Avertissement : Les personnages, tels qu'ils sont ne m'appartiennent pas, sniff … Ah si ! Les personnages d'arrière-plan ^^ (dont on ne connaît pas l'identité TT^TT).
Résumé :
« L'enfer parait bien moins effrayant lorsqu'il est vécu avant la mort. Edward s'est jeté corps et âme dans ses cauchemars mais combien de temps cela pourra-t-il durer ? Combien de temps regardera-t-il ses rêves se briser ? »
BlaBla :
Et à peine deux mois après que vois-je ! Un nouveau chapitre ! Miracle ! Bon je dois surtout remercier ma beta lectrice Camille (: 3) qui est actuellement auteur d'une fanfiction en cours sur Haikyuu (KageHina, The TRUE paring !) appelé "Forever and ever" publié dans wattpad sous le nom de Camille Crack. Et oui, elle me rappelle à quel point je suis une auteur monstrueuse de vous laisser ainsi dans l'attente depuis tant d'année (5 ans ?) et me boost pour réécrire au plus vite ! Je dois aussi la remercier car elle est très rapide pour me corriger! Ça diminue de beaucoup le temps que vous attendez entre le moment de la première correction et celle de la correction finale !
BREF, je voulais remercier aussi ceux qui me suivent depuis très longtemps (!) et aussi ceux qui m'ont mis des commentaires aux derniers chapitres, franchement, ça me va droit au cœur : 3 Alors merci à thor94 et Daidaiiro30 (cœur cœur !) J'espère que ce chapitre vous plaira tout autant !
Maintenant, place à l'action (ou plutôt aux réactions…)
Chapitre 26
Une douce éclaircie traversait la fenêtre, les oiseaux commençaient leur concerto et des cheveux d'or scintillant de mille feux se mettaient à bouger avec volupté. Sortant difficilement de sous la couette, Riza se forçait à ouvrir les yeux. Tout lui semblait lourd. Mais pourquoi ? Forçant sa mémoire, elle se rappelait lentement mais surement des certains évènements. Un rendez-vous, une robe noire, Roy et Edward… Roy et… Edward ! Ce n'était pas possible… Elle avait dû rêver. Soit c'était une erreur, soit il existait une explication logique qui pouvait éclaircir cette situation! Se levant, non sans détermination, elle se précipita dans sa salle de bain, s'admirant un instant. Elle avait une mine joufflue, ses yeux étaient rouges accompagnés de cernes creusées. Le tout donnait une indication assez précise sur la fin de sa soirée où elle avait passé son temps à pleurer tout en vidant le mini bar de sa chambre. Elle était tombée bien bas… Pour finalement, peut-être, une simple erreur de jugement. Tout lui paraissait si lointain à présent, comme si elle avait seulement rêvé de ce moment. Quel rêve de mauvais goût… Tout en continuant de retourner encore et encore ses évènements dans sa tête, Riza se prépara, tenue militaire exigée, aujourd'hui ils rentraient au QG. Descendant dans le hall de l'hôtel où tout le monde étant censé résider, elle fut surprise d'être la première alors qu'elle était en retard sur l'heure de regroupement. S'installant à une table, elle posa ses mains sur sa tête pour calmer son malaise. La gueule de bois était là aussi, le monde semblait tourner autour d'elle. Elle ne remarqua même pas Edward arriver, boiteux, posture courbée, cheveux en bataille avec les mêmes vêtements que la veille entourée d'une vieille odeur d'alcool et de sueur mélangée. Etant nauséeuse, l'odeur la fit sursauter, lui donnant un indice sur la présence d'une tiers personne. Relevant la tête, elle entendit un vague « bonjour » avant de se pétrifier à la vue du jeune homme qui s'étalait sur la chaise à ses côtés. Les suçons qu'elle pouvait apercevoir sur le cou du blond lui rappelait violement à quel point la soirée de la veille avait été bien réelle… Détournant le regard les joues rosissantes, elle ne pouvait juste pas y croire. Elle ne répondit même pas à ses salutations tellement elle était abasourdie par ce qu'elle venait de redécouvrir.
