Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

NdA : Même si en français, on dit Severus Rogue, je prefère la forme anglaise de Severus Snape.

Bêta :Zarbi

NdA: Ce n'est pas vendredi, mais comme j'ai des soucis de connexion en ce moment, je ne suis pas certaine de pouvoir poster demain. Donc je le fais aujourd'hui. Merci à ceux qui me laissent des com's, m'ont mis en favorite et follow.


Chapitre 6

Nous pénétrons en silence dans la grotte et sur nos gardes. Nous parcourons la caverne à allure humaine, les sens en éveil. Après environ 2 minutes, Snape nous fait signe de nous arrêter devant une ouverture d'où provient de la lumière. De là où nous nous trouvons, j'entends les bribes d'un discours. Curieux, je jette un rapide coup d'œil dans l'ouverture. Ce que je vois me glace le sang en même temps qu'une rage folle s'empare de moi.

Snape avait donc raison sur toute la ligne. Il s'était cependant trompé sur une chose : Voldemort n'est pas sur le point de revenir à la vie, il est déjà de retour. Après tout le mal que je me suis donné pour me débarrasser de lui, cette ordure a trouvé le moyen de revenir d'entre les morts ! Mais comment cela est-il possible ? Je pensais pourtant avoir détruit tous les Horcruxes de ce monstre ! Je me suis même assuré de la destruction de celui qui était logé en moi. Alors, comment a-t-il pu revenir ? Dumbledore se serait-il trompé sur le nombre de ceux-ci ? Y aurait-il eu 8 Horcruxes au lieu de 7 ? Ou même est ce qu'il y en a encore plus ?

Mon sang bout. Je ne sais pas ce qui est à l'origine de sa résurrection, mais une chose est claire dans mon esprit : quel que soit le prix à payer, je vais le renvoyer d'où il vient, quitte à l'accompagner pour être certain qu'il y restera à jamais cette fois ! Attention ! N'allez pas me prendre pour un héros, car cette fibre détestable de ma vie m'a belle et bien quittée depuis belle lurette. Merlin merci pour cela ! Ce qui motive mon désir de faire disparaître cette tête de serpent de Voldemort de la surface de la Terre une fois de plus, n'est dû qu'à la haine sans borne que je ressens à son égard et dont je ne n'ai jamais cessé d'éprouver même après son décès.

Snape me sort de mes sombres pensées et nous divise en deux groupes. Il prend la tête de l'un d'entre eux et me confie le second. Puis, nous pénétrons dans la pièce souterraine en faisant bien attention à ne pas nous faire voir par les Mangemorts qui font cercle autour de Voldemort et de Draco Malfoy. Malfoy ! Ce nom évoque tant de choses en moi, mais ce n'est pas le moment de penser à lui. Le groupe de Snape pénètrent dans la cavité par la droite, alors que le mien le fait par la gauche. Pour s'assurer qu'aucun Mangemort ne puisse fuir pendant notre attaque surprise, Snape a placé un sort anti-transplanage sur la grotte. L'idéal serait de parvenir à entrer sans nous faire voir et entendre.

Mais au vu de la configuration de la grotte, ce n'est pas une chose aisée, car il n'y a rien pour nous dissimuler de la trentaine de sorciers qui se trouvent à l'intérieur. Le mieux aurait été sans doute d'utiliser des charmes d'invisibilités sur nous, mais nous n'avons pas le temps et puis, dans la confusion, nous risquerions, Snape et moi, de toucher l'un des nôtres sans le vouloir. Notre seule chance pour parvenir à les prendre par surprise, c'est de ne pas faire de bruit. Je prie Merlin pour que la chance soit de notre côté. Sur cette prière, je fais signe à mon groupe et me prépare mentalement à franchir l'entrée. Mais au moment de le faire, je fais un arrêt et me surprends à porter la main à l'endroit où j'avais l'habitude de porter ma baguette. Je me demande si un jour ce réflexe va me passer.

