Crédit : les personnages de "Harry Potter" appartiennent bien entendu à notre chère J.K. Rowling (sans laquelle je ne serais rien), seule cette histoire est le fruit de mon imagination. J'ai fait en sorte de respecter du mieux que j'ai pu les évènement sans trop déformer l'histoire originale. Je voulais faire une suite en bonne et due forme du dernier livre (sauf l'épilogue). Pas de résurrection prodigieuse au programme, désolée (pour le moment en tout cas... Mais j'ai un gros soucis : je change souvent d'avis).

L'histoire sera séparée en plusieurs parties avec des ambiances relativement différentes.

ATTENTION : Je n'ai pas pour habitude d'être prude dans mes descriptions de scènes de sexe, donc certains passages peuvent être choquants pour des personnes non averties.

Homophobes, pour votre bien, je vous conseillerais de ne surtout pas lire cette historie, vous risqueriez de faire d'atroces cauchemars.

Bonne lecture :)


Chapitre 7

Mercredi 18 Novembre 1998

Harry se réveilla à l'aube, à cause de la position peu confortable. Il n'avait fait aucun cauchemar… Etrange… Il se redressa et grimaça lorsque son membre, légèrement endoloris, quitta le trou serré de Draco. Ce dernier était toujours profondément endormi, et Harry ne put s'empêcher de l'observer. Il avait vraiment un visage d'ange. Le voyant frissonner, il ramena la couverture sur lui et se leva. De retour des toilettes quelques secondes plus tard, il trouva Draco assis sur le lit, adossé au mur.

- Désolé, je ne pensais pas dormir aussi longtemps.

- Ne t'inquiète pas, les visites étaient terminées depuis un moment, de toute façon. Je ne pense pas que tu aurais pu sortir sans te faire engueuler.

- Hm. Ça te dérange si j'attends que les portes s'ouvrent ?

- Bien sûr que non. Je ne vais pas te mettre à la porte, répondit Harry en s'installant à côté de lui.

- Il y a quelques mois… Voir quelques jours, tu n'aurais pas hésité.

- Oui, c'est vrai. Je ne comprends pas ce revirement, d'ailleurs. I peine une semaine, je te détestais, et là…

- Dois-je comprendre que tu ne me détestes plus ?

- Je ne sais pas… Non, je ne crois pas. Je ne peux pas te détester alors que chaque centimètre carré de mon corps te désire.

- C'était pourtant mon cas pendant des années.

- Quoi ?

- Ben oui, je croyais te détester, mais j'avais la trique à chaque fois que je te voyais.

- Que… C'est vrai ?

- Je pensais que tu l'avais compris.

- Euh…

- Et tu dis que c'est moi qui ai un problème avec les relations humaines, lança-t-il en souriant.

- Pourquoi ? ne put s'empêcher de demander Harry.

- Pourquoi je te détestais ? Parce que mon père te détestait.

- Non, pourquoi tu me désirais ?

- Pourquoi je te désire, tu veux dire ? Parce que c'est toujours le cas, je te rappelle. Pour te répondre, eh bien je n'en ai aucune idée. Je suis gay, t'es bandant, je pense que ça peut former un bon début de réponse. Et puis je te haïssais tellement que tu occupais déjà tout mon esprit. Je n'ai juste pas compris quand cette haine s'est transformée en désir.

- Ouah…

- Toujours ce magnifique sens de la répartie, rigola Draco.

- Je ne sais pas quoi dire. A cause de toi, je me retrouve gay, et complètement obsédé par mon ancien pire ennemi.

- A cause de moi ?

- Oui… Non… Je ne sais pas. C'est une bonne chose tu crois ? Tu as complètement chamboulé ma vie.

- Comme tu l'as dit, il fallait bien que tu l'apprennes, de toute façon. Et je ne regrette absolument pas d'avoir été un acteur dans tout ça, répondit Draco en s'allongeant et en passant nonchalamment un bras sur le ventre d'Harry.