Roy ne tarda pas à arriver, plus ou moins dans le même état que le blond. D'un pas peu assuré presque tremblant, pour plusieurs raisons, il entra puis chercha la table de ses subordonnés -ou plutôt un certain alchimiste. A peine le trouva-t-il qu'une violente couleur rouge lui monta au visage. Ses souvenirs de cette soirée ? Tout… Il se rappelait de chaque passage, chaque caresse, chaque frisson qu'il a ressenti lors de cette folle nuit. Il prit une grande inspiration. Il devait se calmer. Ce que lui avait dit le petit blondinet avant de partir était on-ne-peut-plus clair. Il ne s'était rien passé. Il ne s'était jamais vu hier soir, ni même parlé et ils avaient encore moins couché sauvagement ensemble… Le seul bémol de ces souvenirs était qu'ils leur manquaient le son. Même si, normalement, il devrait mourir de honte d'avoir couché avec un garçon –sans parler de l'âge ni du fait qu'il est son subordonné-, il n'arrivait pas à regretter ce moment. Il se reprochait seulement de ne pas ce souvenir de la voix du blond au moment de leur ébats, de ces gémissements ou encore da sa voix suppliante. Il rêverait de pouvoir l'entendre l'appeler « colonel » avec une voix suave qu'il lui imagine si bien maintenant. Et même s'il sait que ça a duarrivé durant la soirée, pas moyen de s'en rappeler ! Il se souvenait vaguement de l'avoir entendu prononcer des mots comme palmier et crevette mais ça n'allait pas plus loin. De quoi avait-il bien pu discuter ? Surtout pour finir ensemble à l'hôtel … Essayant de calmer son cœur au bord de la rupture, il reprit une inspiration plus grande et manqua de s'étouffer alors qu'il reçut dans la foulé une énorme tape dans le dos. Réussissant par miracle à ne pas s'étaler par terre malgré ses muscles courbaturés et les violentes douleurs dans ses reins, Roy toussa et se retourna, l'air effaré, face à son agresseur.
Havoc se tenait derrière lui. Il respirait la joie et la bonne humeur sans parler de son sourire irradiant de lumière qui lui était collé sur le visage. Il ne savait pas pourquoi mais il l'énervait déjà alors qu'il n'avait pas encore ouvert la bouche. Comme poussé par des envies de faire souffrir Roy, il sembla lui hurler joyeusement :
« Alors Colonel ? La soirée a été longue ? »
Sans même prendre le temps de le laisser répondre, il dirigea son regard vers la table oùsiégeaient Ed et Riza et cria :
« A-t-il été un gentleman avec vous lieutenant ? »
Ces trois coéquipiers se pétrifièrent instantanément. Tous pour différentes raisons que soit dû à la honte, la surprise, le souvenir, la douleur, la rage, etc… Chacun ressentait ces sentiments à différents degrés et à différent moment, mais le tout en l'espace de quelque seconde. Dans tous les cas, ce qu'ils ressentaient était d'une violence inouïe. Sans vraiment attendre de réponse ni même remarquerle malaise ambiant, Jean attrapa Roy par l'épaule, le poussant contre son gré vers la table. Riza avait bien dû remarquer qu'il n'était pas venu ? Il l'avait complétement oublié ! Et le regard noir qu'elle lui lançait à cet instant précis lui indiquait que ce n'était pas le cas de la jeune femme. Elle ne l'avait pas oublié. Et vu sa tête, sa soirée n'avait pas eu l'air d'avoir été le bonheur complet qu'il lui avait fait espérer. Mon dieu… Pourquoi avait-il bu ? Pourquoi s'était-il laissé entrainer par un gamin de 18 ans complètement déchiré ? Pourquoi ne regrettait-il rien ? POURQUOI ? Tel était la question.
