser les plantes qu'il avait rempotées quand il aperçut Malfoy assis sur la barrière.
-Que fais-tu là?
-Je viens te voir travailler de tes mains nues!
-Très drôle Malfoy!
-Tu es sale!
-Ça t'excite Malfoy?
-Oh non, répondit Draco en descendant de la barrière, j'aime les choses et les gens propres!
Draco semblait dégouté de marcher dans un potager, il regardait Harry recouvert de boue d'un air pincé.
-De toute façon j'ai terminé ici.
Draco suivit le brun hors du potager.
-Tu ne fais pas de ronde ce soir?
-Non Potter. Tu as mieux à me proposer?
-Tu peux venir avec moi.
-Là-dedans? Demanda Draco en pointant la forêt.
-Oui… là-dedans rigola Harry.
Une demi-heure plus tard.
-Je n'aime pas cet endroit.
-Je ne devrais pas l'aimer non plus.
-Parce que tu y es allé pour combattre Tu-Sais-Qui?
-Oui.
-Mais tu as vaincu!
-Oui mais je ne suis pas sorti de la forêt en vainqueur.
-Ah oui c'est vrai. Mais comment as-tu réussi à te faire passer pour mort?
Harry hésita.
-Et bien d'une part, parce que je suis vraiment mort et aussi grâce à ta mère.
-Quoi?
-Elle ne t'en a pas parlé?
-Euh….Non.
Draco regarda Harry sans comprendre. Sa mère certes ne lui avait parlé de rien, mais Potter avait intérêt à lui expliquer.
-Tu m'expliques?
-Il m'a lancé un Avada Kedavra. Et c'est ta mère qui a été chargée de vérifier si j'étais mort… et au lieu de lui dire que j'étais vivant elle m'a demandé si TU étais en vie. Je lui ai fait signe que oui… et elle Lui a menti.
Draco était estomaqué.
-Je suis surpris.
-Que je sois mort ou que ta mère m'ait sauvé?
-Mais tu viens de dire qu'elle avait vu que tu étais en vie.
-Oui à ce moment-là.
-Je ne comprends plus rien Potter, s'exclama Draco en s'asseyant sur une souche.
-La première fois, répondit Harry en s'asseyant à son tour, le sort de Voldemort s'est retourné contre lui. Je n'ai pas été touché ou à peine – il touche sa cicatrice -. Cette fois c'était différent. Quand Il est revenu, il a pris mon sang donc il pouvait me toucher ou… m'attaquer. Mais je ne comprends pas que tu ne saches pas ce qu'elle a fait. C'est la raison qui a fait qu'elle a été graciée.
-Je n'étais pas à son audience.
-Pourquoi?
-J'étais à Azakaban Potter. Et pas comme visiteur je te rappelle.
Harry se tut gêné. Il n'avait jamais pensé à ce que le blond avait vécu. Il avait volontairement passé sous silence le fait qu'il était allé à Azkaban.
-Comment c'était?
-Azkaban?
-Oui.
-Un vrai petit paradis! J'avais beaucoup de compagnie, les mets étaient très raffinés, l'ambiance à la fête… vraiment… un paradis.
-C'était si dur que ça?
-C'était horrible Potter! Répondit Draco en accentuant chaque syllabe.
-Sirius me l'avait dit.
-Black?
-Oui.
- Je me demande comment il a fait pour tenir aussi longtemps, toutes ces années, sans devenir complètement fou.
Harry hésita.
-Sirius était quelqu'un de particulier. Il… enfin bref.
-De quoi tu parles Potter?
-Sirius était un animagus. Il se transformait et arrivait ainsi à contenir et à masquer ses émotions, ainsi les détraqueurs le laissaient un peu tranquille.
-Non même un animagus souffre le martyre! S'emporta Draco. Ils ne peuvent pas tout cacher. Black devait avoir un grain après avoir vécu 12 ans enfermé là-bas.
Harry réfléchit. Parler de Sirius le mettait mal à l'aise, et spécialement le fait d'en parler avec Malfoy. Lorsqu'il en parlait à Hermione et Ron s'était différent, ils le connaissaient, ils connaissaient et comprenaient leur lien. Sirius, l'homme qu'il avait considéré comme un père de substitution. Pourtant, étrangement en parler avec Malfoy, certes le mettait mal à l'aise, mais il y trouvait un soulagement.
