Aventure accidentelle
Bonjour, bonjour!
Je remercie les nombreuses personnes qui attendaient cette suite et m'ont envoyées des reviews ou mises en following! Vous aurez la joie de lire le plus long chapitre que j'aie posté jusqu'à maintenant pour cette histoire.
Comme vous pouvez le voir, j'ai enfin réussi à boucler le Chapitre 6 d'Aventure accidentelle. J'ai remis la main sur mon vieux PC depuis hier et je me suis attelée à la relecture de tous mes écrits et à l'écriture de ce chapitre qui contenait environ 1000 mots et qui à fini par en faire 2410...
Je suis tellement heureuse de retrouver un PC qui ne plante pas tous les quarts d'heure lorsque j'utilise le clavier! Et de pouvoir mettre des accents circonflexes!
Dites-moi si vous trouvez des fautes, je corrigerai rapidement.
Bonne lecture!
Chapitre 6:
Harry, après avoir pris congés du directeur, se rendit, pour la deuxième fois de la journée, dans l'aile Nord désaffectée de Poudlard. Il se trouvait actuellement devant le tableau barrant l'entrée de ses appartements et regardait d'un oeil critique le basilic et le griffon représentés sur la toile magique. Leurs positions n'avaient pas changé et voir le grand serpent enserrer dans ses puissants anneaux le griffon doré symbole de sa maison le dérangeait.
§- Roi serpent, j'apprécierai que tu relâches ce griffon. Ou je me verrai fort désolé de devoir t'effacer.§
Les mots en fourchelangue firent se redresser le basilic et il darda son regard mortel sur Harry qui bénit le fait d'être face à un tableau et non à une créature réelle. Certes son combat en deuxième année avait fini par lui apporter quelques avantages grâce aux larmes de Phoenix qui coulaient dans ses veines et l'immunisaient contre tout autres poisons mais il n'avait aucune envie de recommencer l'expérience. La morsure émettait parfois une douleur fantôme dans ses périodes de grande faiblesse dont il se serait volontiers passé. Des sifflements le firent revenir au présent.
§- Sorcier, tu parles ma langue. Tout comme le maître.§
Harry avait l'impression de revivre la discussion qu'il avait mené il y une dizaine d'année lors de l'aménagement dans ce qu'il considérait comme sa maison. Il savait toutefois qu'aujourd'hui il était capable d'obtenir le même résultat que précédemment par ces propres moyens, et qu'il n'aurait pas à s'y reprendre à deux fois.
§- Oui, je parle la langue de Salazar Serpentard. Et je suis le descendant de Godric Gryffondor. C'est pourquoi je te demande de relâcher l'emblème de mon ancêtre et de ma maison.§
§- Sss... Tu oses souiller le nom du maître en le prononçant de ta bouche impie, toi en qui coule le sang de ce minable Gryffondor.§
§- Tsk, Stop!§
Harry en avait déjà marre. Ce foutu basilic avait vraiment le pire caractère qui soit. Il sortit un poignard en argent de sa botte droite et passa le fil de la lame sur sa paume. Il contempla la ligne nette rougir alors que son sang commençait à s'échapper, puis il plaqua la main sur le tableau au niveau de la tête du grand serpent. Celui-ci s'agita et siffla de plus belle.
§- Que fais-tu sorcier?! (Le sang commença à imbiber la toile et le reptile tenta de s'en éloigner, mais son corps semblait figé.) Qu'as-tu fait!§
Il se mit à rétrécir tandis que le griffon se métamorphosait lentement en un lion majestueux. Le rapport de puissance s'inversait, Harry eut un petit rire moqueur à l'égard du fichu reptile. Mais celui-ci se transforma en un sourire satisfait à la vision du nouvel aspect du tableau: le lion d'or et le serpent blanc étaient de retour. Même si leur complicité à laquelle il avait fini par s'habituer était loin d'être présente. S'il se souvenait bien, il leur avait fallu deux ans pour s'accepter et trois ou quatre années pour enfin baisser complètement leur garde face à l'autre et dormir ensemble comme ils le faisaient désormais à son époque. Il termina son rituel de sang en donnant ses directives, d'abord en fourchelangue puis en anglais courant.
