Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter ni son univers, tout cela appartient à la grande JK Rowling.
Notes de débuts de chapitre : Bonjour/Bonsoir. Je suis navré de l'attente, mais elle sera ainsi pendant un moment, n'ayant plus aucune connexion internet avant fin Mai . J'essayerai néanmoins tel qu'aujourd'hui de vous fournir un chapitre de temps à autre. Je ne peux pas vous dire quand sera publié la suite, et j'en suis désolé. Pour tout vous dire, je ne peux même pas envoyer de mail (Ouais mon téléphone portable sert de Modem pour que je poste ce chapitre...), par conséquent ce chapitre n'est pas passer par Sheltan mon humble correcteur. Dès que possible, je l'enverrai et mettrais ce chapitre à jour corrigé. Sur ceux bonne lecture, en espérant que ce chapitre vous ai plu.
Chapitre 7 : Poudlard a ses secrets
« Prends Buck. Nous nous débrouillerons pour redescendre. » fit Harry, serrant fortement Sirius dans ses bras.
« Dépêche toi. » s'écria Daphné, qui courrait déjà aux côté d'Hermione.
En effet, il ne leur restait que cinq minutes pour rejoindre l'infirmerie. Et qui sait ce que leurs réservait les escaliers magiques de Poudlard. Harry les rattrapa bien assez rapidement, et commença à dévaler les escaliers aux côtés de ses deux compagnons d'aventures.
Trois minutes. Voilà le temps qu'il restait au trois adolescents pour rejoindre l'infirmerie sans être vu. Trois petites minutes. Cent quatre vingt secondes de course poursuite hallucinante. Harry menait le groupe à vive allure, sans prêter attention à ses compagnons d'aventure, sans jeter ne serais ce qu'un regard pour voir si elle le suivait encore. Au détour d'un couloir, Harry s'arrêta net, se faisant aussitôt renverser par Daphné puis par Hermione. Forçant ainsi le trio à s'étalait sur le sol, maugréant dans sa barbe sur l'incapacité d'Harry, Daphné se relevait très douloureusement. Hermione, de son côté, fixait son ami d'un regard incrédule, ce n'était pas dans ses habitudes de s'arrêter ainsi sans aucune raison, et l'expression sur son visage confirmait ses doutes. Il semblait si perdu, si intéressé par quelque chose qu'elle ne voyait pas, ou n'entendait pas.
« Potter ! Bon sang, préviens quand tu t'arrêtes.. » commença dans un grognement la Serpentard.
« Chut, Daphné. » murmura Harry, à la surprise de tous, rare était les fois où il appelait l'héritière des Greengrass par son prénom, à vrai dire hormis les fois où la situation était assez délicate comme lors de l'épisode des Détraqueurs.
« Que se passe-t-il ? » demanda avec anxiété Hermione, tout en se rapprochant délicatement de son ami.
Une nouvelle fois, Harry plaça son doigt sur sa bouche en signe de silence. Le regard d'Hermione changea subitement, l'anxiété fut rapidement remplacé par la peur et l'incompréhension. De son côté, Daphné tapotait furieusement le sol à l'aide de son pied, l'agacement avait pris le dessus, ils n'avaient pas de temps à perdre, et Potter choisissait ce moment là pour faire son intéressant et entendre ou voir quelque chose qu'eux n'était pas capable. Un véritable aimant à problème, cette vision des choses ne faisait que de se renforcer au fur et à mesure du temps qu'elle pouvait passer avec lui. Et il osait l'appeler Daphné. Étrangement, se faire appeler Daphné par Potter la troublait contrairement à Malfoy où cela l'énervé. N'en pouvant plus d'attendre alors que le temps défilaient contre eux, elle reprit la parole :
« Qu'est ce que tu attends ? Nous n'avons pas le temps. » s'exclama-t-elle.
« Vous n'entendez pas ? » murmura faiblement la voix d'Harry.
« Entendre quoi ? » répondit du tac au tac Daphné.
« Ces voix. Elles me supplient de les rejoindre.. »
Sa réponse choqua les deux jeunes filles, le visage d'Hermione ne reflétait désormais plus que la peur, tandis que celui de Daphné exprimait de la perplexité. Elle, contrairement à la Gryffondor, n'avait jamais vu Potter entendre des voix, et par conséquent ne savait pas les conséquences de tout cela.
« Arrête ton cirque... » essaya-t-elle de commencer.