Harry l'imita et s'allongea à côté avant de se blottir contre lui. Il brûlait d'envie de lui demander s'il comptait également jouer un rôle dans sa vie ou si c'était juste une passade, mais il se retint de justesse. Ce n'était sûrement pas le moment de jouer les jeunes filles en fleur. En attendant, il comptait bien profiter de ces instants passés avec lui. Il entremêla ses jambes à celles du blond et Draco passa un bras sous lui pour l'enlacer. Il était beaucoup plus grand que Harry, ce qui lui permettait d'admirer son corps nu par-dessus sa tête, à commencer par ses fesses rebondies.

- Ça aurait été drôle qu'une infirmière passe pendant que nous étions en pleine action, plaisanta Harry.

- Je suis sûre qu'elle aurait adoré le spectacle. Mais je ne suis pas bête, j'ai lancé un sort de silence et de verrouillage en arrivant.

- Ce n'était pas la peine, tu sais. Je ne suis plus un cas critique, elles ne passent plus la nuit.

- Peut-être, mais si jamais quelqu'un était entré, je ne garantis pas que j'aurais su garder mon calme. Ma baguette n'est jamais très loin. C'est pour la sécurité du monde extérieur que j'ai fait ça.

Harry laissa échapper un rire, qui sonna divinement bien aux oreilles de Draco.

- Mais bien sûr. Dis plutôt que tu ne voulais pas être interrompu.

- Pour rien au monde.

Il le serra un peu plus contre lui, respirant l'odeur de savon que dégageaient ses cheveux.

- Tu sors quand ?

- Dimanche, normalement.

- Hm… C'est bientôt. J'essaierai de repasser avant que tu partes.

- Quand tu veux.

Ils restèrent un instant silencieux, tous deux loin de vouloir dormir. Draco caressait nonchalamment le bras de Harry, fixant un point au-dessus de lui. Il mourait d'envie de remettre le couvert, mais ne voulait surtout pas qu'Harry se mette à croire qu'il était là juste pour ça. Certes, la première fois qu'il avait débarqué à l'hôpital, la seule idée qu'il avait en tête était de le mettre dans son lit. Mais la discussion et la proximité qui avaient suivi leurs ébats l'avaient étrangement touché. Et puis, il fallait l'avouer, cette fois là avait été tout simplement fantastique. Il avait d'ailleurs cru ne jamais revivre une telle expérience… Jusqu'à aujourd'hui.

ooooooooooooooooooooooooooooo

Ils firent cependant deux fois l'amour avant que Draco ne se décide à partir, peu avant midi. Il était en retard, mais peu importait. Il avait passé les plus belles heures de sa vie à discuter avec Harry… Et à se faire pilonner entre temps.

- Draco Malfoy, j'espère que vous avez de très bonnes raisons pour expliquer votre retard. Je me porte déjà garante de votre formation alors que vous n'avez pas encore passé vos ASPIC, vous pourriez au moins faire l'effort d'être à l'heure. Être un élève talentueux ne vous donne pas le droit d'être irrespectueux.

Griselda Marchebank le fixait de ses yeux bleus tandis qu'il déposait son manteau sur une chaise et s'installait.

- Bonjour, Griselda. Je n'aime pas quand tu me vouvoies, tu le sais bien.

- Je sais, j'avais l'impression que ça donnait plus d'impact. Je suis en colère, tu sais ?

Avec son expression bienveillante et empreinte de douceur, il était très difficile de s'en rendre compte.

- Oui, je suis désolé.

- Pourquoi es-tu en retard ? Rien de grave, j'espère.

- Non, non. J'avais juste quelques affaires à régler, je suis désolé, répéta-t-il.

- Bon. Commençons. On a le temps de voir trois chapitres du droit constitutionnel moldu avant le déjeuner.

- Quoi ? Trois chapitres ? Mais je n'ai rien mangé depuis hier soir et il est déjà treize heures, protesta Draco.

- La prochaine fois, tu réfléchiras par deux fois avant d'être en retard. Il est hors de question que je retarde mon programme parce que tu as des « affaires à régler ». Si tu veux entrer au ministère juste après tes ASPIC, que tu réussiras haut la main, j'en suis sûre, tu vas devoir y mettre du tien.

