Disclaimer: Lalalalalala, ploum ploum...tient! Vous êtes là? Dans ce cas, sachez que tout à part la fic est à JKR...bises!

Chapitre suivant!héhéhéhé...Se situe trois jours après la discussion Lucius-Harry! J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre!

J'éspère jusqu'ici que vous arrivez à vous y retrouver selon les nomenclatures, en italique, c'est toujours Sirius qui parle (sinon, je fait en sorte que ce soit bien visible que ce n'est pas lui) et quand Harry lui répond, il n'y a pas de tiret de conversation, mais c'est à la première personne. Sinon, je mets des tirets sans espaces après.

Sinon, je veux faire des tas de mercis à celles (ceux) qui m'ont laissé des reviews!J'adore, et vous remercie!(Tozi1:Oui, bon, ça, tu l'as déjà dit...)


Harry regarda avec intérêt l'elfe prendre sa valise, et disparaître. Il suivit ensuite Lucius Malfoy dans le hall d'entrée, et passa la haute porte en bois sombre et sculpté. Les trois jours avaient passés, ce soir il verrait la mer pour la première fois de sa vie. Il sentait la présence de Sirius noué à son cou comme une écharpe.

Il n'avait pas beaucoup parlé à Lucius Malfoy, pendant ces trois derniers jours, mais il l'avait beaucoup vu. Fidèlement à la promesse qu'il avait faite à Draco avant que celui-ci ne rejoigne Poudlard, il avait essayé de passer du temps avec l'homme. Il avait demandé à l'elfe de maison qui s'occupait de lui de le prévenir du retour de son maître, que ce soit le jour ou la nuit, et invariablement, il se levait, passait une robe de chambre et ses pantoufles s'il dormait, et descendait. Pas un mot n'était échangé dans ces occasions. Le premier soir, Lucius avait paru un peu surpris, mais le soir suivant, il n'avait rien laissé paraître, semblant accepter la présence du jeune à ses côtés.

Il monta dans la luxueuse calèche, un peu surprit de voir qu'ils n'utilisaient pas de Portoloin, ou un autre moyen de transport plus rapide.

Il faut des autorisations spéciales pour les portoloins, mon amour. Et tu n'es pas assez remis pour pouvoir faire le trajet sur un balai. De plus, comme tu t'en doutes, c'est un véhicule enchanté : invisible et beaucoup plus rapide que son homologue moldu...

Ah. Bon. Voyons donc cette calèche alors.

Elle était assez spacieuse et douillette, à l'intérieur. Les banquettes étaient couvertes d'un tissu doux, et le haut dossier se cassait en haut pour que l'on puisse reposer la tête en toute quiétude. De gros coussins garnissaient les angles, et des fenêtres que pouvaient obstruer des rideaux brodés permettaient de voir au dehors. Harry s'assit au fond, près d'une fenêtre, appuya son coude sur un coussin, et sa tête contre le dossier. Il entendit plus qu'il ne vit Malfoy entrer, et refermer la porte derrière lui. Sur un de ses gestes, la calèche se mit en mouvement, et rapidement, le manoir disparut derrière l'un des tournants de l'allée qui permettait que quitter le parc.


Harry se réveilla aux alentours de treize heures, parce que son estomac se faisait sentir. Il s'aperçut que les rideaux avaient été tirés et que son compagnon de voyage était lui aussi endormi, à son opposé, appuyé dans un angle de la calèche. Ses longs cheveux clairs formaient une tachepâle sur son vêtement noir, et Harry se prit à détailler son visage détendu. Quelques minutes encore, puis la voiture s'arrêta, et quelqu'un frappa à la porte. Malfoy s'éveilla, et contrairement à Harry, il ne bailla pas, et ne frotta pas ses yeux avec les poings repliés. Sans doute que cela manquait de classe.

Il tira sur un cordon, et les rideaux s'ouvrirent. L'homme qui conduisait ouvrit la porte, et dit d'une voix déférente. « Nous devons nous arrêter pour la pause de la mi-journée, monsieur, les chevaux doivent se reposer.