« Est ce que ça correspond à l'année dernière ? » coupa Hermione, lançant un regard furibond à l'héritière des Greengrass.
« Non.. Ces voix me supplient de les rejoindre. Je me sens attiré par elles. » répondit-il, tout en commençant à se mouvoir en direction de l'une des salles inoccupées depuis de nombreuses années.
Le geste n'ayant pas échapper ni à Hermione, ni à Daphné, elles se précipitèrent ensemble en direction du Gryffondor, l'attrapant chacune par un bras et le tirant à l'opposé de la direction où il semblait vouloir se dirigé. Sans savoir pourquoi, Daphné le retourna dans sa direction et le gifla fortement au visage. La marque de sa main apparut intanstanément sur le visage meurtri d'Harry.
« Pourquoi m'as tu giflé. » s'énerva-t-il.
« Pour te faire redescendre sur terre, Potter. Nous n'avons pas le temps, je tiens à vivre contrairement à toi. Alors si ça ne te dérange pas, tu iras mener ton enquête sur ces soit disant voix quand je ne serais pas dans le coin. »
« Allons-y. » s'efforça de dire Hermione, voyant que son ami allait rétorquer.
Les deux jeunes filles reprirent leurs courses en direction de leur destination sans plus attendre, tandis qu'Harry eut plus de difficulté à repartir, essayant de chasser ces étranges voix de son esprit. Plaçant sa main sur sa joue encore chaude, il maugréa diverses insultes à l'encontre de Greengrass, la maudissant de ne pas avoir trouvé une solution plus douce pour le faire redescendre sur terre. Jetant un dernier regard en direction de la porte, il se remit à courir, jetant un bref regard sur sa monte. Il lui restait exactement une minute et trente secondes pour traverser un tiers du château. Autant dire que sa courte distraction, lui avait fait perdre un temps précieux. Bien rapidement il les rattrapa toutes les deux, jetant un regard noir à Daphné au passage, et les dépassa sans aucun préambule. Une minute après, les trois comparses se retrouvèrent devant les portes de l'infirmerie au moment où le professeur Dumbledore en sortait :
« Professeur Dumbledore, nous avons réussi. Il est libre. » s'égosilla Harry.
« Je ne vois pas de quoi vous me parlez jeune homme. » répondit le directeur.
« Mais de Sir.. » commença-t-il avant d'être coupé par Greengrass.
« Excusez-le professeur, il a perdu la tête. »
« Rentrons. » s'étouffa Hermione, en voyant les dernières secondes fondre comme neige au soleil.
Daphné ne se fit pas prier deux fois, elle poussa aussitôt les grandes portes en bois de l'infirmerie et y pénétra suivit de très près par Hermione, puis par un Harry totalement perdu. Quelle ne fut pas la surprise de ce dernier quand il trouva son double se tenir debout au milieu de la pièce, et disparaître comme par magie. Ron, installé confortablement dans son lit, regarda l'arrivée des trois autres personnes d'un regard perplexe :
« Co.. Comm...ent pouvez.. vou.. vous être.. à deux endroits à la fois ? » arriva-t-il à achever.
« Voyons, Ron. Tu sais que c'est impossible. » fit avec une voix angélique Hermione.
« Weasley, prends ton traitement ça t'évitera de délirer. » fit d'une voix moins diplomatique la Serpentard.
Et Harry dans tout ça, ne savait plus quoi dire. Les deux jeunes filles semblaient maîtrisé la situation, le rendant inexorablement impuissant voire inutile. Secouant sa tête de droite à gauche, pour enlever ce genre de pensées de son esprit, il s'installa sur son lit d'infirmerie et essaya de se rappeler de tout ce qu'il s'était produit durant les dernières vingt quatre heures. Beaucoup trop de choses. Il n'arrivait plus à se souvenir de tout les détails, juste des fils conducteurs de l'histoire. Comment son amie avait-elle pu réussir à vivre toute une année scolaire avec cet appareil et de se souvenir de tout ? Comment avait-elle pu ne pas devenir folle, car oui en ce moment même Harry se sentait devenir fou.
« Greengrass, explique moi en quoi je perds la tête. » se souvint-il.
« Potter, dois je préciser que nous devions être discret ? Tu as failli tout foutre en l'air à cause de ton incompétence. »
« Mais c'était le professeur Dumbledore. »
« Et alors ? Tu crois qu'en plein milieu d'un couloir où n'importe qui aurait pu nous entendre il allait te répondre ? » cracha-t-elle.
