Merci à vous tous. Je souhaite vous parler de ce qui suit et vous demande votre indulgence. Le chapitre est pour moi, réussi mais difficile et frustrant du moins je le perçois ainsi car moi il me touche et si vous jouez le jeu en mettant les musiques indiquées, ne soyez pas surpris de verser des larmes si l'émotion vous emmène. Je veux que chacun d'entre vous se mette à la place de chaque personnage, oubliant les teams juste pour comprendre ce qu'ils ressentent, les points de vue sont d'ailleurs fais dans ce but. Vous devrez forcément faire un choix à la fin et je sais qu'au fond de vous , vous savez de quoi je parle.

Cela dit vous savez que je suis Klaroline mais je n'ai rien encore décidé sur la fin de cette fiction sur qui l'emportera. Alors ce sera à vous qui j'espère continuerez cette fiction à faire ce choix sur le destin des personnages en les découvrant par la fiction et non par la série.

vipstef: voilà la suite et merci, à bientôt.

Kansasbykeres: merci tu es ma 100ème review et cela se faite. Laisse moi un petit mot pour me demander une scène, donne moi plusieurs choix pour avoir plus de chances que l'une d'elle se mêle à la suite.

XxkalrolinexDelenaxX: merci je suis contente que tu trouves ma fic génial et j'espère que tu continueras à le penser merci beaucoup.

Klaroline68:Merci ma belle et bonne lecture

Mariin3: je suis contente que tu aies aimé le chapitre, bonne lecture à toi.

Psalade: Du Stefan/Camille, je t'avoue que j'y pense, bonne lecture et encore merci.

Melleklaroline: merci, j'ai souri à ta review. C'est trop mimi, tu as été impatiente de le lire et j'adore car c'est que ma fiction t'emporte et ça pour un auteur c'est juste génial.

La plume du temps: oh mais tu sais que les fins sadiques sont ma spécialité...hihi et ce ne sera pas terminé que ce soit dans toutes mes fic :) bonne lecture et merci.

Bebe16: merci c'est gentil, je te souhaite une bonne lecture de ce chapitre.

Elo69: merci ma belle et j'espère que tu ressentiras toute l'émotion de ce chapitre, à bientôt.

Lilihammer56: j'attends ta review , et oui je suis gourmande mais j'aime tes pavés et j'ai hâte de voir ce que tu as ressenti car ce que j'aime c'est justement ton empathie et que depuis le début tu mets toujours le doigt sur un sujet important de cette fiction alors j'espère qu'il te plaira.

Odessa: voilà la suite ma belle et bonne lecture.

lily: merci c'est trop gentil, j'espère que tu aimeras ce nouveau chapitre, bonne lecture à toi.

immortelle: Merci à toi, je suis contente que la fiction te plaise, bonne lecture et un grand merci.

Sabrinaklaus: oui tu as raison sur l'identité de la personne en colère, je te laisse découvrir ceci merci.

LeaMichaelson: voilà la suite

Mel023: je sens que je vais jouer une fois de plus avec tes nerfs mais j'espère que tu feras preuve d'empathie, la fin n'est pas encore faite, tout est possible. Merci ma belle.

Sabivamp: voilà la suite, merci pour tout et bonne lecture ma nenette.

J'ai toujours dit que ce n'était pas ma vision du futur mais bien un amusement de ma part. Ma fiction entre rêves et réalité et elle... ma propre vision du Klaroline et de leur amour.

Ps: mettez les musiques en fond sonore, c'est important et les scènes n'ont pas les mêmes saveurs, je compte sur vous.

Bonne lecture à vous tous

Gagner son coeur


" Aime-moi ou

Déteste moi

...

Les deux sont en ma faveur

...

Si tu m'aimes,

je serai toujours dans ton coeur.

...

Si tu me détestes,

je serais toujours dans ta tête."


Chapitre 6- Les liens du cœur

A la Nouvelle Orléans

POV REBEKAH

Je me levais une fois de plus en trainant des pieds, j'avais la vie éternelle et pourtant chaque matin où je me levais était un calvaire, prête à affronter une nouvelle journée. J'en avais plus que marre. Mon frère n'était plus lui-même et je me sentais seul comme jamais. Mon ainé était assis à lire le journal et contrairement à d'habitude, il était plutôt calme alors j'en profitais pour le distraire à penser à autre chose qu'à sa stupide vengeance qui nous pourrissait la vie.

"-Elijah, ça fait cinq ans, tu ne crois pas qu'il est temps de passer à autre chose?"

"-Tu es au courant, il se passe des choses étranges à Paris en ce moment, vitres cassées... meurtres par un animal sauvage?"

"-Change de conversation, tu as raison!" raillais-je

"-Je te l'ai déjà dit ma chère soeur quand je retrouverais Klaus, je te promets que tout sera terminé. Si tu m'aidais à le trouver cela irait bien plus vite mais comme tu n'y mets pas la moindre volonté...ça prend du temps" lâchait-il sans lever les yeux de son journal.

"- Et tu feras quoi, tu le tueras, c'est notre frère!"

"-Il ne l'est plus ce n'est qu'un bâtard né d'une sauterie de notre mère!" me lâchait-il.

"-Cela ne fera pas revenir Hayley ni Andréa " dis-je tristement .

C'est alors que je me sentis clouer au mur me faisant encercler la gorge,mon ainé m'étranglait.

"-Ne me force pas à te faire du mal petite soeur!" me lâchait-il alors qu'on entendait quelqu'un frapper au manoir.

Cela nous intriguait car personne ne venait ici, bien trop effrayé par mon frère.

"-Va ouvrir!" me demandait-il.

Je m'exécutais sans broncher. J'avais perdu mon frère le plus tyran pour en gagner un nouveau. J'empoignais la poignée du manoir en découvrant un homme sur le pas de la porte.

