Titre : Les fantômes du futur.

Disclamer : Rien à moi, tout à JKR

Paring : HP/DM

Rating : M

Note : Bonjour tout le monde ! Alors voilà un nouveau chapitre non corrigé encore une fois, donc soyez indulgent, pour le moment bien sûr, il le sera comme le précédent ! ^^ Donc merci à tout le monde pour leurs encouragements ! ^^

Bonne lecture !


Chapitre 7 : Une justice bafouée

Passé n°1

Harry n'avait pas entendu les Mangemorts. Il parlait avec Cho, essayant de toutes ses forces de ne pas dire des bêtises et ce ridiculiser devant elle. Elle était si belle, avec ses longs cheveux noirs qui flottaient au vent. Harry était sous le charme. Et ainsi, il n'avait pas vu les ombres dans la lisière de la forêt interdite. Ce fut Cho qui réagit plus rapidement que lui, elle avait incanter un protégo de fortune qui avait détourné le premier sort de leur assaillant.

Les Mangemorts, que Harry avaient vu dans le labyrinthe l'année dernière, sortirent de la forêt et les encerclèrent. En se concentrant, Harry invoqua un puissant bouclier pour les protéger, lui et Cho qui s'était rapprocher de lui, la baguette tendue, prête à se battre. Les hommes encapuchonnés, levèrent leur baguette et un jet de flamme en sortit percutant le bouclier du Survivant qui résista au mieux. Cho derrière lui, poussa un hurlement terrifié.

En l'entendant, les Mangemorts ricanèrent et redoublèrent d'effort pour faire tomber le bouclier. Harry tremblait. Entre les flammes magiques de ses attaquants, il vit rapidement deux formes s'élancer vers eux, baguettes aux poings et se jeté dans la bataille. Les Mangemorts, trop occupé à maintenir le sort de feu, réagirent avec un temps de retard. Mais déjà les sorts dévastateurs furent lancés vers les deux professeurs qui étaient venus les sauver. Harry voulut aussi aider mais il avait encore de ses ennemis contre lui, il recula poussant Cho derrière lui. Ils étaient encore trois à le menacer.

Harry devait sauver Cho, il savait que c'était pour lui qu'ils étaient là. Ses yeux observèrent autour de lui, essayant de trouver une solution, une idée. Les hommes en noirs s'approchèrent toujours, jetant des sorts sur le bouclier faiblissant de Harry. Son dos percuta un arbre de la forêt. Il entendit distinctement un ricanement venant de ses assaillants.

Soudainement, il poussa violement Cho sur le côté et se jeta derrière l'arbre au moment où un sort fut lancé.

-Cours Cho ! hurla Harry en se mettant à courir pour les éloigner d'elle.

Les trois hommes s'élancèrent après lui, comme prévu. Ils n'en avaient rien à faire de la jeune fille et Harry avait beaucoup compté sur ça pour la sauver. Le jeune homme courrait, esquivant les sorts et les racines les arbres. Soudain, un sort rouge passa à quelques centimètres de lui, le faisant tomber par terre. Il essaya de se relever le plus rapidement possible mais déjà les Mangemorts l'avaient rattrapé et le tenait en joue avec leur baguette.

Reprenant sa respiration laborieusement, Harry cherchait une solution. Il était fichu, il ne pouvait pas tendre sa baguette sinon il recevrait un sort de ses hommes. Ils restèrent en chien de faïence pendant quelques secondes qui furent si longue pour Harry avant qu'un des hommes pousse un grognement de douleur et s'écroule au sol probablement mort.

Les deux restants se retournèrent pour être face au professeur Green qui tenait sa baguette fermement lever. Il avait le visage sévère et les yeux un peu fous. Pendant que les Mangemorts étaient absorbé par le nouvel arrivant, Harry cherchait des yeux sa baguette qu'il avait lâchée dans sa chute. A deux contre deux, ils pouvaient gagner.

Malheureusement, sa baguette était loin de lui. Il allait devoir attendre que ses ennemis soit un peu plus loin de lui pour pouvoir bouger et aller la chercher. Doucement, il se décala sur le côté sans quitter ses ennemis des yeux qui eux jugeait le professeur Green.

-Tu ne bouges plus toi ! tonna un mangemort, qui avait remarquer son manège.

