Bonjour à tous,
Voici la suite des commandes ! Je sais, ça a mis un peu de temps à venir, mais il fallait que je trouve l'inspiration, au-delà même de trouver le temps dans un emploi du temps de dingue (et puis je travaille aussi au chapitre suivant de « Fallen angels », donc pour celles et ceux qui l'attendent, ça ne tardera plus, promis).
Surtout, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de toutes ces commandes, et une fois de plus, je vais faire de mon mieux pour satisfaire tout le monde !
A très bientôt en tout cas : )
PS : juste une précision concernant cette commande (et les suivantes si la question se pose) : en général j'utilise les prénoms et noms français dans mes fics (exception faite pour le prénom Draco). Mais si vous préférez, comme Eliz pour sa commande, avoir les noms en VO, dites-le moi, je pourrais les mettre ainsi dans votre texte.
Commande de : Eliz
Couple choisi : Snape/Hermione
Mot choisi : Vierge effarouchée
Indication en plus : action de départ : pendant un cours
Rating : K+.
Disclaimer : la plupart des lieux et personnages sont la propriété de J.K. Rowling, je ne me fais donc pas d'argent avec (et en plus je réponds aux commandes gratuitement, moi la cupide de service, alors !)
Dédicace : Bonjour Eliz : ) Voilà enfin ta commande qui arrive. Je souhaite sincèrement qu'elle te plaise. J'imagine que tu attendais un peu autre chose, mais j'ai voulu m'amuser un peu avec les personnages (et les lecteurs aussi, j'avoue, lol). Alors j'espère que ça ne te décevra pas (mais bon, si tu sais que je suis une inconditionnelle de Ron/Mione, je pense que tu me pardonneras, ou du moins me comprendras). Mais un texte n'est qu'un texte, il n'arrête pas l'imagination, et je te laisse tout champ libre pour imaginer la suite … à ta façon ! Je te fais plein de gros bisous et te laisse découvrir ton texte …
Place à la lecture !
La vierge au corbeau
Vierge effarouchée. Vierge effarouchée. Vierge effa … Ah non, décidemment, Hermione avait beau se repasser le mot en boucle dans la tête, elle ne le digérait pas. Cette fois, franchement, Ron avait été trop loin ! Oser la traiter de « vierge effarouchée » devant tous les copains réunis, dans la salle commune hier soir ! Comment avait-il pu ?
Tout ça parce qu'elle n'avait pas ri aux blagues salaces de ses camarades. Tout ça parce qu'elle avait préféré continuer à relire L'histoire de Poudlard plutôt que de participer aux confidences coquines qu'ils avaient échangées hier soir. Mais quand même, cette fois, Ron avait dépassé les limites !
Ce n'était pas vrai, d'abord, que tout cela ne l'intéressait pas. Simplement, Hermione estimait que cela faisait partie de ces choses intimes dont on ne parlait pas en public. Et puis, ce n'est pas parce que tous étaient capables d'en rire et d'en parler en long en large et en travers qu'ils étaient forcément calés sur le sujet. Ne dit-on pas que ceux qui en parlent le plus …
Et puis, elle était loin d'être aussi inculte que tous le pensaient ! Ron avait beau la traiter de Miss je-sais-tout, s'il savait tous les livres qu'on pouvait trouver sur le sujet, il se transformerait sans doute un peu plus volontiers en rat de bibliothèque lui aussi … Non pas que Hermione passait ses heures là-bas dans le but de lire des manuels de séduction et sexualité, mais elle n'avait jamais refermé brusquement ces livres quand elle était tombée par hasard dessus.
Alors qu'on la traite de rat de bibliothèque si on voulait, de timide et pudique passe encore, de vierge elle ne pouvait le nier, mais d'effarouchée, alors ça, c'était un peu trop fort ! Ah, Ron la trouvait coincée ? Ah, môssieur préférait les filles libérées et dévergondées comme Lavande ou légères comme Parvati ? Et bien, il allait être servi, le fiston Weasley … Mais peut-être pas comme il l'aurait souhaité.
