Moy: Je crois satisfaire les différents "moi" qui te constituent, du moins, le drogué et le pervers! Je ne me prononce pas pour le sérieux (je doute de son existence^^).

Anju-san : J'espère que tu trouveras cette suite aussi excellente que le reste!

Sarabeka : Jouer au sourd était une solution, mais je voulais qu'Elsa monte au créneau pour Anna^^ Le "paye ta review inutile" m'a...plié en deux! La violence que tu as éprouvé est peut-être dû au langage, plus cru, plus explicite que pour le début?! Je vous emmène tout droit dans les dédales de mon cerveau détraqué ;)

Guest : Salut à toi Team Elsanna! Hans, au placard! J'ai jamais pu le sentir! Pour la nouvelle dans son intégralité, je réfléchis encore au bon moyen de l'intégrer :p

Mlie : Merci! Ce chapitre ne se classe pas directement dans la catégorie M (petit pervers), mais Elsa et Anna franchissent quand même un pas dans leur relation!

J'ALLAIS OUBLIER : BONNE ANNÉE 2015! :D

JE VOUS LIVRE MAINTENANT LE RÉCIT D'UNE PETITE SOIRÉE POSÉE COMME JE LES AIME ;)


BRÛLANTE DE DÉSIR

Chapitre 7 | La bombe, la bête et...

Ce samedi soir, 20H tapante, Elsa était consacrée au rang de "BOMBE incendiaire"!

Ce titre lui avait été silencieusement décerné par Anna. Jupe indigo coupée mi-cuisses, collants opaques et petit haut à fleur... Elsa était resplendissante! Le seul membre du jury avait rendu un verdict unanime... Le contraire aurait été surprenant!

Si le vent s'était levé sans faire de caprice, Anna aurait eu la chance d'admirer la chair encore dissimulée par cette jupe.

Comme une fleur attire un abeille, le décolleté plongeant d'Elsa attira Anna. Les fleurs imprimées sur ce haut lui semblaient bien palotes à côté de la fleur qu'elle – Anna l'abeille – avait l'intention de butiner...

" Aaah, je suis dégueulasse! Désolée. Pensées salaces. Autocensure. OK, c'est bon!

- Vous tenez des propos incohérents Mademoiselle Simons! plaisanta Elsa. Ne seriez-vous pas déjà alcoolisée?

- Non, promis Madame l'agent! Je sais me tenir, je n'abuse jamais de l'alcool!"


Minuit passé, Elsa remuait ciel et terre pour mettre la main sur Anna, totalement déchaînée, délurée...déchirée! Lors de sa dernière apparition publique, elle avait fait une sacrée prestation, manquant de justesse d'éborgner certains convives, secondes, premières et terminales confondus!

Une partie de billard américain, deux joueurs ivres! La partie aurait pu se jouer sans anicroche, si Anna ne s'était pas aperçue qu'ils ne jouaient qu'avec des boules pleines, et de seulement trois couleurs différentes.

" Eugène, pourquoi on a pas les boules normales?

- C'est toi qu'aura les boules...juste après la branlée que je vais te mettre!"

Ses émotions décuplées par la quantité impressionnante d'alcool qu'elle avait bu, Anna ne le laisserait pas s'en tirer sans explications! Pourquoi ne disputaient-ils pas cette partie dans les règles de l'art? Se moquaient-ils tous d'elle? Éméchée, elle se serait contentée d'une remarque, mais bourrée, elle insista :

" Mais pourquoi on a que ça comme boules? s'énerva-t-elle. T'essaies de me désavantager, ou quoi?

- Nope! En fait, j'ai volé ces boules! Une dans chaque bar du coin! Je suis trooop bon, personne m'a jamais calé!

- Naaan arrête, tu veux me la faire à l'envers, c'est tout! Et bah moi, je joue plus!"

Cette décision ne fut pas favorablement saluée par les fêtards du petit salon. Leurs sifflés, huées et brimades produisirent tant de décibels que les jeunes gens des pièces adjacentes vinrent mettre leur grain de sel. De cette cacophonie, certaines voix ressortaient tout de même : celles des terminales, celles des filles ayant fumé les cigares volés d'Eugène et celles d'Eugène en personne, dégoûté qu'elle déclare forfait. Anna s'entendait traiter de poule mouillé, de mauvaise perdante, etc.

De tout son être, elle essayait de relativiser la situation, mais cela s'avérait compliqué, son être étant actuellement composé d'autant de sang que d'alcool. Réfléchir posément lui était impossible. Elle en arriva à croire que l'attaque était la meilleure défense.

La première boule, lancée au hasard, détruisit en mille morceaux une lampe en céramique noire!

La seconde frôla plusieurs têtes et finit sa course, logée confortablement dans un mur. Elle y resterait jusqu'à ce que l'unité de nettoyage sans charge!

Les troisième et quatrième projectiles improvisés firent voler en éclat des bouteilles de bières vides toutes posées dans le même coin.

