Note de l'auteur: Bonjour à tous! Pour commencer, merci à Cismet pour son commentaire, et oui, mon personnage est paranoïaque au point de devoir laisser un avertissement même si il n'y a personne mais comme elle refuse aussi de laisser sa paranoïa la contrôler elle a tendance à foncer dans le tas et à le regretter plus tard. :)


CHAPITRE 7: Il y a du bon dans ce monde

Depuis trois jours, matin et soir je me faisais un devoir d'écrire un petit mot sur ma page internet pour me faire pardonner mon silence de 6 jours. J'avais tellement de messages que je ne lisais que les 10 derniers à avoir été postés sur mon mur avant que je m'y connecte. Pourtant, à ce moment précis ce n'était pas ce qui m'inquiétais le plus. Selon ma carte j'aurais du être à Isengard depuis avant-hier et pourtant je tournais en rond dans une immense forêt qui n'en finissait plus et dont les arbres étaient si hauts et si chargés que je ne pouvais même pas voir le ciel pour me repérer.

Au début je trouvais cela magnifique; même si Québec est une ville très verte, je n'avais jamais vue une forêt comme celle-ci. Les troncs des arbres étaient plus larges que Simone elle-même et plus hauts que l'immeuble où je travaille, l'air sentait la terre, le bois humide et l'herbe fraîche et l'eau était l'une des plus délicieuse que j'avais goûté. J'avais passé des heures sur le capot de ma jeep à dessiner les petites bêtes curieuses qui n'avaient jamais vu de voiture de leur vie, les chanceux, ainsi que les plantes et des arbres aux formes étranges où l'on pouvait deviner parfois des visages humanoïdes formés par leur écorce. Il était hors de question pour moi de détruire un tel chef-d'oeuvre avec ma canne de peinture en aérosol! Alors j'avais pris l'une de mes plus vieilles serviettes et l'avais déchirée en petites languettes pour les attacher à des branches d'arbres. Puis à la fin de ma première journée je regardais par la fenêtre de ma jeep tout en grignotant une barre nutritive. C'était la seule chose que je me permettais à manger ici, il était aussi hors de question que j'allume un feu dans cette forêt de peur de partir un incendie et pourtant malgré ce pauvre régime j'avais trouvé le moyen de prendre du poids, mes vêtements semblants de plus en plus serré. Soudain, mon regard à été attiré pour quelque chose flottant au vent...c'était l'un de mes rubans! J'avais passé une bonne journée à rouler en direction d'Isengard, il était donc pratiquement impossible que je sois retourné sur mes pas. J'ai donc cru qu'il s'agissait d'un oiseau qui aurait voulu prendre l'un de ses rubans pour son nid et l'aurait perdu en route mais le lendemain, lorsque j'allai voir de plus près, le ruban était solidement attaché à la branche.

-Ok...ça c'est bizarre...

Je suis resté au moins vingt minutes devant cette fichue branche à réfléchir comment j'avais fait mon compte pour retourner sur mes pas mais peu importait les hypothèses que mon cerveau suggérait, rien n'avais de sens. Il était impossible qu'un animal ait pris l'une de mes bandelettes pour ensuite aller l'attacher plus loin. Ma fidèle paranoïa commença à se pointer dans un coin de mon esprit...et si quelqu'un me suivait? Non! Ce n'est pas possible et quel serait le but de prendre mes repaires pour les attacher plus loin!?

-Et si ce n'était pas l'un des miens? Pensai-je à voix haute.

Ce n'était pas bête, après tout Gabriel Bard était venu ici il y a des années. Bon le tissu était récent et était le même que ceux que j'utilisais mais qu'est-ce qui me disait qu'il n'y avait pas quelqu'un qui était venu ici illégalement, je l'avais bien fait moi! Aussi tordue pouvait être cette hypothèse, elle était la seule que mon cerveau acceptait et je m'y accrochais désespérément. Je repris mon chemin, ma boussole sur mes genoux juste pour être sûre que j'allais bel et bien dans la bonne direction. La route avait été longue, j'avais passé mon temps à me cogner les genoux sur mon volant...Je ne sais pas ce qui arrive avec mon siège depuis quelque temps il semble toujours trop haut...Mais bon, le soir venu je m'endormi paisiblement sans la moindre bandelette en vue à proximité, convaincue que j'avais une fois encore paniqué pour rien...Jusqu'à ce que je me réveille le lendemain matin...