"-C'est pour Elijah Mikaelson est-ce bien ici?"

"-Oui!" dis-je en prenant la grosse boite noire munie d'un ruban.

Je faillis la lâcher sur le sol quand je vis le vampire sur le pas de la porte s'arracher lui-même le coeur alors que du sang en avait éclaboussé mon visage.

"-Elijah!" l'appelais-je toute tremblante.

Mon frère arriva alors que ma voix était émotive étant aussi choquée.

Il regarda le cadavre au sol et me demanda ce qui s'était passé puis me demanda de poser la boîte sur la table basse.

"-Ouvre là!"

Je m'exécutais avec appréhension en forçant sur les charnières afin de l'ouvrir. Je soulevais le couvercle tout en regardant à l'intérieur avant de le relâcher en sortant un:

"-Oh mon dieu"

Devant mon air choqué et dégouté, mon frère perdait patiente, il se levait de son fauteuil en l'ouvrant un coup sec.

Il en sortit des restes d'un homme et au fond de celle-ci une enveloppe. Il finit par l'ouvrir et à lire le petit mot:

Désirant conserver son anonymat

j'ai conservé la tête

Always and Forever

mon frère.

Avec tout mon amour. ;)

K.

"-Au moins, il a conservé son humour!" me regarda mon frère avec amusement.

"-Vous êtes aussi dégoutant l'un comme l'autre!" lâchais-je "Où vas-tu?"

"-Lui montrer que moi aussi... j'ai le sens de l'humour!" souriait Elijah


Quelques jours avant

PoV Caroline

Je me levais doucement à la dernière fenêtre quand ma bouche tomba.

"-Quoi?" me demanda Stefan tout en se levant pour regarder par la fenêtre.

Je vis la blonde arriver dans la chambre en petite nuisette alors que je fronçais les sourcils.

"- Très jolie" me lança mon ami regardant la jeune femme.

Elle éteignait la lumière après avoir juste allumé celle de la table de nuit qui éclairait d'une façon plus douce. Elle monta dans le lit, se glissant sous les couvertures auprès de mon originel.

Nous regardions la blonde se coller à lui , laissant glisser ses doigts sur son dos, lui déposant même des baisers sur celui-ci.

"-Dans une nounou d'enfer, la nounou se tapait aussi son patron?" me regarda Stefan interloqué

"- Mais c'est pas vrai!"...laisse tomber une nounou d'enfer ...ce n'était pas le bon exemple!"raillais-je avec énervement.

"-Eh bien ça a l'air de l'être!" lâcha mon ami.

Je l'attrapais par son tee-shirt un coup sec alors que je sentais ma colère s'accroitre.

"-Il y a rien entre eux ...ok!" lançais-je de colère.

Mon ami était tellement surpris qu'il ne bougea pas d'un pouce fixant mes veines autour de mes yeux.

Je le lâchais ce qui le fit tomber en arrière alors que j'essayais de reprendre le contrôle sur ma partie vampirique.


PoV STEFAN

Je la voyais toute tremblante, ses larmes étaient sous le point de couler étant à la naissance de ses yeux. J'essayais de lui attraper le bras mais elle le retira avec agressivité que je mettais les mains en l'air en signe de non-confrontation. Elle descendit les marches dans le plus profond silence mais pas sans pensées. J'étais triste pour elle, elle avait tellement espéré retrouver l'originel et de s'y abandonner que mon amie avait pris une bonne claque dans la figure.

Je la vis chambranlante, n'arrivant pas à coordonner ses pas. Elle finit par s'écrouler au bout de quelques mètres sur les genoux se laissant envahir par ses émotions. Je l'attrapais tout en la relevant en la serrant dans mes bras pour l'aider du mieux que je pouvais.

"-Je l'aime Stefan!" me lâchait-elle en pleurs dans mes bras alors que je lui avouais que je le savais.

"-Viens Care, on rentre" lui dis-je d'un ton doux en lui caressant le dos pour la consoler.

"-Il est hors de question que je parte, j'ai bien senti l'effet que je lui ai fait lorsque je l'ai embrassé...je ne partirais pas d'ici...pas sans lui!"

"-Care, je suis désolé pour ce qui t'arrive mais tu vois bien...tu vois bien que Klaus à refait sa vie!"

"-Eh bien, il va la refaire ...mais cette fois...avec moi!" me dit mon amie où son regard avait changé totalement d'expression.

Son visage était aussi froid que déterminé. Cette petite lueur de douceur en elle s'était éteinte. Je savais que désormais qu'elle allait se battre pour avoir l'originel mais je n'étais pas convaincu, ni enchanté qu'elle le fasse.

J'essayais de lui faire comprendre que même si le fait de se battre pour celui qu'elle aimait ne me gênait pas elle devait comprendre aussi qu'il n'était pas seul dans cette histoire. Il y avait un enfant en jeu , c'était une famille et Camille en faisait d'ailleurs parti. Mais même après lui avoir fait remarquer ceci tout avait l'air de lui sembler égale. Elle voulait qu'une chose...Klaus.

Nous arrivions à l'hôtel alors qu'elle n'avait pas sorti un seul mot. C'est le lendemain matin que je vis qu'elle n'était plus là.


PoV Klaus

J'étais dans mon atelier quand une pierre heurtait la baie vitrée. Je m'avançais tout doucement ne tirant pas le rideau pour ne pas être vu et vis une autre pierre heurter de nouveau la vitre.

D'un coup de sang, je l'ouvris et me penchais quand deux bras m'encerclèrent le cou.

"-Caroline!" dis-je choqué

"-Salut... Amour!" me lança-t-elle souriante

"-Mais qu'est-ce que tu fais ici?"

