Coucou à tous!
Me voilà de retour après une trèèèèès longue période (encore) d'absence. Je m'en excuse. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop!
La 2ème partie du Chapitre 5 est là est c'est l'essentiel je pense!
Je tiens également à vous assurer que je mènerais BR à son terme, je ne l'abandonnerais pas! Il y aura bien un dénouement, heureux ou pas ( je sais, je suis cruelle), à cette fic que je me fais un plaisir d'écrire.
Réponses aux non-inscrits :
_ BEA : merci pour ta review! Bad Romance continue. Je suis contente que mon histoire te plaise!
_ lily-rose : Merci pour ta review! Ah peut-être que Bella sera punie! Qui sait? Concernant Jasper, tu as raison c'est pas le meilleur frangin sur le coup et cela ne va pas s'arranger de si tôt!
Voilà, je pense n'avoir oublié personne.
Ah si! Merci vous tous, inscrits et non-inscrits pour les merveilleuses reviews que vous me laissez au fil des chapitres.
Merci.
Bon assez parlé! Une vraie pipelette!
Je vous laisse lire la fin de chapitre 5...
Chapitre 5 : A World of Violence (part 2)
POV Edward
Le trajet me reconduisant jusque chez moi me prît en tout une demi heure.
Trente minutes durant lesquelles je me posais diverses questions sur mon comportement anormal envers cette fille assise à côté de moi.
J'avais du mal à me comprendre moi-même parfois et c'était le cas en ce moment.
Cette chose que je ne suis pas censé ressentir...
La compassion...
Durant quelques secondes, le sort de cet être m'avait occupé l'esprit, ému.
Des sentiments dont je pensais ne plus être capable de ressentir.
De la peur aussi.
J'avais eu l'impression que si je la laissais périr, je perdrais la dernière trace d'humanité que j'avais en moi.
Il me fallait voir la vérité en face, je n'étais peut être pas totalement l'homme dénué de conscience et de scrupules que je croyais être.
Cette réalité me frappa tel un coup en plein visage...
Et cela était un vrai problème pour moi.
Je ne pouvais pas me permettre de tels sentiments.
Je devais faire en sorte que cela cesse sinon ce sera mon propre arrêt de mort que je signerais.
Elle est un trop grand danger pour moi.
Sauf si elle acceptait sagement de rester sans faire d'histoire et surtout se taire!
Devais-je lui laisser une chance ?
Après tout, que pouvait-elle faire contre moi? Rien.
Une fois arrivé chez moi, je transportais Isabella à l'intérieur de ma villa.
Comme chaque soir, Jane m'attendait dans l'entrée.
Elle vit que je tenais une personne dans mes bras.
-Bonsoir Monsieur. Avez-vous besoin d'aide?
-Oui Jane, pourriez-vous lui préparer une chambre?
-Bien sûr Monsieur. Est-ce qu'elle va bien ?
Elle pouvait être très curieuse par moment.
-Oui elle va bien... Elle est juste très fatiguée. Lui mentis-je.
Elle me sourit brièvement et se précipita vers les escaliers afin de faire ce que je lui avais demandé.
Quant à moi je me dirigeais au salon et installais le corps inerte de la jeune femme sur le sofa.
Bon sang quelle soirée!
Cela ne pouvait pas plus mal tomber!
Un problème de plus à gérer, je n'avais vraiment pas besoin de ça.
J'essayais de trouver une solution...
Il me fallait un prétexte pour la faire rester ici sans éveiller les soupçons de quiconque. J'avais beau être ici chez moi, je ne pouvais pas faire n'importe quoi dans ma vie. J'étais surveillé, j'avais en quelque sorte un rôle représentatif, des comptes à rendre et je ne pouvais pas me permettre la moindre erreur.
Tout à l'heure, Carlisle n'avait pas cherché à savoir les raisons de ma requête mais je savais pertinemment qu'il n'en resterait pas là. Je le connaissais bien et je savais qu'il irait jusqu'au bout des choses pour connaître mes réelles motivations. Il ferait sa petite enquête discrètement puisqu'il m'avait promis de ne pas me demander d'explication mais il la ferait, aucun doute là-dessus.
Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne découvre son identité, s'il fait le rapprochement...
Je fus interrompu dans mes réflexions par Jane qui venait de pénétrer dans le salon :
-Excusez-moi Monsieur, la chambre est prête.
-Merci Jane, accompagnez-moi s'il vous plaît.