Tout en me posant cette question et en faisant tout mon possible pour ne pas penser à Malfoy, je lance un regard curieux sur les 3 vampires, l'homme-loup et Bella qui font partie de mon groupe. Tandis que je dévisage les 3 vampires, le remords revient à la charge. C'est une chose qui m'agace fortement. Depuis mon départ de l'Angleterre, après le meurtre de Dumbledore, je n'ai jamais été sujet à quelque chose d'aussi futile et inutile que le remords. J'ai vécu ma vie comme je le voulais sans jamais m'inquiéter de ce que mes actions pouvaient avoir comme conséquences sur les autres. C'est comme si, quand j'avais vidé le vieux manipulateur de son sang, toutes formes de culpabilités et autres m'avaient déserté. Non pas que je m'en plaigne, car je ne me suis jamais senti aussi libre et vivant depuis lors.

Dérangé par l'émotion indésirable, je détourne rapidement les yeux dans l'espoir que cela suffise à la faire disparaître. Mais bien entendu, ce n'est pas le cas. Exaspéré par ce sentiment superflu, je pénètre dans la crevasse. Pendant que nous avancions à pas de loup, une idée me passe en tête. Je m'arrête et fais signe à la vampire à l'apparence de fée de s'approcher de moi. Cette dernière hésite. Elle jette un regard interrogatif au vampire blond qui se tient à ses côtés. Par la barbe de Merlin ! Elle croit quoi ? Que je vais la buter peut-être ? Non, mais, je ne suis pas un sauvage non plus ! Et en plus de ça, je n'ai pas le temps pour cela. J'ai un blondinet super sexy et grande gueule à sauver ! Après un échange de regard que je n'arrive pas décrypter entre les deux, la vampire s'approche finalement de moi.

Alors qu'elle me rejoint, je sens sur moi les regards méfiants de ses deux compagnons. Ce qui me laisse de glace, car ils ne sont pas de taille à m'affronter. Et même si l'un d'eux a une force monstre (car il lui en a fallu pour être parvenu à me balancer contre un mur lorsque j'ai failli trucider cette conne de Bella quand elle s'est jetée sur moi), ils ne représentent aucun danger pour moi. Le seul dont j'ai vraiment à me méfier, c'est de l'homme-loup. Sa résistance à la magie fait de lui un adversaire redoutable. Lorsque la vampire parvient à ma hauteur, je lui chuchote quelque chose à l'oreille. Elle me dévisage un court instant avant de hocher la tête.

Ceci étant fait, je me sens plus serein. Nous nous mettons en place et attendons le signal de Snape avant de frapper. La chance semble être de notre côté, car les Mangemorts ne nous repèrent pas. Ces idiots sont tous sous l'emprise de Voldemort qui est en train de faire une espèce de discours boiteux sur la pureté du sang, d'une purgée nécessaire au sein de la communauté sorcière et d'un retour aux vraies valeurs sorcières. Allez savoir de quelles valeurs parle ce psychopathe ! Mais bon, du moment qu'il retient l'attention de ses larbins, moi ça me va. Une minute passe avant que le signal de Snape n'arrive. Celui-ci est très simple. Le maître des potions envoie un Avada qui fauche un des Mangemorts.

L'attaque met tout de suite les autres sur leurs gardes. Les sorts commencent à voler un peu partout. Je riposte en m'efforçant de m'approcher du mage aliéné. À cet instant je n'ai qu'une idée en tête, le renvoyer d'où il vient à tout prix. Tout en me rapprochant de lui, je me débarrasse avec application de ses adeptes. Au fil du temps, je suis parvenu à créer des sortilèges aux effets assez amusants ; enfin, amusant pour moi, pas pour ceux qui les reçoivent. Il faut aussi dire que je me suis beaucoup inspiré du livre de charmes de Snape. Et croyez-moi, ce type a une imagination incroyablement vicieuse en ce qui concerne les sortilèges. À coup de charmes plus vicieux les uns que les autres, je m'emploie à faire une démonstration de mes petites trouvailles à mes adversaires.

Alors que je ne suis plus qu'à quelque pas de mon ennemi de toujours, 2 Mangemorts me barrent la route. Il va sans dire que leur intervention ne me plaît pas le moins du monde. Et vous savez ce qui arrive quand quelque chose me contrarie. Je murmure de ce fait un charme de mon cru. Les effets ne tardent pas à se faire sentir et percevoir. Les deux petits merdeux se mettent à transpirer comme des porcs pendant que leurs peaux rougissent étrangement. Leur sang se met à bouillir comme de l'huile. Des cloques font leurs apparitions sur les deux corps.