Parce que, elle avait beau l'adorer, et même, soyons honnête, être totalement folle de lui, Hermione ne pouvait cette fois pas lui laisser passer ça. Se moquer d'elle ainsi, devant tout le monde, avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder une coupe déjà bien pleine. Alors, elle avait décidé de se venger, de lui rendre la monnaie de sa pièce. Mais comment ? Et bien, c'était la question …
Depuis la veille, Hermione avait les grandes lignes de son plan, mais elle avait besoin de quelqu'un pour le mettre à exécution, et … et elle ne savait pas à qui demander ça. Harry, c'était absolument hors de question. C'était un ami, un frère, et elle ne pouvait pas lui demander ça. Les autres copains, niet également. Elle n'oserait pas. Audacieuse, mais pas téméraire …
Et du coup, elle avait passé la moitié de ce premier cours aujourd'hui à ressasser son plan, à se demander qui pourrait l'aider à rabattre le caquet de ce crétin de grand rouquin. Mais elle avait beau chercher, elle ne voyait pas … Son regard flotta dans la salle. Pas un Serpentard, quand même …
Quand la voix glaciale et sarcastique de leur professeur de Potions s'éleva dans l'air :
« Alors, on rêvasse, miss Granger ? Vous voulez que j'enlève des points à Gryffondor, ou quoi ? »
Hermione sut alors qu'elle tenait sa solution, et n'écoutant que le grain de folie qui la traversa alors, elle répliqua d'un ton doucereux :
« Et bien, à vrai dire, je préfèrerais que vous m'enleviez autre chose, professeur Snape … »
Celui-ci ouvrit de grands yeux, et répliqua, déconcerté :
« Quoi ? »
La brune secoua la tête, faisant ondoyer sa lourde chevelure bouclée, avant de reprendre, en lançant une œillade suggestive à Severus :
« Non, rien … » Elle n'ajouta rien, mais resta là, la tête posée sur la main, à le dévorer du regard.
Snape s'agita, légèrement mal à l'aise, et conclut, tout en se dirigeant de nouveau vers le tableau pour écrire la suite de la formule :
« Mouais … bon, et bien, que je ne vous y reprenne plus. Je disais donc … »
« Vous savez que le noir met vraiment votre corps en valeur ? »
Le crissement de la craie du brave homme s'écrasant dans un geste désespéré sur le tableau crispa tous les élèves présents. Déglutissant de travers, Severus se retourna, plus blanc que sa fameuse craie bruyante et lança un « Pardon ? » hébété à la brune.
Tentant de réprimer le léger tremblement de ses jambes, Hermione continua sur sa lancée. Après tout, au point où elle en était … Elle plissa les lèvres d'un air gourmand, et fit signe de la main à Snape de faire demi-tour.
« Retournez-vous un instant, pour voir … »
Tellement désemparé par l'attitude extravagante de sa meilleure élève, le professeur obtempéra sans chercher à comprendre. Mais quand elle lui fit alors remarquer que c'était bien mieux ainsi, car elle avait alors pleine vue sur « son ravissant petit cul », il fit volte-face en glapissant, comme si un elfe de Cornouailles l'avait mordu.
« Mais vous êtes complètement folle, miss Granger ! » s'écria-t-il, tandis qu'on entendait un élève s'évanouir, au fond de la classe.
Hermione, s'avançant suffisamment sur son bureau pour souligner fort peu discrètement son décolleté -pourtant fort sage jusque-là- susurra alors :
« Oui, folle, tout à fait. Je suis folle de vous … »
« Vade retros Satanas ! » s'exclama Snape, lâchant cahier et craie, tendant droit devant lui sa baguette en protection.
A ce geste aussi inutile que désespéré, plusieurs élèves éclatèrent de rire –du moins ceux qui réussirent, Merlin sait comment, à sortir de la torpeur dans laquelle ce spectacle les avait plongés. Harry, assis derrière son amie, balbutia un vague :
« Mais … mais … mais mais … » Mais il ne put en dire plus, et sa seule intervention en resta là.
Ron, quant à lui, ne pouvait rien dire. Le choc l'avait rendu muet, mais il ne put retenir un juron étouffé quand il vit leur camarade se lever, sans prêter attention aux autres élèves, et s'approcher de Snape, qui tendit de nouveau sa baguette devant lui, en protection.
Mais Hermione balaya d'une pichenette le petit bout de bois, qui vola dans la salle et atterrit dans le chaudron de démonstration du professeur dans un petit « plouf ».
« Ma baguette … » gémit l'homme, franchement apeuré à présent.