-Sirius était quelqu'un de… spécial. Mais il a vécu des choses horribles. Ses meilleurs amis, mes parents, sont morts et il s'est toujours senti coupable et la prison n'a rien arrangé.
Harry se leva de la souche.
-Il faut que je continue ma ronde, dit Harry en se levant.
-Très bien.
Draco se leva à la suite d'Harry et ils continuèrent d'avancer, s'enfonçant plus profondément dans la forêt.
-Tu te souviens de la première fois où on est allé dans la forêt ensemble? Demanda Harry. Quand tu nous avais fait coller.
-Oh oui je m'en souviens! Comment l'oublier?
-Tu t'étais enfui!
-Oui je m'en souviens Potter, s'agaça Draco.
-Tu as hurlé comme une fillette!
-Oui bon ça va Potter! Je te ferais remarquer que voir un Quirrel vampire à tête de Tu-Sais-Qui sur une pauvre licorne, c'est assez effrayant pour un enfant de 11 ans!
-Mais j'ai eu peur aussi!
-Oui, mais tu manques de toute évidence d'instinct de survie!
-Je pense que c'est le tien qui est un peu trop sensible, rigola Harry.
-Je te fais rire Potter?
-Oui, un peu.
-Toi, tu es une grande gueule et une tête brulée! Moi je suis intelligent, je me sors des situations grâce à mon intellect!
-Typiquement serpentard! Ironisa Harry.
-C'est mieux que d'aller se faire tuer pour les autres!
-Alors toi tu ne l'aurais pas fait?
Draco s'arrêta et releva sa lampe vers Harry.
-Potter tu avais des gens à sauver. Moi non. Sauver mon père? Ma mère? Je ne comprends pas que tu aies pris le risque.
-Parce que je n'aime pas que ma personne! Il n'y avait pas de risques, enfin…
Harry s'arrêta. Il n'était pas sûr de vouloir parler de ça, le sujet était trop frais, trop brûlant.
-Comment ça pas de risques? Tu pars à la mort sans aucune garantie de victoire et tu appelles ça ne pas prendre de risques?
-Tu ne comprends pas!
-Non pas vraiment!
-Je ne pensais pas survivre, avoua Harry en s'asseyant sur une pierre.
Draco s'assit à côté de lui.
-Comment ça?
Harry prit une grande inspiration.
-Je devais mourir. J'étais le dernier Horcruxe. Tout comme Nagini. Je devais mourir, afin qu'il puisse être mortel. Je n'y suis pas allé en pensant que je survivrais peut-être. J'y suis allé… pour mourir. Je n'avais pas de chance de survie... Je… devais mourir.
-Mais tu es Harry Potter, le garçon destiné à tuer Celui-dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom!
-Oui, mais je ne pouvais pas le tuer en tant qu'Horcruxe. Tous ses horcruxes devaient être détruits. J'ai vu les souvenirs de Rogue. C'est pour ça que j'y suis allé. J'y ai vu une discussion entre lui et Dumbledore où Albus lui expliquait qu'il fallait que je meure. Je me suis senti tellement trahi. En fait, il m'avait préparé à ça toute ma vie. À mourir. Et Rogue devait me le montrer.
Draco resta muet. Les confidences de Potter étaient très intimes et très douloureuses.
-Oui je sais. Saint Potty le Sauveur, reprit Harry ironiquement.
-Je ne pourrai plus jamais dire ça.
-Comment ça?
-Mais je l'ai toujours dit de manière sarcastique. Bien sur, je savais que tu risquais ta vie. Mais pour la bataille finale, je ne savais pas que tu y été allé en martyre.
-Je ne suis pas un martyre Malfoy, je ne suis pas mort au final.
-Oui et non.
-C'est vrai.
Draco hésita un instant.
-Comment c'était? demanda le blond.
-Quoi donc?
-La mort?
-Blanc.
-Blanc?
-Oui. Blanc. Mais je ne suis pas sûr que c'était bien la mort.
Harry vit le regard interrogateur du blond.
-Ce n'est qu'une partie de moi qui est morte ce soir-là. La partie horcruxe de Voldemort. Cela dit, j'ai eu le choix.
-Le choix?
-Oui, j'aurais pu mourir, je pense, si je l'avais voulu.
