Disclaimer : Les personnages appartiennent exclusivement à notre chère J.K. Rowling et cette formidable histoire est le fruit de l'imagination de la talentueuse Tira Nog. Vous l'avez donc compris, je ne suis que la traductrice. Rendez-vous sur mon profil pour avoir accès au profil de l'auteur ainsi qu'à l'histoire originale en anglais.
Beta : Julielal pour son merveilleux travail de correction, et Alexiel_v pour la relecture !
Chapitre 7 :
Un peu plus tard, McGonagall les appela, « Les garçons, venez nous rejoindre s'il vous plait. » Une fois que Harry et son compagnon grognon eurent rejoint le groupe, la directrice poursuivit, « J'ai bien peur que nous ne soyons dans l'incapacité de vous rendre votre apparence pour l'instant. Mais rassurez-vous, nous allons faire tout notre possible pour parer à cette situation. » Ils prétendirent tous ne pas entendre le reniflement de dédain de la part de Severus. « Jusqu'à ce que la question soit réglée, nous allons devoir nous adapter à la situation actuelle. Le problème le plus urgent est de trouver l'endroit où vous allez rester jusqu'à ce qu'on trouve une solution. »
« Je veux retourner dans cette pièce avec les livres », dit Severus.
« J'ai bien peur que ça ne soit pas possible. Un garçon de ton âge ne devrait pas lire de livres de Sortilèges, encore moins ceux concernant les Sortilèges Impardonnables », coupa court McGonagall. « Tu auras besoin d'un encadrement indiqué jusqu'à ce que tout ceci soit rentré dans l'ordre. »
« Ils peuvent rester ici, à l'infirmerie », proposa madame Pomfresh.
Son estomac se glaça lorsque Harry réalisa que Hermione allait le laisser ici. Il aimait bien madame Pomfresh, mais il ne ressentait pas la même chose que pour la femme qu'il avait prise pour sa mère. Mais il savait qu'il valait mieux ne pas faire de scandale. Le cœur brisé, il fixa ses pantoufles en laine et fit de son mieux pour garder un visage impassible.
« Harry restera avec nous », dit soudainement Ron, d'une voix dure comme l'acier.
Harry releva brusquement la tête. L'espoir gonfla à l'intérieur de lui alors qu'il regardait l'endroit où Hermione et Ron se tenaient l'un contre l'autre.
« N'impose rien, Ron. Laisse-lui le choix », réprimanda Hermione. « Nous avons une chambre d'amis, Harry, ou bien tu pourrais rester dans le dortoir des garçons avec les premières années. C'est comme tu veux- »
Il courut vers elle avant qu'elle n'ait fini de parler. Il voulait l'entourer de ses bras comme il l'avait fait auparavant, mais chez sa tante et son oncle, il n'était jamais autorisé à faire de même.
« Avec toi, s'il te plait. »
« C'est arrangé, alors », dit Hermione en riant et en ébouriffant ses cheveux.
Son autre main se glissa dans son dos et avant que Harry ne s'en rende compte, il était là où il voulait être, enveloppé dans un autre de ces merveilleux câlins.
« Et toi, Severus ? », demanda le professeur McGonagall. « Que préférerais-tu -- le dortoir ou l'infirmerie ? »
Harry se sentit presque triste pour Severus lorsque l'autre garçon regarda l'endroit où Hermione le tenait toujours dans ses bras, puis cette dureté désagréable revint sur le visage de Severus et il ne se sentit plus si désolé tout d'un coup.
« Le dortoir, je suppose », dit Severus.
« Hmm, Minerva ? », demanda Ron incertain. « Vous savez que les seuls premières années qui restent au château pendant les vacances proviennent de notre maison ? »
« Bien sûr que je le sais. C'est uniquement une solution temporaire. Je vais faire installer un autre lit sur-le-champ. Il sera en place avant qu'il n'y arrive. Madame Pomfresh, si vous pensez à quelque chose, contactez-moi immédiatement je vous prie. Si vous voulez bien m'excuser », et la directrice s'en alla.
« Bon, venez par ici les garçons. Nous allons vous installer », dit Hermione joyeusement, en prenant la main de Harry afin de le guider vers la sortie. Elle offrit sa seconde main à Severus, qui la regarda comme si elle était un ver de terre égaré sur un trottoir.