-Oui Monsieur! Me répondit-elle.
Je me levais, reprenais la jeune femme dans mes bras et gravis l'escalier en direction de la chambre, toujours perdu dans mes réflexions.
Une fois arrivé à destination, je la déposais sur le lit. Jane, sur mes talons, prit soin de lui retirer sa veste et ses chaussures et de la recouvrir.
Nous sortîmes de la chambre et je donnai mes instructions à Jane. Je venais d'avoir une solution mais qui risquait fort d'être temporaire :
-Jane, veillez à ce que la porte de sa chambre demeure fermée pour l'instant! Si elle vous pose des questions, faites-lui comprendre qu'il vaut mieux qu'elle s'abstienne. Ah et désormais elle travaillera avec vous comme employée de maison, je vous trouve très souvent surchargée de travail et très fatiguée, une collègue sera la bienvenue pour vous aider dans vos tâches, surtout depuis que Tanya a emménagé ici. Lui dis-je avec mon plus beau sourire.
-C'est très gentil de votre part Monsieur mais je n'ai jamais demandé d'aide, vous le savez bien?
-Oui, bien sûr que je le sais mais j'insiste! Lui dis-je en arborant mon fameux sourire en coin, auquel aucune femme ne résistait .
-Et bien j'en suis ravie Monsieur! Avez-vous d'autres instructions la concernant?
Je réfléchis brièvement à sa demande.
-Oui, occupez-vous d'elle demain, elle ne commencera à travailler que le jour suivant, laissez-la se reposer une journée, je travaillerais à domicile demain donc au moindre problèmes, je serai présent alors n'hésitez pas à me faire part du moindre soucis si besoin est!
Elle acquiesça silencieusement et je continuai :
-Ah et si elle commence à parler de choses gênantes surtout prévenez-moi tout de suite!
-C'est entendu Monsieur.
-Très bien! Je vais aller me coucher, je suis épuisé! Faites-en de même. Bonne nuit Jane.
-Bonne nuit Monsieur. Dit-elle le sourire aux lèvres.
Ah les femmes!
Sans plus attendre, je me dirigeais vers ma chambre.
Arrivé à destination, j'ôtais mes vêtements, ne gardant que mon boxer, je n'avais pas le courage de me faire un brin de toilette alors je m'allongeais dans mon lit.
Quelle journée!
Demain est un autre jour...
Le soleil pointait timidement à l'horizon lorsque je me réveillais.
Mon réveil indiquait 07h03. J'avais dormi sans me réveiller une fois, chose rare chez moi. Depuis la mort de ma mère je ne passais jamais une nuit complète sans me réveiller au moins une fois.
Je devais vraiment être mort de fatigue...
La seule ombre au tableau de cet agréable réveil fût Tanya qui était vautrée sur moi.
Bordel, j'avais horreur qu'elle fasse ça!
Elle mais aussi les autres. Je n'aimais pas qu'une femme soit collante, câline ou tout autres conneries de ce genre...
Je lui avais déjà dit des centaines de fois mais elle insistait sans cesse! Elle m'exaspérait! Si ça ne tenait qu'à moi, elle aurait déjà débarrassé le plancher depuis bien longtemps! Je devais prendre mon mal en patience, bientôt...
Las, je l'agrippais par les épaules et la repoussais sans ménagement de l'autre côté du lit.
Mon manque flagrant de délicatesse eut pour effet de la réveiller. Et merde!
Bizarrement, elle ouvrit des yeux trop bien éveillés pour quelqu'un qui venait de sortir du sommeil!
-Bonjour Edward chéri, bien dormi? minauda-t-elle.
Il suffisait qu'elle prononce une phrase et j'étais déjà énervé.
-À merveille Tanya et toi? Demandais-je sarcastiquement.
-Toujours bien lorsque je suis dans tes bras mon amour! Dit-elle enjouée.
Elle m'exaspérait!
-Je te rappelle très chère que c'est toi qui est venue te coller à moi cette nuit et non moi qui t'ait pris dans mes bras! Tu sais que je déteste ça! Lui dis-je froidement.
Elle s'approcha de moi avec un sourire carnassier :
-Je suis certaine de parvenir à te faire changer d'avis... Minauda-t-elle en collant sa fausse poitrine contre moi.
La matinée risque d'être longue...
Je me laissais tomber sur le côté, essoufflé. Un bref coup d'oeil en direction de Tanya me montrait qu'elle était comblée et fière d'avoir réussi son coup.