« Oh, bon sang, taisez vous tout les deux. Vous commencez à me donner mal au crâne. » s'énerva Hermione.
« Granger, nous ne t'avons pas parler. » fit Daphné, changeant ainsi de cible.
« Vos prises de tête enfantine commence à devenir totalement inutile. Incapable de s'entendre ne serais-ce que trente secondes. »
« SILENCE ! » hurla soudainement la voix de Madame Pomfresh. « Dois-je vous rappeler que vous êtes dans une infirmerie. Et tout les trois retourner aussitôt dans vos lits. » acheva-t-elle en désignant les trois aventuriers de l'index.
La menace de l'infirmière eut l'effet escompté, aussitôt dit aussitôt fait, Harry regagna aussi rapidement que possible son lit, suivi de près par Hermione et en dernier par Greengrass. Cette dernière, au début ne semblait pas vouloir obtempérer à l'ordre donné mais plutôt à vouloir discuter des événements, ou en l'occurrence à demander quel était le problème qu'avait Potter. A peine fut-elle allongé que le dragon de l'infirmerie fondit sur elle, bouteille à la main et la força à la boire. Madame Pomfresh fit le même rituel auprès de Ron, puis d'Hermione et pour finir sur Harry. Les yeux lourds, Harry comprit rapidement qu'il s'agissait d'une potion de sommeil assez puissante. N'ayant pas le courage, ni même l'envie de lutter ne serais-ce qu'un instant contre l'effet de la potion, il plongea dans un sommeil sans rêve, sans cauchemar, un sommeil dès plus reposant.
La nuit se passa sans trop d'encombre, à première vue du moins. Les cris qui retentissaient dans l'infirmerie lui faisait croire qu'une nouvelle journée venait de se lever, mais quelle ne fut pas sa surprise quand il remarqua que le soleil ne s'était pas encore levé. Maudissant la personne qui osait troublé son sommeil, il se redressa rapidement, et tâtonna la commode à la recherche de sa paire de lunette, qu'il déposa avec délicatesse sur son nez.
« Comment Black aurait-il pu s'enfuir ? » hurla une voix rauque qu'il reconnut comme appartenant à Severus Rogue.
« Nous ne savons pas Severus. » fit la voix aigu du ministre de la magie.
« Je suis sur que ce garnement de Potter est derrière tout ça. » s'égosilla-t-il.
« Potter ? Voyons Severus il a passé la journée d'hier à l'infirmerie. Ce sont des accusations très grave que vous faites. »
« Vous ne connaissez pas Potter aussi bien que moi, monsieur le ministre. Il a un don pour contourner le règlements, il se croit tout permis comme l'était son père. » cracha avec hargne le maître de potions.
« Voyons Severus, ne laissez pas votre haine pour James atteindre ce jeune homme. » essaya de calmer le ministre.
« Que se passe-t-il ici ? » s'éleva la voix de l'infirmière.
« Severus, Cornélius. » dit cette fois celle du directeur.
« Albus, Potter a aidé Black à s'échapper. » attaqua aussitôt l'ancien mangemort.
« Severus c'est impossible Harry est resté à l'infirmerie toute la journée, n'est ce pas Pomona ? » demanda subtilement Albus.
« Oui, Severus. Croyez moi, il est impossible que Monsieur Potter se soit échappé. Je n'ai eu de cesse de le surveiller, lui ainsi que ses amis. » acheva l'infirmière, voyant le maître des Potions ouvrir la bouche pour intervenir.
« Voilà qui est réglé Severus. Black s'est échappé et croyez moi je ferrais tout mon possible pour le retrouver, mais Harry Potter n'y es pour rien. » acheva Fudge.
Le regard haineux de Rogue n'échappa à personne, faisant virevolter sa cape d'un geste ample de la main, il se dépêcha de quitter la pièce, maudissant à voix haute l'incapacité du ministre et de Dumbledore a comprendre la responsabilité de Potter dans cette évasion. Pomona partit elle aussi en direction des lits de l'infirmerie, ses patients devaient avoir été réveillé par la fougue de cette discussion. Comme elle s'en doutait, Harry était éveillé mais également l'ensemble des autres lits. Le visage anxieux d'Hermione en fallait le détour, la peur d'être découverte par Rogue et des conséquences de tout cela avait eu un effet dévastateur chez elle. L'infirmière lui donna alors une double dose de potion afin de calmer ses nerfs. Ron de son côté ne semblait pas concerné par la conversation et quelque peu perdu, il retourna s'endormir sans l'aide de potion, faisant naître un sourire sur le visage d'Harry. Son meilleur ami ne changerait jamais. Et Daphné, que dire sur elle, son visage ne laissait rien paraître, ni peur, ni angoisse, ni joie. Aucune émotion. Elle prit la potion que Pomona avait mise à sa disposition sans discuter et retourna dormir dans les bras de Morphée, n'oubliant pas de jeter un bref regard en direction de Potter.
