Coucou !!!!
Et non, ceci n'est pas une défaillance de votre ordinateur, je suis bien de retour ! LOL
Ca faisait longtemps, hein… Beh oui, j'étais un petit peu pris pas mon OS et du coup j'avais mis tout le reste de côté. Mais cette fois je suis de retour ;)
Un grand, non… ENORME merci pour vos trèèèèèèèès nombreuses reviews ! Une fois de plus vous avez fait exploser ma boîte mail pour mon plus grand plaisir. J'adore !!!! Et j'en veux toujours plus !
Gourmande, moi ? Jamais ! LOL :P
Un très grand merci à Béa qui a corrigée ce chapitre en un temps record !
Et un petit clin d'œil à ma choupette Val, pour qui les chaussures est une grand histoire d'amour… :P
J'ai posté mon OS pour le concours Bloody Valentine. Si ça vous dit de le lire, il s'appelle « Redoutable attraction ».
Résumé : J'étais perdue, épuisée, à bout de souffle et pourtant je courais encore... Je n'étais plus qu'une proie, un gibier lâché en pleine nature et voué à une fin certaine... Comment fuir la mort alors quelle rode autour de vous ?
http://www[.]fanfiction[.]net/s/5694156/1/Redoutable_attraction
Et je voudrais aussi vous conseiller celui de ma choupette So. Son OS est juste génial, différent de tout ce qui a déjà était fait… Bref allez le lire ! Il s'appelle « Toxic ».
http://www[.]fanfiction[.]net/s/5701852/1/Toxic
Je terminerai mon long blablatage en rassurant les personnes qui s'inquiètent. J'ai eu deux ou trois reviews me demandant de ne pas abandonner Addiction. Rassurez-vous, je sais que ça fait un petit moment que je n'ai pas posté mais avec le concours, tous les OS à lire, plus celui que j'ai écrit, le boulot… Beh j'ai pas eu trop de temps pour m'y pencher. Mais je ne lâche pas, je vais la finir, faire la version alternative et attaquer le POV Edward, je peux vous le garantir.
Don't panic, j'arrive ! Laissez-moi juste le temps de m'auto-déprimer pour reprendre l'écriture du chapitre final ! LOL
Ca y est, j'ai fini ! Ouf :P
Bonne lecture ;)
Chapitre 7 : Soirée VIP
***
- Mon patron s'appelle Mike Newton, pas Edward Cullen, crachai-je tout en ouvrant ma portière.
Je commençai à m'extraire de la voiture.
- Merci pour le taxi, ajoutai-je.
Je déposai le billet de vingt dollars sur le siège arrière avant de quitter le véhicule et de m'en éloigner en boitant.
Une fois arrivée - non sans mal - dans la bibliothèque, le travail occulta tout le reste et je mis de côté ce qui venait de se passer. La pile de livres devant moi calma instantanément mon énervement. J'en avais pour des heures à tout éplucher et la date butoir de mon exposé arrivait à grand pas. En d'autres termes, j'étais dans la merde si je ne m'activais pas illico. Je mis le cas Edward Cullen et ses remarques désobligeantes dans un coin de ma tête et plongeai dans le premier ouvrage devant moi : « Anthropologie de la communication ».
Un somnifère quoi !
Le bruit sourd d'un livre tombant lourdement sur le sol résonna dans la pièce. Je levai brusquement la tête et regardai ma montre.
Merde !
Le temps défilait bien trop vite selon moi. Cela faisait déjà près de cinq heures que je n'avais pas levé le nez du tas de feuilles que je griffonnais et des livres que je consultais. En clair, j'étais à la bourre.
Je rassemblai rapidement mes affaires et quittai les lieux. Les quelques heures de repos forcé assise sur ma chaise avaient calmé la douleur de ma cheville et même si elle restait sensible et légèrement endolorie, je pouvais me déplacer plus facilement.