Draco se mit au travail en soupirant. Griselda Marchebank était une très vieille amie de Lucius Malfoy, qu'il n'avait pas revu depuis… Qu'il avait mal tourné. Cependant, la vieille femme n'avait pas hésité une seconde à répondre à la demande de Narcissa de former son fils, qui voulait laver le nom des Malfoy en intégrant le Ministère. Mais jamais Draco n'aurait imaginé qu'une telle charge de travaille l'attendait. Il devait apprendre les 8452 livres réunissant les lois qui régissaient le monde de la magie, ainsi que les 971 dossiers qui détaillaient les lois ayant été abrogées et les raisons de leur annulation. Il devait également connaitre les instigateurs de toutes ces lois, les hommes politiques au pouvoir au moment de leur promulgation, et surtout, ce qui ennuyait le plus Draco, il devait apprendre le droit moldu, et s'en servir pour analyser les lois du monde magique. Depuis qu'il n'était plus sous l'influence de son père, il n'avait plus rien à reprocher aux moldus, si ce n'est leur vie si ennuyeuse, qui leur était dictée jusque dans leur législation. Il était de leur devoir… De s'ennuyer. Cependant, il pouvait s'estime heureux. Griselda était la présidente de L'Académie des examinateurs magiques, et elle avait également été réintégrée au Magenmagot après le désistement de Cornelius Fudge. Autrement dit, elle était la mieux placée pour lui enseigner tout ce dont il avait besoin de savoir pour commencer sa carrière au ministère de la justice.

Après plusieurs heures à écouter les explications de Griselda et à remplir les fiches qu'elle lui donnait, il fut enfin libéré.

- Très bien, arrêtons-nous là. Je suis désolée d'avoir oublié la pause, mais le passage sur la Commission Supérieur de codification était un peu plus long que ce que je pensais. Nous terminerons trente minutes plus tôt, demain.

- Merci, Griselda. Bonne soirée.

- Bonne soirée, Draco.

Vendredi 20 Novembre 1998

Il était vingt-deux heures passées quand il quitta le bureau de la présidente. La semaine était en fin terminé. Draco regarda sa montre. Il était trop tard pour aller voir Harry… Quoi que… S'il se faufilait discrètement comme la veille et l'avant-veille, peut-être que… Mais que lui arrivait-il, bon sang ? Il avait l'impression de ne pas pouvoir passer une journée sans voir son brun. Il lui manquait sans arrêt. Il y était allé presque tous les jours de la semaine et n'était toujours pas rassasié ! Draco ne se reconnaissait pas. Il n'avait pas pour habitude de s'attacher aux gens, sauf rares exceptions, comme Blaise, Théo et Pansy. Mais il lui avait fallu des années pour s'ouvrir à eux. Et il avait fallu à peine une semaine à Potter pour le toucher au plus profond de lui. Pourquoi ? Il ne comprenait pas. Ce qu'il savait, c'était qu'il devait le voir. Tout de suite. Il sortit du Ministère et transplana directement dans les zones de transplanage de l'hôpital.

- Bonsoir monsieur, l'accueillit une infirmière, toute sourire. Je suis navrée, mais les heures de visites sont terminées, je vous prierais de bien vouloir repasser demain pendant les heures d'ouverture.

Il aurait au moins essayé. Draco ne lui accorda même pas un regard et disparut. Il atterrit devant les portes de l'hôpital, décidé à faire comme la veille et l'avant-veille. Discrètement, il lança un Alohomora sur la petite trappe réservée aux elfes, au moment même où le mannequin de la vitrine tournait la tête vers lui. Il lui fut un peu plus difficile de passer par la petite entrée que des années auparavant quand il venait rendre visite à sa cousine mourante. Il devait mesurer au moins cinquante centimètres de plus qu'à l'époque. Une fois à l'intérieur, il se colla au mur pour échapper aux sorts de surveillance de l'entré. L'avant-veille, alors qu'il faisait le même manège, il avait été soulagé de voir que personne n'avait pensé à changer les protections depuis des années. D'un coup de baguette, il ouvrit toutes les portes qui lui barraient la route et, merci Merlin, ne tomba sur aucun personnel. Arrivé devant la porte de Harry, il prit une grande inspiration et entra. Encore une fois, il trouva son brun en plein délire, se battant avec ses draps. Draco réagit au quart de tour. Après avoir placé les sorts habituels sur la porte, il se précipita sur lui et l'enlaça par derrière, encaissant ses coups de poings et de pieds. Mais la crise était beaucoup plus forte qu'hier.