"- Je viens te kidnapper!" dit-elle en rigolant

"-Je n'ai pas envie de m'amuser Caroline."

"-Je suis très joueuse pourtant!"

Elle m'attrapa par le col de ma veste pour me faire quitter la pièce et avança un coup sec sur mes lèvres tout en les posant sur ma bouche. Sa langue força cette fois plus avidement alors qu'elle en avait réussi à envelopper la mienne de la sienne.

Dans la surprise, je restais stoïque tout en suivant le mouvement de nos deux langues dansant l'une contre l'autre. A travers ses lèvres, j'en distinguais même son sourire. Elle intensifiait le tempo ou cela devenait de plus en plus langoureux. Nos bouches se fondaient l'une sur l'autre alors qu'elle me tirait un peu plus à elle. Mon corps finit par coller le sien. Mon excitation prenait le dessus que je la plaquais sur le mur tout en prenant cette fois le contrôle sur le baiser. Elle enroula l'une de ses longues jambes autour des miennes alors que nous nous essoufflions de notre baiser intense. Je l'embrassais avec avidité alors qu'elle en gémissait de plaisir. Le baiser était si intense, si bon que je ne voulais plus briser le contact. Je voulais encore plus... toujours plus, encore plus intense. Ses mains s'agrippaient à mes cheveux alors que mes mains remontaient sur elle. Nos corps perdirent leur contrôle alors qu'elle s'attaquait à ma boucle de ceinture, je lui arrachais son tee-shirt dévoilant sa magnifique poitrine. Ma tête tomba dedans où de ma langue je jouais avec sa poitrine. Elle retira entièrement ma ceinture et ouvrit mon pantalon tout en glissant ses mains sur mon membre bien durci. Je m'attaquais également à son pantalon et la soulevais dans mes bras en entrant en elle. Nous gémissions l'un contre l'autre alors que Louna arriva, passant la tête par la baie.

"-Louna" lâchais-je dans le choc

"-Et Camille? tu ne l'aime pas?" me lançait-elle avec froideur

Je fis un petit cri me redressant dans mon lit. J'étais en sueur. Je déconnais...déconnais vraiment...il fallait que je me ressaisisse et maintenant.

Ma fille était endormie entre nous et avait sa petite main chaude posé sur mon ventre. Je souris à les voir toutes les deux ainsi, souriante et apaisé. Un sentiment de culpabilité m'envahissait d'éprouver des sentiments pour la femme qui m'avait obsédé des années entières. Je devais me ressaisir, c'était les deux femmes dans mon lit qui étaient ma vie désormais, même si elle n'était pas parfaite à cause de notre fuite, je n'étais pas malheureux à leurs côtés. L'ange blond de Mystic Falls m'avait fait prendre un virage hier soir, je devais reprendre la bonne route.

Elle avait choisi ou du moins elle ne m'avait pas choisi et moi j'avais refait ma vie. Je n'avais pas choisi cette vie mais je ne pouvais plus revenir en arrière. Même si Caroline était ou aurait pu être mon grand amour, celle que j'aurais aimé pour l'éternité sans me poser la moindre question, elle appartenait à mon passé. Camille avait tout abandonné pour moi, pour nous. Elle m'apportait de l'amour et être la priorité de quelqu'un me réchauffait le coeur. J'avais pendant longtemps souffert du manque d'amour et pourtant aujourd'hui grâce aux deux femmes dans mon lit, je ressentais enfin ce que c'était d'être aimé et pour une fois sans trahison. Je m'en voulais terriblement de ma propre réaction face à Caroline que je déposais mes lèvres sur le front de Camille en excuse de me battre avec mon propre moi intérieur.

Elle s'étira avant d'ouvrir ses yeux sur moi en me faisant un grand sourire. Je posais mon index sur mes lèvres pour lui faire comprendre que Louna dormait profondément dans le lit. Elle me répondit par un sourire et serra Louna un peu plus fort contre elle en refermant les yeux prête à continuer leur nuit.

Je me dirigeais vers mon atelier de toute façon je n'arrivais plus à dormir, il fallait que j'évacue et c'est dans l'art que j'allais lâcher cette frustration. Je dessinais sans penser à quoi que ce soit, n'étant même pas sûr de savoir ce que je faisais et si j'y étais une seule minute attentif. Après un bon moment où j'en avais brisé mon fusain, je me penchais afin d'en prendre un second en retournant à mon dessin.

Je lâchais l'outil de ma main ou le deuxième alla se brisa sur le sol. Je me levais de mon siège pour m'approcher plus près comme pour m'assurer que je ne rêvais pas. J'avais dessiné Caroline rayonnante avec un sourire à faire fondre. Belle, si magnifique qu'elle l'était hier après m'avoir embrassé. Cette fois, j'étais un cas desepéré, sur une pente très glissante.

J'arrachais la feuille du chevalet et la jeta dans la cheminée après l'avoir enflammé. La feuille se colorait dans la noirceur effaçant la luminosité de celle qui y était dessiné. Je retournais me coucher prenant ma fille dans mes bras tout en essayant de ne pas la réveiller. Je poussais la porte de sa chambre de mon pied tout en la déposant dans son lit remettant son corps tout chaud sous la couette et posai "papa loup" son doudou, à ses côtés.

Je refermais la porte doucement et retournais dans mon lit auprès de Camille. Elle ouvrit les yeux avec un sourire tout en se recollant à moi.

"-Je t'aime Nik!" me lâchait-elle encore bien endormie.

"-Dors Cami !" embrassais-je ses lèvres

Elle se colla à moi entremêlant nos jambes alors que je finis par m'endormir à mon tour.