« Pomona, puis je vous emprunter Monsieur Potter dans un lieu assez discret ? » demanda Dumbledore, une fois le ministre partit.
« Albus, ce jeune homme a besoin de repos. »
« Je vous promet que je n'en aurais pas pour longtemps, et que je tâcherais de vous le ramener en un seul morceau. » acheva le directeur.
« Bien. » accepta-t-elle a contre cœur. « Vous n'avez qu'à aller dans mon bureau personnel. » reprit-elle après une légère réflexion.
D'un hochement de tête le professeur Dumbledore se dirigea en direction de la pièce mise à leur disposition et demanda d'un geste de la main à Harry de le suivre. Celui-ci trop heureux de pouvoir échapper ne serais-ce que quelques secondes à la prise de son infirmière préféré, se dépêcha de suivre son directeur. Craignant que celle-ci ne change subitement d'avis. Son empressement fit sourire imperceptiblement les deux adultes. La pièce dans laquelle se trouvait désormais les deux sorciers ne ressemblait à aucune dans lesquels Harry avait été. Aucune décoration, juste un mur blanc, pas de peinture, pas de tableaux. Le bureau contrairement à celui de Dumbledore était vide, juste une pile de dossier s'y trouvait, ainsi que des plumes et quelques parchemins vierges.
« Pomona a toujours aimé la simplicité. » se contenta de dire Dumbledore en voyant le regard scrutateur de son jeune protégé.
Un sourire naquît sur le visage d'Harry, il s'attendait à tout sauf à cela. Le caractère bien trempé de son infirmière lui aurait laissé pensé a plus de décoration ou tout au moins a plus d'excentricité. Depuis son arrivée dans le monde sorcier, chaque bureau dans lesquels il avait été, avait été assez chargé, assez excentrique que ce soit celui de Dumbledore, celui de Lockhart ou encore celui de son professeur de Défense contre les Force du Mal actuel.
« Bien, Harry, je voudrais que tu me racontes ce qu'il s'est passé cette nuit. » demanda-t-il.
Aussitôt cette question fut posé qu'Harry se mit à raconter le déroulement de la soirée. Le sauvetage de Buck, son patronus corporel et pour finir l'évasion de son parrain. Il se décida de taire l'entende des voix ayant appris à ses dépends que cela n'était pas forcément bon signe, cependant son hésitation n'échappa à Dumbledore qui se décida à noter cela dans un coin de sa tête pour le reste de la discussion qui allait suivre.
« Si j'ai bien compris, et corriges moi si je me trompes. Tu as réussi à créer un patronus corporel ? »
« Oui professeur. »
« Pourrais tu me le montrer ? » demanda la voix rempli de curiosité de Dumbledore.
Harry hocha la tête d'acquiescement, et chercha sa baguette dans sa poche arrière de jean. Après l'avoir sortit, il essaya de se rappeler de cette soirée là, et après un instant il murmura :
« Spero Patronum. »
Comme plus tôt, un gigantesque cerf jaillit de sa baguette. Le cerf voyant qu'aucun danger ne guettait son propriétaire, se mit à se pavaner dans la salle, la tête haute, le corps bombé sous le regard rempli d'admiration du professeur Dumbledore. Puis il finit par disparaître à la grande déception d'Harry. Avec son patronus, sans savoir pourquoi, il se sentait en sécurité quelque soit les circonstances.
« Tu as réussi un acte de grand magie, Harry. En es-tu conscient ? »
« Je ne réagis pas encore, j'ai fait ça pour sauver des vies, je n'ai pas réfléchi. » répondit-il.
« Nous réalisons nos plus grandes magies lors de situation réelle, briller en cours est une chose, briller face à de grands danger en est une autre. » fit énigmatiquement Albus.
Harry hocha simplement la tête ne sachant pas quoi répondre à ce genre de phrase, bien entendu Hermione aurait été heureuse dans sa situation. Un débat avec le professeur Dumbledore devait être un rêve pour elle, ses connaissances contre celle de son mentor. Ou tout au moins apprendre des connaissances de Dumbledore. Souriant à ses pensées, il ne vit pas le regard de malice de Dumbledore.