- Ce n'est pas moi ! Laissez-moi ! Je ne peux pas ! Je ne veux pas mourir !

- Harry… Harry, réveille-toi, s'il te plait. Harry, tu me fais mal, réveille-toi.

Sa voix était cassée par l'émotion. Il ne comprenait pas la nature de ses sentiments pour Harry, mais il savait qu'ils étaient forts. Très forts. Et qu'ils le liaient à lui irrémédiablement. A un tel point qu'en cet instant, il ressentait au plus profond de son être sa souffrance, et la douleur que lui infligeaient les coups de Harry faisait écho à celle de son cœur.

Après plusieurs minutes qui parurent des heures à Draco, Harry finit par s'apaiser. Sa respiration reprit un rythme normal et les battements de son cœur se firent moins violents sous les doigts de Draco. Puis il ouvrit les yeux.

- Draco ? Que fais-tu là ?

- Tu as un problème avec la politesse, Potter, répondit-il en souriant.

- Bonsoir… Tu es revenu.

- Comme tu peux le voir.

- Pourquoi ?

Draco ne s'était pas attendu à cette question. Il n'avait donc pas réfléchi à une réponse. Pourquoi était-il revenu ? Il n'en avait aucune idée. Il ne voulait pas lui servir une réponse de Poufsouffle comme « tu m'as manqué » ou « je mourais d'envie de te voir », même si ce n'était pas loin de la vérité. Ce n'était pas son genre. Heureusement, le cri de surprise de Harry lui épargna de répondre.

- Mais… Tes lèvres saignent !

- Ah… ça, c'est un certain Gryffondor qui m'a donné un coup de tête un peu plus tôt.

- Quoi ? s'étrangla Harry. C'est… C'est moi qui t'ai fait ça ?

- Ne t'inquiète pas, je ne suis pas en sucre, ce n'est rien.

- Tu plaisantes ?

Harry se redressa et se dirigea vers la salle-de-bain, puis revint avec une trousse à pharmacie dans les mains. Il s'assit à côté de Draco et commença à désinfecter la plaie.

- Ça t'arrive tous les jours ? demanda Draco.

- Presque, oui. J'essaie de retarder le moment de fermer les yeux, mais c'est inévitable. C'était plus rare quand je dormais avec Ron. A croire que la solitude me rend malade.

- Et tu ne peux pas demander à Weasley de rester avec toi ?

- Non. De toute façon, c'est interdit par le règlement de l'hôpital.

- Je suis bien là, moi.

- Oui, et tu enfreins les règles. D'ailleurs, tu n'aurais pas une petite part de Gryffondor en toi, par hasard ?

- Pas moyen.

- Hahaha.

Quand il eut fini, il rangea ses ustensiles dans la boite et la déposa sur la table de chevet, puis il se tourna vers lui, un grand sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce que tu vas m'inventer aujourd'hui ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles, mentit Draco.

- Avant-hier, c'était le strip-tease, hier tu m'as attaché et bandé les yeux, qu'est-ce que tu vas me faire faire aujourd'hui ?

Draco lui répondit avec un sourire empli de sous-entendu. Sans un mot, il se leva et prit la main de Harry, puis le guida jusqu'à la salle de bain. Il fut satisfait de voir un immense miroir orner le mur face à la douche. Observant leur reflet, il retira lentement le T-shirt noir qui collait à la peau de Harry. Si sexy soit-il, il préférait voir sa peau nue et ses tétons pointer fièrement devant ses yeux. Puis vint le tour du boxer blanc, moulant parfaitement ses fesses, qu'il fit glisser le long de ses jambes, libérant un sexe qui commençait tout juste à se dresser. Harry ne ratait pas une miette du processus dans le miroir. Puis Draco le fixa par le biais de son reflet, et commença à se déshabiller lui-même, lentement et sensuellement. Harry se tourna pour pouvoir l'observer directement, et passa sa langue sur ses lèvres sèches. Quand il fut entièrement nu, Draco se recula jusqu'à la douche, sans lâcher Harry du regard, et alluma le jet d'eau… Avant de ressortir en sautillant.