La douleur et l'horreur se lisent sur leurs visages qui commencent à fondre comme de la cire. Leur mort ne prend que quelques secondes. Et lorsque le sortilège cesse, il ne reste des deux enquiquineurs qu'une étrange matière gélatineuse et rougeâtre. Débarrassé d'eux, je peux enfin me concentrer sur le mage qui me fait face et qui me dévisage avec incrédulité. Quoi ? J'ai quelque chose sur la tronche ? Oh non ! Ne me dites pas que Voldemort vient de tomber sous mon charme ! Je sais que je suis beau, mais les faces de serpent ne sont pas du tout mon genre.

_ Potter ? C'est bien toi ? me demande-t-il toujours aussi éberlué.

_ En chair et en os, je lui réponds en lui dédiant mon plus beau sourire.

_ Comment est-ce possible ? s'étonne-t-il en me dévisageant avec insistance.

Oh ! Je crois que je commence à comprendre le problème. Vous ai-je déjà parlé de l'obsession de Voldemort pour la mort ? Oh, pas parce qu'il aime la mort ! C'est tout le contraire si vous voulez tout savoir. Voldemort a toujours eu une hantise. Une hantise qui a guidé la plupart de ses choix. Une hantise qui l'a conduit à commettre des actes épouvantables. La même hantise qui l'a poussé à tuer mes parents avant de tenter de s'en prendre à moi. Cette hantise, c'est la peur de la mort. Oui, Voldemort, lui qui prend tant de plaisir à voler la vie des autres, a toujours vécu dans la crainte qu'on lui vole la sienne. Ironique, non ?

Dans le but d'éviter l'inévitable, le mage a passé toute sa vie à chercher un moyen de la contourner. Et vous savez quoi ? Ce malade est parvenu à ses fins. Il a découvert comment déjouer la mort. De quelle façon ? Très simple. Ce détraqué a trouvé le moyen de fractionner son âme en plusieurs morceaux qu'il a ensuite enfermés dans des objets et il les a cachés afin de s'assurer que s'il venait à être tué, les fragments de celui-ci puissent l'aider à revenir. J'avoue que c'est complètement tordu, mais ce type n'est pas normal. La preuve, le soir où il a tué mes parents, cette face de serpent en a profité pour placer un morceau de son âme en moi. Dumbledore était convaincu qu'il l'avait fait inconsciemment, mais lors de notre affrontement, Voldemort m'a avoué l'avoir fait à dessein.

En effet, quand le sortilège de mort qu'il avait lancé sur moi lui a été renvoyé, il a eu la bonne idée de faire de moi un Horcruxe (c'est le nom donné aux fragments de son âme). Le mage noir avait pour projet de s'emparer de mon corps après avoir détruit mon esprit. Dans sa grande naïveté, il s'était dit que briser l'esprit d'un enfant serait un jeu d'enfant, sans faire de jeu de mots. Seulement, la pauvre psycho n'avait pas pris en compte un tout petit détail : ma volonté. Vivre avec la famille Dursley m'a permis de développer une volonté à toute épreuve. Donc, lorsque Voldemort a tenté de s'emparer de mon corps dans le courant de ma première année à Poudlard, je l'ai envoyé bouler ailleurs. Ceci étant dit, revenons à l'histoire.

_ Alors, comment expliquer cela sans t'infliger une crise cardiaque, commence-je sur un ton moqueur.

_ Je vois que les années ne sont pas parvenues à te priver de ton insolence légendaire, Potter, me dit Voldemort.

_ Pourquoi changer quand on est parfait en tout point, lui rétorque-je.

_ Tu étais sur le point de m'apprendre le secret de ta jeunesse, me dit-il.

_ Oh, ça ! Alors c'est très simple…dis-je avant de faire un arrêt pour le plaisir.

_ Mais encore ? s'impatiente-t-il en déviant négligemment un sortilège perdu qui était sur le point de le frapper.

Il est vraiment balèze le bougre. La mort ne semble pas lui avoir enlevé ses réflexes surhumains ainsi que sa puissance magique. Il me paraît aussi fort en magie que durant notre duel d'il y a 30 ans, si ce n'est bien plus.

_ Vampire, je lui souffle.

_ Vampire ? Que veux-tu dire ? me demande-t-il en prenant un air pensif.