Tout en s'asseyant avec les autres et toujours sans attendre de réponse, Jean continua surpris par l'allure du plus jeune :
« Woo. Et ta soirée à toi Edward ? Elle a l'air d'avoir été mémorable aussi ! »
Depuis le début le blond n'avait pas daigné un regard pour ses compagnons, il regardait au loin, l'air vide, dans un endroit où ne se trouvait ni Roy ni Riza. Il essayait de garder un air détaché, cachant sa honte, sa culpabilité. Lui aussi avait oublié cette histoire de rendez-vous. Cette soirée-là, il n'aurait jamais dû rencontrer le colonel. Mais que faisait-il dans ce bar ? Pourquoi l'avoir rejoint ? Etrangement son cœur se desserrait lorsqu'il se remémorait le début de soirée. Certaines paroles, certains actes étaient restés gravés dans sa mémoire, soulageant son âme en quelque sorte. Aujourd'hui, son poids ne paraissait plus si énorme. Peut-être y avait-il une fin à son histoire ?
« Edward ? »
Ce dernier sursauta, sortant de ses pensées. Son regard se posa immédiatement sur Jean quile regardait, l'air interrogatif. Il finit par répondre l'excuse qu'il avait préparée en venant sans une once d'émotion :
« Assez banale. Je suis allé dans un bar et en sortant je me suis battu avec des types. »
Tous plus surpris les uns que les autres le fixèrent intensément, installant une ambiance étrange autour de la table. Jean brisa le silence le premier, parlant plus pour lui-même que pour les autres :
« Bar ? bagarre ? »
Mais, à cet instant, Riza brulait d'envie de s'écrier « QUOI ?! Alors pourquoi je t'ai vu avec le colonel devant un hôtel ? POURQUOI L'AVOIR EMBRASSER ? » Mais rien de tout cela ne sortit. Posant ses mains sur jambes pour serrer les poings discrètement, elle sentit quelque chose de volumineux dans sa poche. Soudain, elle se souvint. La montre ! Elle devait la lui rendre. S'en rappelait-il au moins ? Mais si elle lui redonnait la montre, Mustang saurait qu'elle les avait suivis… Elle était perdue… Elle leva ses yeux vers son colonel, comme cherchant une réponse, une explication mais à aucun moment leurs regards ne se croisèrent. Il n'avait même pas répondu à Havoc et avait l'air lui aussi surpris par les paroles du plus jeune.
Il fallait l'avouer, encore une fois, Roy n'avait pas pensé à une excuse que ce soit pour Riza ou pour la soirée – qui de toute façon n'avait jamais existé. Un instant, il quitta des yeux le blond pour rencontrer ceux de Riza. Il rougit et détourna le regard instantanément. Qu'avait-il fait… Il lui devait au moins ça, une explication… Pourtant, cette femme, il l'aimait. Il pouvait le sentir juste en la regardant. Comment avait-il pu lui faire ça ? Et Edward ? L'aimait-il ? C'est très différent de ce qu'il ressentait pour Riza. De plus, Edward était encore un enfant, enfin un grand enfant… avec qui il avait couché… Aurait-il abusé de lui ? Pourtant c'était bien lui qui avait commencé ? Mais, au fond, il le désirait tout autant… Alors, peut-être était-ce purement physique ? De la curiosité envers le sexe entre hommes ? Il se savait hétéro pur souche et rien que de penser à d'autres hommes, il en avait la nausée. Mais Edward était spécial. Pourquoi ?