PoV Camille

Le soleil commençait à chauffer à travers la fenêtre. Je m'étirais le trouvant endormi. Je déposais un baiser à la commissures de ses lèvres. Sachant qu'il dormait souvent mal, je décidais de me lever et de le laisser dormir sans oublier de lui caresser le visage d'un geste doux.

C'était un crime d'être aussi beau.

Je me levais avec difficulté ne voulant pas quitter ses bras. Je désirais m'y abandonner totalement. Je poussais la porte de la chambre de la petite qui dormait profondément, elle avait tellement changé, si grandi que j'avais parfois l'impression que c'était hier que les deux avaient atterri à ma porte .

Ma vie était tellement différente de ce que j'aurais imaginé, je repensais à de nombreux moments partagés à l'évolution de ma relation avec Klaus. Même s'il ne se montrait pas non plus très démonstratif, lui et moi c'était réel. J'avais l'homme que j'avais toujours désiré et j'avais une enfant que je considérais comme ma propre fille. Elle était si adorable en même temps qu'il était impossible de ne pas l'aimer.

Flash Back, 4 ans plus tôt

"-Allez chouchou tu vas pas faire du quatre pattes toute ta vie!" lança Klaus qui était accroupi au sol à lui tendre les bras.

"-Attends ma chérie" l'attrapais-je en la remettant en position debout.

Elle faisait son poids mord et grimaçait en nous faisant des bulles. Faisant tout pour ne pas se tenir sur ses petites jambes. J'avais beau la redresser et de lui demander d'arrêter de faire la folle, elle en avait rien à faire et se moquait de nous deux qui avions l'air de deux empotés. Ma mère qui était venu spécialement pour l'anniversaire de la petite se marrait bien de nous voir en difficulté avec une petite fille d'un an.

"-Ce n'est pas drôle" lui lançais-je

"-Elle n'est pas en retard, ne vous inquiétez pas, il faut qu'elle grandisse à son rythme!" nous rassurait-elle.

"-C'est tes un an, bébé ...allez marche... fais plaisir à papa!" la suppliait Klaus

Elle se mit à lui sourire et à partir à quatre pattes dans la direction opposée.

"-Tête de cochon!" râlait-il en se relevant.

Je m'avançais vers lui qui était contre le mur à regarder Louna fuir très loin de lui tout en rigolant. Elle s'arrêtait pour voir si on lui courait après et comme on ne la suivait pas elle revenait vers nous en nous observant avec un air bien malin.

Je passais mes mains autour des hanches de l'originel qui me souriait à mon geste.

"-Elle fait tout pour t'embêter !" lui dis-je

"-Nik, vous venez trinquer avec nous pour l'anniversaire de la petite!" lui demanda ma mère

"-Juste un verre alors !" lui répondit-il avec un sourire

"-Sérieux en plus... dites-moi Nik, vous avez des défauts? lui demanda-t-elle.

"-Oh oui...donnez moi 24 heures et je promets de vous faire une liste!"

Ma mère se mit à éclater de rire à la réponse de Klaus, elle l'avait adoré tout de suite, était-ce le fait de retrouver un homme autre que mon père et mon oncle dans la famille. Mes parents ignoraient ce qu'il était et l'avaient accepté comme l'un des nôtres comme un membre de la famille à part entière.

"-Méfies- toi Camille, le jour où vous vous marierez, elle est capable de te piquer la robe et d'aller à l'autel à ta place!" rigola mon père.

Klaus fit une drôle de tête manquant de s'étouffer avec son verre.

"-Doucement Nik, vous allez vous en mettre partout, se serait dommage de tâcher votre tee-shirt et devoir rester torse nu pour finir la soirée!" lança ma mère en me faisant un clin d'oeil.

"-Quoi? je le charrie...il est bien trop jeune pour moi!" se moqua ma mère ce qui fit sourire Klaus.

"-Méfiez-vous Kathia, je cache peut-être mon jeu!" lui lança-t-il .

Nous entendions une voiture arriver dans l'entrée. Mon oncle avait lui aussi fait le déplacement pour l'anniversaire de Louna

"-Excusez-moi!" se leva Klaus pour aller le rejoindre.

"-Et toi, ma chérie, tu dis ...ma...mie." essaya ma mère en attrapant Louna.

Je les observais, elle revivait depuis que nous étions ici. Elle la prenait pour sa petite fille et c'était tout comme moi attaché à l'enfant, je pense que l'arrivée de Louna lui avait été comme une thérapie pour elle, cela lui permettait de ne plus se focaliser sur Sean, mon frère décédé.

"-ça a l'air d'aller mieux, tous les deux!" me demandait-elle retrouvant son sérieux " je le trouve un peu plus expressif avec toi!"

"-Oui, il baisse un peu ses barrières et j'arrive peu à peu à le faire céder !"

"-c'est peut-être difficile pour lui, après tout la mère de sa fille est morte, il faut tout reconstruire c'est parfois dur de réussir à s'ouvrir à une autre personne et de recommencer!"

Je ne répondis pas, ma mère ignorait que Hayley et Klaus n'avaient jamais été en couple ni éprouvé le moindre sentiment mais avait créé Louna en l'espace d'une nuit bien trop arrosée. Pour elle, le fait qu'il soit distant était la raison mais moi je savais que la mort d'Hayley ne lui faisait ni chaud ni froid. Il n'était pas vraiment le genre d'homme à s'ouvrir et j'ignorais pas que la femme qu'il avait dessiné pendant des mois était l'une des raisons. Mais petit à petit, il baissait ses barrières après tout nous vivions ensemble 24/24 et je m'occupais de sa fille comme si c'était la mienne.

"-Je ne sais pas comment tu arrives à ne pas lui sauter dessus, il est vraiment..."

"-Maman!" la grondais-je avec amusement " on n'en est pas encore là !" dis-je tout en buvant mon verre d'une traite.