- Bien, nous en profiterons pour nous restaurer également. »

Le déjeuner, s'il fut plus frugal que les repas ordinairement servis au Manoir, n'en parut pas moins pantagruélique à Harry, qui se demanda comment on avait pu transporter cela sans rien déranger. Pour dessert, il se servit une part de gâteau au chocolat, et avant d'entamer, leva le regard sur Lucius Malfoy. L'homme avait visiblement déjà finit de manger, et allumait une cigarette.

Harry avait déjà remarqué combien l'homme mangeait peu, même pas rapport à lui, et, saisi d'une inspiration soudaine, il prit une autre assiette. Dedans, il plaça une bonne part du gâteau qu'il avait entamé, et une petite fourchette à côté. Alors, vivement, il arracha la cigarette des mains du blond, l'enfonça dans le sol pour l'éteindre, et planta le manche de l'ustensile entre les longs doigts manucurés. Il posa l'assiette sur les genoux de son hôte, avant de se rasseoir et de commencer à manger. Le gâteau était délicieux.

Il releva le regard après deux bouchées, et manqua de s'étouffer sur un fou rire. Lucius n'avait pas bougé, et tenait toujours la petite fourchette. Il avait un air interloqué sur le visage. Désignant la part de gâteau qu'il avait posé sur les genoux du blond de sa propre fourchette, Harry brisa le silence. « Vous devriez essayer ça, c'est bien meilleur pour ce que vous avez. » Le plus vieux eut un petit rictus. « Ce que j'ai ? Et qu'ai-je d'après vous ? » Harry enfourna un nouveau morceau de gâteau, et attendit d'avoir avalé pour répondre. « Faim ». Et il recommença à manger. Du coin de l'œil, il vit l'homme regarder la fourchette en la faisant tourner entre ses doigts. Puis, Lucius Malfoy poussa un très, mais très discret soupir, et commença à manger son dessert.

Et ben voilà, on va pas en faire tout en drame pour un malheureux gâteau, tout de même.

Le repas fut rapidement remballé, et Harry reprit sa place dans le coin de la calèche, près du carreau. « Le voyage durera encore quelques heures, Mr Potter. Le meilleur conseil que je puisse vous donner, est de vous rendormir. » Harry ne se fit pas prier, et se rendormit aussi sec. Depuis un certain temps, il dormait beaucoup. Draco et Sirius disaient que c'était le contrecoup de la fatigue. Cette dernière étant occasionnée par l'énergie dépenser pour guérir des blessures.


Lorsqu'il se réveilla, il faisait nuit derrière les rideaux. Il était presque couché, cette fois. Et il était appuyé contre quelque chose de doux, et qui se soulevait doucement. Une lumière diffuse provenait de l'angle qui se trouvait à côté de sa tête, et un bruissement semblait se produire non loin de son oreille gauche, mais hors de sa vision. Il soupira, et voulut se raccrocher aux dernières limbes du sommeil. Il était encore fatigué, que diable ! Se blottissant un peu plus contre quoi il appuyé, il senti qu'on l'avait recouvert avec un tissu doux et chaud et qu'un bras était passé autour de sa taille pour le maintenir sur la banquette.

Minute. Un bras !

Harry, je serai toi, j'éviterai de sursauter, et je me lèverai doucement sans bailler ni frotter ma tête contre mon oreiller, comme tu le fais tous les matins.

Jusqu'ici, les conseils de Sirius s'étaient toujours montrés comme étant assez avisés et pleins de bon sens. Harry obtempéra donc, et se redressa doucement, comme si son oreiller était en fait une bête sauvage, prête à lui sauter dessus. Le bras passé autour de sa taille glissa, et il remarqua que ce qu'il avait sur le dos était en fait une cape de tissu coûteux, trop grande pour lui, et qu'on avait seulement jeté sur ses épaules comme une couverture. Avec en fait de bête sauvage assoiffée de sang un Lucius Malfoy très calme et plongé dans la lecture d'un livre intitulé « Les sorts Noirs :Dissimulez votre aura, volume7. »