Quand enfin je fus chez moi, il ne me restait que peu de temps pour me préparer. Le nez dans mon armoire, je désespérais. J'avais beau l'avoir passée aux cribles à plusieurs reprises, je ne trouvais rien à me mettre. Quand Jake avait prononcé les mots "tenue correcte exigée" mon cerveau avait malheureusement oublié de faire tilt.
On se demande bien pourquoi !
Quoi mettre pour ce genre de soirée ? Une tenue chic suffirait-elle ? A moins que ça soit tenue de soirée de rigueur ? Si tel était le cas alors j'étais mal, même très mal car je n'avais pas ça en stock. Si seulement j'y avais pensé avant, j'aurais pu aller acheter quelque chose.
Voilà ce que ça donne quand on fantasme trop sur son boss. On oublie tout le reste !
Je soupirai bruyamment quand enfin une lueur d'espoir illumina mon esprit. Je sortis la tête de l'armoire et traversai mon unique pièce en trois grandes enjambées. J'attrapai mon portable et fis défiler les numéros.
- Allo, lança une petite voix carillonnante.
- Salut Alice, j'ai besoin de toi, dis-je de but en blanc.
Une explication plus tard, Alice était en train de me passer un savon à distance, me répétant en boucle comment j'avais pu ne pas penser à ce détail aussi important avant d'accepter une invitation. Et quand enfin elle se calma, elle reprit quasiment aussitôt la parole, enchainant des mots à vive allure.
- Alice, respire ! Je ne comprends rien du tout.
Elle soupira de manière sonore et reprit lentement.
- Shopping, il y a quinze jours. Tu ne vois toujours pas ?
Je réfléchis rapidement mais ne voyais pas où elle voulait en venir.
- Euh... Non, avouai-je.
- Pfff !!! Bella tu es exaspérante quand il s'agit de mode. Tu as acheté la parfaire petite tenue pour ce soir sans le savoir l'autre jour. Rappelle-toi de la jolie petite robe bleu nuit.
Ahhhh… … … Hein?
- Tu n'es pas sérieuse ? Dois-je te rappeler qu'on est en hiver, à New-York et qu'il ne fait pas plus de trois pauvres petits degrés dehors ? Tu as décidé de me faire mourir d'une pneumonie pour te venger de mon attitude ? Non parce que si je mets ça, c'est sûr, j'y reste.
- Bella… Bella… Bella…, s'exaspéra-t-elle. Faut-il vraiment tout te dire ?… A quelle heure dois-tu partir ?
Je consultai rapidement ma montre.
- Dans un peu moins d'une heure et demie.
- Ok, ça va être juste mais ça me laisse un peu de temps. J'arrive !
- Quoi ? M'exclamai-je.
La seule réponse que j'eue fut le "bip" de la tonalité résonnant en boucle dans l'écouteur.
Saleté de petit lutin diabolique !
Qu'avait-elle en tête ? Loin d'être rassurée, j'avais plutôt envie de frémir de peur face au sort qu'elle me réservait. J'aurais du dire « quinze minutes », ça l'aurait dissuadée de faire quoi que ce soit.
Note pour moi-même : la prochaine fois, penser à mentir.
Je composai rapidement le numéro de Jake pour l'informer que je le retrouverais directement sur place pour me laisser un peu de marge puis j'entrai en râlant dans la salle de bain et profitai du petit moment de répit qui me restait pour prendre une douche rapide et essayer de dompter ma chevelure rebelle.
J'étais encore en pleine bataille capillaire quand ma sonnette retentit. J'attrapai mon peignoir à toute hâte et sortis, non sans risquer une glissade incontrôlée, pour finalement atteindre la porte sans trop de casse. Je l'ouvris rapidement pour laisser entrer une Alice recourbée sous le poids de l'énorme sac de sport qu'elle portait à l'épaule.
- C'est quoi ça ? Lui demandai-je en pointant le sac du doigt.
- Oui, je sais, ce n'est pas beaucoup mais c'est tout ce que j'ai pu prendre avec un aussi petit délai. Franchement t'aurais pu me prévenir avant !
