Chapitre 5 :
Je fus réveillée par Peeta qui se glissa en silence dans le lit.
- Pardon je t'ai réveillée, rendors toi, me dit il en venant se coller contre moi.
- C'était un risque à courir en me couchant dans ton lit lui répondis je à moitié endormie.
- Ca me fait plaisir de te trouver là en tous cas
Nous restions comme cela durant quelques minutes, blottis l'un contre l'autre, Peeta caressant mon bras.
Je me retournai vers lui et je sentis son souffle sur mon visage.
Il restait là silencieux.
J'eu alors envie de caresser son visage, ce que je fis. Je sentis son souffle ralentir, il était en train de se détendre.
Puis en douceur, je m'approchai de son visage et je l'embrassai.
Cela ne nous était plus arrivé depuis notre fuite à travers le Capitole, après la mort de Finnick.
Ce fut un baiser à la fois tellement doux et à la fois puissant. Comme si tous les mots que nous avions envie de nous dire passaient dans ce baiser.
Et de nouveau je la sentie, cette chaleur dans ma poitrine. La même ressentie dans la grotte, ou sur la plage. Mais cette fois ci c'était différent car nous n'étions pas en train de risquer nos vies.
Au bout d'un moment nos lèvres se séparaient et nous nous regardions dans l'obscurité sans rien se dire.
Puis ce fut son tour de venir retrouver mes lèvres et j'en fus heureuse.
Nous passâmes un long moment comme cela, à tâtons à venir gouter les lèvres de l'autre, peut être pour voir si cela avait le même gout à chaque fois, peut être pour vérifier que l'autre n'allait pas s'enfuir.
Il n'y avait rien de brusque, juste de la douceur, des caresses chastes, de la tendresse et de l'amour, beaucoup d'amour.
Et la chaleur ne me quittait plus et même curieusement continuait de grandir en moi, me rendant dépendante et m'empêchant de m'arrêter de l'embrasser.
Je ne l'embrassais pas parce qu'il était triste ou parce que je l'étais, nous ne nous embrassions pas comme si c'était la dernière fois que nous pourrions le faire, nous nous embrassions car nous en avions envie et cela donnait à ce moment une toute autre signification.
Puis nous avions fini par sombrer dans le sommeil et pour l'un comme pour l'autre et depuis bien longtemps ce fut une nuit calme et paisible.
Durant les jours suivants, les journées semblèrent être les mêmes que celle ci.
J'allais rendre visite à Haymitch tous les jours sans pour autant l'obliger à aller en foret, mais j'avais l'impression de trouver moins de bouteilles chez lui mais nous n'en parlâmes pas.
Peeta passait beaucoup de temps à travailler sur ses plans alors que moi je continuais de fixer le carton contenant le nécessaire pour faire mon livre.
Nous avions quand même réussis à trainer Haymitch jusqu'en ville pour lui montrer le projet de Peeta et même si Haymitch restera Haymitch il fit comprendre à Peeta qu'il approuvait son projet et qu'il le soutenait.
Et quand le soir venait nous allâmes directement dans la chambre de Peeta. Nous n'en avions pas parlé, mais je le faisais naturellement maintenant.
Une fois dans le noir tous les deux nous nous embrassions tendrement pendant des heures. En nous caressant le dos, les bras le visage l'un l'autre.
Puis un soir Peeta décida de s'aventurer sur des territoires inexplorés. Il descendis ses mains vers le bas de mon dos et commença à passer sous mon tee shirt de pyjama. Et j'eu instinctivement un mouvement de recul et il se figeât.
- Ca ne va pas Katniss ? je, j'ai fait quelque chose de mal ?
- Non, ce n'est pas ça, c'est juste que, tu sais…
- Non je ne sais pas, dit moi
- Tu sais bien, mes cicatrices
- Et alors quoi tes cicatrices ? j'ai les mêmes tu sais ?
- Peut être mais j'ai peur que ça te dégoute
- Et les miennes elles te dégouteraient ?
- Non bien sur que non elles font parties de toi
- Alors tu as ta réponse, car je pense la même chose à ton sujet.
Katniss, je t'aime comme tu es tu sais.
Il ne dit rien de plus et se rapprocha de nouveau de moi pour m'embrasser, il le fit en me rapprochant de lui et en me serrant fort.
Puis au bout de quelques minutes il décida visiblement de re tenter son exploration. Au début je me crispa mais plus légèrement, puis en sentant ses mains chaudes parcourir mon dos en douceur, je finis par me détendre et commença même à trouver cela agréable…très agréable.
Je décidais donc de faire la même chose que lui et passa moi aussi ma main sous son tee shirt. C'était tellement agréable de se sentir proche de quelqu'un surtout de lui comme ça. Je n'avais jamais touché quelqu'un vraiment, en fait pas du tout et je sentais cette connexion entre nous, mais de manière différente.
Et je ne sais pas ce qui me pris mais j'entrepris de faire remonter le tee shirt de Peeta de manière à ce qu'il comprenne que je souhaitais qu'une chose, qu'il s'en débarrasse, ce qu'il fini par faire.
Il se mis alors sur le dos et je me mis à côté de lui et doucement tout en douceur je commença à parcourir son torse, son ventre avec mes mains. Je voulais simplement le toucher délicatement, le découvrir. Le passais sur sa clavicule, sur son coup, et je redescendais et je fis ça un long moment sans doute, sans me lasser et il ne disait rien il me laissait faire en respirant doucement. Je pouvais sentir sous mes doigts ses cicatrices, mais comme je le lui avait dit plus tôt elle ne me dégoutaient pas, elles étaient une part de lui maintenant.
Après un moment je l'embrassa de nouveau, et je sentis de nouveau sa main sur le bas de mon dos, et je compris quand il attrapa délicatement le bas de mon tee shirt qu'il me demandait silencieusement si je l'autorisais moi aussi à me dévoiler à lui, ce que je fit après quelques secondes d'hésitation.
Alors tout doucement il m'enleva mon tee shirt. Il me fit comprendre que lui aussi voulait découvrir mon corps comme je venais de le faire.
Nous ne nous disions toujours rien.
Il fit alors glisser ses doigts sur mon ventre, très doucement il caressait chaque centimètre de peau qui lui passait sous la main. Puis il remonta en douceur vers ma poitrine. Il s'arrêta comme pour demander la permission et je me relevai légèrement pour l'embrasser pour lui faire comprendre qu'il pouvait continuer.
Alors ses mains s'aventurèrent d'abord autour de mes seins, délicatement il les contourna puis ses paumes entourèrent bientôt entièrement l'un deux et il me caressa comme cela très doucement.
Et cette chaleur, toujours présente augmenta subitement en moi. Jamais je n'avais ressenti cela.
Il alternais de l'un à l'autre puis redescendait vers mon ventre tout en m'embrassant et je me sentais si bien. Je sentais que lui aussi bien que tout comme moi son souffle devint un peu plus saccadé.
Puis il fini par s'arrêter et posa sa tête sur mon ventre en me serrant contre lui tandis que je laissais mes mains vagabonder dans ses cheveux.
Et je le senti s'endormir comme ça contre moi à moitié nue.
L'évidence s'imposait alors à moi, cette chaleur que j'avais ressentie avec Peeta et jamais avec Gale signifiait qu'il n'y avait que lui qui comptait depuis le début et qu'il était le seul élément capable d'attiser cette nouvelle forme de flamme en moi. Pas la flamme de la colère non, mais celle du plaisir et du désir et de l'amour.
Si c'est ça l'amour, alors oui, pourquoi pas.