Harry se figea et mis ses mains en évidence. La voix de l'homme lui disait quelque chose, mais il était pour le moment incapable de dire à qui elle appartenait. L'autre homme en noir tenait Green en joue mais l'homme avait fermé les yeux et semblait se concentré. Au loin, on entendit des bruits de pas dans la forêt. Et d'autre mangemorts apparurent. Harry trembla.

Ils avaient gagnés leur combat. Mais alors, qu'était-il arrivé à Hamilton ?

-Rends-toi, fit le même homme qui menaçait Harry, au professeur Green, qui avait toujours les yeux fermés.

-Que me voulez-vous ? demanda Harry.

-Te ramener à quelqu'un de très important, et sauver ce qui mes chères, répondit-il, puis il tourna son visage masqué vers le professeur et ordonna d'une voix grave. Tuez-le !

A ce même moment, Green ouvra les yeux, et une puissante onde de choc se dégagea de son corps et percuta tous les mangemorts et Harry qui tombèrent au sol. Green, les yeux exorbités s'avança vers Harry maintenant comme une sorte de pression sur eux pour les forcé à rester au sol. C'était comme si des chaines de plusieurs tonnes les tenaient contre la terre. Le professeur Green s'accroupit à côté de Harry, la baguette toujours au poing et le prit par le bras pour le relever. Immédiatement, les chaines qui le tenaient par terre s'évaporèrent et le jeune homme put se relever.

Le professeur Green, dont les yeux étaient à présent injecter de sang, serra fortement le bras de Harry dans sa main. Il grimaça de douleur mais n'osa rien dire, l'homme face à lui faisait peur et Harry sentait son courage disparaitre. Green, en tenant toujours le bras de Harry, se retourna pour aller vers le château. Les mangemorts étaient toujours sur le sol en train de se débattre.

-Attendez ! fit Harry, prenant son courage à pleine main. Qui êtes-vous ?

-Tu tiens tant que ça à rester avec ses gens ? Il faut te mettre en sécurité.

-Mais…

Soudainement, Green tomba à genoux en se mettant une main sur son cœur. Il lâcha le bras de Harry qui se mit à sa hauteur. L'homme semblait souffrir. Il transpirait et respirait avec difficulté. Derrière lui, les mangemorts, au nombre de sept, bougèrent plus. Et l'homme qui avait parlé était sur les genoux, presque libéré des chaines invisibles.

-Harry, enfuis-toi. Va te mettre à l'abri. Je ne tiendrais pas longtemps.

-Je ne peux pas vous abandonner.

-Tu ne sers à rien ici, va-t'en ! ordonna le professeur.

-Il n'ira nulle part ! beugla le mangemort, qui était debout. Je dois le sauver.

Harry n'eut pas le temps de faire un geste que déjà l'onde de choc, qui sortait vraiment du corps de son professeur, le percuta, lui et tous les mangemorts. Harry se releva rapidement et se prépara à s'enfuir et chercher de l'aide quand du coin de l'œil, il vit comme si le visage de Green était flouté. L'homme le regarda, maintenant son sort le plus puissant possible sur les mangemorts, et son regard rouge de sang le supplia de s'enfuir.

Harry secoua la tête pour reprendre ses esprits et le visage de Green avait repris son apparence normale. Cela devait être une hallucination du au choc. Il se releva et s'enfuit vers le château pour trouver du secourt. Il entendit l'homme en noir hurler de rage. Il courut le plus vite possible, il devait sauver Green.

Mais alors qu'il allait bientôt atteindre la lisière de la forêt, il reçut un sort dans le dos et perdit connaissance, aux mains de ses ennemis.

oO-Oo

Futur n°0

Draco buvait son troisième verre de Whisky Pur-Feu d'une traite. Il était près d'une heure du matin, et comme depuis de nombreuses années, il n'arrivait pas à dormir. Il avait essayé pourtant, comme tous les soirs. Mais il ne pouvait fermer les yeux t'en que son esprit n'était pas abrutit par l'alcool. Alors comme tous les soirs, il buvait ses verres, les yeux dans le vague en repensant à la futile journée qu'il venait de passé. Il sentit l'alcool faire son effet sur ses muscles et le détendre. Dans peu de temps, son cerveau serait au ralenti et il pourrait dormir.

Combien de temps pourrait-il continuer à vivre comme ça ? Sa mère avait peut-être raison ? Se marier lui ferait peut-être du bien ? ça changerait ses habitudes, mettrait un peu de vie dans son existence ?