- Pas beaucoup ? Mais y'a quoi là-dedans ? M'inquiétai-je, faisant totalement abstraction de son reproche tellement je flippais de voir le contenu du sac.
Elle posa le sac au sol et se massa l'épaule en grimaçant.
- C'est juste le strict minimum pour ce genre de soirée, mon kit de survie personnel en quelque sorte.
Elle commença à déballer son contenu et je dus m'appuyer contre le mur pour ne pas défaillir. Que comptait-elle faire avec une demi-douzaine de pots de crème ?
Mentir ? Non. Plutôt oublier de lui téléphoner, ça sera plus efficace.
- Euh… Tu me fais peur là Alice, avouai-je. Tu sais je ne suis pas vraiment une grande fan de tous ces trucs à étaler sur mon visage… Je suis adepte de « juste un peu d'hydratation et basta » si tu vois ce que je veux dire. Pour moi le strict minimum se résume à un tube de crème.
- Oh allez, ne fais pas ta chochotte et assois-toi. Il ne me reste que quarante-cinq minutes pour faire de toi la plus belle fille de cette soirée alors grouille-toi !
Elle pointa un pinceau sur mon visage avec un air menaçant.
Mais c'est qu'elle est flippante en plus !
Je m'exécutai en soupirant, maudissant tous les saints pour ce qu'elle allait me faire. J'allai enfiler rapidement la fameuse petite robe qui me vaudrait à coup sur un rhume carabiné puis je retournai dans le salon. A peine mes fesses avait-elles touché l'assise d'une de mes chaises que déjà elle m'attaquait à coup de crème, de fond de teint et autres poudres dont je n'avais aucune idée de l'utilité. Quand je voulus la questionner à ce sujet, j'eus juste droit à un grognement de sa part suivi d'un « silence ! » des plus autoritaire. J'abandonnai alors tout idée de protestation et m'enfonçai dans ma chaise, les yeux un coup fermés, un coup ouverts, au rythme de ses ordres.
Elle s'affaira ainsi autour de mon visage pendant une vingtaine de minutes avant d'enfin me laisser respirer à ma guise.
- Ca y est ! S'exclama-t-elle.
Enfin !
Je soupirai de soulagement et me redressai.
- Stop ! N'y pense même pas ! Gronda-t-elle alors que je prenais la direction du grand miroir de mon armoire. Tu auras le droit de te regarder que lorsque tu seras totalement prête, et là c'est loin d'être le cas.
- Alice il ne reste que quelques minutes…
- Et alors ? Me coupa-t-elle. Tu apprendras que toute femme qui se respecte se doit de se faire désirer.
Ok, elle a vraiment un problème…
- Je déteste être en retard Alice, insistai-je.
- Fallait y penser et m'appeler plus tôt ! Maintenant tu files enfiler ça et au pas de course ! S'exclama-t-elle en me tendant un petit bout de tissu non identifié.
Flippante… Totalement flippante !
Je me saisis de l'étoffe et l'examinai. Mon visage vira soudain au rouge.
- Ne me dis pas que c'est…
- Oh ça va Bella, tu ne vas pas me faire croire que t'as jamais vu de porte-jarretelles de ta vie. C'est l'accessoire ultime pour séduire alors hop hop hop… On se dépêche !
Dingue… Complètement dingue !
Je regardai l'objet dans tous les sens. Mais comment diable ce truc se mettait-il ? En avoir déjà vu, oui, mais en avoir déjà porté, là par contre… Et puis d'abord qui lui avait fait croire que je voulais séduire qui que ce soit ? J'allais à cette soirée avec Jake et entre nous, il n'y avait qu'une simple amitié. On avait bien déjà tenté un truc mais ça n'avait pas du tout marché. Mais comme on s'adorait, on était tout simplement resté ami. Et à part lui, ce soir je ne connaissais personne.
A moins que… Mon cerveau se mit à divaguer et une association très dangereuse me vint à l'esprit.