Le soleil avait réussi à percer à travers les branches et il y avait un petit tapis de brume qui s'était levé accompagné d'une petite brise. Je n'avais pas vraiment envie de me lever mais mon estomac savait trouver les bons arguments pour m'y obliger. Ainsi donc je m'étirai douloureusement avant de redresser mon siège et de m'emparer de mon Ipad pour mon petit message quotidien. Tout allait bien, je me sentais toujours un peu endormie et alors que je m'étirais pour m'emparer de ma bouteille d'eau, je réalisai que celle-ci était complètement vide. Il me fallait sortir pour aller en chercher d'autre et même si j'en avais pas très envie, le temps avait l'air un peu frisquet au dehors, j'allai à l'arrière de mon véhicule pour m'habiller un peu plus chaudement.

-Et merde! Come on! Ça ce peut pas que mes pantalons aient refoulé à ce point! M'exclamai-je en me battant contre mon jeans. Qu'es ce qu'ils fouttent dans ses barres repas!? Même ma veste est trop petite!

Finalement j'abandonnai la partie, après tout le petit ruisseau était à quelques pas de Simone, c'est pas comme si j'avais à grimper l'Éverest, je sortis donc mes bouteilles d'eau d'une main et tenant fermement mon pantalon de l'autre, me dirigeant vers le ruisseau pour la remplir et regardant distraitement au loin dans la forêt. Mon regard fut attiré par un mouvement léger à quelques mètres de moi. Après quelques minutes à fixer ce qui s'y trouvait, je pâlis d'un trait réalisant qu'il s'agissait d'un morceau de tissu flottant au vent. Je reportai immédiatement mon attention à ma bouteille, essayant de faire comme si de rien était et surtout essayant de rester calme alors que dans ma tête, mon cerveau marchait à cent à l'heure.

Une fois mes bouteilles remplies je me retournai vers Simone, essayant de retrouver la sécurité de mon véhicule sans paraître paniquée tout en regardant autours de moi pour voir si je ne verrais pas une silhouette se détacher du reste. À peine avais-je fais deux ou trois pas que mes yeux furent attiré par d'autres mouvements...j'étais entourée par des arbres où étaient attachées des bandelettes flottant au vent. Je pouvais sentir comme une montée d'adrénaline grimper en flèche en moi alors que la partie "raison" de ma cervelle me hurlait après " COURS! COURS POUR TA VIIIIIE!" Malgré tout je m'obligeai à ne pas faire le moindre geste brusque et recommençai à marcher de façon presque mécanique pour enfin réussir à retourner à l'intérieur de ma jeep, barrer les portes et me caler dans mon siège comme si cela allait me protéger de peu importe quoi se trouvant à l'extérieur. Après plusieurs grandes respirations, je pris ma tête entre mes mains essayant de réfléchir.

-Qu'est-ce qu'y se passe encore...? Tabarn...Ok! Ok! Je suis dans une forêt au beau milieu de nulle part, entourée par mes repaires...POURQUOI!? Livre! Explique moi, Livre!

Je pris le vieux livre et attrapai l'une des cartes glissées entre ses pages pour regarder où je devrais être afin de trouver un indice sur ce qui m'arrivait, lorsque j'eus un flash... des arbres qui se déplacent tout seuls, j'avais lu ça quelque part...Je mis les cartes sur le siège passager et repris le livre en regardant les différents signets que j'y avais mis pour m'y retrouver, lorsque j'arrivai enfin à ce que je cherchais. La forêt de Fangorn... je devais être en plein dedans.

-Youpidi'fucking'dou...encore des problèmes...

C'était ici que Merry et Pippin s'étaient réfugiés après avoir fui les Uruk-hais, ici qu'ils avaient rencontré Sylvebarbe et où...

-L'eau...J'ai pas pris du poids, j'ai bu la même eau qui a fait grandir les Hobbits...

Je soupirai bruyamment, j'avais pas vraiment besoin de ça.

Dieu merci, les effets n'étaient que temporaires; je n'avais pas vraiment le temps de me trouver de nouveaux vêtements. Mais cela ne changeait rien au fait que je me trouvais au beau milieu d'une forêt où les arbres sont capable de m'écraser si bon leur semble et que la seule raison pour laquelle je suis toujours en vie est probablement parce qu'ils n'ont jamais vu de jeep de leur vie et qu'il ne savent pas s'il doivent considérer cette machine comme ennemie ou non.