« Je peux me débrouiller tout seul », dit Severus, en se redressant.
« Très bien alors. »
L'impolitesse de Severus ne sembla même pas déranger Hermione. Elle guida simplement Harry hors de la pièce, tout en allant à la même allure que Severus, qui avait l'air de vouloir être n'importe où ailleurs sur cette planète que là où il se trouvait en ce moment.
« Par ici. »
Alors qu'ils marchaient dans un autre dédale d'escaliers et de couloirs sans fins, Harry sentit Ron venir à côté de lui. La main de l'homme immense s'installa sur son épaule pour la serrer doucement.
« Ça va aller, Harry. »
Lorsqu'ils atteignirent l'entrée d'une tourelle aux teintes vives, où était accroché sur la porte le portrait d'une dame habillée d'une robe rose, Ron se dirigea vers Severus.
« Je vais l'accompagner au dortoir », proposa Ron.
« Bonne nuit, Severus », dit Hermione.
« Bonne nuit », cria Harry.
« Bon débarras, plutôt », dit Severus d'un ton méprisant.
Harry vit le visage de Ron devenir rouge de colère. « Dépêche-toi. »
« Mot de passe ? », questionna la dame habillée de rose.
« Marmelade », répondit Ron.
Harry regarda la porte se refermer derrière eux.
« Halala, cet homme », marmonna Hermione, en secouant la tête.
« Tu veux dire Ron ? », demanda Harry.
« Non, Severus. Ne fais pas attention à lui pour le moment. Nous sommes presque arrivés », dit Hermione, en le guidant à travers la porte située à côté de la dame en rose. Elle murmura quelques mots dans un langage étranger, puis la porte s'ouvrit en grand.
Harry la suivit dans un petit salon assez confortable. Il y avait un véritable sapin de Noël avec des centaines de lampes près du coin le plus éloigné de la cheminée. Les meubles étaient vieux et confortables, les divans un peu usés, mais gardés minutieusement propres. Tante Pétunia aurait détesté cette pièce, mais Harry s'y sentit tout de suite chez lui.
Alors qu'il se promenait dans la pièce, il réalisa que l'homme qu'il avait pris pour son père apparaissait dans pratiquement toutes les photos posées sur la cheminée.
« C'est moi, alors ? », demanda Harry, levant les yeux à nouveau vers une autre photo de Hermione, Ron et l'homme aux yeux verts.
« Oui, Harry. »
« Qui sont toutes ces personnes aux cheveux roux avec nous sur celle-ci ? », demanda Harry, tout en pointant une photo remplie de personnes riant et faisant signe de la main.
Hermione et son alter-ego plus âgé étaient au premier plan, entourés par une tribu de rouquins. Harry pensait que la maison délabrée qu'il avait vu sur la photo qui se trouvait dans sa chambre était la même que sur l'arrière-plan de cette photo, mais il y avait bien trop de monde dans le cadre pour voir ce qui se trouvait derrière elles.
« Oh, c'est la famille de Ron. Elle a été prise l'été dernier », dit Hermione, puis commença à nommer chacun des sujets. On aurait dit qu'une ville remplie de Weasley lui faisait signe. Au moment où elle nomma le dernier Weasley, ils étaient déjà en train de ricaner.
« La salle de bain est ici, et la chambre d'amis est juste à côté. Est-ce que tu veux que je te montre ta chambre ? »
A son acquiescement, elle le mena dans la chambre d'amis. Elle n'était pas aussi large que la chambre dans laquelle il s'était réveillé, mais c'était tout aussi chaleureux et confortable. Le grand lit à baldaquin était à l'autre bout de la pièce. Une couette bleu vif le recouvrait et les tentures du lit étaient assorties. Il y avait un bureau, une commode et une table de nuit. Les peintures qui s'y trouvaient semblaient représenter des paysages, il n'y avait donc personne qui leur faisaient signe de la main ou qui leur criaient dessus, mais il y avait à la place un troupeau de cerfs qui se déplaçaient sur la peinture accrochée au-dessus du lit.
« J'ai bien peur qu'il n'y ait pas beaucoup de choses qui puissent amuser un petit garçon. Il n'y a pas d'ordinateur ni de télévision », dit Hermione.