« As-tu autre chose à me raconter, Harry. »
La voix de Dumbledore était inquisitrice, comme ci il avait senti qu'il lui cachait quelque chose. Devait-il lui cacher cela ou lui dire ? Après tout hormis Dumbledore qui pourrait l'aider ? Qui pourrait le conseiller ? Ron ? Il lui conseillerais de foncer. Hermione ? Elle lui conseillerais de réfléchir et d'aller en parler à un professeur, que cela pourrait être dangereux. Daphné ? Elle s'en moquerait, et d'ailleurs pourquoi pensait-il à lui demander conseil. Sirius ? Cela l'inquiéterait plus qu'autre chose, et il ne voulait pas inquiéter son parrain fraîchement évadé d'Azkaban, il avait certainement autre chose en tête. Et après tout, Dumbledore avait été l'une des seules personne à le croire réellement innocent l'an dernier.
« Oui, professeur. Mais c'est délicat à raconter.. »
« Commence par le début. » l'encouragea le directeur.
« On courait à travers le château pour rejoindre l'infirmerie à temps, et j'ai entendu des voix provenir d'une salle inoccupée du château. Elle me suppliait de les rejoindre, qu'elle pouvait m'aider, que je pouvais les aider. » murmura Harry.
« Dans une salle inoccupée ? » demanda une nouvelle fois avec curiosité le directeur de Poudlard.
« Oui, à l'étage supérieur. » détailla Harry.
« Étrange. »
« Qui y a t-il d'étrange, professeur ? »
« Cela fait des années que j'habite, que j'enseigne dans ce château. Et malgré cela je ne connais pas tout les secrets de ce merveilleux lieux. L'année dernière en a été la preuve, la chambre des secrets. Jamais je n'aurais pu la découvrir, tandis que toi oui. Poudlard possède de nombreux secrets, et il faudrait beaucoup plus qu'une vie pour tous les découvrir. » Commença Dumbledore scrutant les réactions sur le visage d'Harry. « Non, je n'ai pas dit que cela été forcément mauvais, Salazar n'a fait qu'une seule chambre, et les trois autres fondateurs n'ont jamais mentionné dans leur mémoires l'existence d'une chambre créé par leur soin. Cependant de nombreuses légende existe, parlant d'une salle spéciale d'où s'élèverait des murmures. Seul les personnes jugeait digne peuvent les entendre et encore mieux, peuvent y entrer. Je t'ai beaucoup observer depuis ton arrivée ici, je connais ta curiosité naturelle, et je ne ferrait rien pour t'empêcher d'y aller. Mais sois sur de ton choix, Harry. Ne fonce pas tête baissée comme tu en as l'habitude. » conclu-t-il.
« Vous me conseillez d'y aller ? » demanda Harry.
« Qui suis je, hormis un vieil homme, pour te conseiller ou te déconseiller de fouiller les secrets de ce château ? » fit énigmatiquement le directeur.
Harry sourit une nouvelle fois, mais soupira bien vite. Pourquoi toute ses discussions avec le vieil homme devait-elle être aussi difficile ? Pourquoi ne pouvait-il pas simplement lui dire quoi faire comme n'importe qui d'autre le ferrait ?
« Pourquoi ne pas me conseiller ? » demanda avec curiosité Harry.
« Ce sont nos choix qui font ce que nous sommes, Harry. Si je te disais quoi faire, où serait le plaisir de découvrir les choses par soi même ? »
« Nul part. » répondit-il voyant enfin où Dumbledore voulait en venir.
Dumbledore sourit à travers ses lunettes,et se leva subitement de son siège étonnant Harry par sa rapidité de mouvement.
« Il se fait tard, et il me semble que Pomona ne me pardonnera pas de l'avoir privé trop longtemps de son client le plus fidèle. » plaisanta le directeur.
Harry maugréa sur place, mais se leva tout de même. Si même Dumbledore se mettait à plaisanter sur ses états qui l'emmenait à l'infirmerie. Où allait le monde ? Il suivit son directeur sortit du bureau, à peine eut-il fait un pas que Madame Pomfresh lui sauta dessus, l'examinant sous tout les angles et le forçant à regagner son lit au pas de course. De nombreuses potions déjà dans les mains, qu'elle le força à ingurgiter une fois allonger. Il allait enfin pouvoir finir sa nuit, en espérant que personne ne vienne interrompre son sommeil avant un long moment.