Il ferma les yeux un instant et d'imagina vivre avec une femme chez lui. Il refit le parcours de ses journées avec une épouse avec lui. Il se réveillait tard dans l'après-midi, prenait son petit déjeuné avec sa mère qui elle déjeunait. Où se placerait la femme ? Plus dans le déjeuner ? Ou avec lui et son café ? Il allait tous les jours marcher dans le parc du manoir pour passer le temps. Allait-elle venir avec lui ? Et s'il était appelé au Ministère ? Devrait-il aller avec elle ?

Avec ? Il aimait de moins en moins ce mot.

Et puis le soir venu. Après ses trois-quatre verres d'alcool, il devrait se coucher dans son lit pour dormir avec –il commençait vraiment à ne pas aimer ce mot- elle. Et peut-être même accomplir son devoir conjugal ?

Draco arrêta de boire son verre et sentit un frisson de dégout remonter le long de son dos.

-Jamais… C'est trop dégoutant… cracha-t-il.

Il but son verre et se déshabilla pour aller dans son grand lit froid. Il étendu ses bras et ses jambes et attendit que l'alcool fasse son effet. Il voyait un peu trouble et s'amusa à penser que c'était probablement ainsi que voyait un myope sans ses lunettes.

Lunettes ?

Alors qu'il commençait à devenir de plus en plus mou, il se redressa et ne résista pas à l'envie de fouiller une dernière fois dans le tiroir de la commode. Il en sortit, sous un double fond, une photographie très importante pour lui. Sa main trembla un peu. Les vapeurs d'alcool le firent s'écrouler dans son lit et la terre commença à tourner. Il arrêta de luter et ferma les yeux. Après tout, il avait but pour cette raison.

Le lendemain, il se réveilla, nu, dans son lit. Le soleil du printemps entrait par sa fenêtre. Il tenait toujours la photographie dans sa main, il sentait le papier froid sous ses doigts. Il avait très mal à la tête, comme toujours, comme tous les matins, il avait la gueule de bois. Heureusement qu'il avait toujours été fort en potion. Il se redressa et rangea son souvenir en sécurité dans la cachette.

Il prit une potion qu'il avait fabriquée qui fit disparaitre son mal de tête et lui éclaircit les idées. Il réfléchit un moment, qu'allait-il faire aujourd'hui ? Il soupira. Soudain la porte de sa chambre s'ouvrit en fracas, sa mère resplendissante fit son entré. Avec un couinement digne d'une très vigoureuse fouine, Draco se précipita dans son lit et cacha sa nudité avec ses draps.

-Voyons, voyons, il n'y a rien que vous n'ayez que je ne connaisse pas déjà, commença sa mère. Je vous ai vu nu des centaines de fois.

-Quand j'étais petit, peut-être. Mais il y a certaine chose qui on changer depuis quelques années, répliqua Draco, rouge de honte, ce qui lui prouvait qu'il n'était pas encore totalement privé de sensation.

-Oh pas à ce point j'en suis sûr.

-Mère ! s'indigna le jeune homme.

-J'ai une missive pour vous : du ministre de Justice. Vous êtes appelé pour un procès.

-Vous lisez mon courrier ?

-Il est arrivé à sept heure ce matin, et comme je sais parfaitement que vous vous réveillez a pas d'heure, je me suis permis de vérifier si cela n'était pas trop urgent. Et j'ai bien fait !

-Il est quelle heure ?

-Treize heures.

Draco tendit sa main pour que sa mère lui donne sa lettre. Elle était marquée par le sceaux du Ministère de la Magie, la même image que celle qui était sur son bras. Il ouvrit la lettre déjà décacheté et la lut rapidement. Il était convoqué par le magenmagot à assister à un procès de guerre. A la mort de son père, Draco avait obtenu sa place dans le magenmagot et avait une voix pour les votes et participait au procès de grande envergure. Il n'aimait pas spécialement faire ce boulot mais par moment, cela pouvait être utile.

Son chat, le seul être vivant qu'il acceptait autour de lui en permanence, monta sur le lit pour avoir sa dose de câlins matinaux. Distraitement, Draco lui gratta les oreilles comme la bête adorait qu'il fasse. Le ronronnement de l'animal avait de très grande vertu calmante pour lui.

-Hum… je vais être en retard… remarqua-t-il, comme s'il n'était pas concerné.

-Bien sûr que non ! J'ai tout prévu ! Déjà, je vous ai préparé une très belle tenue qui mettra votre belle peau en valeur et qui gommera la silhouette rachitique que vous vous obstinez à vouloir conserver.