« Je trouve ça chouette », dit Harry, le visage souriant levé vers elle avant de courir sauter sur le lit. « C'est bien mieux que mon placard à la maison. »
L'espace d'une seconde, Hermione donna l'impression qu'elle allait pleurer, mais elle sembla alors se forcer à rire, « Eh bien, tant que tu ne mets pas tout sans dessus dessous... Est-ce je peux te laisser ici tout seul pendant un moment ? »
« Bien sûr. »
« Je serai dans la pièce à côté si tu as besoin de quoi que ce soit. »
« D'accord. Hermione ? », l'appela-t-il alors qu'elle s'apprêtait à partir, trouvant le besoin de dire quelque chose avant qu'elle ne parte, au cas où il se réveillerait à nouveau dans le placard ou quelque chose de ce genre.
« Oui ? »
« Merci. »
« Pour quoi ? »
Elle avait l'air surprise.
« Pour avoir été si gentille avec moi », dit-il timidement, tout en fixant la couette.
Il ne l'entendit pas traverser la pièce. Il ne s'en rendit compte que lorsqu'elle leva doucement son menton vers elle.
« Harry, tu n'as pas à nous remercier. Toi, Ron et moi, nous sommes une famille. Nous t'aimons. »
Il ne se souvenait pas que quelqu'un lui ai jamais dit ces mots auparavant. L'état de sa gorge donnait l'impression qu'il avait avalé la bouteille de potion de Poussos de madame Pomfresh.
Apparemment, Hermione était très douée pour déduire les choses. D'une façon ou d'une autre, elle sut ce dont il avait besoin.
Alors que son incroyable chaleur l'enveloppait à nouveau, Harry posa sa joue contre la douce rondeur de sa poitrine. Il ferma très fort les yeux et espéra de tout son cœur qu'il puisse rester ainsi pour toujours, qu'il ne doive plus jamais retourner chez les Dursley. Bercé par le rythme rassurant de sa respiration, les événements de la journée eurent raison de lui et avant qu'il ne s'en rende compte, il tomba endormi.
- - -
« Quelle matinée », maugréa Ron alors qu'il entrait dans leurs appartements, à peu près une heure après que Hermione ait installé Harry.
Cette dernière leva les yeux du bouquin de sortilèges de rajeunissement qu'elle était en train de lire. Il y avait une pile de près d'un mètre de haut de tomes similaires, empilés sur une desserte, à côté de son fauteuil.
Elle leva son visage vers celui de Ron lorsque ce dernier se pencha au-dessus de son fauteuil afin de lui donner un baiser renversé, faisant office de bonjour. Le maintien de leur position demandait un certain effort, si bien que ce baiser se transforma en quelque chose d'un peu plus intéressant que prévu. C'est ainsi que lorsqu'ils s'écartèrent, ils se retrouvèrent tous les deux dans un état plutôt pantelant.
« Euh, où est Harry ? », demanda Ron, en fouillant des yeux le salon.
« Endormi. Le pauvre s'est écroulé de sommeil dans mes bras. Ron, il pense vraiment qu'il a sept ans. Il n'a plus le moindre souvenir de nous. C'est... »
Ron serra son épaule et vint s'assoir sur le large accoudoir du fauteuil, garni de velours brun.
« Je sais. C'est tellement bizarre. Les sortilèges qui modifient l'âge d'une personne n'affectent normalement pas leurs souvenirs, si ? »
« Pas que je sache. » Elle se pencha tout contre lui, soulagée par sa présence. « Et ils laissent des traces lorsqu'on les lance. Minerva a récupéré les baguettes de Harry et du professeur Snape qui étaient dans leurs appartements, et les a ensorcelées pour voir quel était le dernier sortilège lancé. Harry a utilisé une dernière fois sa baguette pour transformer un hérisson en un coussin servant à mettre des aiguilles à coudre -- ne pose pas de questions, c'était un coup de Stanton, une fois de plus -- et le professeur Snape l'a utilisée en dernier pour éteindre les lampes. »
« Ce n'est pas très encourageant, n'est-ce pas ? », soupira Ron.
« Non. Franchement, ça m'inquiète. Tous mes instincts me disent que tu dois avoir raison, qu'ils doivent avoir été ensorcelés, mais aucune des alarmes de Poudlard ne s'est déclenchée. »
« Alors, c'était quelqu'un qui se trouvait dans le château dans ce cas ? », questionna Ron.