Lorsque ma respiration fût calmée je m'apprêtais à me lever mais Tanya m'attrapa le bras.
-Edward, reste un peu au lit avec moi ce matin. Me supplia-t-elle.
Non mais qu'est-ce qu'elle s'imaginait ? Si elle croyait que j'allais rester affalé dans ce lit toute la matinée avec elle me collant comme une sangsue, elle pouvait toujours espérer!
-Désolé mais je n'ai pas que ça à faire, j'ai du travail! Dis-je sarcastique.
-Tu travailles trop mon amour! Repose-toi donc encore un peu... et avec le réveil magistral que tu viens de me donner, je ne serais pas contre un deuxième round!
Oh pitié c'est pas vrai!
-Moi par contre je serais contre, j'ai eu mon compte et je te le répète j'ai du travail! Tu n'as qu'à rester flemmarder seule, comme tu le fais tous les jours!dis-je sans ménagement.
Inutile de prendre des gants avec elle.
Je dégageais mon bras de sa poigne sèchement et me levais du lit.
Hélas, elle n'avait pas l'intention d'en rester là!
-Tu pourrais avoir un peu plus de considération pour moi, je ne suis pas un chien! Je fais des efforts parce que je t'aime mais toi tu n'en as rien à faire! Cracha-t-elle.
-Oh je t'en prie ne commence pas à faire une tragédie, je n'ai pas le temps de t'écouter geindre. Je dois gagner de l'argent car tu ne passes pas une journée sans en dépenser, alors épargne-moi ton interprétation de pauvre femme désoeuvrée! Sur ce, je te laisse, j'ai à faire!
Sans attendre je me rendis dans ma salle de bain attenante à la chambre.
Je me regardais dans le miroir, dépité par ce qu'elle venait de me dire. Elle avait dit qu'elle m'aimait. Dommage pour elle, ce n'était pas et cela ne sera jamais réciproque! D'ailleurs je doute de la sincérité de ses paroles. Le compte en banque est certainement la chose qu'elle aime le plus chez Edward Masen, pas l'homme.
L'amour, très peu pour moi. J'avais cru être amoureux une fois et je me suis vite rendu compte qu'elle m'utilisait. Jessica faisait partie de ces femmes qui tombaient « amoureuse » en fonction du compte en banque d'un homme.
Je me suis rapidement aperçu que cette histoire ne durerait pas longtemps et que je n'étais pas aussi amoureux que je le croyais.
Le grand amour, j'ignorais ce que c'était.
Un amour comme celui que Esmée avait pour Carlisle, m'était inconnu et définitivement pas pour moi!
Quand on voit qu'elle tolère toutes les infidélités de mon père sans broncher, l'idée de tomber amoureux et de m'attacher à quelqu'un ne m'emballait pas vraiment! Je me sentais parfaitement bien comme j'étais et n'avais pas l'intention de changer quoi que ce soit pour qui que ce soit.
J'interrompis mes pensées afin de prendre ma douche et de me préparer et cesser mes pensées de bonnes femmes.
La journée était éprouvante.
J'étais dans mon bureau à osciller entre mon ordinateur et mon téléphone. Une journée à rester à la maison et tout allait de travers!
Seul point positif, Tanya avait décampé pour la journée, probablement partie se plaindre à ses parents sur la façon dont je la traitais. J'avais au moins la paix de ce côté là!
Jane vint me trouver vers quatorze heures pour me dire que mon autre grand problème, qui se trouvait à l'étage et avait des cheveux bruns, venait de se réveiller et posait un peu trop de questions. Une mise au point avec elle s'imposait et vite.
Puisqu'elle avait peur de moi, j'allais jouer là-dessus.
J'attendis qu'elle finisse de manger, montais l'escalier et pénétrais dans sa chambre.
Comme je m'y attendais, elle était effrayée...
Je ne suis pas allé par quatre chemins pour lui exprimer avec rigueur mes directives... Autant la mettre au parfum tout de suite, au moins elle savait à quoi s'attendre.
Elle me craignait et je jouais là-dessus. J'avais au moins ce moyen de pression sur elle.
Si par malheur elle commençait à être un peu trop gênante, je devrais trouver une autre solution mais en attendant il semblerait que le message soit bien passé.
Ayant décrété que je l'avais assez terrorisée pour la journée, je la laissais seule dans sa chambre et m'en retournais à mes affaires.