Rapidement, il s'assit, retira la cape de ses épaules, la plia sur ses genoux. Rouge, il corrigea ses vêtements un peu chiffonnés, et crispa ses doigts croisés sur ses genoux. Lucius Malfoy eut un petit rire, à peine amusé, et murmura en produisant une imitation parfaite de la vois d'Harry. « Vous devriez dormir, c'est bien meilleur pour ce que vous avez. » Harry leva son visage vers lui, une question muette dans les yeux. « Vous avez sommeil, Mr Potter. » Harry entendit Sirius exploser de rire dans sa tête, et eut un rictus amer et résigné. Malfoy était tout de même réputé pour être le maître du sarcasme. Mais après tout, puisqu'il en était à se demander quoi faire…Il eut un soupir, remonta la cape sur ses épaules, et se recoucha contre l'homme. Seul Sirius vit le regard et l'expression surprise mais franchement joyeuse de Lucius Malfoy. Et le spectre se dit que finalement, la famille des serpents n'était pas si antipathique que cela.


Harry se réveilla une nouvelle fois, mais cette fois-ci, il n'était plus dans la calèche.

Il était couché dans un grand lit, plus grand que celui qu'il avait à Slendher, mais les draps étaient toujours de cette matière et de ce touché qu'il affectionnait tant. Il était blotti sur un matelas au milieu d'une collection impressionnante de coussins. La couverture était en fait une courtepointe matelassée, dont il devinait les motifs stylisés sur l'étoffe soyeuse. Il y avait un grand baldaquin au dessus de son lit, et les rideaux étaient faits d'un tissu lourd et blanc. L'un d'entre eux était fermé, et un deuxième juste à moitié. Il devinait la lueur rouge orangée du soleil levant en ombre chinoise.

Par le rideau ouvert, il voyait une grande chambre, aux murs tendus de soie bleu roi. Une ornementation florale en bois d'acajou verni garnissait les angles, les corniches. Il y avait quelques meubles, une bibliothèque, une commode, une table, trois chaises, deux fauteuils, une grande horloge en pied. Machinalement, il fixa le balancier pendant quelques secondes avant de regarder l'heure. C'était le matin, encore un peu tôt. Tout l'ameublement de la chambre était du même bois que les garnitures, et peints ou tapissés avec goût de la même couleur que les murs. Il se redressa, et s'aperçut qu'il était vêtu d'une longue chemise de nuit simple et blanche, en lin. Il avait encore ses sous-vêtements. Les yeux a demis fermés par le soleil et le réveil encore un peu trop proche, il se contorsionna pour ramper entre les coussins jusqu'au bord du lit, où il s'assit.

Bonjour, Harry. Bien dormi ?

Mmmmgbrllmmmm.

Harry ? Houhou, Harry ?

Mnnmmnngrl

Un, deux, trois, la terre à Harry, ici Sirius. Je répète, un, deux, trois…test sonorité.

Gneuvenkdodo.

Euh…Tango zoulou à Charlie bravo, me recevez vous ?

Veux aco dodo !

Harry se retourna, tira sur la courtepointe, se pelotonna de nouveau dessous et entreprit de rattraper le premier bateau pour le monde des rêves. C'était sans compter la verve de l'énergique ectoplasme Sirius Black, qui, même s'il était mort, ne comptait pas rater un petit déjeuner pour cause filleul paresseux.

HARRY JAMES POTTER ! VEUX-TU TE LEVER IMMEDIATEMENT ! Gaaar…davous !

Harry sursauta, se leva, glissant ses pieds dans ses pantoufles sans même s'en rendre compte, et se mit au garde à vous devant son lit. Les yeux pas encore assurés, sans lunettes, les cheveux partant dans tous les sens.

Luuu …nettes !

Harry attrapa ses lunettes, les mit sur son nez.

Robe de chambre !

Harry enfila le vêtement qui se trouvait sur l'une des chaises. Sirius apprécia, satisfait.

Bien. Maintenant en avaaannnt…Marche !

Traînant les pieds, baillant, les doigts frottant ses yeux voilés de rêves, les pieds flottant dans les pantoufles trop grandes de Draco, les cheveux formant autour de sa tête une auréole sombre, Harry partit en direction d'une salle à manger dont il ne connaissait rien, sous les ordres d'un fantôme surexcité par un séjour à la mer.