Alors que le blond racontait une fausse histoire à Jean sous l'insistance de ce dernier, Roy entendit Riza lui demander tout bas :
« Colonel ? J'aimerai vous parler en privé… Suivez-moi s'il vous plait »
Il frissonna. Il n'avait toujours pas d'excuse. Voyant son lieutenant se lever, il fit de même brusquement paniqué. Il pouvait sentir le regard effaré d'Edward qui continuait pourtant son histoire tout en le suivant du regard. Avait-il peur qu'il raconte la vérité ? Il avait si peu confiance en lui ? Se décevant lui-même, il suivit la jeune femme dans un endroit plus calme et à l'abri des regards. Il eut honte. Très honte d'être vêtu de son smoking commandé pour elle, de sentir l'alcool et la sueur, d'avoir sur le corps les marques d'une nuit torride qu'il aurait dû passer avec la femme qu'il aime. Il avait vraiment besoin d'une douche. Mais il avait dû abandonner l'idée en voyant l'état de la chambre. Mieux valait partir avant que quelqu'un ne la découvre… Enfin seul, Riza sortit de sa poche une montre d'alchimiste avant de la lui tendre. Roy pris un moment pour analyser l'objet et le pourquoi du comment. Il l'avait oublié aussi, sa montre… Il se rappelait vaguement l'avoirsorti mais où ? Il sortit de sa torpeur en entendant Riza lui demander, la voix étouffée :
« Pourquoi n'êtes-vous pas venu hier soir ? »
Omettant la question –parce qu'il le voulait bien-, il posa à son tour :
« Où l'avez-vous eut ? »
Riza fronça les sourcils. C'était à elle d'avoir des réponses. Ainsi, elle menaça :
« Je vous le dirai une fois que vous m'aurez répondu. »
Légèrement surpris par ce retournement de situation, il ne savait plus quoi dire. Son cerveau était en mode « off » depuis bien trop longtemps. Il hésita. Il ne devait pas discréditer Edward et ne pas révéler la soirée mais il devait donner une bonne excuse à cette femme qu'il avait bafouée… Hésitant, il essaya :
« En fait, hier soir… Je suis arrivé en avance… Et… euh… J'ai commencé à vous attendre et… J'ai eu un peu froid. »
Comme pour se venger un tant soit peu, Riza le coupa et répliqua sèchement :
« Oui, il faisait très froid hier soir. »
Rougissant de honte, il continua :
« Hum… Et donc… Je suis entré dans un bar à côté. J'avais une bonne heure devant moi… J'avais le temps ! Et j'y ai rencontré Edward. »
Riza se pétrifia à l'entente de ce prénom. Au moins, il lui disait la vérité. Elle allait tout savoir. Et elle était terrorisée à cette idée. Avait-elle vraiment envie de savoir ? Faisant attention à chaque mot, Roy continua :
« Et par hasard, hier, c'était le jour de son anniversaire ! Il a eu 18 ans hier… Alors je suis resté boire un verre avec lui et… »
Riza buvait ses paroles. Qu'avaient-ils fait ensuite ?
« Et… je n'ai pas vu le temps passer. Je ne me rappel même plus de ce qui s'est passé ensuite. Je suis vraiment désolé ! Je me suis réveillé ce matin dans un hôtel différent de celui-ci, seul. Et apparemment je ne suis pas venu à notre rendez-vous. Je suis profondément désolé… Je mérite toutes les injures du monde. Je ne suis même pas digne votre pardon… »
Riza le toisait. Etait-ce vrai ce tissu de mensonge ? L'anniversaire d'Edward ? Perte de mémoire ? Tout cela était bien pratique ! Mais, au fond, elle ne voulait pas savoir. Peut-être même que l'amnésie du colonel était réelle et elle ne voulait surtout pas lui rappeler ce qu'elle avait vu. Et peut-être même que l'histoire du blond était vrai –quoi que improbable- mais elle ne les avait pas surveillé toute la nuit. Et après tout, le colonel a peut-être voulu offrir à Edward une nuit dans un hôtel chic pour son anniversaire ! Hôtel appelé « Love hôtel ». Bon, le jeune homme mentait à coup sûr… Mais elle ne dirait rien. Elle resterait à leurs yeux cette femme oubliée, blessée et bafouée mais elle, elle n'allait pas se laisser faire. Ainsi, pour montrer son désaccord, sa colère, elle déclara, lâchant au passage la montre du colonel qui alla s'écraser sur le sol :
« Effectivement, vous ne méritez pas mon pardon. »
« Attendez ! »
Alors que Roy ramassait sa montre précipitamment, Riza était déjà partie. Elle n'était pas comme toutes ses filles qui piaillaient autour de lui. D'ailleurs, il les traitait même avec plus de considération que ce qu'il la traitait elle. Elle se dirigea d'un pas sûr vers les garçons qui était toujours en train de débattre sur la soirée du plus jeune. Alors que Roy la rattrapait, elle s'écria avec une haine certaine :
« Au fait, joyeux anniversaire Edward ! Tu m'excuseras du retard. »
Ce dernier se pétrifia alors que Jean écarquilla les yeux avant de continuer :
« Anniversaire ? C'était quand ? »
