Retour de Léo dans ce chapitre... Bonne lecture =)


Je fermai les yeux, anticipant la venue du choc. Mais rien ne vient. Ne comprenant pas, je rouvris les yeux, Démétri se tenait toujours devant moi, mais je n'étais plus le centre de son attention. Son regard se dirigeait derrière moi et ce qu'il voyait devait le surprendre et l'inquiéter car ses traits étaient crispés, raidis, le sourire sadique qui illuminait son visage il y a quelques secondes avait disparu. Profitant de ce moment d'inattention, je fis deux pas sur le coté pour échapper à cet homme dont les intentions étaient plus que douteuses, paniquée, je ne cherchai même pas à regarder ce qui le perturbait. J'espérais avoir été discrète et pouvoir m'enfuir en courant, mais ces réflexes furent bien plus rapides que les miens. Sans même que je ne vois son bras se déplacer, sa main me rattrapa, je sentis sa peau glacée contre mon poignet, comme s'il avait laissé ces doigts dans la neige pendant des heures, la même frigidité que j'avais ressentis avec Alice. A peine m'eus t'il touché qu'un énorme grognement s'éleva dans mon dos, je n'eus pas le temps de me retourner pour voir quel animal avait bien pu pousser un tel cri, je fus projetée au sol. Mes mains réussir cette fois à amortir ma chute, mais cela n'empêcha pas mes genoux d'atterrirent sur une pierre et malgré la couverture neigeuse la douleur m'immobilisa plusieurs secondes. Revenant à la réalité, je me retournai pour voir ce qui m'avait projetée au sol, toujours assise, les jambes pliées, je reculai vivement devant la vision qui m'arriva, jusqu'au moment où un arbre entrava ma route, m'obligeant à rester sur place.

Un gigantesque loup noir, se tenait entre Démétri et moi. En position d'attaque, le poil hérissé, les babines relevées sur des crocs aiguisés et un grondement sourd qui sortait de sa gorge, il était terrifiant. En face, Démétri se tenait lui aussi près à l'assaut, tel un chat qui feule, ses lèvres rouge sang soulevées laissait apparaître des canines d'un blanc parfait. Je ne saurais dire lequel de ces deux êtres super naturels m'effrayais les plus. Alors que je réfléchissais à la manière de fuir, le loup tourna la tête vers moi, ses grandes pupilles bleues dans les miennes. Où avais-je déjà vu ses yeux ? Ils me paraissaient si familiers. Fanely, réveilles-toi ! Depuis quand les elfes séducteurs et manipulateurs ainsi que les loups guerriers existaient-ils ? Je me pinçai, mais rien à faire, je ne rêvai pas. Soudain alors que le loup me regardait toujours avec un regard tendre, Démétri profita de ce moment de faiblesse pour attaquer, il bondit.

- ATTENTION ! Ne pus-je me retenir.

Entre l'homme et la bête, malgré la peur que je ressentais, mon choix était fait. Le combat s'engagea rapidement. Le loup ayant entendu mon alerte, se retourna à temps pour esquiver son adversaire, avant de se jeter sur lui à son tour. Les coups partaient de chaque coté, aucun n'avait réellement le dessus. Brusquement, je sentis une présence à coté de moi, je tournai la tête et découvris Alice à quelques mètres de moi. Sans un mot, elle me rejoignit à la vitesse d'un éclair, me souleva comme si j'avais été un sac de plume, elle qui ne devait pas peser plus de quarante cinq kilos. Elle se mit à courir, m'emportant avec elle, trop perturbée, je n'opposai aucune résistance. La dernière chose que je vis fus le loup se jeter à nouveau sur Démétri essayant de lui attraper la jugulaire. Ensuite la paysage défila à toute vitesse, je ne distinguai plus rien. Je ne pus en supporter plus et m'évanouis.

Mes yeux refusèrent de s'ouvrirent, par contre, j'entendais parfaitement. Cette vois chantante, harmonieuse, c'étais celle de mon amie. Tout était donc réel et pas un vrai cauchemar.