-...heureusement que j'ai pas marqué les arbres avec la peinture et que j'ai pas fais de feu...j'aurais été foutue! Mais est-ce qu'il vont nous laisser partir...Je pourrais toujours essayer de leur parler.

Ma raison ce repointa dans mon esprit: "Tu veux vraiment parler à des arbres?"

-Pourquoi pas ce sont des créatures vivantes capables de se déplacer et de me démolir.

"Ce sont des arbres. Tu es sûre qu'il n'y a pas quelqu'un dehors qui n'aurait pas pu faire ça?"

-Aye! Le livre a dit qu'ils peuvent comprendre et on est au milieu de nulle part. Veux-tu bien me dire qui s'amuserait à détacher mes repaires pour venir les rattacher près de moi?

"Quelqu'un avec un humour tordu?"

-...Bon point, bon point, mais comment tu expliques mon excès de croissance?

"Tes vêtements on rapetissé au lavage."

-Sérieux, c'est tout ce que tu trouves?!

"C'est toujours moins fou que de parler à des arbres! Il y a des limites quand même."

-J'ai croisée une araignée géante vieille de plusieurs milliers d'années, des fantômes, et j'ai développé une amitié avec mon véhicule avec qui je ne me gêne pas de parler régulièrement, cela après avoir surmonté ma paranoïa pour enfreindre la loi et me rendre SEULE dans une réserve naturelle considérée comme dangereuse, le tout pour rapporter un livre qui, selon un conservateur débile, appartient à l'état...donc tu disais quoi à propos de parler a des arbres qui tuent...?

"...C'est beau je dis plus rien! Vas faire une folle de toi. Mais si il y a quelqu'un de caché dans les bois tu viendras pas pleurer!"

-Merci beaucoup. :)

Après ce petit débat avec moi-même je sortis du véhicule prudemment, regardant autour. Aucun arbre ne semblait avoir bougé. Après tout j'étais peut-être vraiment folle...

-Heum...

Comment on commence une conversation avec des arbres. Je me présente? Ça fais trois jours que je suis ici et j'ai même pas daigner dire bonjour, ils doivent croire que j'ai pas été élevée...quoi encore je ne pense pas que même à l'époque où les hommes vivaient ici qu'il y en eût beaucoup pour dire bonjour...

-Bonjour!?...Je...Je m'appelle Cynthia. Je viens de Québec...c'est quelque part un peu plus au nord-est...

Il ne semblait pas y avoir grand réaction que ce soit de la part des arbres ou même de toute autre créature vivante.

-Je...je voulais juste vous demander si j'étais bien dans la forêt de Fangorn? Toujours aucune réaction. J'ai bien peur que je sois un peu perdu, je n'ai pas l'habitude de voyager en forêt, en tout cas pas comme ça. Vous êtes magnifiques! Je n'ai jamais vu d'arbre aussi grand et aussi robuste de ma vie. Là d'où je viens nous avons aussi des forêts et elles sont bien jolie mais...

Je ne peut pas dire que des crétins s'amuses à couper dedans, ça va pas m'aider

-...mais il fait très froid chez moi, l'hiver peut durer parfois presque six mois et les tempêtes que l'on a peuvent être très violente, ça ne dois pas aider.

Il me semble avoir vu du coin de l'œil un arbre bouger, mais encore, cela pouvait être le vent. Je me gratta le cou d'une main et tapotant ma portière de l'autre pensant à ce que je pourrais dire ensuite. Ce n'était pas tous les jours que l'on parle à des plantes...quoi que je me rappela d'une anecdote qui me fit bien rire.

-Je suis désolé, ça fais longtemps que je n'ai pas parlé à des plantes, la dernière fois que j'ai fait cela je devais avoir huit ans! On avais un projet spécial dans notre classe où l'on devait planter un gland pour faire pousser un arbre et ensuite ont allais le planter dans un parc. Je gardais le pot où j'avais planter mon gland tout près de mon lit et tous les matins je regardais pour voir si il avait poussé...(rire) J'étais tellement impatiente et il ne se passais rien, j'étais certaine que j'avais tous rater. Ma mère m'a dit alors que lorsque tu parlais aux plantes elle poussait plus vite donc tous les soirs en rentrant de l'école je pouvais lui parler pendant des heures. Je lui avais même donné un nom, je crois que je l'avais appelé Tom mais je ne suis pas certaine. Je ne sais pas si ça l'a aidé à pousser plus vite mais j'ai eu l'une des pousses les plus grandes de la classe et lorsque est venue le temps d'aller le planter j'ai pleuré pendant tous le long parce que je ne voulais pas me séparer de lui.