Klaus et mon oncle Kieran entraient ensemble en souriant. Il avait gardé contact depuis notre départ et lui permettait d'avoir un oeil sur la Nouvelle Orléans. Ils étaient devenu très complices bien plus qu'ils étaient à la Nouvelle Orléans, ils étaient amis.

"-Mamm!" sentis-je des petits doigts tirés sur le tissu de ma robe s'aidant pour se mettre debout.

Louna se tenait droite tapotant mes genoux en rigolant mordillant ma robe qui était désormais pleine de bave. Je la pris dans mes bras tout en la mettant assise sur mes genoux. J'éloignais tous les choses présentes susceptibles d'être attrapé de ses petites mains alors qu'elle tapotait de sa main sur la nappe en sautillant, c'était une vraie petite puce, elle ne tenait jamais en place.

Je lui déposais des bisous dans son cou en la penchant ce qui la fit rire aux éclats. Me sentant observé, mon regard se posa sur l'originel qui nous observait.

Je lui fis un sourire en coin alors que Louna lui tendit les bras. Il avança vers nous et se pencha à genoux pour la regarder dans les yeux.

"-Tu veux que je te prenne ?"

Louna se mit à s'exciter davantage sur mes genoux prouvant que la réponse était plus que positive.

"-Tu veux que je te prenne et moi je veux que tu marches?" lui dit-il

"-Fais attention Louna, l'hybride originel négocie! " murmurais-je.

Seul mon oncle passant derrière ma chaise dégagea un sourire à ma phrase. Louna tendit encore plus les bras à son père en ronchonnant.

"-Très bien tu as gagné!" cédait-il " je ne peux pas te résister, après tout c'est ton anniversaire!"

Ma mère arriva avec un immense gâteau en demandant à Klaus de le couper. Il me redonna la petite qui s'échappait de mes bras. Elle se mit debout et fit ses premiers pas sans accroche. J'étais prête à crier de joie et de surprise mais étant aussi étonné aucun son n'en sortit du moins pas assez fort pour compenser avec les rires autour du gâteau.

"-Attends Louna, papa coupe ton gâteau!" la regardait-il qui tirait sur son pantalon.

Il lâcha le couteau sur la table avant de baisser ses yeux vers elle.

"-Mais... tu marches!" s'étonnait-il

Elle se mit à rigoler avant de s'enfuir cette fois-ci sur ses jambes en chancelant à certains moments à la force de rire.

Je laissais glisser mon regard à travers la pièce. Klaus attrapant Louna , mon oncle ayant pris le relais sur le gâteau. Je n'aurais jamais pu rêver mieux, même si nous étions en fuite, je n'échangerais ma vie pour rien au monde et pour la garder j'étais prête à tout.

Fin du Flash Back

C'est le bruit d'un coup sur la porte qui me fit revenir au présent. Je refermais avec douceur la porte de Louna, attrapa un peignoir que je nouais avant de me diriger vers l'entrée. J'écarquillais trouvant Caroline sur le pas de la porte. J'essayais de la refermer aussi sec mais de son pied elle m'en empêchait. Je plaquais mon dos sur la porte pour me donner plus de force mais c'était sans mal, elle était bien plus forte que moi et mes pieds glissaient sur le sol.

"-Désolé Chérie, tu y arriveras pas!"

Devant la force de l'autre bonde, je fus propulsé sur le sol. Elle essaya d'entrer et je me mis à lui lancer un sourire moqueur en la voyant bloquer à la porte.

"-c'est balo!" lui dis-je en revenant à elle, les bras croisés sur la poitrine.

"-Où est Klaus, je veux le voir"

"-Il dort, il a une nuit agitée si tu vois ce que je veux dire!" la narguais-je

"-Ou... il a eu une nuit agitée car il pensait à notre baiser!" me lâchait-elle alors que je perdais mon sourire. "Oh il ne t'a pas dit...on s'est embrassé hier, c'est balo ça aussi!"

"-C'est faux!" dis-je avec énervement

"-Je t'assure que c'est vrai et j'imagine que rien qu'à voir ta tête... tu commences à comprendre que la situation t'échappe! Klaus est à moi!" me dit-elle froidement.

"-Il est à toi...bien... et toi... où tu étais?...quand il en avait besoin...pourquoi revenir maintenant et pas avant?"

"-ça c'est moi que ça regarde!" me coupait-elle

"-Ah oui, tu sais quoi...c'est lui qui est venu...c'est moi qu'il l'a aidé à remonter la pente, tu n'as aucune idée dans l'état qu'il était"

"-J'ai...oui... je suis au courant!" finit-elle enfin par s'adoucir.

"-Tu n'imagines pas le mal que j'ai eu pour l'avoir, combien de temps, il murmurait ton prénom pendant son sommeil alors que je faisais tout pour qu'il me laisse une chance mais il ne rêvait que de toi!"

"-Camille...je peux comprendre...on a mal démarré toutes les deux, je te remercie pour ce que tu as fait pour lui..je t'en suis reconnaissante mais je suis là maintenant." lança Caroline avec douceur.

Je mentirais si je disais qu'elle n'avait pas l'air sincère alors qu'elle ajoutait avoir fait une erreur en lui tournant le dos. Sa remarque me décrocha un rire.

"- Maintenant je vais te demander de t'en aller avant que cela dégénère!"

"-Je crois que tu as pas bien saisi, je ne partirais pas sans Klaus!" s'énervait-elle de nouveau

"-Et je ne te laisserais pas partir avec lui, tu débarques comme ça et tu crois que tout t'appartiens" m'énervais-je " désolé ma belle mais tu vois c'est moi qui dors toutes les nuits avec lui, c'est à moi qu'il fait l'amour alors trouves-toi un autre mec!" raillais-je avec cette fois une véritable colère.