- Oh putain ! C'est glacé !

Harry explosa de rire devant la scène. Draco était recroquevillé, grelottant jusqu'au bout des doigts et claquant des dents. Harry s'approcha et le prit dans ses bras. Sa peau était délicieusement froide.

- Laisse-moi te réchauffer, murmura-t-il.

- Attends, attends. Ça m'a complètement dégrisé, là, j'ai plus trop envie.

- Tu es sûr ? souffla Harry en l'embrassant dans le cou et en passant sa main sur son membre rétracté, le massant doucement pour le réchauffer.

- Hmmm… Depuis quand tu es aussi entreprenant ?

- Depuis que tu me rends fou de désir.

Il ne fallut pas une minute à Draco pour être de nouveau d'attaque. Cette fois, il prit le temps de bien régler la température de l'eau avant de tirer Harry avec lui sous le jet. Ils s'embrassèrent, longuement, langoureusement, caressant chaque centimètre carré de peau, se griffant légèrement, se mordant doucement. Puis Draco se tourna face au carrelage froid de la cabine de douche et s'appuya dessus, offrant sa croupe à son amant.

- Harry, prépare-moi.

Le brun se mordit la lèvre pour ne pas hurler.

- D'accord… Mais il faut que tu me dises comment faire.

Draco ne put retenir un sourire. Il se sentait étrangement fier d'être celui qui devait enseigner l'art du sexe à Harry. Il était bien décidé à lui transmettre tout ce qu'il savait, et était prêt à sacrifier son propre corps pour les travaux pratiques.

Sous ses indications, Harry prit le savon et en fit couler une bonne quantité sur le dos de Draco, avant de le masser doucement. Il commença par le bas du dos, qu'il malaxa, avant de descendre sur les fesses, sur lesquelles il s'attarda longuement, appréciant leur fermeté et leur peau douce. Puis il s'aventura un peu plus loin, passant un doigt furtif sur l'anneau de chair qui se contracta à son contacte. Quand il y inséra un doigt, Draco laissa échapper un long gémissement de plaisir.

- Oui, voilà, comme ça. Enfonce-le doucement, et puis ressors-le avant de le rentrer à nouveau plus profondément. Vas-y petit-à-petit pour faire monter la pression. Ah… Hmmm… Oui, c'est bon comme ça… Mets un deuxième doigt, maintenant… Ah… Oh putain… Vas-y, mets-en un troisième… Caresse ma queue en même temps. Hmmm… C'est trop bon… Ralentis… Oh… Viens, viens maintenant, défonce-moi.

Au bord de l'évanouissement, Harry positionna son sexe entre les fesses du blond et sans plus attendre, s'enfonça jusqu'à la garde. Il posa sa main sur l'épaule de Draco, et s'introduisit un peu plus loin à chaque coup de rein, arrachant des cris de plaisir à son amant, qui se cambrait de plus en plus. Draco hurlait son nom, mais aucun son ne parvint à sortir de la bouche de Harry tant les sensations étaient fortes. Il n'arrivait même pas à respirer, et sentait son cœur tambouriner dans sa gorge. Les vapeurs d'eau chaude l'empêchaient de voir clairement leur reflet dans le miroir, mais il put distinguer vaguement leur silhouette, et la vision de leurs deux corps emboités l'un dans l'autre fit monter d'un cran l'excitation, qu'il avait cru déjà à son comble. Quelques minutes plus tard, tous deux se rejoignirent dans l'orgasme, leurs mains agrippées les unes aux autres, comme s'ils avaient peur de sombrer dans un gouffre s'ils se lâchaient. Puis Harry se retira et ils entreprirent de se laver l'un l'autre, dans un silence apaisant.

Ils s'installèrent ensuite dans le lit, et firent de nouveau l'amour de la façon à la fois la plus sensuelle et la plus simple qui soit, avant de sombrer dans un sommeil profond, enlacés l'un contre l'autre.