-Et tu as hésité?
-Oui…
-Mais pourquoi?
-Mon monde venait de s'effondrer. J'ai connu le monde sorcier en même temps que Voldemort. J'ai passé toute mon existence de sorcier à le combattre. Même Dumbledore m'avait destiné à mourir pour le battre. Je me suis sentie trahi, j'étais en colère. J'étais perdu. Mais je ne voulais pas mourir hein!... Hermione et Ron disent que Dumbledore savait que je ne mourrais pas. Mais, je n'en sais rien, ça me perturbe.
-Potter, tu n'es pas mort!
-Je sais.
-Je comprends.
-Ah oui? demanda ironiquement Harry.
-Je ne suis pas un Gryffondor mais ça ne veut pas dire que je ne comprends rien à la complexité des sentiments. Mais je dois avouer que j'ai toujours pensé que tu avais eu de la chance. Même si une chance pareille ce n'est pas humain. Enfin pas à chaque fois.
-Crois-le ou non, j'ai eu beaucoup de chance.
-Oui un enfant de 1 an qui survit à un sortilège de mort…
-Non pas cette fois.
-Tu étais super bébé sorcier?
-Non. Ma mère… ma mère s'est sacrifiée pour me sauver, c'est la force de son amour qui m'a sauvé.
-L'ancienne magie.
-Tu connais?
-Potter me prendrait-tu pour un veracrasse? Bien sûr que je connais. L'utiliser, non. Je suis un sang pur, j'ai donc été élevé en tant que tel, j'ai reçu l'éducation adéquate.
-Je pensais qu'on t'avait éduqué à haïr les moldus et à épouser une sorcière de sang pur.
-Ah Ah, rigola Draco. Oui on m'a inculqué la haine des moldus. Et pour le sang pur c'était Astoria.
-Astoria?
-Oui c'était son nom.
-C'était?
-Elle a disparu avec ses parents après la bataille finale. On devrait rentrer. Tu as vu tout ce que tu voulais voir?
-Oui.
Ils repartirent.
-Je suis désolé pour cette fille.
-Pourquoi? Je ne l'ai jamais vu.
-Mais comment pouvais-tu vouloir épouser une femme que tu n'avais jamais vue? S'offusqua Harry.
-Vouloir, ricana Draco. Tu es si naïf Potter. Dans mon monde on ne se marie pas par amour, mais par nom et par rang. Si l'amour arrive pendant le mariage, comme ce fut le cas pour mes parents, alors c'est tant mieux, mais ça reste rare. Le mariage d'amour n'existe pas dans les grandes familles de sang pur.
-Mais pourtant les Weasley se sont mariés par amour!
-J'ai dit les grandes familles de sorcier Potter!
-Oh ce n'est pas…
-Gentil? Tu es si candide, s'en est presque affligeant.
-Je suis aussi naïf et candide que tu es lâche et trouillard!
-Et je ne le nie pas. Mon instinct de survie est surdéveloppé voilà tout!
-C'est une théorie.
-Tu en as une autre peut-être? Demanda le blond.
-Et bien… Tu as été élevé comme le sang pur que tu es, comme un être soi-disant supérieur. Pourtant toute ta famille s'est inclinée devant un sang mêlée, par admiration ou par peur de sa puissance Malgré ta prétendue supériorité tu as toujours été soumis à quelqu'un qui t'inspire à la fois le respect et la crainte. Alors que Dumbledore, par exemple, inspirait le respect et la force.
-Potter tu vas trop loin!
-Malfoy je ne dis pas que tu étais soumis de ton plein gré…
-Ne me dis pas qui j'étais, hurla Draco en se retournant vers Harry. Ne me dis pas ce que j'ai fait ou pas!
-Ne le prend pas mal. Je me suis mal exprimé…
-Oh non, tu t'exprimes très bien Potter!
Draco s'éloigna d'Harry marchant le plus vite possible.
-Malfoy! J'ai de l'admiration pour ce que tu as fait, cria Harry. Tu as été plus que courageux en me sauvant la vie!
-Ne te fous pas de moi Potter, répondit Draco en se retournant.
-Je ne me moque pas de toi! J'ai déjà tout dit à ton procès Malfoy. Tu as pris une décision qui pouvait te coûter la vie. Tu as trahi ton camp pour une cause que tu croyais juste.