-Le rachitique vous dis d'aller au diable… murmura-t-il.

-Comment ?

-Non rien !

-Je le savais. Votre bain est près vous avez dix minutes pour vous laver et vous coiffer, et ensuite vous vous habillez et vous pourrez transplaner, j'ai prévenu le service des transports de vous laisser passer parce que j'ai prétexté que vous étiez en réunion et que vous seriez juste à l'heure !

Sa mère le regarda, les mains sur les hanches, fière d'elle. Elle avait toujours mentit avec une certaine décontraction, contrairement à lui qui mentait très mal. Il mentait d'ailleurs si mal qu'il avait décidé d'arrêter de le faire, à la place, il éludait ses propos. Draco attendit que sa mère ne soit plus dans sa chambre pour se décider à se lever. Il ne devait pas faire faux bon à ce procès. Sinon, le Lord serait très en colère contre lui et il préférait garder une image de serviteur loyal.

Il prit donc son bain et se coiffa avec simplicité mais gout. Il avait perdu l'envie de se faire élégant mais avait gardé cette prestance naturelle. Ainsi habiller de sa robe de sorcier anthracite, il n'avait pas du tout l'air de la loque humaine qu'il avait l'impression d'être. Il se brossa les dents, mis dans sa poche une autre potion pour les maux de tête, juste au cas où, et partit vers l'ancien bureau de son père qui avait la seule zone de transplange de la maison.

Il arriva au ministère où il n'y avait pas un bruit. Il passa à côté de la grande statue centrale sans la regarder, elle avait le don de lui filler le cafard. Il remonta la file d'attente et prit la place de la sorcière qui parlait à la réceptionniste. La femme voulu protester mais ravala promptement sa langue en le reconnaissant. Il aimait le pouvoir, comme tout bon Malfoy, mais aurait préféré l'avoir par ses propres moyens. Cela aurait été plus jouissif.

La standardiste lui donna son laisser-passé en tremblant. C'est vrai qu'il avait un statut particulier dans ce nouveau monde. Il monta dans l'ascenseur, qui fut déserté par les personnes qui y étaient déjà, pour le laisser seul. Il était un Sang-Pur. Mais pas seulement, il était un héros de guerre, fils d'un autre héros. Il avait la marque. Il était presque un prince. Il croisa les bras en attendant d'être arrivé.

Une fois dans le département des mystères, où se déroulait le procès, il marcha la tête haute, comme si le monde était à lui, vers la salle. En entrant, il remarqua des visages familiers et pas forcément apprécier mais surtout qu'il était le dernier. Sans un mot, il partit s'asseoir à sa place dans la tribune. Il salua sa voisine et attendit. Il n'avait pas la moindre idée de l'identité du détenu. Il ne se tenait pas spécialement au courant de l'actualité, mais s'il avait été convoqué, c'est que la personne devait être un collaborateur de Dumbledore. Mais qui ?

Le Ministre de la Justice, le mangemort Avéry, homme que Draco haïssait, frappa de son marteau le pupitre pour réclamer un silence qu'il avait déjà. Draco remarqua que le Seigneur des Ténèbres, qui avait pris la place de Premier ministre, n'était pas présent. Le prisonnier ne devait pas être si important pour qu'il soit là. Il n'y avait qu'une seule personne qui le ferait ce déplacer, et elle avait disparu. Mais, il ne fallait pas sous-estimer Avéry, il était des plus cruel.

-Qu'on fasse venir le prisonnier ! ordonna le ministre de le Justice.

Une cage sortit du sol avec à son bord un homme de l'âge de Draco. Il avait le visage terne et boursouflé à cause des coups qu'il avait reçu. Son visage parut comme familier à Draco mais celui-ci n'arrivait pas à se souvenir de son nom. Il semblait si fatigué. Et résigner aussi. Avéry joignit ses doigts et un sourire mauvais fleurir sur ses lèvres. Heureusement que de là où il était Draco ne pouvait pas trop le voir.

-Bien, le procès est ouvert, commença Avéry. Nous allons juger de crime de guerre le détenu Neville Londubas. Cet homme est accusé d'être un traitre à son Sang, complice de meurtre, partisan de Dumbledore et dissimulation d'information. Le châtiment est la mort par le baiser du détraqueur. Londubas, nous te donnons encore une fois une occasion de te racheter et éviter la mort : dis-nous où se trouve Albus Dumbledore.