La journée fût rude et sans repos.
Le havre de paix que représentait ma maison en temps normal s'est transformé en purgatoire.
Voilà pourquoi je refusais toujours de travailler chez moi. Si je n'avais pas établi une limite entre le travail et la maison, je serais devenue un robot carburant à la caféine.
Mes affaires étaient toute ma vie. Sorte d'obligation familiale qui nous avait été inculquée depuis l'adolescence.
Les trafics étaient notre quotidien.
Carlisle nous avait délégué à chacun une partie de son empire criminel :
Japser, la drogue et les armes; Emmett la prostitution et tout ce qui attrait au monde de la nuit; quant à moi j'avais récolté les restes, les petits trafics en tous genres et les jeux plus ou moins légaux.
Oh cette partie était très lucrative, certes, mais pas autant productive que celles de mes aînés.
Comme la si bien dit ce cher Jasper, je ne suis que la pièce rapportée que l'on a casé là où il y avait de la place. Je me contenterais de cette place, pour l'instant... Les choses risquaient de changer dans quelques temps...
La journée se déroula sans aucun autre problème.
Le lendemain fût encore mieux.
Je n'avais pas croisé ma nouvelle « invitée » le matin car elle se terrait dans la cuisine. Elle redoublait d'efforts pour ne pas me croiser et je devais avouer que cela avait un côté un peu comique : elle vivait chez moi, elle ne pourrait guère me fuir bien longtemps! Pauvre petite chose!
Par contre le travail était conséquent en ce jour, une journée sans déplacements me coûtait très cher! Eh oui rester à domicile durant vingt-quatre heures me faisait perdre de l'argent, beaucoup d'argent.
Je multipliais les rendez-vous et les conférences.
J'avais des « commandes » à honorer et mes clients étaient de ceux que l'attente rendait très nerveux! Mais cela ne représentait qu'une seule partie de mes gérances. Le monde du jeux était aussi de mon ressort : casino, paris illégaux sans parler des divers combats clandestins. J'organisais tout ça, je gérais.
Je m'étais également investi dans ce que j'appelais des petits plus comme société de communication, l'immobilier...
J'étais intimement persuadé que plus je diversifiais mes activités, plus j'étais indépendant de la famille et c'était exactement mon but. Les seules choses que je devais à ma famille étaient de rendre des comptes de façon régulières à mon père sur les activités qu'il m'avait transmises et répondre présent lorsque la famille avait besoin de moi dans des cas extrêmes.
C'était une contrainte de ma vie : défendre la famille coûte que côute. La famille Cullen n'était pas la seule sur le marché de ces activités, la concurrence était rude et... dangereuse.
La première chose que Carlisle m'a enseigné lorsque je suis arrivé dans la famille, avait été d'apprendre à me servir d'une arme à feu. Cela faisait partie de la routine dans le milieu. Je n'ai jamais hésité à abattre un ennemi et toute personne gênante était considérée également comme telle! Je n'avais jamais hésité sauf il y a quatre ans...
J'étais assis à mon bureau à ressasser cette fameuse nuit où je n'avais pas eu les couilles de faire ce que l'on m'avait ordonné! « Ne laisser aucune personne vivante » Tels avaient été les ordres cette nuit-là et je n'avais pas obéi.
Perdu dans mes pensées, je n'avais pas entendu cette bécasse de Tanya entrer dans mon bureau mais sa voix me fît redescendre sur terre de suite.
-Edward Chéri comment vas-tu ce soir ?
-Beaucoup moins bien qu'il y a une dizaine de secondes! Pourquoi?
Le sourire qu'elle arborait lorsque j'avais posé le regard sur elle se fana en un instant.
-Toujours d'aussi bonne humeur à ce que je vois! Cela ne s'est pas arrangé depuis ce matin! Tu n'es pas normal Edward! On a eu une partie de jambes en l'air extraordinaire ce matin et cela ne t'a même pas déridé! Normalement les hommes sont bien plus loquaces après avoir pris leur pied mais toi... rien! cracha-t-elle.
Là voilà repartie!
-Extraordinaire pour toi peut-être « chérie », mais pas du tout pour moi! J'ai connu bien mieux! Raillais-je.
Son visage devint rouge de colère, un rictus se forma sur ses lèvres.
-Je vois! Tu préfères te taper les boniches que tu emploies, c'est plus jouissif je suppose? Railla-t-elle.