Je me mise à rire.

-J'étais très sensible quand j'étais petite, les autres enfants n'ont pas arrêté de se moquer de moi et je suppose que c'est pour cela que je n'ai plus parlé aux plantes après cela...

Cette fois-ci j'en était sur j'en avais vu un bouger! Et maintenant je fais quoi?

-Vous savez, Simone et moi on ne fait que passer, on doit aller rendre ce livre d'où il vient. Je sortie le vieux livres de la voiture pour le lever à bout de bras pour qu'il soit bien en évidence. Mais c'est un peu comme une sorte de pèlerinage, donc je passe par tout les endroits où les Hobbits qui l'ont écrit ce sont rendu. Je me rendais à Isengard...

Là les arbres se mirent à remuer un peu plus et je ne crois pas que le vent y soit pour quoi que ce soit.

-Juste pour voir ce qui s'y est passé de mes yeux! Ensuite je voulais aller vers les plaines du Rohan pour voir Edoras. Si j'ai attaché ses rubans à vos branches c'était au cas où je me perdrais, pour retrouver mon chemin. Si vous voudriez bien m'aider, plus vite je verrais Isengard plus vite ont vous laissera entre vous, promis juré.

Soudain les arbres s'élevèrent, leurs racines s'arrachant du sol comme des tentacules pour leurs permettre de se déplacer. J'étais figé là sans pouvoir réagir. Bien que j'avais facilement accepté l'idée que les arbres de cette forêt puissent me comprendre et être capable de se déplacer par eux même, l'accepter et le voir en live son deux choses bien différente. Cela dépassait de loin mon imagination, une chose qui devenait de plus en plus fréquent c'est dernier temps...et mon esprit était divisé entre me jeter à l'intérieur de ma voiture et tenter de fuir ou hurler comme une gamine de 8 ans en demandant pardon. Finalement j'ai choisi un juste milieu.

-JE SUIS DÉSOLER! Hurlais-je pour qu'ils m'entendent à travers le vacarme qu'ils produisaient. Si j'ai dit quelque chose qui ne fallait pas je m'excuse! S'il vous plais laisser moi juste partir!

Alors que je parlais, j'avais déjà mis une jambe à l'intérieur de l'auto prête à bondir mais contre toute attente les arbres se tassèrent créant ainsi un sentier suffisamment large pour permettre à moi et Simone de passer.

-Oh...heum...Merci beaucoup. Désoler pour la confusion et la panique...je...vous êtes assez impressionnant quand vous, vous déplacez et enfin...merci.

Je rentra lentement dans mon véhicule toujours tremblante et faisant attention à surtout ne pas faire le moindre geste brusque. Si j'aurais pu prendre la taille d'une sourit à l'instant même pour pouvoir me cacher au ras du sol et attirer le moins d'attention que possible je l'aurais fais. Mais à la place je démarrai Simone et partie très lentement en direction du sentier en faisant bien attention de ne surtout pas blesser le moindre être vivant sur la route.

J'ai probablement roulé ainsi pendant 30 minutes tout ou plus avant d'arriver à un cul de sac. Pas la tour d'Isengard ni le gouffre de Helm, juste un autre arbre. Un autre arbre de trois fois la taille de tous ceux que j'avais croisé jusqu'ici et où apparemment vivait ensemble une foule de créatures différentes. C'était peut-être un Ent comme Silvebarbe, pensais-je alors. Il devait être le responsable de la forêt. Au moins on me donnait la chance de m'expliquer, j'avais juste à pas tous faire foirer.

Je sortit donc de la voiture aussi doucement que j'y était entré et, encore une fois, je l'avais vraiment pas vue venir! Ce qui me faisais face n'étais pas un Ent, mais un homme...ou plutôt ce qui en restait. Un vieillard ridé avec la peau sur les os, vêtu de guenilles et de fourrures, tenant dans une main un long bâton décoré d'une sorte de cristal à son bout et avec une barbe et des cheveux blancs si long que le lierre y grimpaient. L'homme semblait être en partie incrusté dans l'arbre comme lorsqu'on attache une corde autour du tronc et qu'en grandissant celle-ci fini par ne faire qu'un avec l'arbre. Pendant un bon moment je cru qu'il s'agissait d'un cadavre et je recommençais tranquillement à paniquer à nouveau. Es-ce qu j'allais finir ainsi moi aussi!? Mais avant que je ne commence à réellement me faire tout un scénario d'épouvante débile dans ma tête "l'homme" ouvrit lentement ses yeux et me fixa avec un regard si doux que toutes mes peurs s'envolèrent.