« Je ne vois pas comment ça pourrait être le cas », dit Hermione. « Je veux dire, les seules personnes présentes sont des professeurs. »
« N'oublie pas les élèves qui sont restés au château », lui rappela-t-il. « Souviens-toi des ennuis que notre trio avait l'habitude de récolter durant les vacances de Noël. »
« Ron, il n'y en a que sept qui sont restés. Le plus âgé n'a même pas treize ans. Un élève n'aurait pas pu faire ceci. Et même s'il y en a un qui avait voulu... »
« Oui ? »
« Quel intérêt ? Je veux dire, penses-y, que recherche-t-on en transformant ses ennemis en enfants ? Si tu envisageais d'ensorceler quelqu'un par vengeance ou colère, est-ce que ça n'aurait pas plus de sens à tes yeux de faire quelque chose qui le blesserait ? Un Doloris ou un des autres sortilèges d'attaque que nous avons appris serait une méthode plus efficace pour se venger. »
« Je suppose. »
« Et même si tu faisais quelque chose de la sorte pour humilier ton ennemi, est-ce que tu ne voudrais pas qu'il soit au courant de son avilissement ? Quel est le but de rendre son ennemi impuissant s'il ne peut même pas se souvenir de ce qu'il a perdu. Ça n'a aucun sens. »
« J'aimerais simplement savoir comment celui qui leur a fait ça a réussi son coup », dit Ron.
« C'est pratiquement un aussi grand mystère que son but. »
« Hmm ? », demanda Ron.
« Minerva est venue ici par cheminette avec quelques informations, il y a de cela quelques minutes à peine », dit Hermione. « Elle a donné les papillons à Neville pour qu'il les lâche dans la serre tropicale, au cas où nous aurions besoin d'eux pour défaire ce qui a été fait à Harry et au professeur Snape. C'était les bonnes nouvelles. »
« Et en ce qui concerne les mauvaises ? »
« Peu importe la cause, ils étaient tous les deux dans leurs appartements lorsque cela s'est produit. »
« Comment est-ce possible ? », demanda Ron.
« Je ne sais pas, mais les sortilèges de protection des appartements de Snape et Harry étaient toujours dressés et inviolés. Minerva a interrogé le portrait qui garde la porte de Harry. Personne n'est entré. Les transports par cheminette sont enregistrés au Ministère et indiquent que je suis la seule personne à être entrée par la cheminée de la chambre de Harry durant les trois dernières semaines et que personne n'a contacté Snape depuis que le professeur Dumbledore est décédé. C'est triste, tu ne trouves pas ? »
Elle regarda dans les yeux de son mari, comme si elle voulait puiser de la force dans ces profondeurs marron.
Ron haussa les épaules.
« Ce n'est pas étonnant. Dumbledore a toujours été la seule personne qui pouvait le supporter. »
« Ron ! »
« Ben quoi, c'est la vérité. Regarde simplement comment il s'est comporté aujourd'hui ! On se demande comment il a survécu jusqu'à l'âge adulte avec une langue aussi acérée que la sienne. Ma mère nous aurait tués si nous avions répondu de la sorte à un professeur », dit Ron en secouant la tête.
« Nous ne sommes pas ses professeurs. »
« Ne me dis pas que tu es en train de le défendre ! »
« Il ne nous connait pas. Réfléchis un peu. Il se réveille ce matin, dans un endroit qu'il n'a jamais vu auparavant, parmi de parfaits étrangers. Il a seulement sept ans. Derrière son air bravache, il devait être terrifié, tout comme Harry », le réprimanda Hermione.
« Harry était effrayé ? »
Comme à son habitude, Ron s'attardait sur l'aspect le moins important de la discussion.
Enfin, peut-être que ce n'était pas l'aspect le moins important, s'autorisa à penser Hermione. Harry était la seule chose qui préoccupait Ron en cet instant. En temps normal, ce genre d'obstination l'aurait irritée, mais le changement dans le ton de sa voix lui dit que c'était quelque chose qu'il n'avait pas envisagée. L'idée que son meilleur ami puisse être effrayé avait apparemment pris de court Ron.