- Ne t'inquiètes pas Léo, elle est ici avec moi !

- …

- Encore sous le choc, mais elle va bien. Elle ne devrait pas tarder à se réveiller.

- …

- Si j'avais voulu la tuer, je l'aurai fait depuis bien longtemps tu ne crois pas ?

- …

- Es-tu certain qu'il est partit ? Je ne la ramène pas si tu n'es pas sûr !

- …

- Ok, j'attends qu'elle se réveille et nous arrivons. Je pense qu'il va falloir tout lui expliquer, autant moi que toi ! Elle a tout vu, et il nous faudra la protéger !

De qui parlaient-ils ? De moi ? Oui sans aucun doute. Alice voudrait me tuer ? Non, impossible, je ne pouvais y croire. Et me protéger de qui, de quoi ? Toutes ces questions me sciaient la tête.

- Alice !

- Lily, tu vas bien ?

- Oui, oui ça va, où sommes-nous ?

- Chez moi… Ma famille n'est pas là, ils sont… en voyage.

- Explique-moi s'il te plaît Alice ! Je n'ai pas rêvé et je ne suis pas folle. Tu m'as sauvé, toi et le loup noir, vous m'avez sauvé de ce Démétri. Et lui qu'était-il ? Sa perfection, sa froideur, il te ressemble ! Je n'y comprends rien, rien… Je me pris la tête dans les bras sous la pression de toutes ces interrogations. Et ne me ment pas je t'en pris, j'ai besoin de connaître la vérité, j'ai bien vu que tout ne correspond à la réalité.

Alice semblait gênée, devant mon visage noyé de larmes, elle semblait désarmée.

- Les réponses vont venir Lily ! Laisse moi te ramener chez toi d'abord, sinon Léo va me tuer et je ne joue pas avec les mots !

- Léo est rentré ? Depuis combien de temps suis-je endormie ?

- Environ quatre heures.

Je restai sans voix, ne comprenant rien du tout.

- Peux-tu marcher ? me demanda mon amie en s'approchant pour m'aider.

Je me mis debout, après une minute et le soutien d'Alice, je trouvai mon équilibre. Je ne m'attardai pas sur la décoration de la chambre, ni de la maison en rejoignant la voiture, perdue dans mes pensées. Nous restâmes silencieuses pendant tout le trajet, Alice sembla à plusieurs reprises vouloir prendre la parole mais se retient. En arrivant dans la cour, je vis que la voiture d'Elise était toujours là, elle devait attendre mon retour avec Paco et Léo puisque d'après mon amie, ils étaient rentrés.

A peine, eu t'elle garée son alpine, que je vis Léo descendre les escaliers de la maison en courant. J'eus simplement le temps de sortir de la voiture et refermer la portière avant qu'il ne m'enlace.

- Tu n'as rien mon cœur ? Ca va ?

- Je vais bien ! Je suis contente que tu sois là ! Lui dis-je en me blottissant contre son épaule.

- Tu m'as manqué aussi, et encore plus que ça ! Mais tu m'as fait tellement peur toute à l'heure.

- Ha, Alice t'as mis au courant… D'ailleurs j'attends les explications ! Dis-je, en la regardant intensément.

Elle paraissait toujours aussi gênée et semblait réfléchir à la manière dont elle allait répondre à mes questions. Elle lançait des regards à Léo qui lui aussi n'était pas d'un calme exemplaire, stressé, pourtant il n'était pas présent, qu'avait il à se reprocher ?

- Alice n'est pas la seule à devoir te donner des explications, moi aussi il faut que je te parle, c'est important, ce qui a motivé mon voyage vers mon grand père et vers mes origines.

Alors j'étais soufflée ! Il n'avait pas voulu me mettre dans la confidence depuis deux semaines et voilà qu'il voulait faire cette révélation devant ses parents et Alice. D'ailleurs Elise et Paco arrivaient vers nous à leur tour, l'un après l'autre ils me serrèrent dans leurs bras, ce geste de profonde affection me fis le plus grand bien.

- Nous devrions rentrer ou nous allons geler sur place ! Dit Paco.