Le soleil se levait enfin sur le magnifique domaine de Poudlard, deux semaines étaient passés depuis l'évasion de Sirius Black. Les détraqueurs jusque là posté autour de Poudlard avait été enlevé après une discussions amicale entre Cornélius Fudge et Albus Dumbledore. La routine avait repris son cours dans l'enceinte du château, Sirius avait offert un hiboux à Ron pour compenser la perte de son animal de compagnie, un livre sur les runes avait été offert à Hermione qui en avait pleurer de joie, insistant auprès d'Harry pour le remercier le plus chaleureusement possible. Et de son côté Harry avait reçu un éclair de feu, le meilleur balai magique qui existait sur le marché. Une vraie petite fortune avait dû être utilisé par Sirius pour offrir ce cadeau. Daphné de son côté avait refusé de dire à quiconque ce que lui avait offert Sirius. Et dans les lettres, ce dernier avait refusé de dire à Harry la nature de son cadeau. La finale de Quidditch devait avoir lieu cette après midi même, Gryffondor partait favori face au Poufsouffle et de loin au vue de leur dernière démonstration. Le jour du match, les Serpentard avait bien tenté de saboter le match, mais rien n'y fit. Gryffondor l'empocha largement 500 à 130. Jamais une équipe des quatre maisons n'avaient autant dominé le championnat de Quidditch que Gryffondor cette année là. Le soir dans la salle commune, tous s'amusaient, tous fêtaient la victoire de Quidditch. Olivier Dubois en larme, les jumeaux Weasley avec leur nouveau gadget, les trois jolies jeune fille en invitant quiconque à danser avec elles. Mais Harry avait une nouvelle fois la tête ailleurs, cela faisait désormais deux longues semaines qu'il pensait aux paroles de son directeur, sa curiosité n'était pas assouvie, il voulait réellement aller dans cette salle.
« A quoi penses-tu encore ? » demanda la voix de sa meilleure amie.
« Rien. » mentit-il.
« Nous sommes tes amis, Harry. Nous te connaissons alors ne nous mens pas. » rétorqua Hermione, imitant à la perfection le visage outré de Molly Weasley.
« Je te l'ai dit. Il pense à une certaine Serpentard » fit Ron, sans quitter des yeux la bouteille de Whisky Pur feu qui circulait chez les plus âgés.
« Ron ! » s'étouffa Harry.
« Quoi ? » demanda-t-il innocemment.
Le rire d'Hermione coupa court à la discussion, devant les regards incrédules des deux garçons. Les ayant vu, elle décida de se calmer et de se justifier :
« Ron, Harry ne pense aucunement à une fille. »
« Et comment sais-tu cela ? » demanda le dernier garçon Weasley.
« Je suis une fille. » répondit-elle énigmatiquement, rappelant furieusement à Harry le comportement de Dumbledore.
« Et ? En quoi cela change-t-il quelque chose ? » demanda-t-il.
« Il ne pense pas à une fille, c'est tout ce que tu as besoin de savoir Ronald. N'est ce pas Harry ? » demanda-t-elle d'un air assez supérieur.
« Oui. » admit le Survivant.
« Alors à quoi pense-t-il si tu es si intelligente ? » attaqua Ron.
« Je ne sais pas, mais Harry va nous le dire. »
Harry soupira soit il disait à quoi il pensait, soit il s'éclipsait au risque de subir un nouvel interrogatoire demain, soit il écoutait une énième dispute entre ses deux amis. Un choix assez difficile.
« Je pensais aux paroles de Dumbledore. » essaya-t-il.
Le mensonge semblait être passé, ni Hermione, ni Ron n'insistèrent plus. Leur dispute avait cessé subitement, et Harry était en paix. Son choix avait été fait, à l'instant où Hermione s'était renseigné, il comptait aller dans la pièce qui l'avait appelé. Regardant ses amis, il soupira, il ne pouvait pas les emmener avec lui. Hermione était bien trop posé pour comprendre cela, et Ron trop impulsif risquant ainsi de tout compromettre. Il se leva ainsi de son siège.
« Je reviens, j'ai besoin de me dégourdir les jambes. » fit-il, sachant qu'Hermione refuserait de quittes ses livres, et que Ron refuserait de son côté de quitter la soirée dans l'espoir d'attraper un verre de Whisky Pur Feu.