-...hum...Bonjour?

-bonjour...

Le vieil homme fit un petit sourire, sa voix était si basse et tremblante que je ne l'entendais qu'à peine.

-...p...puis-je m'approcher? Demandais-je poliment.

Celui-ci me répondit d'un signe de tête et j'allai donc timidement m'asseoir près de lui pour mieux l'entendre tout en continuant à l'observer curieusement.

-Es-ce que vous allez bien?

-Très bien, merci de vous en inquiéter. Et vous?

-...

Quel excellente question! J'ai peur de devenir folle, je sais que tous se qui se passe ici est réelle mais malgré tous mon cerveau essayait désespérément de trouver un sens à tous cela. Hélas je pouvais entendre ma raison me crier quelque part dans mon esprit "Oublie moi! Je suis occupé à chercher les caméras cachées!" Alors je me contentai de sourire timidement à mon hôte.

-Bien! Je vais très bien merci. Je...suis un peu surprise je dois vous l'avouer, tous ceci est très nouveau pour moi. Je viens pas d'ici vous savez.

-J'avais cru comprendre.

-Oh! Mais je me suis pas présenté, désoler. Je m'appelle Cynthia, mais mes amis m'appelle La fée.

-Radagast le brun. Ravi de faire votre connaissance mademoiselle La fée.

-Moi de m...Radagast...J'ai déjà vue sa...dans le livre! Un instant je vous pris, je suis vraiment désolé je reviens.

Ne le laissant pas même le temps de me répondre je bondis sur mes pieds et couru rejoindre Simone pour m'emparer de mon livre sur le siège et ensuite de retourner à ma place. J'ouvris celui-ci à la recherche de mes notes que je trouvai rapidement.

-Vous...Non! Vous êtes l'un des cinq mages qui ont été envoyé sur la terre du milieu pour vaincre Sauron!...Mais c'est...ça date de plusieurs milliers d'années et vous êtes toujours vivant! Oups! Pardonné moi, je ne voulais pas être aussi impolie! Je ne m'attendais pas à rencontrer des gens ayant vécu la guerre de l'anneau...

Le sorcier se mit à rire.

-Doucement mon enfant, doucement. Oui je fus il y a longtemps l'un des mages, mais à l'inverse de mes amis, j'ai décidé de dédier ma vie aux créatures plus humbles et simples qui n'avais pas la possibilité de se défendre par eux même.

-Vous êtes courageux.

-J'ai bien peur que mes confrères n'étaient pas de cet avis. À par peut être Gandalf, il était quelqu'un de très sympathique. Quoi qu'il en sois je n'ai pas fais grand chose lors de la guerre de l'anneau, rien de plus que réparer mes erreurs tous du moins, et quand la guerre fus terminé je suis parti en quête de solitude et de calme pour un jour revenir ici et y est resté depuis. Gandalf est retourné à Valinor, Saroumane est mort et pour ce qui en est des deux mages bleus partit vers l'est, je n'en ai pas la moindre idée.

-Mages bleu?...Es se que l'un d'entre eux se nommerais pas Merlin?

-...Oui, maintenant que vous le dite, il me semble que le plus jeune des deux portait ce nom.

-Si c'est le cas, selon nos légendes, il vivait parmi les fées de l'est quand les hommes sont arrivé. Il a essayé d'arranger les choses entre les fées et les hommes mais sa n'a pas très bien fini...il serait enfermé dans une forêt à l'abri des humains avec ce qui resterait des fées. Si cela est vrai ou faux, hélas, je ne peux dire. Mais après tous ce que j'ai vue depuis le début de mon voyage, je suis prête à croire n'importe quoi.

-Vous êtes ma fois bien informée...mais dite-moi, quel est ce livre que vous tenez dans vos bras?

Ainsi donc je me mis à lui raconter comment j'avais trouvé le livre, ce qu'il contenait et ma décision de ramener ce livre d'où il venait.

-Donc si je comprend bien, commença le vieux sorcier, les hommes n'ont pas le droit venir sur ces terres désormais.