Edward Cullen assis au bar, moi entrant dans le club vêtue de ma petite robe et de mon porte-jarretelles… Je m'approche de lui, lui murmure une phrase à l'oreille tout en laissant mes lèvres se balader légèrement sur sa peau sucrée. Je le contourne et prends place sur le tabouret à côté de lui tout en prenant bien soin de légèrement lui dévoiler ce qui se cache sous le fin tissu bleu de ma robe… Sa main se pose alors sur mon genou et glisse lentement le long de ma cuisse jusqu'à atteindre le haut de mon bas. Je gémis doucement. Sa main continue son ascension et dérive doucement sur mon entre-jambe avant de s'aventurer…
- BELLA, active !!!
Merde !
La voix stridente d'Alice me ramena brutalement à la réalité.
Edward Cullen… Porte-jarretelles… Hummm…
Trop dangereux ! Beaucoup trop dangereux associé dans une même phrase. Je ne devrais pas recommencer l'expérience au risque que cela me coûte ma santé mentale.
Ou une combustion spontanée, au choix !
Je secouai la tête vigoureusement pour chasser les idées peu catholiques qui la traversaient et repris mon étude du porte-jarretelles coupable de la divagation de mon esprit.
- Qu'est-ce-que tu attends pour le mettre ? Ok, j'ai dit qu'être en retard c'était bien mais de quelques minutes, pas d'une heure. Allez, laisse-moi faire.
Elle attrapa le porte-jarretelles et m'aida à le mettre convenablement. J'oscillai entre pivoine et pourpre pendant toute la durée de l'opération. J'adorais Alice et même si on ne se connaissait pas depuis très longtemps, j'avais vraiment appris à apprécier le côté farfelu de sa personnalité mais de la à ce qu'elle m'aide à mettre ce genre de… truc… Fort heureusement cela ne dura qu'à peine plus d'une minute.
Vaut mieux une qui sait que dix qui cherchent, c'est bien connu !
- Voila ! S'exclama-t-elle. Alors faisons le point : tenue ok, maquillage ok, coiffure ok, chaussures… Ah, les chaussures… Zut ! Où sont tes chaussures ?
Je lui ouvris la porte de mon placard et je crus la voir tomber dans les pommes tellement elle était devenu blanche.
- Tu n'as que ça ? Ce sont toutes tes paires de chaussures ? Me demanda-t-elle dépitée.
- Euh… Oui.
- Faut vraiment qu'on retourne faire du shopping toutes les deux. Tu n'as aucune excuse. Comment peux-tu vivre avec à peine une dizaine de paires ? C'est inconcevable !
Elle s'abaissa et étudia une à une chaque paire en murmurant des "non ceci… non cela…" à chacune d'elles jusqu'à en avoir fait complètement le tour.
- Rien ne va ! S'énerva-t-elle. Tu n'as que ça comme bottes ?
Je lui fis un petit signe positif de la tête et je crus un instant qu'elle allait me faire manger les dites bottes tellement elle semblait en colère. Puis elle les examina de plus prêt et son visage s'illumina soudain.
- Nous sommes sauvées !
Elle jeta la paire de bottes négligemment au sol et s'assit pour retirer les siennes. C'était une magnifique paire en cuir noir finement travaillée, montant jusqu'au dessus du genou. Elles semblaient très confortables malgré leurs talons assez vertigineux pour une maladroite comme moi. Sans doute une paire haute couture qui devait coûter plus cher qu'un mois de salaire complet en tant que standardiste à la Cullen Corp.
- Tiens, mets-les. Elles iront à ravir avec ta tenue, me dit-elle en me les tendant.
- C'est gentil Alice mais je ne peux pas mettre tes bottes…
- Et pourquoi ça ? Je te les prête de bon cœur alors mets-les.
- Merci beaucoup mais…
- Ah non, pas de mais ! Je n'ai pas fait tout ce travail en urgence pour tout gâcher par manque de chaussures classe, dit-elle en me désignant du bout du doigt. Alors maintenant tu enfiles mes bottes tout de suite et tu files à cette fichue soirée et demain je veux un compte-rendu ultra détaillé en échange de mon prêt.