Nom d'un chien, elle avait vraiment l'imagination fertile!
-Si tu le dis! Tu sais vu tes performances, même la femme la plus laide serait bien plus jouissive que toi!
Elle sourcilla de mécontentement mais se reprît aussitôt.
-Pourquoi ne m'as-tu pas prévenue pour la nouvelle?
C'était donc ça son problème...
-Je n'ai pas de comptes à te rendre!
-Oh que si! Je vis ici je te rappelle! D'où vient cette fille?
Elle n'allait pas lâcher l'affaire.
-Je te le répète encore : ne t'occupe pas de ça! Suis-je clair ?
Je fulminais, de quel droit se permettait-elle de me réclamer des comptes! Mais comme Tanya n'a pas plus de deux neurones, elle ne s'arrêta pas là...
-Elle était condamnée et tu as fait en sorte qu'elle soit épargnée, POURQUOI ?
Pour la première fois depuis longtemps, elle m'avait étonné! Je fronçais les sourcils. Comment était-elle au courant de ça?
Je lui demandais comment avait-elle obtenu cette information. La garce s'était renseignée après avoir vu Isabella ce matin. Ensuite la conversation continua sur les divagations de Tanya, qui, m'accusait d'avoir une liaison avec la nouvelle! La pauvre était loin de la vérité! Pathétique!
La conversation était assez amusante jusqu'à ce que Tanya passe aux menaces :
-Ton comportement la concernant n'est pas normal! Ce n'est pas dans tes habitudes d'être aussi compatissant! Mais je vais chercher et je vais trouver ce que tu fabriques avec elle.
Cette fois c'en était trop!
Je me levais, me plaçais en face d'elle et pointais mon index vers elle...
Il était hors de question qu'elle me menace!
-Ne t'avise jamais de me menacer, ça pourrait très mal se passer! Menaçais-je.
Elle ria. Elle me paiera ça. Elle n'avait aucune idée de qui elle se moquait.
Je la mis en garde une dernière fois et de se mêler de ses affaires, elle me fît comprendre qu'elle n'avait pas l'intention d'en rester là.
Elle tourna les talons. Alors que je croyais être débarrassé et retrouver un semblant de calme, il avait fallu que cette... imbécile de fille de flic soit derrière la porte!
Tanya nous gratifia d'une de ses remarques acerbes avant de déguerpir.
Je regardais le visage surprît et apeuré d'Isabella et là j'explosais :
-Qu'est-ce que tu fiches ici ? DEGAGE! Tonnais-je.
Elle m'exaspérait.
Elle était restée là, tremblante, telle une loque, malgré mon ordre. Ce qui eût pour effet de m'énerver d'avantage! Je commençais à me déplacer, au premier pas effectué, elle sortit de sa torpeur et disparût de ma vue.
J'atteignis la porte d'un pas lourd et la claqua rageusement. La main crispée sur la poignée, je tentais de calmer ma colère jusqu'à ce qu'un bruit se fît entendre...
POV BELLA
Je tentais d'accélérer, lorsque, paniquée je crûs entendre ses pas derrière moi...
J'avais pratiquement atteint les escaliers lorsque je sentis une main agripper mon bras...
C'était la fin, j'en étais sûre, il ne m'épargnerait pas cette fois-ci.
Prise d'un élan de courage venant de je ne sais où, je levais mon regard vers lui...
Ce n'était pas lui qui me tenait mais...elle.
Tanya se tenait devant moi, me dominant de toute sa hauteur, sa main serrait mon bras à un point que j'étais persuadée que le sang n'y circulait plus.
Le regard noir, le visage menaçant elle me susurra :
-Quelle que soit la raison pour laquelle il t'a fait venir, je tiens à être claire avec toi : Edward est à moi, nous sommes promis l'un à l'autre et je ne tolérerais pas que tu me le prennes!
Elle était définitivement folle!
-Ce n'est pas... Balbutiai-je avant qu'elle ne me coupe la parole en accentuant sa prise sur mon bras.
-Je tolérerais encore moins que tu te fasses sauter par lui derrière mon dos et sous mon propre toit! Méfie-toi car si jamais il te touche ne serait-ce qu'une fois, je m'arrangerais pour qu'on ne puisse pas identifier ton corps! J'espère avoir été assez claire?
Je hochais frénétiquement la tête en signe d'accord. Apeurée.