Comme prévu aucun de ses amis n'essaya de le suivre, le couvre feu n'était pas encore là. Il avait ainsi le temps de rejoindre la pièce qui l'obnubilait depuis deux semaines. Cependant il n'avait pas prévu de tomber nez à nez avec un Daphné Greengrass sortant de la Bibliothèque. Se maudissant dans sa tête de ne pas avoir pris la carte du Maraudeur, il se décida à l'ignorer. Mais la Serpentard ne semblait pas être de cet avis aujourd'hui.
« Potter, que fabriques tu encore dehors ? »
« Je pourrais te retourner la question ? » rétorqua-t-il.
« Je sors de la Bibliothèque cela ne se voit-il pas. » fit-elle en désignant les ouvrages qu'elle tenait dans ses bras.
« Je sors de ma salle commune. Trop de bruits vois-tu ? » ironisa subtilement Harry.
A la grande surprise d'Harry elle se contenta de faire un hochement de tête affirmatif, et de repartir en direction de la salle commune de Serpentard, sans rien dire de plus. Harry se contenta de redresser ses épaules et partit en direction de son objectif. La pièce se trouvait un étage plus bas, laissant le temps à Daphné de disparaître, il pénétra dans l'étage tant convoité. La porte il ne la voyait pas encore, mais entendait ces voix. Ces voix qui l'obnubilait depuis quelques semaines.
« Viens à nous. Nous t'aiderons. »
Elle résonnait en boucle dans son esprit. Ne cessait de se répéter sans qu'il n'arrive à les ignorer. Sans s'en rendre compte, il se retrouva nez à nez avec cette porte, bien décidé cette fois-ci à y pénétrer. Il posa sa main sur la poignet, pris une profonde inspiration et enclencha le mécanisme. La porte s'ouvrit, faisant subitement cesse les voix. La pièce qui se trouvait devant lui était des plus anodines. Des tableaux étaient accroché au mur, mais tous était vide comme ci les occupants avaient décidés de partir loin. En son centre se tenait un livre maintenu dans les airs comme par magie. Mais Harry n'y prêta aucune attention. Il n'était ni Hermione, ni Daphné et n'avait donc aucune passion pour les livres. Par contre les tableaux vides l'intriguaient bien plus que le reste. S'approchant de l'un d'entre eux, il put y lire :
Le courage prends forme dans les situations les plus anodines.
A peine eut-il finit de lire cette phrase, qu'il se maudit de ne pas avoir emmené Hermione avec lui. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué dans le monde magique ? Pourquoi ne pas donner les réponses toute faite au lieu de marcher par énigme. Secouant la tête, il s'approcha d'un autre tableau, et y lut une autre inscription :
La loyauté ne se travaille pas, elle se gagne.
Encore une phrase complexe pour lui. Il se mit à penser à devoir écouter en cours, peut-être qu'ainsi son esprit gagnerait en jugeote et que de simple phrase ne lui porterait plus aucun obstacle. S'approchant du troisième tableau, il se mit à espérer à une phrase simple.
L'intelligence ne signifie pas uniquement le savoir, mais également ce que l'on en fait.
Une phrase typiquement pour Hermione se mit à penser Harry. Il en était maintenant persuadé, Hermione aurait été aux anges dans cette pièce. Trop de complexité, encore ces phrases seraient utilisé dans un contexte particuliers, il pourrait les comprendre. Mais là, utiliser ainsi sans rien avant, sans rien après, elle n'exprimait rien pour Harry. Se rapprochant de l'avant dernier tableau il lut une autre phrase :
La soif de pouvoir ne signifie pas d'utiliser la force, mais d'utiliser toute nos capacités de la meilleure des manières, même si cette manière n'est pas vu comme « bonne. ».
Harry soupira. Cette phrase était plus longue et plus ambiguë encore que les précédentes. La personne qui avait eu l'idée de génie de faire cette pièce devait sans aucun doute être à Serdaigle et aimer la complexité. Il ne lui restait qu'un tableau, donc qu'une inscription à lire et il sentait une migraine montait. Il hésitait à aller le lire, mais il se sentait dans l'obligation d'y aller. Secouant la tête, il s'avança et y lis l'inscription comme il l'avait fait pour les précédentes :
Mélange ton courage à ton intelligence, ta soif de pouvoir à ta loyauté, et deviens quelqu'un qui n'aura jamais nul autre égale.
Oublie l'une de ses capacité et deviens quelqu'un de banale.
