A bientôt
twitwijazz
Chapitre 6Edward POV
Je me précipitait vers elle et la pris instinctivement dans mes bras sans me poser de questions, comme une mère le ferait avec son enfant
"Merde, est-ce que tu… tu vas bien?" Même un imbécile ne ferait pas mieux, bien sur qu'elle n'allait pas bien elle était à moitié nue en sang en plein rue de New York la nuit. Non n'allait pas bien.
"Putain mais qu'est ce qu'il t'es arrivé?" Son regard était vide, elle ne me répondit pas. "Attends j'appelle une ambulance et je…"
Elle me coupa et d'une petite voix dit "Non pas une ambulance… s'il te plait" sa voix était à peine audible et je sentait qu'elle se retenait de laisser ses larmes couler.
"Ok ok, je… merde… " j'hésite une seconde puis ce qu'il fallait faire s'imposa de suite "ok viens je t'emmène chez moi."
Et alors que je pensait qu'elle émettrait un énième refus elle pris la main que je lui tendit. Un frisson me parcouru l'échine quand je senti sa main gelée dans la mienne et je ne pu dire si c'était le froid de ses doigts ou leur douceur qui m'envoya cette décharge.
Mais je n'avais pas le temps de penser a ça car elle nécessitait des soins et rapidement.
Je l'installa prudemment à l'avant de la voiture et je fonçait à vive allure jusqu'à chez moi. Il n'y avait presque pas de voitures sur la route à cette heure ci mais si il a avait fallu j'étais prêt à mettre les gyrophares.
Quand j'arrivais devant l'appartement je l'aida à marcher, ma main dans son dos. Elle avait l'air plus choquée que blessée mais je ne voulais pas lui faire de mal. Elle était si fragile, bien loin de l'image qu'elle donnait dans la rue. Non là on aurait dit un petit chaton perdu. Oui c'est ça mon petit chaton.
Je chassait tout de suite cette idée de ma tête, cette fille n'était rien pour moi je devais m'en convaincre et garder un esprit professionnel.
Lorsque nous rentrèrent dans l'appartement il était plongé dans le noir. Jasper devait dormir profondément et j'installait la fille sur un des tabourets du comptoir de la cuisine.
"Reste là je reviens" Elle du comprendre que j'allais chercher quelques trucs pour la soigner car malgré quelques grimaces elle ne dit rien.
Dans la salle de bain commune je fouillait dans l'armoire à pharmacie à la recherche de pansements et d'anti-douleurs. Mais il y avait un bazar monstre dans ce truc et plus de boites de préservatifs entamées appartenant à mon coloc que de sparadraps.
Je du faire un peu de bruit en remuant toute la salle de bain car dans l'embrasure de la porte apparu mon vieux pote à moitié endormi la marque de l'oreiller sur la jour gauche:
"Qu'est que tu fou à cette heure là à foutre le bordel dans la salle de bain Edddie?"
Arrhhhh ce qu'il m'énervé avec ce surnom débile que ma mère me donnait petit.
"Je fou pas le bordel Jazz je cherche des pansements et du sparadrap!"
"Oué oué c'est ça dit que tu cherche des préservatifs XXL ptit coquin vas!" et il me fit un clin d'œil.
Je m'énervait un peu "Non merde Jasper soit sérieux une minute" dis-je en continuant de farfouiller dans l'armoire.
"Whooohoooo calmes-toi mon loup! C'est qui alors la jolie brune à moitié à poil dans la cuisine?"
Oups j'avais oublié ce détail.
"C'est pour elle justement, écoute laisses tomber les pansements, je t'expliquerait demain d'accord? Retourne te coucher je gère. Et désolé pour le bruit"
Jasper du comprendre que je ne riais pas car il me passa devant, torse-nu vêtu d'un caleçon à carreaux et chercha entre les serviettes de toilettes. Il en sorti une petite boite en métal.
"Tiens, ça te servira! Ta mère avait déposé ça à notre pendaison de crémaillère. Je me suis toujours demandé à quoi ça servirait, maintenant je sait" me dit-il avant de filer dans sa chambre en rallant.
"Merci Jazz, t'es un pote" lui lançais-je avant de revenir dans le salon voir mon invitée.
Elle se tenait recroquevillée sur le tabouret, un de mes vieux sweat de la fac sur le dos. La voir avec mon vêtement me fit sourire.
"Désolé, j'avais trop froid…" me dit-elle en pointant le gilet. Elle grelottait, je me rapprochait donc d'elle et lui passa une couverture sur le dos.
"Pas de soucis, gardes-le tant que tu veux"
Je m'assit ensuite à côté d'elle et lui montra la boite. Elle contenait tout le nécessaire de 1ers secours. Merci maman!
Je pris un coton et l'imbiba de solution antiseptique. "Je vais nettoyer tes plais" et je passa le coton sur sa jambe. Elle plissa le nez.
"Désolé, ça pique, je sait je déteste ça aussi!" Je continuait alors de nettoyer sa jambe gauche mais je soufflait sur sa peau après chaque passage du coton. Je me rappelle que ma mère faisait ça quant j'étais petit. Cela sembla fonctionner son visage ce détendis un petit peu.
Sa jambe était marquée par quelques griffures mais surtout par de nombreux bleus. J'eu peur pendant un instant que sa jambe soit cassée et qu'elle était sévèrement blessée car il y avait beaucoup de sang mais cela ne semblait pas être son sang.
Elle frissonna cependant de douleur quand je reposa son pied à terre.
"Tu doit avoir la jambe cassée je vais t'emmener aux urgences"
"Non s'il te plait, ça ne fait pas si mal que ça, j'ai déjà eu la jambe cassée et j'avais plus mal, elle doit être foulée c'est tout. S'il te plait pas les urgences j'ai horreur de l'hôpital…" elle récita ses paroles d'une traite et je la sentait vraiment paniquée. Un vrai petit chaton qui aurait perdu sa mère.
"Ok ok, mais tu reste là cette nuit, demain si tu a encore mal j'appelle mon père, il est médecin"
Elle répondit un faible d'accord et je poursuivi en nettoyant son visage lui aussi en bien mauvais état. Je passait le coton mouillé sur ses joues puis sur son nez. Je continuait de souffler pour anesthésier la douleur. Je passait mes doigts sur son nez pour vérifier qu'il n'était pas cassé et je senti qu'elle se détendait de plus en plus.
Ses grands yeux chocolat me fixaient à présent et je passait le coton sur le petit espace entre son nez et sa bouche. Quand mes doigts se posèrent ses lèvres je sentis son souffle chaud contre mon visage.
Nous étions à quelques centimètres l'un de l'autre et je soufflais à mon tour pour la calmer.
Nos souffles se mélangèrent et l'air s'électrisa quelques secondes comme si la foudre venait de passer. Le temps s'arrêta et mon cœur manqua un battement. Un flash m'apparu alors:
Moi dans un var, le visage de la jeune fille au loin…Puis la réalité me rattrapa et je me retrouvait ans mon appart. Je lui passa alors de la crème sur ses plais et y mis des pansements.
Je me demandait ou j'ai pu voir cette fille. Est-ce que je l'avais rencontré dans un bar? En boite? Ma mémoire faisait toujours des siennes à propos de cette demoiselle et le mystère restait entier. Malgré tout j'étais sur qu'une chose: je prendrais soin d'elle jusqu'au bout.
Alors pas trop sadique? Si? Désolé je sait que c'est horrible, vengez-vous sur le bouton vert! ;)