De là où je me trouve, je peux presque entendre les rouages de son esprit. Même si Voldemort est l'être le plus abominable qu'il ne m'a jamais était donné rencontrer, il n'empêche qu'il est aussi le sorcier le plus intelligent que je connaisse. Il ne tarde donc pas à comprendre.

_ C'est impossible, déclare-t-il. Un sorcier ne peut pas être transformé. Je me suis personnellement assuré de cela, ajouta-t-il avec certitude.

_ Eh bien, il semblerait qu'une fois de plus, je suis l'exception qui confirme la règle, le détrompe-je en lui montrant mes canines.

_ Impossible ! s'exclame-t-il.

_ N'est pas sorcier, je lui siffle narquoisement. Bon, ce n'est pas que je n'apprécie pas nos délicieuses retrouvailles, mais je dois te renvoyer d'où tu viens. Tu comprends, ce n'est pas contre toi, hein. Mais ta vue à tendance à me donner envie de gerber mon repas. Et comme je ne voudrais pas salir ce beau sol crasseux, je te propose de gentiment retourner d'où tu viens.

_ Merci, mais je ne crois pas non. Je viens à peine de revenir et j'aimerais aller rendre quelques visites à des amis, me rétorque-t-il sur le même ton.

Je rêve ou bien cette vieille peau s'est mise à faire de l'humour ! ? Mais où va le monde ? je vous le demande ! Décidant d'en finir au plus vite avec lui, je lance les hostilités avec un informulé qu'il dévie avec une facilité déconcertante. Le combat s'engage entre nous. Sortilège après sortilège, nous tentons de prendre le dessus sur l'autre, mais aucun n'y parvient. J'aurais cru que mon état de vampire m'aurait donné un avantage sur lui, mais étonnamment, ce n'est pas le cas. Voldemort arrive par je ne sais quel prodige à bouger aussi vite que moi. Il est aussi rapide qu'un vampire et ses charmes sont tous aussi puissants que les miens.

Même mes trouvailles de ses dernières années ne parviennent pas à le stopper. Je pensais qu'après toutes ces heures passées à m'entraîner à la magie durant ses 30 dernières années avaient fait de moi un excellent combattant, mais il semblerait que je me sois trompé. Moi qui me pensais presque invincible, me voilà incapable de me débarrasser d'un simple sorcier. Certes, pas n'importe lequel, mais il n'en reste pas moins un simple mortel. Nous semblons être de force égale ce qui me frustre grandement et commence à rogner ma concentration. Je deviens alors imprudent et je me laisse guider par mes émotions. Croyez-moi, lorsque vous livrez un duel, perdre le contrôle de sa personne est la dernière chose à faire.

Je ne tarde pas en subir les conséquences. Un des charmes de Voldemort s'abat sur ma poitrine. Je ne sais pas de quel sort il s'agit, mais cela fait un mal de chien. J'ai l'impression qu'une perceuse est en train de creuser un trou dans ma poitrine si vous voulez savoir. Le sang me monte à la gorge avant de venir inonder ma bouche. Je suis pris de vomissements. Alors que je vomis tripes et boyaux, un second charme m'envoie valser contre l'une des parois de la grotte. Ma peau s'ouvre à plusieurs endroits et une de mes jambes ne tient que par la grâce de Merlin. Elle est presque amputée.

Du coin de l'œil, je vois Voldemort s'avancer vers moi d'un pas conquérant. Comment les choses en sont-elles arrivées à là en quelques secondes ? Tout en s'approchant, il lève sa baguette vers moi un sortilège au bout des lèvres. Pour la première fois depuis ma transformation, la peur s'introduit en moi. Et mon instinct de vampire prend le dessus, cherchant à se sauver. L'animal en moi sent la mort approcher. Si je ne fais rien, je vais mourir ici et maintenant de la main de l'assassin de mes parents.

LSS

Depuis ma position, je ne peux pas voir grand-chose de ce qui se passe. Je ne peux que percevoir les sortilèges qui volent d'ici et de là. Des Mangemorts tombent comme des mouches en se tenant la gorge ou suite à un sortilège mortel. Je me demande qui sont les attaquants et comment ils ont su où trouver les Mangemorts et leur maître. Alors que toute mon attention est fixée sur les bruits de combats, des mains petites et froides se posent sur moi. Une passe sous mon cou et l'autre sous mes genoux. Le propriétaire des mains me soulève avec une aisance déconcertante. Avant que je ne puisse m'interroger plus sur le sujet, la personne qui vient de me hisser dans ses bras se met à courir à une vitesse inhumaine.