Elle me mit ses bottes dans les mains et me fusilla du regard. Je n'avais plus d'autre choix que d'obéir à ce bout de femme au caractère bien trempé qui apparemment n'hésiterait pas à employer la force si je ne faisais pas ce qu'elle voulait.
Une fois perchée sur mes talons avoisinant les huit centimètres à vu de nez, Alice me passa un petit gilet en cachemire blanc qu'elle avait aussi apporté et j'étais fin prête.
Alléluia !
Alice me permit enfin de passer devant un miroir et oh mon Dieu !!!! Je restai sans voix, époustouflée par le résultat qu'elle avait obtenu en aussi peu de temps. J'étais méconnaissable. Moi si banale en temps normal, j'arriverais presque à me trouver jolie.
Waouh !
La robe mettait en valeur ma silhouette, dessinant parfaitement ma taille et mes hanches, le léger décolleté faisait ressortir le galbe de mes seins et même le petit gilet s'harmonisait à merveille avec le reste de ma tenue. La jupe s'arrêtait à mi-cuisse, laissant juste un peu d'espace pour laisser apparaitre mes jambes avant que les bottes d'Alice ne prennent le relais.
- Bella, il faut y aller maintenant.
Je remis rapidement une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et me retournai vers Alice. J'avais officiellement un bon quart d'heure de retard. Jake allait me tuer ! J'enfilai rapidement mon manteau qu'Alice m'avait conseillé pour aller avec ma tenue et nous sortîmes toutes les deux de mon appartement. Alice partit de son côté et je me mis en quête d'un taxi libre. Fort heureusement le premier que je hélai était disponible et je n'eus pas à attendre.
A peine m'étais-je assise à l'arrière du véhicule que mon esprit se mit à vagabonder.
Taxi… Banquette arrière… Edward… Hummm…
Mon cerveau avait vraiment un problème avec les associations dangereuses ce soir. Fidèle à moi-même, je m'auto-giflai mentalement et soupirai, chassant avec peine les images du corps parfait de cet apollon diabolique nu, en sueur, me prenant sauvagement sur le cuir de…
Ahhh !!!
Et de deux ! Fallait vraiment que je me calme. La proximité de cet homme me retournait vraiment le cerveau.
Deux gifles mentales en moins d'une minute, bravo, beau record !
Je mis de côté mes fantasmes et donnai ma destination au chauffeur. Le regard dans le vague, je regardai l'avenue défiler devant mes yeux alors que mes pensées repartaient divaguer vers ce qui s'était passé un peu plus tôt dans la journée. J'avais beau y mettre toutes mes forces, je n'arrivais pas à chasser Edward Cullen de mon esprit. A chaque fois que je me croyais sortie d'affaire, il refaisait une apparition dans ma vie et je replongeais aussi sec dans cette espèce d'attirance incontrôlable que j'avais pour lui.
Pour son corps plutôt parce que lui y'a pas à dire c'est un salaud de première. Mais quel torse… Quel cul… Et quelle…
Troisième et violente claque mentale.
Aïeeeeux !!!
J'étais vraiment irrécupérable ! Même pas capable de tenir cinq minutes sans l'imaginer nu… Pathétique !
Fort heureusement le taxi s'arrêta devant le zanzibar où Jake m'attendait en faisant les cent pas. Je sortis rapidement le rejoindre. Il me lança un regard noir puis marqua un temps d'arrêt et me détailla de la tête au pied. Je sentis mes joues s'empourprer face à sa réaction.
- Wouahou Bell's t'es… Magnifique !
Pivoine, le retour.
- Euh… Merci Jake, balbutiai-je.
- Et bien je comptais te passer un savon mais si c'est pour ça que tu es en retard alors je te pardonne.
Merde, Alice avait raison sur le retard et les mecs…
- Viens, entrons, me dit-il en passant son bras sous le mien.