Il se plaqua contre son tableau, lançant des coups d'œil presque implorants aux Serpentards pour qu'ils lui viennent en aide. Mais il ne put que constater, avec amertume, qu'aucun d'entre eux ne lui seraient d'un quelconque secours : la moitié était hilare, l'autre moitié pétrifiée, et Draco semblait dans un tel état de choc que s'il n'était pas mort sous le coup, il avait eu au moins tous les neurones grillés.
Il faut dire que ce n'était pas tous les jours que le rejeton Malefoy pouvait assister à une séance de drague féroce de son parrain, qui plus est quand celui-ci était la proie, et que c'était Hermione Granger en personne le prédateur …
Miss Granger qui était précisément en train de passer ses doigts dans les cheveux de Snape –tout en regrettant bien vite intérieurement ce geste-, et de murmurer :
« Ca fait si longtemps que je voulais vous dire à quel point votre regard de corbeau m'avait envoûtée … »
« Miss Grangeeeer … » gémit Severus, tout en tentant maladroitement de repousser son élève, qui se collait maintenant à lui sans pudeur.
« Oh oui, comme j'aime entendre votre voix grave et sexy prononcer mon nom. Dites-le encore … »
Déclaration qui eut pour effet de clouer le bec du pauvre corbeau sexy, qui craignait que le moindre de ses gestes n'attise davantage Hermione, qu'une exhalation de potion avait sans doute rendue folle.
Non parce que Severus Snape ne pouvait pas croire que sa charmante mais néanmoins élève en pinçât réellement pour lui. Quoique, pour le peu qu'il en savait, n'était-ce tout de même pas une lueur de désir qu'il venait de lire dans le regard qu'elle lui lançait ? Et ses mains, qui se posaient sur son torse, n'étaient-elles pas aussi douces qu'il avait pu l'imaginer chaque fois qu'il la voyait touiller sa potion ?
Secouant la tête, l'homme tenta de chasser ces idées inconvenantes de son esprit ; mais il fallait reconnaître que Hermione le mettait vraiment à mal. Jamais personne n'avait vu la jeune fille si … envoûtante et séductrice. Elle n'avait rien de changé physiquement, mais elle semblait une autre. Elle semblait si féminine à présent.
Quand enfin elle se recula un peu, Severus en profita pour respirer, mais n'eut pas le temps de dire quoique ce soit, car la Gryffondor lui posa un doigt sur la bouche :
« Chut. » fit-elle, autoritaire. « Plus un mot ou je vous fais taire d'une manière bien plus douce … » Et elle passa la langue sur ses lèvres d'un air suggestif.
Snape déglutit de nouveau péniblement, semblant sur le point de tourner de l'œil.
C'est là qu'un cri retentit dans la classe. Hermione, comme tous les autres, se retourna vers Ron, qui murmura alors, défait et perdu :
« Mais Mione … qu'est-ce qui t'arrive ? Ne me dis quand même pas que … » Il semblait au bord des larmes –ou de la crise cardiaque.
Pendant que le Maître des Potions profitait de cette diversion pour s'éloigner discrètement de la jeune fille -non pas qu'elle l'ait laissé complètement indifférent, loin de là, mais tout de même, ils étaient en classe-, Hermione répliquait à son ami dans un grand sourire :
« Alors Ron, tu trouves toujours que j'ai l'air d'une vierge effarouchée ? »
Et sur ces mots, elle retourna s'asseoir d'un air victorieux à sa place, savourant pleinement au passage l'air déconfit et stupéfait du roux, qui était devenu en un instant la risée de toute la classe.
Victoire que la jeune fille savoura jusqu'à ce qu'elle entende la voix glaciale et visiblement vexée de son professeur, qui susurra, mécontent :
« Miss Grangeeeeeer … »
« Oups ! » s'exclama Hermione. « Cette fois je crois que je suis vraiment bonne pour des points en moins … » Elle baissa le nez, rouge de honte, ne sachant où se mettre.
C'est en relevant le nez qu'elle aperçut le sourire sournois de Snape qui répliqua alors d'une voix doucereuse :
« Non, je crois qu'une retenue serait bien plus adaptée … »
Et c'est dans un silence consterné qu'on entendit Ron s'évanouir, dans un grand bruit sourd.