Souriant à pleine dent, elle se retourna vers Roy qui s'était tétanisé, avant de répondre :
« Hier, n'est-ce pas colonel ? »
Le brun sentit Edward le foudroyer du regard. Il ferma les yeux. Il devait s'insérer dans sa version des faits. Version des faits qu'il n'avait pas écoutée… Ainsi, il expliqua vaguement :
« Oui… J'ai bu un verre avec lui hier pour fêter ça. »
Ayant du mal à suivre, Jean répliqua :
« Pourquoi tu nous as rien dit Edward ? »
Maintenant très fort pour créer des excuses – plus que le colonel apparemment-, Edward se força à sourire avant de s'exclamer :
« Je n'aime pas trop ce genre d'évènement. Le colonel est passé par hasard au début de la soirée… »
De façon perspicace, Havoc répondit :
« Mais alors… Tu as eu des embrouilles le jour de ton anniversaire… Pas de bol… »
Exaspéré par cette histoire, Edward écourta cette conversation :
« Hum... Oui… N'en parlons plus. Ce ne sont pas des supers souvenirs… Et notre train ? Il part à quelle heure ? »
Se donnant du courage, Edward se disait que dans quelques heures il prendrait son train et il pourrait enfin retourner chez lui. Il oubliera cette mission et s'excusera auprès d'Alphonse. Il avait hâte de le revoir…
XXX
Toujours à Resembool, Envy s'ennuyait fermement. Depuis plus de huit heures maintenant, il surveillait Alphonse, ligoté, et allait vaguement vérifier l'état de la blondasse et de la petit vieille qu'il avait ligoté et enfermé ailleurs. Cela faisait donc plus de huit heures qu'il s'évertuait, comme le bon samaritain qu'il était, à expliquer la vérité à la boite de conserve. Huit heures que ce dernier lui répondait « je ne te crois pas. ». Une phrase qu'il ne supportait plus ! Il avait tout essayé. Il lui avait tout raconté. Chaque endroit sensible d'Edward, chaque mouvement qui pouvait le faire frémir, gémir et jouir. L'expression de son visage à chacun de ses instants. Il en était là, à lui raconter ces dernières expériences sexuelles. Et même si Alphonse restait cloitré dans un silence inquiétant, à la fin de son récit il finit enfin par lui lâcher, le dégout faisant trembler sa voix :
« C'est ça que tu imagines avec mon frère… T'es vraiment un gros malade… »
Sensible au compliment, il répondit en souriant :
« Merci mais ce n'est pas de l'imagination tas de ferraille ! »
« Je ne te crois pas. »
Bouillonnant de rage intérieurement, il frappa violement le mur à ses côté avant de hurler :
« P#T##N ! MAIS QU'EST-CE QU'IL FAUT FAIRE POUR QUE TU ME CROIS ?! »
Toujours aussi calme, Alphonse répliqua :
« Rien… Jamais je ne croirais quelqu'un qui ment comme il respire. Et de toute façon, jamais mon frère ne ferait tout ça et encore moins avec un monstre comme toi… »
Envy sourit. C'est qu'il avait encore une haute estime de son nii-san… Il éclata de rire sous le regard inexpressif et pourtant perplexe d'Alphonse. Si ce dernier savait que son cher grand frère d'amour ne rêvait que de retrouver son petit corps pour en abuser. Comment réagirait ce si pure Alphonse ?! Enfin, plus si pure que ça après les grandes révélations sur le sexe et ses dérivés qu'il lui racontait depuis plusieurs heures… Mais malgré ça, Envy avait encore envie de le détruire. Et tant que sa crevette n'était pas arrivée, il avait encore du temps ! Ainsi, il attrapa Alphonse par les épaules et lui susurra :
« Je crois savoir comment te convaincre… Et si je laissais une de ses jolies marques dont j'ai le secret sur son magnifique et succulent corps caramel ? Ou mieux encore ! Quand il viendra te chercher, ça te dis que je te montre en direct nos parties de jambes en l'air ? Peut-être que ça l'excitera de savoir que son petit frère le regarde ! Mmh… J'imagine déjà la scène… La honte sur son visage, les larmes lui montant aux yeux pendant qu'il essayera de cacher son érection. Le regard effrayé qu'il lancera dans ta direction comme le jour où tu m'avais ramené chez toi ! Oh ! D'ailleurs, je ne t'ai pas encore raconté cette histoire forte intéressante ! C'était avant qu'on conclut notre pacte…»
XXX
Cela faisait bien une heure maintenant qu'Edward était là, enfermé dans les toilettes. Il regardait le paysage passé, espérant arriver au plus vitre. Il avait réussi à discrètement s'évincer de la cabine commune, ne supportant plus le malaise ambiant. En effet, Riza restait anormalement silencieuse, Roy et lui s'évitaient et Jean ne comprenait rien de ce qu'il se passait et racontait sa folle rencontre amoureuse de la veille. Mais… comment en était-il arrivé là ? Ah oui, il suffisait de suivre cette simple recette :
Etape 1 : coucher avec l'ennemi
Etape 2 : coucher avec son supérieur
Etape 3 : Faite le tout en moins de 48h et laisser fermenter
Final : Vous êtes dans la merde.