§- En tant que maître de Poudlard, je vous interdis de vous battre et vous oblige à conserver cette forme pour un temps indéterminé. Vous garderez cette entrée avec vigilance; personne ne doit passer cette porte sans mon autorisation. Mon mot de passe personnel est "Amo Dracones", celui des invités sera "Magyar à pointes". Si je suis absent la seule pièce accessible est le salon, toutes les autres portes doivent rester verrouillées. Est-ce bien clair?§
Il obtint un hochement de tête honteux du serpent, et un grognement appréciatif du lion une fois qu'il eut traduit son discours. Le tableau s'ouvrit et, satisfait, Harry rangea le poignard dans sa botte, sortit sa baguette de sa manche, et pénétra dans ses appartements.
Il soupira à la vue de la poussière omniprésente et des draps autrefois blancs qui protégeaient les quelques meubles. D'un coup de baguette il lança un "recurvite" sur l'ensemble des pièces. Il sentit une petite partie de sa magie s'échapper d'un seul coup et un vertige lui fit secouer la tête. Seules ses réserves extraordinaires lui permettaient de lancer des sorts sur une si grande surface. Une dizaine de "Wingardium leviosa" plus tard il avait révélé les anciens meubles et la situation lui rappela sa découverte des lieux.
ssssSSSSssssSSSSssss
Il venait d'être officiellement promu. Sa prise de poste à Poudlard courrait sur toutes les lèvres depuis près d'un an, depuis la chute de Voldemort, et nombreux étaient ceux qui attendaient ce moment. Il se sentait fatigué d'avance en pensant aux prochains jours où il serait inondé de lettres de félicitations diverses et variées...
Il marchait dans les couloirs vides, s'imprégnait de la magie des lieux avec à l'esprit de nouvelles responsabilités, une nouvelle vision de l'aura du château. Il pouvait voir avec précision les courants de poussière magique baigner l'espace de couleurs chatoyantes, comme pousser par un souffle imperceptible pour le commun des sorciers.
Harry se sentait propulsé à son premier jour dans le monde magique, ses premières impressions et la joie presque euphorique de découvrir un nouveau monde, la sensation chaude et pulsante de la magie autour de lui... Suivit de son entrée à Poudlard, la première image de ce lieu magique et la couverture douce et bienveillante qui l'avait entouré dès ses premiers pas dans le Hall. C'était merveilleux. Il avait l'impression que Poudlard l'accueillait une deuxième fois.
Perdu dans ses sensations il ne prit pas tout de suite conscience qu'un vent léger de magie le poussait, orientant ses pas.
Il se retrouva bientôt dans une partie du château qu'il n'avait jamais visité, même au cours de ses balades nocturnes. Une partie qu'il savait inhabitée et oubliée puisqu'elle n'était qu'une vague esquisse sur la carte du Maraudeur, toujours vide. Remus n'en avait fait qu'un tracé rapide afin de meubler l'espace et n'avait sans doute pas eu l'occasion d'explorer le lieu. A moins que le château lui-même tienne à l'écart les visiteurs.
L'Aile Nord de Poudlard... Harry avait lu un jour qu'elle appartenait à Salazar Serpentard avant qu'il ne crée la Chambre des Secrets.
Légèrement méfiant, bien qu'il éprouve une totale confiance envers Poudlard, il se laissa conduire, calquant ses pas sur l'air ensorcelé par les pulsations magiques.
Le courant se fit peu à peu plus faible, jusqu'à disparaître complètement alors qu'il faisait face à une toile humide aux couleurs passées. Il tendit la main, laissa courir ses doigts sur le cadre doré orné de gravures sinueuses et posa sa paume sur le centre de la toile.