-...En principe non...à moins d'avoir la permission de notre dirigeant ou de passer pareille et de demander pardon plus tard...Je sais que je n'aurais pas dû venir mais plus je passe de temps ici, plus je suis persuadé que c'était la bonne décision! Ce livre est rempli de cartes et d'informations qui auraient attisé l'envie de beaucoup. Je suis certaine que cela en aurais poussé plusieurs à revenir ici juste pour s'en mettre plein les poches! Je ne dit pas que les humains ne reviendront jamais, mais je crois simplement que c'est encore trop tôt et que ce serais autant dangereux pour vous que pour nous.

-Cela est très noble de votre part ma petite mais, comme le disent vos souverains, ces terres sont fort dangereuses. Si ce n'avais été de ta monture de fer qui a attiré notre curiosité et nous a fait hésiter à agir vous ne seriez peut-être plus ici aujourd'hui.

-...

J'avalai difficilement ma salive avant de remercier en silence ma Simone adorée.

-Je...suis consciente qu'il serais plus sage d'aller directement à ma destination finale, mais j'en ai trop vue et trop fait pour baisser les bras maintenant. J'ai besoin de continuer, je sais pas pourquoi le pire. En tant normal Arachnée à elle seule aurait dû me faire tourner les talons mais...

-Arachnée...Cette épouvantable créature est toujours en vie!

Les arbres autour se mirent à s'agiter en même temps que les petites bêtes et les oiseaux environnants.

-En fait, si cela peut vous rassurez, elle est décédé il y a un peu plus d'un mois...

-En êtes vous certaines?

-Si elle à survécu au rocher qui lui à écraser la tête, je ne sais pas ce qui l'a tuera...

L'atmosphère ambiant sembla peu à peu reprendre son calme et j'attendis quelques minutes avant de reprendre la parole.

-Donc...que ce passe t'il maintenant?

-Que voulez vous qu'il ce passe?

-Je voulais voir la tour de Saroumane, mais je comprendrais si vous vouliez que je parte d'ici le plus tôt possible.

-La tour? Mais ma chère, vous vous tenez à l'endroit même où cette tour c'est élevé jadis. Me répondit Radagast amusé par ma surprise. Lorsque Saroumane est décédé, les Ents on détruit la tour et toutes les constructions qui se trouvait sur place. L'arbre auquel je me suis lié à été planté à la place de la tour et lentement la nature à repris la place qui lui revenait de droit.

-Les Ents! Es ce qu'ils sont toujours ici!? Demandais-je pleine d'espoir.

-Oui bien sur. Ils sont un peu partout, profondément endormit. Après la guerre de l'anneau ils ont travaillé très fort pour qu'Isengard retrouve sa beauté d'en temps. Lorsque je suis arrivé ici ils étaient tous si fatigué...j'ai fait la promesse que je ne bougerais pas d'ici et que pendant leurs sommeille j'utiliserais mes pouvoirs pour protéger cette forêt de toutes menaces, et je continue de tenir ma promesse depuis.

-Vous avez fait un très bon travaille. Je n'ai jamais vue une si belle forêt de ma vie!

-Et à quoi ressemble les forêts de l'est?

-...plus petites et plus...tranquilles.

-Les hommes tentent t'ils toujours de ce les approprier?

-Malheureusement. Mais ils ne sont pas tous comme sa. Oui il y a des crétins chez les hommes mais personnellement je crois que peux importe la race nous avons tous nos pommes pourries...si vous me permettez l'expression. Au moins il y en a pour défendre tous ce qui en vos vraiment la peine contre ses gens là.

-Et bien je suis heureux de savoir que malgré tous il y a du bon dans ce monde...

Le silence s'installa alors entre nous. Une douce brise d'automne venais de ce lever et je me sentais bien. J'étais probablement la fille la plus chanceuse de tous l'univers! J'étais ici, en vie, à discuter avec un homme plus vieux que mon pays et qui avait vécu et rencontré des gens extraordinaires. Je ne sais pas depuis combien de temps j'étais ici, mais je n'étais pas pressé de partir.

-Je...es-ce que je peux rester encore un peu? Au moins jusqu'à demain matin? La journée a été forte en émotions et cela me ferais du bien de me reposer un peu...

-Mais certainement et vous serez toujours la bien venu ici...temps et aussi longtemps que vous respectez ces lieux bien évidement...

-Évidement! Merci beaucoup!

-...mais peut-être la prochaine fois pourriez vous laissez votre...Simone derrière?

-Je vais essayer.

Sans plus de cérémonie, je retournai à ma jeep pour prendre mon calepin à dessin avec quelques barres repas que je partageai avec mon hôte et quelques un de ses petits amis à fourrure. C'était vraiment une journée magnifique.