En effet le vent soufflait de plus en plus fort et me glaçait le visage et les doigts malgré la présence de la main brulante de Léo dans la mienne. Je n'étais pas du tout habituée à ressentir cette chaleur et je me remis à me poser des questions. Étais-ce moi qui étais détraquée, ressentir ainsi une vague de froid avec certain et un vague de chaud avec d'autres… Mais pourquoi seulement avec Léo, Alice et ce Démétri ? Le contact d'Elise ou de Paco était normal, je n'arrivais pas à saisir ce qui les différenciait. Une fois à l'intérieur du foyer, le feu de la cheminée me fit frissonner de réconfort.

Je voulais des réponses tout de suite, sans attendre, je m'installai donc sur le canapé, bien décidé à ne pas en bouger tant que l'on ne m'aurait pas donné d'explications. Léo et Alice s'assirent dans les fauteuils en face de moi, je regrettai de constater que mon chéri était distant depuis que j'avais demandé des éclaircicements sur ce que je venais de vivre. Quel était donc son secret ? Paco et Elise, eux s'installèrent chacun à coté de moi. Un lourd silence s'installa, aucun de nous ne souhaitant prendre la parole en premier. Léo se lança au bout de quelques minutes :

- Avant te de dire quoi que ce soit, j'aimerai que tu nous raconte ce qu'il s'est passé toute à l'heure, dans la forêt.

- Je suis allée marcher un peu, prendre l'air avant de venir vous chercher à l'aéroport. Commençai-je après avoir pris une grande inspiration. En arrivant à ma cabane, il y avait ce Démétri qui attendait, il m'a expliqué que ses patrons voulaient me proposer un travail. Mais moi, j'ai déjà ce qui me plait, je lui ai donc dis ! Ce à quoi il a répondu que ce n'était pas à mon métier d'infirmière qu'ils s'intéressaient mais à un talent plus personnel. Ensuite tout est allé très vite, il s'est approché de moi, vraiment très prêt, je n'arrivai pas à bouger tellement j'avais peur, et brusquement je me suis retrouvée à terre, et devant moi se tenait un énorme loup noir ! Je n'ai pas eu le temps de me relevée, Alice, tu es sortie de nulle part, tu m'as soulevé et nous sommes parties à une vitesse incroyable. J'ai dû ensuite m'évanouir car j'ai rouvert les yeux chez toi.

- …

- Je sais que ça vous paraît complètement dingue, mais je vous assure que c'est la vérité ! Je ne suis pas folle !

- Nous savons que tu n'es pas paranoïaque, ne t'inquiètes pas ! Enchaina Paco. Je le regardai intensément, sous le choc, étonné de sa réaction. Il passa ensuite son bras sur mes épaules pour me soutenir, pour m'encourager à continuer.

- Qui es tu Alice ? Ou plutôt qu'es tu ? Depuis notre rencontre, tu m'intrigues, me fascine sans m'impressionner… Tu as quelque chose de spécial, un charme particulier que ce Démétri avait aussi.

Alice ouvrit la bouche pour répondre mais Léo fut plus rapide

- C'est une vampire !

- Une vampire ? Tu pense vraiment que je vais croire ça ?

- Je n'ai jamais été aussi sérieux Fanely ! Me dit-il l'air grave.

Je regardai Alice incrédule, elle baissa les yeux et me fit un signe d'affirmation de la tête pour seule réponse, ne le contredisant pas. Mon cerveau refusait de croire à ce qu'il venait d'entendre. Vampire, ces créatures mystiques qui n'existent que dans les romans et les films d'horreur, impossible. Elise et Paco ne paraissaient pas surpris, étais-je donc là seule à être sous le choc ?

- Alice… ? Arrivai-je à articuler en la regardant droit dans les yeux. Elle comprit ma question sans que j'aie besoin de parler.