Aussitôt, des étincelles crépitèrent silencieusement avant qu'une vague colorée parcoure le tableau et en restaure l'image. Face à lui désormais, un basilic enserrait un griffon entre ses puissants anneaux. Harry ne put s'empêcher de sourire, c'était tellement... Serpentard.
Son sourire disparut rapidement lorsqu'il vit le grand serpent s'agiter. La tête écailleuse se dressa et l'animale darda sur lui un regard glacé avant de sifflet furieusement.
§- Qui ose me réveiller? Qui es-tu toi? Tu sens la magie de mon maître mais tu ne lui ressemble pas.§
Harry grimaça au rappel de l'héritage Serpentard obtenu par Voldemort. La mort de celui-ci n'avait pas fait disparaître ses dons de fourchelangue ou sa propension involontaire à la magie dite "noire".
Cependant, il se recomposa un visage ferme face au Roi Serpent. Maintenant que Poudlard l'avait conduit ici, il était curieux de voir ce que cachait le tableau.
§- Je suis le dernier héritier magique de Serpentard. Et en tant que tel, je vous pris humblement de m'accorder le passage.§
§- Sorcier, tu parles ma langue... (Le serpent était surpris mais lorsqu'il sentit la magie de Harry une deuxième fois son ton devint méfiant et dédaigneux.) Ssss cependant, tu as beau sentir la magie de mon maître, tu empestes aussi celle de son ennemi; Le sang abjecte de Gryffondor, cette magie souillée...§
§- Stop! (Harry avait senti la colère grimper alors que le foutu animal -juste bon à servir de matière pour ses tenues de combats- insultait son ancêtre.) Il est vrai que je suis le dernier descendant de Gryffondor par le sang et le dernier héritier de Serpentard par la magie. De plus je suis désormais le maître de Poudlard avec le soutient de l'entité veillant sur ces lieux. Par ces diverses "fonctions" je réclame le droit de passage.§
Un vent de poussière magique l'entoura et balaya le tableau avant que celui-ci ne bascule, contre sa volonté, libérant l'entrée vers ce qui semblait être un salon plein de poussière. D'un coup de baguette, il nettoya la pièce et révéla les meubles de bois sombres aux tissus vert bouteille. Tellement... Serpentard.
ssssSSSSssssSSSSssss
Harry ricana lorsque son souvenir se superposa à l'instant présent. Oh oui, tellement... Serpentard.
Lorsqu'il s'était avancé dans l'appartement il avait découvert un livre flottant en évidence au milieu de la pièce où était décrit le rituel de sang qu'il avait effectué plus tôt. Il l'avait pratiqué rapidement, ravi de clouer le bec du sale sac à venin.
Harry secoua la tête, d'humeur joyeuse après un tel souvenir. Puis il détailla la pièce, un arrière goût de nostalgie imprégnant sa langue.
Un grand canapé et deux fauteuils de velours vert encerclaient une table basse en bois noir au centre du salon et une cheminée de marbre noir veiné d'argent habillait le mur de gauche.
A l'opposé, deux arcades de pierres grises contenaient chacune un escalier en colimaçon menant à une pièce différente située à l'étage supérieur. L'arcade la plus proche de l'entrée était ornée d'un Ouroboros et menait à une immense bibliothèque comportant un bureau et un fauteuil de cuir. La seconde arcade donnait accès à la chambre et s'ornait du blason de Serpentard. Les deux pièces étaient communicantes grâce à un passage secret basé sur l'empreinte magique du maître des lieux.
Enfin, le mur face à l'entrée renvoyait l'image du parc de Poudlard et deux portes de bois l'encadraient, conduisant à un laboratoire de potion pour l'une et à une salle d'entrainement pour l'autre.