-Je me souviens de ce que j'ai fait Potter!
Draco lâcha sa lampe et s'approcha d'Harry.
-Potter! Je t'interdis de penser à ma place!
Harry posa sa lampe et passa ses mains sur son visage.
-Malfoy, remet ta fierté au placard! Je ne voulais pas te vexer!
-Oh mais je ne suis pas, vexé, comme tu le dis!
-Rahhh, tu m'exaspères Malfoy!
-Je t'exaspère?
-OUI! Hurla Harry.
Draco regarda Harry stupéfait.
-Très bien alors, dit Draco en se retournant.
Il attrapa sa lampe et s'en alla.
-Malfoy, soupira Harry.
Draco s'arrêta. Harry s'approcha de lui, passa ses bras autour de lui et posa sa tête sur son épaule. Le Serpentard se raidit.
-Malfoy?
Draco ne répondit pas, mais se détendit. Il hoqueta quand il sentit les lèvres d'Harry dans son cou. Les mains du brun passèrent sous sa cape et vinrent caresser son torse.
-Potter, serais-tu en train de changer de sujet?
-Oui, répondit Harry en venant mordiller l'oreille du blond.
Harry dénoua la cape de Draco, la fit tomber au sol. Il défit les boutons de sa chemise lentement, tout en continuant de l'embrasser dans le cou. Il lui enleva sa chemise, fit passer ses doigts sur sa peau, vint caresser son torse, son ventre. Une de ses mains descendit jusqu'à la bosse entre les jambes du blond.
-Ah… Potter.
Harry déboutonna le pantalon du blond, descendit la braguette avec une lenteur frustrante. Il passa sa main sous le boxer tendu, passa ses doigts sur le membre dur et doux du Serpentard, lui arrachant un soupir. Quand il sentit qu'il commençait à le rendre fou d'excitation, il lui enleva son pantalon et fit tomber au sol son boxer. Il sentait sur sa peau qu'il avait froid, mais il était toujours aussi dur dans sa main. Harry était lui même très excité et, tout en continuant de mordiller son cou, accentua sa caresse, serra de son bras libre Draco le plus possible contre lui et plaqua sa propre érection contre les fesses du Serpentard.
Draco gémit. Il était surpris de l'attitude entreprenante du Gryffondor et ne s'en plaignait pas.
Harry accéléra son mouvement sur le sexe du blond puis, quand il sentit que sa jouissance était proche, il ralentit et s'arrêta. Il fit tourner le Serpentard vers lui et l'embrassa. Draco attrapa la cape d'Harry.
-Je suis complètement nu Potter. Tu ne trouves pas ça inéquitable? Murmura-t-il entre deux baisers.
Harry sourit et l'embrassa de nouveau. Ses mains descendirent dans son dos, sur ses fesses. Il avait besoin de le toucher, de le goûter. Il était totalement embrumé par le désir qui naissait en lui. Plus fort encore qu'avant. Il n'était plus nerveux, c'était lui à présent qui menait la danse, c'était lui qui rendait Malfoy fou.
Draco, lui, se demandait comment ils avaient pu passer de cette dispute à cette situation. Il ôta la cape d'Harry, arracha sa chemise tout en continuant de l'embrasser.
Harry sentit l'air froid sur sa peau et n'en fut qu'encore plus excité, il se colla au maximum contre le blond et pressa son érection sur celle non dissimulée du Serpentard. Il lâcha ses lèvres et vint embrasser et mordre la peau de son cou, de son torse, lécher ses tétons, baiser son ventre, caresser ses fesses.
Il s'agenouilla devant le sexe du blond, l'embrassa timidement, se demanda s'il allait être capable de lui faire autant de bien que lui, lui en avait procuré. Il pressa délicatement sa main à la base du sexe de Draco, entama un sensuel et jouissif va-et-vient.
Draco haletait. Il commençait à perdre l'équilibre. Potter avait beau être un débutant en la matière, il se débrouillait diablement bien. Il passa sa main dans les cheveux du brun, tremblant. Quand il sentit que ses jambes ne le porteraient plus très longtemps, il fit reculer le brun, s'accroupit en face de lui et l'embrassa.
Harry lui rendit son baiser. D'abord surpris, il l'accentua en plaçant ses mains autour du visage du blond, passant une main dans ses cheveux pour les détacher.