Au moins, maintenant il ne pourrait plus rien lui arriver de pire. Peut-être devrait-il coucher avec Jean et Riza pour remplir son tableau. Edward ria un instant face à cette pensée, il était tombé bien bas. Seul côté positif de cette matinée ? On lui avait laissé prendre une douche et se changer avant de partir. Il n'aurait jamais pu se montrer devant Alphonse sans cela…
Sursautant à l'entente de l'arrivé en gare, il se leva aussitôt, laissant apparaitre un vrai sourire sur ses lèvres. Il sortit brusquement avant de rentrer dans une personne qui était à la sortie. Cette personne fut projetée contre le mur à ses côtés, l'entrainant avec lui comme pour échapper à son destin. Un cri de douleur peu féminin retentit alors qu'Edward s'écrasa en même temps sur sa victime. Se redressant aussi vite que possible, malgré ses courbatures et diverses autres douleurs, il se confondit en excuse sans un regard.
« Non, non, c'est rien ! Ne t'inquiète pas. »
Reconnaissant cette voix, il sentit sa mémoire s'activer… chaudement… Mustang lui faisait face, son visage crispé de douleur. Se reprenant, le blond répondit froidement :
« Je ne m'inquiète pas. Pourquoi vous êtes ici ? »
Légèrement blessé par le ton employé et le regard accusateur de son subordonné, Roy toussa, posa sa main sur son dos avant de répondre d'une voix douce :
« Je venais juste te chercher pour te dire qu'on se préparait à partir. Ça va aller ? Tu es resté longtemps aux toilettes… »
Pris au dépourvu par cet acte de gentillesse, le jeune resta un instant stoïque. Il était vrai qu'il s'attendait à un comportement différent après leur soirée. Par exemple, le colonel aurait pu se moquer de lui ou faire des blagues graveleuses ou pire, lui demander plus d'explication sur ces histoires avec le palmier… Mais il n'avait pas l'impression que c'était ce que recherchait ce dernier. La curiosité le piquant, il se demandait surtout de quoi pouvait bien se souvenir le colonel ? Oserait-il lui demander ? Malgré le fait qu'il soit le premier à refuser cette conversation ? Rougissant un instant en survolant du regard Mustang, il balbutia un timide « Merci, tout va bien. » avant de s'enfuir.