Anna risquait d'amocher quelqu'un avec la cinquième boule de billard, déjà dans sa main. Prête à la jeter, elle s'arrêta net! Elsa la regardait, traits tendus, bouche entrouverte et yeux exorbités. Son expression médusée dessoûla Anna d'un cran, assez pour qu'elle repose la boule sur le feutre vert et se fraie un chemin Dieu ne sait où!


Elsa s'essoufflait à inspecter la maison de fond en comble! Elle connaissait mieux la topographie de la maison d'Eugène que celle dans laquelle elle avait emménagé la semaine passée. Anna restait introuvable... Une personne alcoolisée oubliait ce qu'était la discrétion, alors comment Anna s'était-elle volatilisée sans laisser de trace?

Demander du renfort auprès de Kristoff ou de Rapunzel aurait été stupide. Cela reviendrait à lancer deux êtres ivres morts à la poursuite d'une troisième.

Jamais l'abus d'alcool ne dicterait sa conduite à Elsa, elle s'en était fait la promesse. De mauvais souvenirs lui revinrent en mémoire. La voix grave qui allait de paire avec ces souvenirs fut tu par une voix énervée, au bord des larmes : "La Bombe et la Bête! La Bombe incendiaire et la Bête! Mais putain, Anna! Qu'est-ce que tu fous?".

Elsa, assurée qu'elle ne tomberait pas sur un couple en rûte, s'autorisa une plaisanterie : "J'ignorais que j'avais été promue! Bombe incendiaire, ça me plaît bien!" lui lança-t-elle à travers la porte.

Anna se relaxa d'entendre cette voix enchanteresse. Seulement, chaque boule de billard lancée lui avait arraché un quart de sa fierté... Elle en avait jeté quatre! A quoi bon sauver les apparences? Faute de fierté, elle prit son courage à deux mains et ouvrit la porte, Elsa y étant encore adossée.

Allongée de tout son long sur le carrelage froid, elle contemplait maintenant le plafond. Deux fissures s'entrelaçaient au-dessus d'elle, pour former un canevas intriguant, qu'elle essayait d'identifier. Était-ce un lion? Un soleil? Le visage d'Anna? Oui, c'était le visage d'Anna, penchée sur elle, certainement pour l'aider à se relever. Non, Anna en décida autrement. Elle ferma la porte et s'allongea avec Elsa.

" La "bombe incendiaire" se demande pourquoi la "bête" s'est comportée comme telle ce soir?

- Je voulais pas! geignit-elle les mains jointes sur son visage. Je voulais faire bonne impression, et j'ai tout foiré! J'ai menti! En soirée, j'bois beaucoup, j'fais des bêtises, et...

- Tout le monde fait des bêtises Anna, mais si une bête en fait, ça devient dangereux!

- Tu vois, sanglota-t-elle, je suis qu'une bête!

- Anna, non, non, c'est pas ce que je voulais dire! Tu n'as rien d'une bête! Tu es...une...une jeune fille pétillante, intelligente, jolie! Tu as du cœur... L'alcool transforme n'importe qui, même une princesse se changerai en bête féroce!"

L'assimilation de ses propos demandèrent à Anna un instant. Si elle n'hallucinait pas, Elsa, tout en la réconfortant, la complimentait. Elle était heureuse, sur un petit nuage! Rencontrer son chanteur préféré lui aurait paru anodin en comparaison aux flatteries d'Elsa. Même un autographe n'aurait pas... Et Anna, avec cette pensée, partit en vrille :

" J'peux avoir un orthographe? s'écria-t-elle. Nan, nan...attend...un au-to-graphe?

- De qui? Moi?

- Bah oui! Sur ma poitrine!

- Quoi? s'écria la jeune blonde. Anna, tu..."

Agir et parlementer avec une personne ivre était peine perdue, Elsa l'avait tristement appris dans sa jeunesse. Tant qu'Anna ne lui demandait pas, ni ne la forçait à faire des choses dangereuses, elle obtempérerait. Elle essaya une dernière fois de contrecarrer les plans d'Anna :

" J'ai pas de feutre! Pas de papier!

- Pas besoin de papier, j'ai dis sur ma poitrine! Et, y a toujours un rouge à lèvre dans une salle de bain!"

Pour quelqu'un censé être à l'ouest, Anna réfléchissait bien. Elle mit l'étagère du lavabo en pagaille et dégota effectivement un rouge à lèvres mate. Elsa s'était adossée contre la baignoire et Anna s'installa à califourchon sur ses cuisses. Elle enleva son t-shirt et Elsa se retrouva nez-à-nez avec une poitrine appétissante. Ne pas savoir leur bonnet ne la gênait pas pour les considérer déjà comme deux amis.

" Alors! Tu signes!

- Mmmh", fit-elle en hochant la tête.

La main tremblante, elle effleura par accident le sein gauche d'Anna.

" Ah! Mon Dieu! T'as les mains glacées!

- Désolée! Je..."

Le rouge à lèvres atteignit son but, et bientôt, une écriture tout en volutes recouvra la chair exposée d'Anna.