-Même si je savais où il était, je ne dirais rien, répondit Londubas.

-Nous savons que les partisan de se vieux fou se lance des oubliettes dès qu'ils sont attrapé, fit un homme à côté de Avéry.

-Nous allons donc voté, déclara Avéry. La sentence est la mort. Mais je crois bien qu'il y a une personne dans cette assistance qui connait très bien la famille Londubas. N'est-ce pas, Bellatrix ?

Draco sentit un frisson de dégout à entendre le nom de sa tante. Qu'est-ce qu'il pouvait la trouver horrible et détestable ! Celle-ci ricana comme une enfant et déclara qu'elle voulait beaucoup renouer des liens avec le fils Londubas avant qu'il ne reçoive le baiser. Draco fit distinctement la peur faire trembler le courageux Griffondore. Il le comprenait, personne ne voudrait renouer quoi que ce soit a avec sa folle de tante. Londubas releva courageusement la tête alors que le Ministre de la Justice demandait à voter. Son regard croisa celui de Draco et sembla le reconnaitre.

Il avait intérêt à le reconnaitre, ils avaient passé leur scolarité ensemble après tout. La bouche du jeune homme se tordit d'une grimace de haine quand, pour le vote, Draco leva la main pour le condamné. Au coup de marteau de Avéry, la cage redescendit et Bellatrix se leva pour faire son œuvre.

Draco savait que cela allait prendre beaucoup de temps, oui beaucoup, mais au moins, à la fin, Londubas sera nettement plus content de mourir. Il pouvait au moins les remercier pour ça.

oO-Oo

Passé n°1

La nuit était tombée et toujours aucune nouvelle de Harry. L'attaque par les mangemorts avaient affolés tous le château et les Aurors en poste étaient venus aussi rapidement qu'ils pouvaient dès qu'ils ont été mis au courant, grâce à Cho. Leur arrivée avait fait fuir les Mangemorts dans la forêt. Ils les avaient poursuivis, sauf un qui avait vérifié que l'homme à terre était toujours en vie. C'était le professeur Hamilton. Il était évanoui et saignait de la tempe. Et c'était de la faute à Ron et Hermione.

Ils marchaient en avance sur Harry. Ils avaient bien vu qu'il parlait avec Cho et avait décidé de les laisser seul, tout en les observant grâce à un sort que la jeune fille avait jeté. Un simple miroir qui flottait devant eux et qui leur permettait, discrètement de regarder derrière eux. Il avait bien vu que leur pauvre ami était stressé rien que par la mine crispé qu'il arborait. Ils étaient assez loin, mais ils avaient vu l'attaque des mangemorts. Ils avaient immédiatement sortit leurs baguettes respectives et s'étaient lancer dans le combat. Bien qu'ils soient arrivés après leurs professeurs. Harry avait fui dans la forêt suivit par trois hommes en noir et le professeur Green, qui abandonna Hamilton face à quatre assaillants sans le prévenir.

Le jeune professeur c'était vaillamment défendu, prouvant qu'il maitrisait la matière qu'il leur enseignait. Malheureusement, en voulant le sauver, les deux amis s'étaient jeté dans la bataille, ce mettant en danger. Et leur professeur se mit entre Ron et un sort, heureusement amoindrit par un charme de défense, mais qui laissa l'homme évanouis par terre. Puis les Aurors étaient arrivé et les mangemorts avaient fui eux-aussi dans la forêt.

L'Auror qui s'était assuré que Hamilton était en vie leur ordonna de l'amener de toute urgence à l'infirmerie avant qu'il ne se vide de son sang. Et les deux jeunes gens obéirent, Hermione jeta uns sort de lévitation sur le corps inerte du professeur et ils partirent rapidement vers le château. Quand L'infirmière vit son blesser, elle le prit immédiatement en charge et jeta les élèves hors de l'infirmerie.

Ils retrouvèrent à la lisière de la forêt. Et une demi-heure plus tard, les Aurors revinrent avec un professeur Green faible et à la limite de l'inconscience, ainsi que sept mangemorts fermement ligoté et eux véritablement évanouis, voire mort. Mais aucune trace de Harry. Dumbledore les renvoya dans leur tour sans ménagement alors qu'il portait secours à Green qui était d'une pâleur inquiétante.