Enfin tous dehors, la troupe rejoignait la voiture de fonction dans un silence toujours pesant. Edward en tête, il pouvait sentir dans son dos le regard noir du lieutenant Hawkeye, augmentant ainsi le malaise ambiant. Il ne savait pas ce que Roy lui avait dit mais cela le terrifiait. Il ne voulait surtout pas rentrer dans cet espace confiné avec eux ! Prenant son courage à deux mains, il se retourna brusquement et s'exclama :
« Bon, moi je vous laisse ici ! J'ai trop hâte de rentrer chez moi et je suis épuisé donc je vais prendre un taxi. »
Avant même que Roy puisse exprimer son désaccord, le blond ajouta :
« Promis, je rends mon rapport demain matin à la première heure ! Bonne journée ! »
Il s'élançait d'ors et déjà vers un taxi, ne laissant aucune possibilité de réponse. Il entra dans le premier taxi trouvé, souffla de soulagement avant de donner son adresse. Dans moins de vingt minutes il serait chez lui ! Il rêvait déjà de sa conversation avec Al ! L'imaginant reprendre « vie » dans ce qui était presque devenu une armure de décoration. Tous les deux, ils se sortiraient de cette mauvaise passe dans laquelle il les avait fait tomber… A peine arrivé devant l'immeuble, Edward paya puis sortit en vitesse avant de courir à en perdre haleine vers l'immeuble. Il monta les escaliers tout aussi vite puis s'élança de leur couloir avant de s'arrêter devant leur porte. Il reprit son souffle un instant puis entra, la boule au ventre.
Il se pétrifia sur le coup.
Leur appartement était saccagé. Les fenêtres étaient cassées, la lumière inondait les pièces qui autre fois n'étaient que ténèbres. Les fauteuils étaient éventrés, la vaisselle cassée jonchait le sol. Un vent glacial venait caresser ses cheveux alors qu'il s'élançait vers leur chambre, plus paniqué que jamais. Personne. Une pièce sans le moindre signe de vie mais tout aussi massacré que le salon. De même pour la salle d'eau et le bureau. Mais que s'était-il passé ? Où était Al ? Un instant il pensa à Envy. Ce serait lui la cause de tout ça ? Pourquoi aurait-il fait ça ? D'un autre côté, l'homonculus lui avait déjà prouvé à maintes reprises qu'il n'avait besoin d'aucunes raisons pour agir à sa guise… Revenant un peu à la raison, il sauta sur le téléphone. WINRY ! Elle devait savoir quelque chose ! Alphonse l'appelait régulièrement ces derniers temps. La ligne était toujours en état de marche. Légèrement soulagé, il appela la jeune femme et attendit qu'on réponde, attentif à chacune des intonations, priant « pourvu qu'elle soit là ! ». Et le miracle arriva, elle décrocha :
« Allo ? »
« Winry ! »
S'exclama Edward rassuré. Il enchaina sans lui laisser le temps de parler :
« Est-ce que Alphonse est avec toi ? Je ne le trouve pas ici ! Tout l'appartement a été saccagé ! »
La voix tremblante, elle répondit timidement :
« Oui, il est avec moi mais… »
Sentant un poids s'envoler de ses épaules, Edward lâcha :
« SUPER ! Quel soulagement ! Je vais vous rejoindre immédiatement ! On discutera de tout cela à mon arrivé ! »
« Attend Ed ! Il y a quelque chose que je dois te dire ! Il y a… »
« T'inquiète, j'arrive ! A tout de suite ! »
« Mais ! »
Edward raccrocha à cet instant. Il était trop excité, il devait prendre le premier train pour aller les rejoindre. Gardant la même valise que pour sa mission, il prit un taxi pour rejoindre la gare avant de se précipiter au guichet et de demander l'espoir plein la voix :
« Un ticket pour Resembool ! »
La morale de l'histoire : L'abus d'alcool est dangereux pour la santé ! xD
Plus sérieusement, on s'approche dangereusement de la fin ! Je pense que +/- 30 chapitres au total devrait faire l'affaire ! (oui je vous ai fait attendre 3 ans pour 5 chapitres…)
Un petit chapitre de transition m'enfin, il faut bien laisser Edward se reposer un peu… Il prend assez cher le reste du temps !
J'espère pouvoir vous mettre le prochain chapitre dans minimum 2 mois aussi car en janvier je suis blindée niveau boulot ! Mais fin janvier, ça devrait être plus calme!
Et enfin le mot de la fin pour ma beta lectrice que je remercie du fond du cœur :
« Encore une fois, j'ai adoré lire le chapitre. Je n'ai pas vu les pages passer ! La fin nous laisse en plein suspens, je suis curieuse de voir ce qui se passera par la suite ! Heureusement que je peux lire les chapitres en avance ! »