" Ça y est?" demanda-t-elle impatiente.

Elle n'attendit pas la réponse pour aller se contempler dans le miroir. L'inversion produit par le reflet, ajouté à son taux élevé d'alcoolémie, la stoppèrent dans sa lecture. Croyant que cela l'aiderait à résoudre son problème de déchiffrage, elle tenta de dégrafer son soutien-gorge.

" Non! Anna! Stop!

- Mais j'arrive pas à lire! bouda-t-elle. Dis-moi! T'as écris quoi?

- J'ai pas fini, euh... Pour l'instant, j'ai écrit "Pour ma princesse", et j'ai signé "Elsa"!

- C'est cooool! Qu'est-ce que tu veux rajouter?

- J'ai écris "pour ma princesse", mais je n'ai pas honoré le "pour", puisque je ne t'ai rien donné!"

Elsa n'était pas certaine d'avoir le cran pour faire ce qu'elle avait en tête. Dans ses précédentes relations, elle n'avait jamais été l'instigatrice. Les autres faisaient le premier pas, et, il fallait le reconnaître, Anna en avait fait plus d'un. Les flirts, les surnoms flatteurs, les rescousses spontanées, le presque strip-tease et la demande de dédicace sur sa poitrine... Les deux dernières actions citées étaient le résultat de son état second, mais...quand même! Elsa voulait prouver qu'elle était capable elle aussi d'être entreprenante.

Si Anna se plaignait, Elsa n'aurait qu'à prétendre avoir été sous l'influence de l'alcool. Elle se mit du rouge à lèvres, s'approcha d'Anna et d'une légère pression sur sa main, la fit se retourner.

" Oh, tu t'es mis du rouge à lèvre! Sexyyyy!

- Je...euh...je voudrais en appliquer un peu plus sur ta...ta poitrine!

- Oui, vas-y! Écris! Mais pas des trucs crades, hein?

- Je pensais à autre chose..."

L'air mystérieux, Elsa se pencha. Ses lèvres restèrent quelques secondes en suspens, avant qu'elle ne les fixe en dessous de sa signature. La fusion de ses lèvres et de la peau d'Anna les électrisèrent toutes les deux. Elsa, envoûtée par cette sensation, déposa un second baiser, délicat, sur le sein encore vierge. Même secousse électrique! Elle se releva, toute groggy par son immersion dans cette splendide poitrine. Anna la vit se raidir un peu. Avec humour, elle lui fit comprendre que son geste avait été apprécié :

"T'as eu raison, l'autre été jaloux!"

Elle enfila son T-shirt en lui adressant un clin d'œil coquin. Elle voulait lui rendre la pareille, mais Kristoff déboula.

"BANANA! On t'a cherché partout! Qu'est-ce que tu fous? Aaaah Elsaaaa, viens avec nous! Après le show du billard, un terminal veut te flanquer une racler au ping-pong, y a une table dans le garage! Tu vas relever le défi, hein BANANA? Elsa, faut quelqu'un de pas trop fonc-dé pour surveiller cette furie des boules"


Le réveil d'Anna fut douloureux. Recroquevillée sur la table de ping-pong, elle voulut se masser la tête, mais avec la raquette scotchée à sa main par un rouleau entier de chatterton, elle se cogna. Les blacks out de la soirée étaient nombreux! Le seul événement significatif et positif qu'elle retenait, c'était son passage dans la salle de bain. Instinctivement, elle s'y rendit. Personne! Le rideau de douche tiré... Pourquoi?

Elle l'ouvrit et découvrit Elsa, à moitié endormie. Elle aurait préféré la découvrir à moitié nue...

" OK... Est-ce que mon artiste préféré, très inspirée jusque pour ses autographes, accepte de venir passer la journée chez moi? Faut une trentaine de minutes pour y aller!

- Trente minutes si tu titubes pas trop!

- J'ai juste un peu mal au crâne, merci de t'en inquiéter. J'veux pas voir les autres! Ils vont m'engueuler...ou se moquer!

- D'accord, c'est parti! Oh, en fait, t'apprécies mes dédicaces, mais t'as rien dit sur ma nouvelle?

- J'ai apprécié ta nouvelle...comme j'ai apprécié ton autographe! Mais...faudrait que j'sois encore bourrée pour te dire exactement comment j'y ai réagi!"


Je ne voulais pas vous servir le schéma habituel, du coup je vous livre ma vision des choses. Le récit est sporadique. Il respecte le fonctionnement ralenti, sur la réserve, du cerveau d'Anna (à cause de l'alcool bien entendu). A la sortie de ce chapitre, vous savez ce dont elle se souvient, pas plus...pas moins! A moi de choisir entre l'indulgence et le sadisme pour savoir si je vous en dévoile plus sur cette soirée, ou pas^^

Le titre montre également mon idée d'un cerveau à l'économie, celui d'une personne ivre. Anna ne se souvient que de... La bombe, la bête et les boules de billards!

Ça vous dit une ptite soirée, là? :D

A la prochaine.

Elmerlelephant :)