- Oui je le suis Lily, depuis quelques décennies maintenant…

La panique montait en moi, inconsciemment, je m'étais recroquevillée sur le canapé, sous le choc. Elle ne mentait pas, j'en avais l'intime conviction. Les vampires existaient donc réellement, petit à petit, les éléments se rangeaient dans mon esprit, cela expliquait pas mal de choses… Séduction, force, vitesse, froid… Mais si Alice était l'un d'eux, son amitié pour moi n'était qu'un jeu, une manière d'endormir ma vigilance pour mieux boire mon sang ensuite.

- Tu voulais donc que je devienne ton repas, pourquoi ne pas m'avoir tué la première fois ?

- Je ne suis pas ce genre de vampire Lily ! Je ne veux en aucun cas te tuer. Je ne me nourris que de sang animal.

Je voyais qu'elle essayait d'utiliser des mots pour ne pas me choquer d'avantage, pourtant j'étais terrorisée.

- Je ne comprends pas. Quel est ton but avec moi ? J'imagine que depuis toutes ces années d'existence, moi, je n'ai pas grand chose à t'apprendre.

- Je ne joue pas un rôle ! Ton amitié m'apporte beaucoup.

- …

- Je répondrai à toutes tes questions Lily, mais nous avons encore beaucoup de chose à te dire. Elle regardait Léo, comme pour lui passer le relais.

Que pouvaient-ils m'annoncer encore. Ce ne pouvait pas être pire, de toute manière un choc de plus ou de moins, maintenant je n'étais plus à ça prêt. De toute manière je préférai savoir la vérité. De nouveau, personne ne parlait.

- L'homme que j'ai vu dans la forêt, Démétri, est un vampire n'est ce pas ? Leur demandai-je

- Oui, s'en est un. Me répondit Alice.

Même si je m'en doutais, la peur grandit. J'imaginais parfaitement qu'il n'était pas comme Alice et qu'il devait boire du sang humain. Il aurait donc voulu me tuer ? Pourquoi alors me parler de ses supérieurs et de talent personnel. Sans doute une manière de détourner mon attention. Je me mis à trembler sans pouvoir m'arrêter. Je sentais le bras de Paco me serrer d'avantage.

- Léo à ton tour, explique-lui. Alice a révélé son secret, à toi, maintenant mon fils.

Je fixai Léo, quel pouvais être ce secret ? J'avalai ma salive, mais ça ne fit pas passer la boule qui me serrait la gorge. Il me regardait, ces magnifiques yeux bleus étaient remplis d'inquiétude, sans doute redoutait il ma réaction.

- Mon cœur, je pense que tu as remarqué des petits changements chez moi depuis quelques temps.

- Des détails, oui.

- Je ne t'ai jamais rien caché, cependant je ne pouvais rien te dire ne comprenant pas tout moi-même. Je n'ai plus le choix, ta vie est en danger, par la présence des vampires et par la mienne, tu dois donc savoir la vérité…

- Léo, dis moi s'il te plait !

- Le loup noir que tu as vu toute à l'heure… C'était moi.

Un fois de plus je restais sans voix pendant plusieurs secondes, il était si sérieux. Je regardais tour à tour Alice qui ne disait rien, Elise qui me souriait timidement et Paco qui continuait à me serrer contre lui.

- Toi, le loup ? C'est quoi cette blague ? Vous vous moquez de moi depuis toute à l'heure avec vos histoires de vampires et de loups garous !

- Je suis d'accord, ça doit te paraître complètement fou mais c'est la vérité.

Léo s'énervait devant mon refus de croire à ce qu'il me disait, je le sentais même si il essayait de garder son calme. Ses mains agrippaient les accoudoirs du fauteuil et je voyais se doigts rougir sous la pression.

- Comment peux-tu m'expliquer ta présence dans les bois alors que tu étais encore dans l'avion ?

- Nous avons pris un autre vol, plus tôt. Je ne t'ai rien dis pour te faire la surprise… Quand nous sommes arrivés, maman m'a dit que tu venais de partir te promener Je suis donc partis tranquillement à ta suite, je savais parfaitement où tu irais et ne me suis donc pas pressé. Et puis, d'un seul coup j'ai sentis la présence d'un buveur de sang, je me suis précipité ! Quand je suis arrivé, ce vampire allait t'attaquer, ne pouvant plus me contrôler, je me suis transformé et interposé entre vous.