Ce que Lucius Malfoy vit entrer dans sa salle à manger ce matin là commença par le surprendre, puis, cela le répugna, et enfin, cela le fit rire. Ce n'est pas son fils qui se permettrait de venir petit déjeuner dans un état pareil. Mais Harry Potter au lever offrait un spectacle non pas mignon, mais si plaisant et divertissant, qu'il ne se sentit pas le cœur de lui faire un reproche et de le renvoyer passer une tenue plus adéquate. C'est avec un regard un tantinet sarcastique, ironique et dirai-je même espiègle qu'il regarda le Survivant, espoir du monde de la sorcellerie, chercher sa chaise à tâtons et s'y laisser tomber.

Plissant les yeux, le jeune garçon scanna la table d'un œil brumeux, et demanda à l'elfe qui était apparue à ses côtés, s'il y avait du chocolat en cuisine, et que si il y en avait, il en prendrait avec plaisir. Rouge, l'elfe disparut, et revint presque immédiatement avec un grand bol fumant dont Harry la débarrassa rapidement. Il en but la moitié, puis mélangea le reste avec du café noir. Lucius plissa le nez. « Vous avez des habitudes au petit déjeuner assez…intéressantes, Mr Potter. » Harry eut du mal à fixer son regard sur lui, mais une fois que ce fut fait, il répliqua comme on n'avait encore jamais répliqué à Lucius Malfoy.

« On ne vous a jamais dit que c'était mal élevé de regarder dans l'assiette des autres ? C'est pas parce que moi j'en mange que vous devez en manger. Et pis d'abord, c'est très bon, na ! » Harry attrapa un toast, le beurra et le couvrit d'une épaisse couche de confiture de fraise. Puis, mordant dedans, il se leva, et partit. Lucius Malfoy le regarda partir, et s'aperçut qu'il n'avait en fait passé que sept minutes à table.

Faites pas attention, il est comme ça de temps en temps le matin. Il n'aime pas se lever tôt.

Lucius Malfoy chercha pendant quelques dixièmes de seconde qui avait parlé, puis se rappela du locataire un peu particulier que le survivant avait emmené avec lui.

-Mr Black. Bien dormi ?-

Très bien, et vous ?

-Pas pire que d'habitude. Vous dites que Mr Potter est souvent comme ça le matin ?-

Tôt, seulement. Il n'est encore que six heures. Je crois qu'il vaudrait mieux pour lui se recoucher, s'il veut passer une bonne journée.

-Pourquoi s'est-il levé, s'il ne supporte pas cet horaire ?-

Peut-être parce qu'il avait envie de vous voir et de vous souhaiter un bonne journée.(1)

Lucius Malfoy eut un rictus. « Me souhaiter bonne journée, hein ? »

Le soir même, ou plutôt la nuit même, à son retour, Lucius Malfoy se demanda si en fait, Dumbledore en lui demandant de garder le Survivant, n'avait pas tout simplement décidé de le rendre fou. Il passait dans le petit salon qui précédait ses appartement, quand il vit du coin de l'œil l'un des candélabres allumé. Pestant contre les elfes remplissant mal leur travail, il se dirigea d'un pas vif vers le guéridon où était posé l'objet. Ce qu'il vit le fit sourire.

Harry avait passé la soirée dans ce fauteuil, et espérait ne pas s'endormir avant que Lucius Malfoy ne revienne. Qu'allait dire Draco ? Il devait faire un effort pour se monter amical envers l'homme et la première chose qu'il faisait, c'était lui faire des reproches, impoliment encore ! Comme s'il ne savait pas combien l'éducation et la politesse étaient primordiales pour eux ! Résultat, il devait attendre le retour de l'homme, et lui présenter des excuses.

Harry se maudit de tous les noms en se réveillant ce matin-là. Il s'était endormi. Alors qu'il ne voulait pas. Il regretta que Sirius soit déjà mort.


(1) non, c'est juste parce que tu es un tyran, Sirius.

Bon, on dirait que le caractère de ce bon vieux Malfoy commence à s'adoucir un peu...Pas trop vite,j'espère...Des commentaires, des commentaires!

ps: j'ai poursuivi mon plan, et je l'ai élaboré. Je pense que la suite ne va pas manquer en péripéties, et en bizarreries. (Tozi1: Mais ma pauvre Tozi, tu ES déjà une bizarrerie, à part ENTIERE...)