Le complexe comprenait de nombreuses cachettes secrètes abritant des armes ou des livres rares, ainsi qu'une réserve scellée en fourchelangue abritant des ingrédients de potion. Harry se rappelait de toutes celles qu'il avait découvertes au fil du temps, et il pensait n'avoir pris connaissance que d'une infime partie.
A son époque, Draco et lui avaient effectué quelques changements dans l'organisation de l'appartement avec le soutient de Poudlard. Cependant Harry ne voyait aucune raison de réitérer ces changements dans sa situation actuelle. Et le faire seul cette fois-ci ne ferait qu'accentuer son malaise grandissant.
Sentant l'urgence de mettre ce genre de réflexions de côtés, il se rendit directement dans la chambre et métamorphosa le lit à baldaquin somptueux aux tentures vertes en un simple lit double au drap blanc et aux oreillers noirs qu'il poussa contre le mur. Il ajouta un tapis gris épais, n'ayant aucune envie de se geler les pieds à l'entrée ou au sortir du lit.
Ceci fait il sortit sa bourse en cuir de dragon, qu'il agrandit d'une impulsion magique, et en retira quelques vêtements un trousse de toilette, une paire de basket, un set de potion comprenant pimentine, poussos, veritaserum, polynectar, filtre d'invisibilité, potion de régénération sanguine et baume cicatrisant. Après avoir vérifié chacune des fioles, il poursuivit sa recherche d'objets utiles.
Sortant son vif-argent, l'un des derniers balais de course de son époque, il grimaça; s'il lui prenait l'envie de voler il lui faudrait limiter sa vitesse. Il jeta un sort de camouflage, faisant passer son précieux objet de locomotion pour un vulgaire Brossdur 5 de 1953 qu'il se rappelait avoir observé dans Le Quidditch à travers les âges. C'était le seul balais correcte en cette année 1975, il fallait attendre encore une quinzaine d'années avant qu'un nouveau balais n'apparaisse sur le marché.
Poursuivant ses recherches dans la bourse sans fond, il mit la main sur le kit d'entretient format-voyage destiné à ses armes blanches, un sifflet à ultrason, et un appeau à dragon qu'il pensait avoir perdu il y a quelques années lors d'un voyage en Roumanie. Un chaudron en étain suivit, ainsi qu'un kit de farces-et-attrapes pour sorciers facétieux qu'il savait contenir de la poudre d'obscurité et deux marécages portables -entre autres bombabouses et oreilles à rallonge.
Pour finir il réussit à mettre la main sur un ensemble de livres portant sur des sujets essentiels et qu'il savait utile pour ses cours. Il les étala sur le lit et contrôla les titres: Manuel de Défense Contre les Forces du Mal de la Première à la Septième année - Edition complète -, Créatures de Tous Temps et de Tous Poil, Méthodes de Défense au corps-à-corps, Le Duel à travers les Ages, Guide de formation de base de l'Ecole des Aurors. Bien, il avait tout le nécessaire. Il ne les avait plus utilisés depuis longtemps puisqu'il les connaissait presque par cœur, mais il préférait les garder sur lui; il y avait ajouté de nombreuses notes au cours des années et ne voulait pas les laisser à la portée de n'importe qui.
Avisant une couverture rose sous le Manuel de Défense, il dégagea un livre qui le fit rougir brusquement: Le Kamasutra Sorcier en 80 leçons. Merlin. Il préférait ne pas se rappeler la raison qui l'avait poussé à enfouir le foutu bouquin dans la bourse sans fond. Il remis l'objet diabolique dans le sac et consulta l'heure d'un "Tempus".
Harry jura. Le dîner commençait à 19h et il était 18h40.
J'espère que ce chapitre vous a plu!
Je pensais l'arrêter plus loin mais ça commençait à être long. J'ai en effet ajouté le Flashback qui n'était pas du tout prévu et qui m'a bloqué pendant longtemps.
J'attends vos reviews avec impatience!
A la prochaine! XD