« Il se cachait derrière son armoire lorsque je suis entrée par la cheminée de sa chambre. Il faisait bonne figure, mais le pauvre, il était terrifié. Souviens-toi, Ron, il a été élevé par des Moldus. La magie elle-même est nouvelle pour lui. A cela s'ajoute toutes les histoires abracadabrantes que nous lui avons racontées à propos de lui, et de son alter-ego adulte, qu'il était un adulte un jour et un enfant le lendemain... ça fait beaucoup à digérer », dit Hermione.
« Ouais. Je suppose que la chose la plus incroyable est qu'il ne nous ait pas accusé de l'avoir kidnappé, tout comme l'a fait Snape », s'étonna Ron.
« Ça me brise le cœur », admit-elle, mue par le besoin de partager ses sentiments avec quelqu'un.
« Comment ça ? », demanda Ron, en tendant la main afin de faire parcourir ses doigts dans ses cheveux.
« Ron, n'importe quel enfant aurait dû pleurer, demander à rentrer chez lui. La réaction de Snape était de loin la plus saine dans l'histoire. Mais Harry... une fois que je lui ai parlé doucement, il ne semblait plus être intéressé par le fait de rentrer chez lui. Il était tellement avide d'affection que ça te brise le cœur. Il agissait comme si on ne lui avait jamais adressé un mot gentil de toute sa vie. »
« Peut-être que c'est le cas », répondit Ron, sa face s'assombrissant sous la colère. « Tu sais comment les personnes qui devaient s'occuper de lui étaient. Maman fondait toujours en larmes chaque fois qu'elle devait le laisser à la gare de King's Cross, en compagnie de ces affreux Moldus, au moment des vacances d'été. L'année où je suis allé le chercher, accompagné de Fred et Georges, ils l'avaient enfermé dans une pièce avec des barreaux à la fenêtre. C'était affreux, Hermione. »
« J'en suis certaine. J'étais tellement en colère lorsque j'ai vu à quel point il était petit et sans défense, et en pensant à la façon dont ces monstres l'ont maltraité ! Je sais que ça doit être un sortilège quelconque, et qu'il a réellement notre âge et que tout ceci sera bientôt de retour à la normale, mais lorsqu'il me regarde avec ces yeux perdus, je veux juste le serrer dans mes bras », admit-elle.
« Ça ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ? », sourit Ron, avec sa compassion innée qui l'avait attirée chez lui.
« Tu penses que ce n'est pas grave si nous le gâtons un petit peu, alors ? », demanda Hermione.
« Pourquoi pas ? Quoique tu aies fait ce matin, tu as bien fait », dit Ron. « Il était la personne la plus calme dans l'infirmerie aujourd'hui. »
« Ce n'est pas forcément une bonne chose. Un garçon en bonne santé voudrait retourner chez lui. »
« Harry n'a jamais considéré une seule fois sa maison comme étant celle des Dursley. Harry a toujours considéré Poudlard comme sa maison », rappela Ron.
« Quand même... »
« Et ce n'est pas comme s'il était réellement un garçon de sept ans. Il est en réalité un adulte sous l'emprise d'un enchantement », argumenta Ron.
« Ron... nous n'en savons rien », dit-elle, sur un ton étouffé, exprimant sa plus grande peur.
« Que veux-tu dire ? »
« Et s'ils n'avaient pas été ensorcelés ? Et s'ils étaient réellement des enfants ? », questionna Hermione.
« Je ne te suis pas. Comment pourraient-ils être réellement des enfants ? »
« Et si les Harry et Severus que nous connaissons avaient été échangés contre leur alter-ego âgés de sept ans ? Et s'il n'y avait aucun moyen de faire marche arrière ? »
Ron lui donna la réponse que le sexe fort avait historiquement toujours émise lorsqu'ils étaient face à des faits inopportuns.
« Ne t'inquiète pas à ce propos jusqu'à ce que nous y soyons confrontés, d'accord ? Pour autant que l'on sache, ils pourraient se réveiller tout à fait normalement demain matin ? »
Se mordant la lèvre, Hermione retourna à ses recherches.
Ron la fixa d'un regard préoccupé pendant quelques instants de plus, avant de prendre silencieusement le prochain livre sur le dessus de sa pile et s'asseoir dans le fauteuil à côté d'elle.
-
à suivre...
-