- Léo calme toi ! Le coupa son père.

En effet, mon chéri avait viré au rouge, en racontant ce qu'il c'était passé. Il était tendu et le fauteuil ne tarderait pas à se casser s'il n'arrêtait pas de tirer sur les accoudoirs. Ce qu'il me racontait était donc vrai, jamais il ne se serrait mis dans un tel état pour un mensonge ou une blague. Cependant Léo continua son explication sans prendre en compte la remarque de Paco.

- Je t'ai vu tomber à terre, et j'ai eu peur ! Peur de t'avoir blessé, de VOUS avoir fait mal.

Il avait insisté sur le vous, et je comprenais de qui il voulait parler. Les larmes me montèrent aux yeux. Ces paroles ne s'adressaient qu'à moi, malgré la présence des autres, nous n'étions que tout les deux.

- J'ai vu que tu allais bien, tu me regardais et je me suis perdue dans ta contemplation. Heureusement tu as crié et ça m'a ramené à la réalité. Nous nous sommes battus, mon premier combat, mes gestes n'étaient pas sur. J'ai réussi à plusieurs reprise à le griffer, il n'avait de son coté aussi jamais du combattre contre un adversaire comme moi, car il était vraiment surpris. Il a ensuite pris la fuite, je n'ai pu le rattraper, il était trop rapide. Quand j'ai essayé de te retrouver, tu avais disparu, mais j'ai senti une odeur que je connaissais déjà puisque je l'avais déjà senti sur tes vêtements. Je savais que tu étais avec Alice…

- LEO !!!!!! Cria Paco. CALME-TOI.

Trop tard, les habits de Léo avaient craqués et l'énorme loup noir que j'avais vu dans la forêt se trouvait devant moi. C'était bien lui!

Pour la deuxième fois de la journée, Alice se jeta sur moi, me souleva et m'emmena en un éclair. Et de nouveau je sombrai dans l'inconscience.

… Un son, une voix, Alice et Elise discutaient.

- Elle s'évanouie beaucoup, c'est une habitude ?

- Non, je ne l'ai jamais vu tomber. L'émotion sans doute, mais c'est étrange en effet.

- Pauvre Lily ! Ca fait beaucoup de révélation pour une journée.

Le silence. Encore dans les nuages, je restai les yeux fermés. Une main froide se posa sur mon front, sans aucun doute celle d'Alice. Cette vague de froid me fit du bien, m'aidant peu à peu à revenir dans le monde réel.

- Merci Alice de l'avoir sauvé. Léo n'aurait pu se pardonné si il lui avait fait du mal.

- De rien ! J'avoue l'avoir fait aussi pour moi. Je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Léo à réussi à canaliser sa colère, il a prit la direction opposé à la notre.

Tout n'avait donc pas été un rêve, tout était vrai. Vampires, loups garous…

- Ha, te voila Léo !

- Elle est réveillée ? Sa voix était triste, pleine de culpabilité.

- Non pas encore, lui répondit Elise. Je vous laisse tous les trois, vous avez sans doute des choses à vous dire.

- Merci maman, à toute à l'heure.

Le silence s'installa de nouveau. Alice était toujours assise à coté de moi, je sentais la fraicheur de sa main encore sur mon front. Le matelas s'enfonça à l'opposé d'Alice. Léo pris ma main, je le reconnu par la chaleur qui me parvient. Je me sentais bien, entre le feu et la glace.

- Alice ?

- Oui Léo ?

- Tu ne mens pas quand tu dis que tu ne veux pas la tuer ?

- Je suis sincère ! Elle est mon amie, je ne pourrai pas lui prendre sa vie. Elle est trop précieuse à mes yeux.

- Je te ferais donc confiance !

- Merci Léo !

- Non, merci à toi ! Tu l'as protégé deux fois aujourd'hui.

J'ouvris les yeux et arrêtai de faire la belle au bois dormant.

- Oui, Léo à raison ! Merci Alice !