Le club était déjà bondé et la soirée battait son plein. Nous déposâmes nos manteaux au vestiaire et avançâmes dans la salle surpeuplée J'allais me diriger vers le comptoir lorsque Jake m'en empêcha en me tirant par le bras.
- Je sais que les margaritas t'appellent mais nous allons dans une autre salle ce soir.
Je lui donnai un coup de poing sur l'épaule et il rigola.
- Quoi ? Y'a que la vérité qui fâche d'abord.
- Y'a une autre salle ici ? Eludai-je.
- Oui. Tu ne te souviens pas : soirée VIP. La salle principale est ouverte à tous mais pour nous la fête se fera dans le carré VIP ce soir. Cool non ?
- Euh oui, je suppose, dis-je ne sachant pas trop en quoi consistait une soirée VIP exactement.
Je me laissai guider, slalomant à travers la foule dense devant moi jusqu'à atteindre une grande porte au fond de la salle que je n'avais pas remarqué lors de ma première venue. Une espèce d'armoire à glace nous barra aussitôt le passage, réclamant nos identités. Je commençais déjà à rebrousser chemin, certaine que nous allions nous faire virer quand Jake donna nos noms au vigile. Ce dernier parcourut rapidement sa liste des yeux et nous fit signe d'entrer. Je n'en revenais pas.
Efficace le p'tit Jake quand même !
Nous pénétrâmes enfin dans le fameux carré VIP. L'ambiance était totalement différente. Le côté jazzy de la première salle avait laissé place à une note plus tribale, s'harmonisant à merveille avec le décor africain des lieux. Je laissai mes yeux découvrir le spectacle qui se jouait devant moi. Tout était… waouh ! Des espèces de box privés occupaient les côtés de la salle, alors qu'au fond, des danseurs exotiques exécutaient une chorégraphie endiablée et très… hum… chaude, au rythme de la musique.
Euh, fait chaud dans le coin, non ?
J'étais vraiment dans un autre monde.
Les yeux écarquillés, je me laissai guider par Jake, scrutant les moindres détails du décor soigné. Plus nous avancions dans le dédale de corps devant nous, plus l'ambiance devenait suffocante.
- T'as deviné le thème de la soirée ? Me demanda Jake en se penchant vers moi.
Euh… orgie ?
- Pas vraiment, répondis-je.
- Savane sauvage.
Orgie quoi !
- Ok… En tout cas c'est très… heu… chaud.
- Et la soirée ne fait que commencer ! Rit-il.
Super ! Ca promet pour la suite.
Finalement nous trouvâmes une petite table inoccupée sur l'un des côtés et nous y prîmes place. Le moins que l'on puisse dire c'est que je n'étais vraiment pas à l'aise dans cet endroit.
De l'alcool, vite !
- Allez, je me dévoue pour aller chercher à boire. Margarita ?
Jake, mon sauveur.
- Euh non, ça sera mojito ce soir.
- Ca roule, je reviens tout de suite.
A peine avait-il quitté la table qu'un mec sorti de nulle part s'installa à côté de moi.
- Bonsoir, Eric Yorki, me dit-il en me tendant la main.
Je la serrai rapidement en me présentant à mon tour. J'espérais de toutes mes forces que Jake arrive rapidement à mon secours. Les plans drague dans ce genre d'endroit, bizarrement je les sentais moyen.
- C'est la première fois que je te vois ici. Nouvelle ?
Help me !
- On va dire ça comme ça.
- En tout cas tu es très jolie. Tu danses un peu avec moi ? me demanda-t-il en désignant la piste devant nous.
Danser ? Euh, j'appellerais plutôt ça se frotter moi.
- Définitivement, non merci.
Fort heureusement Jake arriva avec nos boissons, faisant fuir le pot de colle charmeur du dimanche assis à côté de moi.
- Et bien Bella, si tu changes d'avis, je ne serai pas loin, ajouta-t-il en s'éloignant.