Pov Caroline

Je flashais aussi prêt que je pouvais de la porte d'entrée, j'en avais perdu le contrôle, mes veines autour de mes yeux avaient fait leur apparition mais la jeune femme ne semblait en aucun cas apeurée.

"-Tu vas t'en aller et l'oublier" l'hypnotisais-je

"-Tu es stupide, je prends de la verveine depuis des années, tu ne peux me contraindre!"

Cette fois, je bouillais à un point que j'avais qu'une envie c'était de l'attraper et de faire en sorte que la verveine dans son organisme s'échappe afin de la faire dégager de mon chemin. J'étais vraiment en colère.

"-Je te conseille de t'éloigner de nous, car je te jure que je te ferais regretter d'avoir osé poser tes lèvres sur lui.!" me lança Camille d'un ton froid et agressif alors que tout comme moi , elle en tremblait de colère.

Une chose est sûre, tout comme moi, elle était déterminée.

"-Tu n'es qu'une petite humaine insignifiante, comment crois-tu pouvoir faire le poids face à moi?" lui lançais-je alors que ma colère me consumait.

D'ailleurs je crois n'avoir jamais été aussi furieuse que je l'étais en ce moment.

Je détournais les yeux voyant Louna m'observer. Elle tournoyait l'oreille de son loup dans la frustration. Son visage était dans la confusion.

"-Coucou ma chérie!" la regardais-je en m'agenouillant à sa hauteur." tu as aimé le livre?"

"-Ne t'approche pas d'elle!" me menaça Camille

"-Tu es méchante!" me lança la petite

"-Quoi? mais non mon ange!" lui dis-je dans le choc.

"-Si... tu es méchante!"

"-Non ma chérie, je t'assure que non...tu te souviens de notre première discussion, je t'avais dit que je cherchais celui que j'aimais!"

"-Arrêtes ça immédiatement!" s'énerva Camille

"-C'est ton papa que j'aime!" lui lançais-je

"-Mais...non..." se mit-elle à pleurer" mon papa est avec camille"

"-Chérie... ton papa aussi a le droit d'être avec celle qu'il aime, tu veux le bien de ton papa, non?

Je sentis une gifle mémorable s'abattre sur ma joue.

"-Tu vas me le payer, espèce de garce!" regardais-je Camille avec mon visage ayant pris les traits vampiriques.

Le vent se leva. La peluche de Louna était à ses pieds et elle me regardait alors que ses yeux prenaient une couleur dorée.

"-Ma puce...qu'est-ce que tu fais?" lui demandais-je légèrement inquiète.

D'un seul geste de la main, elle me fit voler à quelques mètres.

Je me redressais tapotant la terre de mes vêtements et regardais Camille et Louna sur le pas de la porte.

"-Oh et évidemment... tu te doutes que je ne t'inviterais pas à entrer!" dit-elle en refermant la porte me laissant choquée sur le perron avec une colère qui s'amplifiait.

"-Qu'est-ce qui se passe?" entendis-je la voix de l'originel.

Je me mis à l'appeler alors qu'il ouvrit la porte.

"-Klaus!" flashais-je me stoppant une fois de plus à l'encadrement de la porte, ne pouvant faire un pas.

"-Caroline!" me dit-il .

"-Nik ...la petite!" lança Camille affolée

Klaus se retourna voyant sa fille au sol qui partait en crise.

"-Qu'est-ce qu'elle a?" m'inquiétais-je.

Ma voix était devenue tremblante.

Son petit corps faisait des bonds sur le sol. Camille lui tenait la main alors que Klaus courait à elle en se jetant au sol en lui caressant le visage.

"-Ma chérie,chut...tout va bien!"

Elle ne se calmait pas et je me sentais coupable de ne rien pouvoir faire. Je sentais toute la peur de Klaus qui essayait tant bien que mal d'arrêter ses crises. C'était ma faute et j'en était consciente.

"-Klaus je suis désolé, je ne voulais pas la frustrée!" lançais-je avec regret.

Les yeux de Louna se transformèrent à la couleur dorée alors qu'elle se mit à hurler de douleur. Ses os se brisaient les uns après les autres et lui provoquaient une douleur ingérable. Je comprenais en ayant déjà vu de nombreuses transformations notamment par le biais de Tyler que les transformations étaient horriblement douloureuses. Je n'imaginais pas ce qu'un enfant de cinq ans pouvait ressentir.

"-J'ai mal papa!" pleurait la petite

"-Je sais, contrôle-toi ma chérie, tu peux y arriver, cesse de muter, toi seule peut le faire !" lui lançait Klaus dont ses larmes roulaient sur ses joues étant impuissant à la douleur de sa fille.

Les yeux de Klaus passèrent lui aussi à la couleur dorée en la regardant, il essayait de la calmer en lui demandant de souffler et de reprendre le contrôle. Cette fois c'était trop tard, Louna n'arrivait pas à se contrôler et se transformait en un petit louveteau blanc comme neige. Elle s'échappa par la porte et partit en courant alors que Klaus et Camille l'appelaient.

Klaus se mit à tomber au sol et se transformait à son tour , il me faucha en courant dans la direction de sa fille pour la rattraper.

Camille en sortit de la maison sous le choc.

"-Tu es contente!" me lançait-elle les yeux au bord des larmes.

"-C'est pas ce que je voulais!" lui lançais-je " je l'aime c'est tout!"

"-Moi aussi je l'aime, tu n'es pas la seule!" me dit-elle avec froideur.

Après de longs moments je vis Klaus revenir avec sa fille dans les bras. Elle était endormi et avait du sang au coin de ses lèvres. Camille la regarda et il la pencha afin qu'elle puisse lui déposer un baiser sur son front.