Ron et Hermione n'eurent pas d'autre choix que d'obéir. Ils partirent, et Hermione ne résista pas à jeter son sort du miroir pour voir ce qui se passait. Le professeur Green, visiblement à bout de force, était allongé par terre. Mais surtout, Dumbledore retirait les masques, qui cachaient les visages des mangemorts, et même si certain ne disait rien au deux amis, un les interpela. C'était celui de Lucius Malfoy. Leurs regards se croisèrent et Hermione eut le sentiment que la capture du père allait rendre le fils dangereux.

La nouvelle de l'attaque avait déjà fait le tour du château. Et le lendemain, alors que les Aurors qui avaient décidé de ne pas tenter de recherche de nuit dans la forêt, se préparait à le faire. Il y avait toujours un absent. Hermione avait déjà rongé tous les ongles de ses mains et hésitait fortement à faire de même avec les mains de Ron. Les journaux parlaient de l'attaque aussi. Mais rien n'avait filtré sur la disparition du Survivant.

-C'est une bonne chose, Harry est porteur de tant d'espoir que sa disparition pourrait paniquer les gens, fit Hermione en arrêtant de lire.

-Qu'est-ce qu'on fait ? lui chuchota Ron, en se penchant vers elle.

-On va le sauver ! Jamais il ne serait resté assis sans rien faire si l'un de nous était en danger.

Ron opina de la tête. Ils mangèrent rapidement et prirent discrètement un peu plus comme réserve. Ils se levèrent en même temps que leur classe et firent semblant de les suivre pour aller en cours qui avaient été maintenu malgré l'attaque pour ne pas perturber les enfants. Sauf pour les cours de Défense contre les forces du mal et ceux des Soins aux créatures magiques. Alors qu'ils étaient en dernier dans la fille, Ron et Hermione ralentirent et tournèrent à un couloir. Immédiatement, ils parcoururent le chemin pour les ramener à leur tour et s'engouffrèrent dans la chambre des garçons.

-Il les cache toujours dans sa malle, expliqua Ron en ouvrant la malle de Harry. La carte est dans une chaussette dont il a perdu la jumelle et la cape est cachée sous les livres là.

-Harry lit ? s'étonna Hermione, les lèvres pincés. Première nouvelle.

Ron ne répondit rien mais ricana en sortant les deux objets. Il renversa le contenu de son sac de cour sur son lit et y rangea la nourriture qu'ils avaient prise, ainsi qu'une couverture. Il déplia la carte et Hermione prit la cape dans sa main pour la déplier rapidement s'ils ne pouvaient se cacher. Ainsi paré, ils partirent vers la forêt pour aller sauver leur ami sans qui le trio ne pouvait exister.

oO-Oo

Harry se réveilla un peu étourdit. Il avait les poings liés derrière son dos. Il faisait jour mais Harry voyait bien que c'était le matin. Il était allongé par terre, sans une grotte. Autour de lui, il y avait un feu de bois éteins, un sac de voyage et un sac de couchage. Harry essaya de se redresser et arriva à se mettre à genoux. Il n'y avait pas un bruit, et l'habitant de cette grotte n'était pas là.

Il sentit quelque chose lui toucher le dos et il retient de peu son cri de peur. Mais ce n'était qu'un chat, gris et blanc, qui se frottait à son dos. L'animal, aux yeux jaune, le regarda et miaula comme pour lui demander quelque chose. Des bruits de pas lui firent détourner les yeux du félin, un homme, assez grand, lui faisait face. Il portait une longue robe de sorcier et une capuche qui cachait son visage. L'homme tenait dans sa main une baguette.

Il entra dans la grotte et Harry eut un mouvement de recul, entravé par ses membres liés. L'homme avança sa main vers la bête et toucha son dos en une longue caresse. Puis l'animal partit dans la forêt. Son ravisseur s'assit à même le sol et s'adossa contre la paroi en croisant les bras.

-Qui êtes-vous ? demanda Harry.

L'homme ne répondit pas. Que cela ne tienne, Harry n'était pas du genre à se dégonflé.

-Si vous voulez me donner à votre maitre, je tiens à vous dire que je n'y tiens pas trop pour ma part. Et aussi que vous faite une grossière erreur ! Je ne suis qu'un élève moyen.

L'homme soupira, l'air de s'ennuyer comme un rat mort. Il n'était pas habillé comme un mangemort standard, il ne portait pas de masque mais juste un grand capuchon qui cachait son visage. Chaque partie de son corps était recouverte d'un tissu, jusqu'à ses mains gantés. Il était probablement plus grand que Harry et assez large d'épaule. Il jouait distraitement avec sa baguette, comme si un jeune homme n'était pas ligoté en face de lui.