Brrrr… Quelle horreur ! Un verre, vite.
- Un admirateur ? Plaisanta Jake en s'installant.
J'arrachai presque le verre qu'il me tendait de ses mains. Je lui répondis par un grognement et bus enfin mon mojito tant attendu.
Hummm… Du rhum, de la menthe… le bonheur !
- Doucement Bell's, à ce rythme je te ramène chez toi dans une heure, rigola-t-il.
- Désolée mais je ne suis vraiment pas à mon aise ici. Pourquoi tu m'as amené d'ailleurs ?
- Oh relax, ce n'est qu'une soirée comme une autre. Moi qui pensais que ça te changerait les idées.
Il me fit une petite moue triste et plongea dans son verre.
- Ok…, soupirai-je. Alors je présume que tu as profité de ton passage au bar pour « chasser ». T'as trouvé une proie alléchante ? Lui demandai-je en rigolant.
- Isabella Marie Swan, je suis choqué ! C'est quoi ce langage ? demanda-t-il d'un air faussement outré.
Nous éclatâmes tous les deux de rire. Il avait raison, ça me changeait les idées et ça me faisait un bien fou.
- Et la réponse est oui. J'ai croisé le regard d'une fille sublime, ajouta-t-il.
- Qu'est ce que tu fais encore là alors ? Vas-y, fonce Don Juan.
- Je ne voudrais pas t'abandonner ici toute seule. Ton admirateur risquerait de revenir à la charge, se moqua-t-il.
Je lui donnai un nouveau coup à l'épaule.
- Ce n'est pas drôle d'abord, rigolai-je avec lui. Allez vas-y, ne t'inquiète pas pour moi, je suis une grande fille et je sais me défendre. Et au pire, les bottes d'Alice sont assez pointues pour faire une bonne arme. Un coup bien placé et l'admirateur dégage !
Ses yeux s'écarquillèrent et il blanchit à vu d'œil.
- Tu sais que t'es dangereuse quand même ! Bon je vais faire un petit tour mais je reviens dans pas longtemps.
Il se leva juste au moment où un serveur s'avança vers nous.
Hummm, mignon le monsieur. On prend un verre ? …
Il déposa un seau à champagne et deux coupes sur notre table. Je lançai un regard interrogateur à Jake qui haussa les épaules et alors que j'allais lui demander ce qu'il faisait, le serveur prit la parole.
- De la part d'un de nos clients. Il m'a chargé de vous dire, je cite : « Cadeau de la maison ».
Mon sang ne fit qu'un tour dans ma tête.
Putain de merde !
Le serveur déboucha la bouteille de champagne alors que je me retournais pour scruter tous les visages présents dans la salle. Ca ne pouvait pas être lui. Non, ce n'était pas possible !
Et pourtant ce fut bien son regard émeraude que je croisais un peu plus loin, du côté du bar. Il me fixa un instant puis détourna ses yeux vers une rouquine qui lui parlait à l'oreille en l'enlaçant.
« Rhooo la vilaine, elle a encore coupé là où il ne faut pas ! »
Hey ! C'est pas vrai d'abord et puis ça ne serait pas drôle si je vous donnais tout d'un coup, non ? Allez un peu de patience, le prochain chapitre s'annonce axé Bella/Edward… Ca me pardonne un petit peu, non ?
Alors, qu'avez-vous pensé de ce petit chapitre de transition ?
Aimé ? Détesté ?
Je veux tout savoir moi alors dites-moi tout :D
La suite est commencée (enfin tout juste mais c'est déjà ça). Je ne vous promets pas un chapitre la semaine prochaine vu que je dois me remettre sérieusement à Addiction mais je fais au plus vite, c'est promis !!!
En attendant, allez jeter un petit coup d'œil aux nombreux OS posté sur la communauté de Bloody Valentine Contest. Y'a des petites merveilles ;)
Un beau petit teaser sera au rendez-vous pour vos reviews :)
Passez un bon week-end, prenez soin de vous et à bientôt !
Dri