Comme prévu sa migraine redoubla d'intensité, cette inscription était encore plus vide de sens que les précédentes. Mélangez des capacités ? Égale ? Banale ? Un vrai charabia incompréhensible. Plus que jamais, il regrettait de ne pas avoir emmené Hermione avec lui, elle au moins aurait été capable de trouver une signification à tout ça. A moins qu'elle n'aille à la Bibliothèque faire trente six milles recherche sur tout ça. Quittant les cinq tableaux des yeux, il scruta le reste de la pièce. Ovale. Avec tout les tableaux qui entouraient le fameux livres qu'Harry avait vu au début. Ce livre qui ne semblait pas l'intéresser au début. Après tout il ne l'intéressait pas plus, si son contenu était tout aussi illisible que les inscriptions qu'il y avait en dessous des tableaux, pourquoi le prendrait-il ? Pour l'offrir à Hermione ? Elle lui demanderait où il l'avait eu et il aurait le droit à des remontrances de sa part pour s'être lancé dans quelque chose qu'il ne connaissait pas. Et de la part de Ron de l'avoir laissé dans son coin alors qu'une aventure palpitante aurait pu les attendre. Non ce n'était pas une bonne idée, autant le laisser ici. Et partir. Cette salle était inutile. Il s'apprêta à partir lorsqu'il entendit de nouveau ses voix s'élevait :
« Prends le livre, il te sera précieux. Il sera ton tout. »
S'en était trop pour Harry, si même une voix marchait par énigme comment pourrait-il savoir quoi faire ?
« Dites moi ce que je dois faire ? » s'emporta-t-il.
Aucune réponse à sa question, le calme plat. Secouant la tête, il posa sa main sur la poignet prêt à quitter cette maudite pièce quand la voix réapparut de nul part.
« Prends le livre, Harry James Potter. Il répondra à toute tes questions, même les plus enfouies. »
La curiosité d'Harry fut piqué à vif par cette phrase. Toutes ses questions même les plus enfouies. Cela pouvait être intéressant après tout, mais pourquoi lui ? Et comment un simple livre pourrait-il connaître ses questions les plus enfouies ? Étais-ce une ruse pour le forcer à le prendre ou cette voix inconnue était-elle sincère ? Le jeu en fallait-il la chandelle ? Réfléchissant un long moment qui sembla une intensité, Harry se décida à faire demi-tour et s'approcha du livre. Sans aucune hésitation dans ses gestes il le prit, et l'ouvrit. Les pages étaient vierges. Il n'y avait rien. La voix s'était moqués de lui. Qui sait, il s'agissait peut-être même d'une blague de la part des jumeaux Weasley. Maudissant sa bêtise, sa stupidité il s'apprêta à reposer le livre quand la voix réapparut :
« Commence à le lire le jour de ton quatorzième anniversaire. »
Ce cinéma commençait à l'agacer, comment une simple voix pouvait bien connaître ses pensées. Et puis pourquoi devrait-il faire confiance à une voix ? Sa curiosité était prise au dépourvu, mais sa fierté l'était tout autant. Il n'avait pas l'habitude de recevoir des ordres sur quoi faire. Ou du moins tout cela lui rappelait amèrement les Dursley.
« Écoute ton cœur. »
Une nouvelle fois la voix l'avait pris de court. Il avait l'envie de le prendre pour assouvir sa curiosité. Après quelques instants de réflexion, il se décida à partir avec le livre. Mais avant de quitter la pièce une question s'échappa de ses lèvres :
« Qui êtes vous ? »
S'attendant à ne pas avoir de réponse, après un instant de calme il posa sa main sur la poignet prêt à quitter la pièce lorsque la voix se remit à parler coupant court à son geste :
« Reviens lorsque tu auras le courage d'assister à un manque de loyauté de tes amis, lorsque ta soif de pouvoir te poussera à utiliser ton savoir à bon escient. Et ce jour là, nous nous révélerons à toi, Harry James Potter. »
Sur cette dernière phrase énigmatique, Harry se décida à quitter la salle. Il était entré avec des questions, il en était ressorti avec deux fois plus. Il devait attendre le trente-et-un Juillet pour avoir des réponses, en espérant que les Dursley ne lui confisqueraient pas le livre. Au pire des cas il pourrait toujours demander à Sirius d'intervenir, un prisonnier traînant près de Privet Drive ne plairait certainement pas à Pétunia. C'est avec un sourire gravait sur ses lèvres, qu'Harry regagna sa salle commune.