-Vous ne parlez pas ? Pourtant je commence à avoir une certaine expérience avec les gros méchants, ils ont tendance à parler de leurs désirs mégalomanes avant de me faire des menaces de morts. Alors j'aimerais assez que vous le fassiez pour ne pas perturbé mes habitudes.

-Tais-toi, fit l'homme.

Harry fronça les sourcils. Il avait l'impression que l'homme faisait tout pour camoufler sa voix en la rendant plus grave. Presque comme quand Harry essaie d'imiter l'oncle Vernom. L'homme encapuchonné se leva et marcha vers la sortie de la grotte, il observa les environs les mains sur les hanches.

-Faudra t'y habitué, toi et moi, nous allons rester un très long moment ensemble.

Harry sentit un frisson d'angoisse lui parcourir le dos. Rester ici, dans cette grotte, avec cet homme comme seule compagnie ? Mais pourquoi vouloir le garder et pas le livrer à Voldemort ? Ce n'était pas ce que tous les mangemorts voulaient faire ? Ce n'était pas leur boulot principal d'ailleurs ?

Son ravisseur avança un peu plus en avant, la tête haute, regardant le ciel. Harry, les mains toujours coincé dans le dos, ne put s'empêcher de faire de même mais ne vit pas le ciel à travers les feuilles des arbres, à se demander ce que cet homme regardait. En essayant de faire le moins de bruit possible, Harry fit de son mieux pour libéré ses mains, mais il ne réussit qu'à se bruler les poignets avec la corde. En l'entendant gesticuler, l'homme en noir se retourna vers lui et amorça un mouvement vers lui mais soudain, une branche qui flottait dans le vide percuta violement son crâne.

L'homme gémit et tomba par terre et Harry poussa un petit cri surpris. La branche fut jeter par terre et dans un mouvement Ron apparut. Un grand sourire illumina le visage de Harry quand il reconnut son meilleur ami et sa cape d'invisibilité. Hermione sortit des bosquets et s'approcha rapidement et d'un coup de baguette, elle coupa ses liens. Le rouquin l'aida à se relever et, malheureusement, l'homme essayait de se relever.

-Ron ! Tu aurais pu frapper plus fort quand même ! s'insurgea Hermione en poussant les garçons vers la forêt.

Ils se prirent par la main et s'enfuirent à toutes jambes. L'homme tituba et hurla de rage.

-Non ! Reviens Harry !

-Vite ! Vite ! Vite ! encouragea Hermione, ne lâchant pas la main de ses amis.

Quand ils jugèrent être assez loin de leur ennemis ils ralentirent l'allure et essayèrent de reprendre leur souffle. Ils étaient en pleine forêt, Ron tenait toujours la cape dans sa main et Hermione avait la carte des Maraudeurs dans la poche arrière de son jeans. Ils s'entre-regardèrent et se jetèrent dans les bras l'un l'autre, soulagé qu'il ne soit rien arriver à Harry.

-Je savais que vous alliez venir me sauver ! fit Harry, en s'écartant.

-Tu aurais fait pareil ! répliqua Ron.

-Mais pourquoi tu l'as frappé avec une branche ? Pas de sort ?

-J'ai détecté chez lui une amulette, expliqua Hermione, donc dans le doute, j'ai préféré prendre une solution dénué de magie, mais malheureusement Ronald n'a pas frappé assez fort.

-Mais j'ai frappé fort, c'est juste que ce mec avait une tête sacrément dure !

-Au faite, Harry tient regarde ce que l'on a trouvé dans la forêt.

La jeune fille sortit de son sac la baguette de Harry. Celui-ci pensait l'avoir perdue dans la forêt après la bataille. Il la prit avec déférence.

-Comment vous avez fait pour la retrouver ? Et comment vous m'avez retrouvé ?

-Une histoire de dingue ! s'enthousiasma Ron. On te raconte en marchant, on est assez loin de Poudlard.

Alors ils se mirent en route pour le château et pendant ce temps, près d'une grotte, un homme en noir avait retiré son capuchon et serra les points, il n'avait pas dit son dernier mot, il récupérera Harry Potter et l'enfermera dans un cachot. Pour qu'il n'en sorte jamais !


A suivre...


A la prochaine ! :)