-Bien! Et pour m'assurer que tu as bien assimilé le message, voilà déjà un premier avertissement... Dit-elle le sourire aux lèvres.
Je vis Jane apparaître derrière Tanya.
Soudain cette dernière leva sa main libre et l'abattit sur mon visage tandis que son autre main, celle qui retenait, mon bras me poussa en arrière puis me lâcha.
Cela aurait dû être sans trop de bobos.
C'était sans compter sur ma maladresse coutumière car derrière moi, se trouvaient les escaliers.
Déséquilibrée et n'ayant pas pu attraper la rambarde, je tombais dans les escaliers. La dernière image que je vis avant de tomber fût le sourire triomphant de « ma patronne ».
Mon corps dévala la quarantaine de marches que composait l'escalier.
Arrivée en bas, je tentais de reprendre mon souffle, malgré les douleurs que je ressentais un peu partout sur mon corps. J'étais bonne pour avoir un peloton de bleus de taille gigantesque! Malgré cela, je n'allais pas pleurer, ni hurler, je ne ferais pas ce plaisir à cette blondasse.
Je vis Jane se précipiter dans les escaliers à ma rencontre.
Arrivée à moi, elle me souleva et me prît dans ses bras.
-Oh mon Dieu! Bella est-ce que ça va?
Je hochais difficilement la tête pour lui signifier que ça allait sans pour autant retenir une grimace de douleur. J'entendis vaguement Jane dire « cette pouffiasse est complètement tarée » à voix basse. C'est la première fois que je l'entendais parler ainsi.
Et pour compléter ma totale humiliation, la voix de « mon patron » se fît entendre...
-Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
Il était debout, en haut des escaliers à côté de sa très chère fiancée.
Alors que j'allais ouvrir la bouche, Jane répondît à ma place :
-Mademoiselle Volturi l'a bousculé. Dénonça-t-elle.
Il se tourna vers Tanya.
-Qu'est-ce que tu as fait? Demanda-t-il las.
Elle se tourna vers lui l'air étonnée :
-Mais je n'ai fait que la bousculer légèrement sans le faire exprès, ce n'est pas de ma faute si cette gourde ne sait pas tenir sur ses jambes! Et elle est sensée s'occuper de la maison? Ça promet!
-Je ne te crois pas une seconde! Qu'importe! Fais attention, je ne tiens pas à ce qu'elle aille se plaindre car ses employeurs la maltraitent!
J'y crois pas! L'ordure! Il se foutait de moi! Comme si j'avais la possibilité de me plaindre à quelqu'un! Il savait qu'elle mentait, j'aurais pu me fracasser le crâne sur ce putain de sol en marbre!
Qu'est-ce que tu croyais Bella qu'il allait se jeter sur toi et te prendre dans ces bras pour te consoler! T'as dû prendre un sacré coup sur le crâne ma vieille!
Encore une fois ma conscience me ramena les pieds sur terre.
Il me regardèrent tous les deux de l'étage. Ils étaient élevés fiers, hautain et moi j'étais à terre. Je n'étais rien.
Ils dominaient le nouveau monde dans lequel je vivais désormais...
Un monde de violence.
Et voilà qui clôt ce chapitre 5!
Alors verdict?
Autant être honnête, je ne suis pas trop satisfaite de ce chapitre, j'ai eu beaucoup de mal avec le POV Edward, alors je ne m'avancerais pas à vous dire que j'en referais d'autres!
Pour le prochain chapitre, les choses devraient évoluer... Il est d'ailleurs bien commencé et cette fois j'essaierais de faire vite, vous serez même peut-être surpris(e)...
ENCORE UNE ANNONCE :
J'ai entamé l'écriture d'une nouvelle fiction. Ne vous inquiétez pas cela ne prendra plus autant de temps entre la publication de chaque chapitres, que ce soit pour cette nouvelle fic ou pour Bad Romance... En ce qui concerne ce nouveau projet, je vais publier très bientôt , un petit prologue de cette nouvelle fic avec un peu d'anxiété, je l'avoue, car de mon point de vue le sujet est assez délicat. L'idée me trottait dans la tête depuis pas mal de temps et j'ai beaucoup hésité avant de me lancer. Bref, je n'en dis pas plus et je vous dis à très vite!
Encore merci d'avance pour votre fidélité à Bad Romance!
Je vous adore!
Ah! Et n'hésitez pas à cliquer sur bubulle en bas! Merci.
Bye.
Francia.