Après une vingtaine de minutes, la personne s'immobilise. J'en profite pour observer mon sauveur ? Kidnappeur ? Je ne sais pas trop bien. Comme je suis toujours sous l'influence du sortilège qui m'empêche de bouger, je ne peux que mouvoir mes yeux. Ma tête étant posée sur l'épaule de mon porteur, je n'ai pas beaucoup de difficulté pour l'observer. Quelle n'est pas ma surprise quand je découvre l'identité de mon porteur, enfin ma porteuse. Eh oui, la personne qui vient de me sortir de la grotte n'est autre qu'une femme. Elle est petite de taille et a le visage d'un ange. Elle pourrait presque rivaliser avec une Vélane de sang pur. Je suis quelque peu étonné par sa force, je dois vous dire. Et puis, son âme est étrange. Elle dégage une odeur métallique, un peu comme le sang. C'est la première fois que je suis en présence d'une telle âme.

Qui est-elle et pourquoi m'a-t-elle sorti de là ? Incapable de répondre à cette question ou même de la poser, car je suis dans l'incapacité de le faire, je ne peux que la dévisager les yeux remplis de questions. La jeune femme à la peau blanche et froide me rend mon regard. Elle me scrute avec tout autant de curiosité que moi. Ses beaux yeux dorés brillent d'une intelligence incroyable. Alors que je me pose des questions sur son identité, quelque chose me frappe. Cette force phénoménale pour une femme de cette carrure, la froideur étrange émanant de son corps, la blancheur éclatante de sa peau et beauté presque surnaturelle qui émanait d'elle ne pouvait dire qu'une chose : vampire.

Cependant, la couleur dorée de ses yeux ne correspond pas avec ce que je connais des vampires. D'après Lupin, mon ancien professeur de défense contre les forces du mal à Poudlard, les vampires avaient tous les yeux rouges. Le rouge vient du sang qu'ils boivent. Et selon les livres et ce que m'ont toujours dit mes parents, tous les vampires étaient à l'origine des moldus. Les sorciers ne peuvent pas être transformés, car leur magie ne le permet pas. Mordre un sorcier revient à signer son arrêt de mort, car il n'y a pas de remède à la morsure d'un vampire. Et d'après un sombre ouvrage de magie noire que j'ai lu dans la bibliothèque familiale, la seule autre créature susceptible d'être transformé en vampire autre les moldus, est une Vélane. Mais cela n'a jamais était prouvé.

Mais maintenant que je vois cette jeune femme à la beauté envoûtante, je me demande si cela n'est pas vrai. Et puis l'étrange couleur de ses yeux ne fait que me confondre dans cette hypothèse. Peut-être que pour les vampires d'origine Vélane le sang humain a une toute autre réaction. Mais si je suis bien en présence d'une vampire, pourquoi ne me mord-elle pas ? Pourquoi s'est-elle attaquée aux Mangemorts ? Pourquoi m'a-t-elle emporté avec elle ? Que de questions ? Alors que mon cerveau carbure à plein régime, je perçois l'arrivée de plusieurs âmes. Six âmes semblables à celle de ma porteuse, une qui ressemble étrangement à celle d'un animal et une qui n'est ni humaine, ni vampire, ni animal. Cela m'intrigue énormément dans la mesure ou en plus de son étrangeté, j'ai l'impression d'avoir déjà rencontré le propriétaire de cette âme hors norme.

_ Monsieur Malfoy, me sort une voix étrangement familière de mes pensées.

Comme je ne peux pas répondre, je tourne les yeux dans la direction d'où provient la voix. Quelle n'est pas ma surprise ! La voix qui vient de m'interpeller appartient au vieux bossu que j'ai rencontré devant les grilles de Poudlard. Et encore plus étrange, c'est de lui que vient l'étrange âme. Mais ce qui me choque au-delà de tout cela, c'est ce qui se trouve dans ses bras. En effet, logé dans ses bras et gravement blessé, se trouve nul autre que Potter. Je n'en reviens pas, Harry Potter est bien vivant ! Mon cœur fait un bond énorme suite à cette constatation.


Alors, que pensez vous de cette suite ?