"-Viens là ma chérie... on va aller prendre un petit bain pour nettoyer tout ça!" la prit-elle dans ses bras.

Elle se retourna pour regarder si Klaus la suivait mais il lui fit comprendre de rentrer ce qu'elle fit sans discuter.

"-Klaus, je suis vraiment désolé...je savais pas, si j'avais su... j'ai juste voulu lui dire que je t'aimais..."

"-ça suffit Caroline!" me dit-il froidement "Maintenant tu vas t-en allez de cette ville et ne jamais revenir" raillait-il

"-Klaus, pardonne-moi, je l'ai pas fait exprès...tout ce que je voulais ...c'était toi!"

"-Et moi ce que je veux c'est la sécurité de ma fille, rien d'autre ne compte"

"-Ne me dis pas que tu ne ressens plus rien pour moi!" lui dis-je

"-Peu importe Caroline ce que je ressens pour toi...j'ai changé...ma vie a changé...et mes priorités aussi."

"-Pourtant tu m'as bien dit être mon dernier amour et tu savais que tu allais être père!"

"-ça n'a plus d'importance aujourd'hui, j'aurais aimé l'être, que tu sois ma priorité mais tu ne le seras jamais, ma fille est ma seule priorité!"

"-Je veux bien être la deuxième, Louna n'est pas un frein à mes yeux!"

"-Je te demande de t'en aller, je veux que tu partes de cette ville et ne m'oblige pas à utiliser la manière forte, refais ta vie et oublie-moi!"

"- Je vais me battre pour toi!" lui dis-je

"-Ce ne sera pas nécessaire, tu perdras!" me dit-il en entrant en claquant la porte alors que je l'appelais en pleurant. Je vivais en plein cauchemar.


PoV Klaus

Camille était dans la cuisine, je sentais qu'elle pleurait en entendant les battements de son coeur et les réactions de son corps.

"-Tout va bien!" la rassurais-je en la prenant dans mes bras.

"-Non ça va pas... tu l'aimes cette fille!"

"-Je l'ai aimé... c'est terminé désormais, elle va partir et si elle ne le fait pas je le ferais par la force."

Des petites mains me tiraient, je baissais les yeux, Louna était là, les yeux larmoyants me tendant les bras. Je l'attrapais alors qu'elle nicha sa tête dans mon cou. Je l'emmenais dans sa chambre et l'invitai à dessiner avec moi. Elle n'avait pas dit un mot concernant sa transformation ni de l'altercation avec Caroline . Je me doutais qu'elle se souvenait de tout et de l'homme qu'elle avait tué sous sa forme lycanthrope mais je ne savais comment lui en parler. Elle se leva pour attraper d'autres feuilles avant de regarder par la fenêtre

"-C'est qui le monsieur?" me demandait-elle

"-Quel monsieur?" suivais-je son doigt pointé dans la direction.

Voyant le doigt pointé de ma fille sur lui, l'homme s'échappa et je me lançais à sa poursuite en demandant à Louna de continuer son dessin. Il fallait que je l'attrape coute que coute, je ne pouvais le laisser partir. Une fois l'homme rattrapé , je le soulevais par la gorge et le leva du sol plaquant sa tête sur le mur lui demandant de parler.

Il répondit par la négativité alors que j'utilisais l'hypnose mais sans succès, il l'était déjà... ce qui appuyait mes craintes, il travaillait pour ma famille. Je laissais mon visage se transformer alors que l'homme se mit à hurler dans la terreur. Je plantais mes crocs dans son cou avec une telle férocité que sa tête se décrocha de son corps tout en roulant au sol.

Devant toute ma colère, je lui attrapais les membres et lui arracha. Un homme marchait, je me mordis le poignet le forçant à boire. Une fois chose faite, je lui brisais la nuque. L'homme se réveilla et je lui demandais d'emmener ça chez mon frère.

"-Une fois que tu auras donné le paquet, arrache-toi le cœur!" le contraignais-je et le nouveau vampire acquiesça d'un seul mouvement de tête.


PoV Caroline

Je rentrais à l'hôtel avec un visage de raton laveur ayant mon mascara qui est coulé . Stefan accourut à moi me voyant dans l'état que j'étais. Je lui expliquais tout ce qui s'était passé alors que je pleurais de plus belle.

"-Tu sais dans tout ça... on vient de découvrir quelque chose d'important!" me dit-il

"-Ah bon?" relevais-je mes yeux vers lui.

"-Klaus n' a pas tué Hayley!"

"-Non tu as raison , le gène de Louna est enclenché, Hayley est bien morte suite à l'accouchement!" lui dis-je

"-Et maintenant...on fait quoi ? me demanda mon ami plein d'espoir.

"-la guerre !" répondis-je où mon ami se laissa tomber en regardant le sol.

( écoutez désormais avec la musique : NONONO - Down Under) .

pour ceux qui suivent The originals, les deux chansons sont de beaux clins d'œils.

Mon ami est assis sur le dessus du lit, ses mains retiennent sa tête. Je le laisse soupirer, ne préférant pas regarder son visage, je l'ai déçu ne voulant pas essayer de comprendre alors qu'il avait essayé de me faire entendre raison et par la même occasion voir la réalité en face.

Mais lui...lui aussi ne me comprend pas. Je n'y porte pas ou plus le moindre intérêt... cela ne sert à rien, mon choix est fait et je sais qu'il est différent du sien. Différent du choix le plus raisonnable, mais je n'y peux rien. Je sais enfin ce que je veux, ce que je désire et ce que je veux... c 'est Klaus. Je tire la baie vitrée me retrouvant sur le balcon de notre chambre d'hôtel.