Draco attrapa le pantalon d'Harry et le déboutonna. Ils se relevèrent et lui ôta le reste de ses vêtements en le poussant contre un arbre derrière lui. Harry hoqueta mais n'arrêta pas de l'embrasser pour autant.
Ils sentaient leur corps bouillir de désir et malgré la température glaciale autour d'eux, ils avaient chaud. Draco ouvrit les yeux et regarda autour d'eux, la forêt était remplie de magie : des feuilles tournoyaient lentement autour d'eux, les animaux s'étaient tus et les quelques fleurs qui arrivaient à fleurir ici dégagèrent un parfum enivrant. Il ne savait pas si c'était la magie d'Harry qui débordait, ou la sienne ou bien encore la puissance de leurs deux magies réunies. C'était encore plus fort que la première fois qu'ils avaient couché ensemble. Les mains d'Harry le brulaient, ses caresses étaient aussi agréables que douloureuses. Il faisait naitre en lui un désir bestial qu'il ne se connaissait pas. Il avait à la fois envie de le faire hurler de plaisir et de douleur.
Il retourna le Gryffondor ventre contre l'arbre et passa une main entre ses fesses. Il pensait qu'il allait se rebiffer mais le brun se cambra encore plus sous sa caresse. Il passa ses doigts sur les testicules gonflés et vint caresser doucement la verge dure de plaisir.
-Malfoy!
Draco ne se fit pas prier et, en s'appuyant avec l'avant-bras contre l'arbre, de l'autre il vint caresser l'entrée du brun. Harry haletait, le plaisir qui naissait en lui était si fort qu'il crut qu'il allait s'évanouir. Quoi que faisait Malfoy, il le rendait fou de désir.
Draco continua à titiller Harry jusqu'à ce que celui s'empale de lui même sur ses doigts en poussant un râle de plaisir. Draco n'avait plus qu'une envie, pénétrer Potter. Mais il laissa ses doigts en lui, le préparant à l'accueillir.
Harry sentait sa magie hors de contrôle, il sentait aussi celle de Malfoy. Aucun d'eux ne pouvait se contenir. La forêt lui apparut soudain comme l'endroit parfait pour ses ébats avec Malfoy. Un cercle silencieux et discret qui les accueillait sans rien demander.
Draco délaissa l'antre de Harry de ses doigts et s'agenouillant derrière lui, il le força à se cambrer encore plus puis posa ses lèvres sur son anus.
Harry fut surpris et faillit s'indigner mais le blond avait commencé à le lécher délicatement. Il cria, c'était trop bon, ses doigts s'accrochaient à l'écorce de l'arbre, ses jambes étaient prises de tremblement.
Draco passa une main sous Harry et vint le masturber, tandis que sa langue venait lécher les testicules du brun qui s'offraient à lui.
Quand il sentit qu'Harry était à deux doigts de jouir il ralentit et se redressa, et sans ménagement le pénétra d'un coup de reins.
Harry cria à la fois de douleur et de plaisir. Une des mains de Malfoy vint s'entrelacer à la sienne tandis que l'autre le tenait fermement au bassin, accompagnement les va-et-vient de leur corps.
Draco s'appuya contre Harry et vint le mordre à l'épaule.
-Potter! C'est trop bon!
La seule réponse d'Harry fut un cri. Ses yeux ne voyaient plus le paysage autour d'eux. Sa tête lui tournait. Chaque coup de reins de Malfoy l'envoyait plus loin, le faisait quitter encore plus la réalité. Il serra aussi fort qu'il put la main du blond dans la sienne au moment où il sentit la jouissance venir. Ce fut si fort qu'il en devint aveugle, un éclair blanc déchira ses sens. Il entendit Draco derrière lui qui haletait son nom, ses ongles qui vinrent déchirer la peau de son dos au moment où il jouit en lui.
Ils tombèrent ensemble à genoux. Harry essaya de se retourner vers Malfoy, mais au moment où il l'aperçut, il s'évanouit.
Draco regarda Potter tomber au sol, impuissant, avant de s'évanouir à son tour.
Autour d'eux la forêt restait silencieuse. Seules brillaient de minuscules paillettes de lumière… tournoyantes et étincelantes.
À SUIVRE…