La nuit est bien sombre mais les étoiles, elles sont là et la lune règne et impose sa place dans cette vaste étendue étoilée. Mes coudes sont désormais sur la rambarde en fer forgé, je suis seule, le silence règne en maitre mais je me sens bien du moins j'apprécie cette solitude car non je ne vais pas bien.

Cette journée fait surement partie des pires que j'avais pu avoir. J'avais vraiment merdé et ressentais un sentiment de culpabilité comme je n'avais jamais connu. Comment avais-je pu en arriver là? étais-ce mal de vouloir celui dont j'étais amoureuse? Devais-je réellement continuer après ce que j'avais déjà provoqué , étais-je trop égoïste? Mais pouvais-je réellement ignorer la douleur que mon cœur ressentait?.

Toutes ses pensées défilaient dans ma tête, me laissant là seule avec elles. Mes yeux eux sont fixés sur la lune pourtant je sens que mon regard petit à petit s'égare, il perd de l'altitude et se pose sur lui...lui qui marche ou ère dans la ruelle juste en bas.

L'attrait de mon regard se fait de plus en plus intense pour voir que lui non plus ne paraît pas être très bien, son visage est triste, son regard est marqué et fatigué, fatigué par la douleur. Il lève les yeux et observe lui aussi, la lune qui se montre triomphante. Je ne le quitte pas de mon regard et je sais que non... mon choix est le bon, c'est lui et pas un autre. Il baisse les yeux et regarde le sol, je suis d'ailleurs persuadé que ses yeux sont humides et que j'aperçois pourtant de loin une larme perlée le long de sa joue. Il lève de nouveau son regard et se stoppe cette fois c'est moi qu'il regarde. Cette fois j'en suis sûre, ses larmes roulent, on se regarde avec insistance. Je tremble. Je me jette sur l'escalier de secours, je déballe les marches à toute vitesse sans jamais le quitter des yeux. Je touche enfin terre, je cours à lui mais d'un battement cil, il n'est plus là. Je me tourne et retourne mais non, il est parti une fois de plus sans me donner la moindre chance. Pourtant il était bien là, je le ressens, reconnais son odeur.


PoV Klaus (écoutez Augustines - Walkabout)

Mon cœur est serré à m'en faire mal, cela en devient insupportable. J'ai mal, vraiment mal à un point que j'ignore ou du moins que j'ai toujours voulu ignorer. Je m'étais empêché de ressentir ce genre de sentiment pourtant je savais qu'à chaque fois que je baissais certaines barrières me laissant être celui que je voulais cacher, j'en devenais vulnérable sachant que je finirais par m'en brûler les ailes.

Trois femmes avaient pris possession de mon cœur, l' une d'elle, ma fille, n'était pas un choix mais l'avait totalement.

Camille, je ressens quelque chose.

Je ne peux pas oublier cinq ans de ma vie à ses côtés, cinq ans où je nous revois de nombreuses fois sur la route, malgré notre fuite, elle souriait ayant toujours un regard dans le rétroviseur. Pas un regard pour voir si on était suivi mais bien pour s'assurer que la chair de ma chair dorme et se sente aussi bien qu'on pouvait lui offrir. Elle m'avait offert un sentiment de confiance sans failles.

Caroline, elle, était mon grand amour et je le savais, je ne pouvais pas le nier mais elle m'avait donné tout l'opposé de Camille. Elle m'avait rejeté, repoussé comme tous les autres en me blessant à chaque reprise.

Elle m'a fait comprendre que je ne serais jamais celui qu'elle aimera, celui qui serait bien pour elle. Si différent mais pourtant si fusionnel, si dépendant. Je ne pouvais pas avoir mal, j'étais la plus puissante créature. Pourtant j'ai bel et bien un cœur et oui j'ai mal... c'est ce que je ressens à ce moment précis.

Un mal de ressentir de l'amour pour deux femmes si différentes l'une de l'autre. Je finis par gravir les dernières marches me séparant de la porte d'entrée, je la referme et me dirige directement dans la chambre de Louna, elle est endormi avec "papa loup". Sa première transformation l'avait épuisé. Je la bordais et lui déposa un baiser sur sa joue avant de quitter sa chambre en jetant un regard à son dessin désormais terminé. Je me stoppais à la vue de celui-ci, j'étais surpris, rien n'avoir avec les dessins qu'elle faisait d'habitude, c'était un dessin d'un enfant ordinaire, rien de plus... mais si significatif.

Une maison en simples traits, trois personnages dessinés se tenant la main. Des noms au-dessus de chacun d'eux: Moi, Papa, Camille.

Une larme roula sur ma joue revoyant le visage de Caroline, mon choix était fait, j'avais choisi...je ne serais jamais sien tout comme elle ne sera pas mienne et même si mon coeur vacille ne sachant pas quoi faire et que les larmes roulent sur mes joues. Louna voit Camille comme sa mère et si c'est son choix... alors qu'il en soit ainsi.

Je ne blesserais pas ma fille, jamais...c'était ma certitude...j'en avais pas le droit. C'est dans cet état d'esprit que je refermais la porte en regardant par la fenêtre. Une main glisse sur mes côtés et me serre. Une tête est posé sur mon dos .

"-Tu viens te coucher?" me demandait-elle souriante .

Je la regarde partir et la rattrape par la main en la faisant venir à moi. Posant ses mains sur son visage, je l'attire encore plus près. Elle me fixe en arquant un sourcil. Elle attend quelque chose de moi et je le sais mais elle comprend et sourit seulement. Je desserre petit à petit mon emprise afin de lui redonner sa liberté. Je regarde une nouvelle fois dehors avant de la suivre.

"-Au revoir mon ange, pardonne-moi !" fut ma dernière phrase à l'attention de Caroline même si je sais qu'elle ne l'entend pas.


Merci à vous pour la lecture de ce chapitre. Bisous à vous tous.