Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer

A/N: Hello tout le monde! D'abord avant toute chose, je tiens à signaler une petite coquille qui s'est infiltrée dans mon chapitre précédent! L'adresse mail de Jasper a été malencontreusement effacée au moment de charger le chapitre, merci de m'en avoir informée! Pour rétablir les choses, j'avais choisi "Army_Boy gmail . com" pour la petite histoire. Mais vous vous en doutrez en lisant ce chapitre. En tous les cas merci une nouvelle fois pour vos gentilles reviews, voici donc le retour de Jasper au pays, les choses avancent doucement! Bonne lecture ! :)


Chapitre 7 – Retour à la réalité

JPOV

Tout comme un enfant qui découvrait le monde extérieur, je ne pouvais détacher mon regard de la végétation qui défilait devant la vitre du taxi. Des arbres, des maisons, la civilisation… J'avais atterri quelques heures auparavant, et j'étais à présent en route pour ma maison. Bon sang ça faisait si longtemps que je n'étais pas rentré chez moi. Plus de deux ans… J'avais prévenu Emmett et Rosalie, et ils avaient promis d'aller y jeter un œil pour vérifier que tout était en ordre avant mon arrivée. J'avais également promis que nous fêterions nos retrouvailles dignement dès le lendemain, car pour l'heure j'avais surtout besoin de sommeil. Entre les cachets pour la douleur et le décalage horaire, j'étais complètement assommé, et n'aspirais qu'à retrouver mon lit si confortable dans mes souvenirs.

Je me remettais plutôt bien de mes blessures, mais Edward avait insisté pour que je profite de l'occasion pour rentrer chez moi pour quelques semaines de convalescence. J'avais hésité au début, et puis finalement j'avais cédé. Après tout, le pays me manquait un peu, et j'avais le fragile espoir de pouvoir converser plus avant avec Alice. Je lui avais donné mon adresse email dans ma dernière lettre, et il me tardait de voir si oui ou non elle m'avait écrit.

Perdu dans mes pensées, le chauffeur dut me parler deux ou trois fois avant que je ne réalise que le véhicule était arrêté, nous étions arrivés. Il m'aida à sortir les bagages du coffre et déjà je vis Rosalie sortir sur le parvis pour m'accueillir. Je payai l'homme pour la course, et laissai mon amie me sauter au cou – enfin façon de parler étant donné que je me déplaçais en fauteuil roulant. C'était bon de revoir un visage connu…

« Jasper ! Te revoilà enfin ! Gros bêta qu'est-ce qui t'a pris si longtemps pour revenir ? Il fallait vraiment que tu sois dans cet état pour qu'on te voie ? »

« Désolé Rose, j'aurais dû venir plus tôt c'est vrai. Em' est là ? »

« Non, pas encore il travaille. Mais il sera là ce soir pour dîner. Je t'ai fait les courses, et je m'occuperai de cuisiner. Tu sais, ce serait vraiment plus simple si tu venais habiter à la maison quelques temps ! Vu ton état tu ne pourras pas faire grand-chose ! »

« Ne t'en fais pas je vais me débrouiller. J'ai appris à maîtriser ce fauteuil, et mes bras sont presque comme neufs ! »

« Mouais… »

Elle marmonna encore quelques instants, avant de me faire entrer. Tout était exactement comme je l'avais laissé à mon départ deux ans plus tôt. Et Rose avait fait un sacré travail avec le ménage, car il n'y avait pas un gramme de poussière sur les meubles. Nous discutâmes un moment au salon, histoire de m'informer des dernières nouvelles récentes, puis je m'excusai en baillant, expliquant que j'étais épuisé. Elle comprit et m'aida à rejoindre ma chambre, fermant les stores pour limiter la luminosité. J'avais besoin de quelques heures de sommeil, tout irait mieux après. Elle retourna au salon pour ranger mes affaires, pendant que je tombai presqu'immédiatement dans les bras de Morphée.

Lorsque je me réveillais, les rayons du soleil ne perçaient quasiment plus au travers des volets, m'indiquant que la nuit était proche. Je me levai tant bien que mal, me hissant sur mon nouvel ami à deux roues. Vivement que mes jambes soient de nouveau assez fortes pour me soutenir, c'était un calvaire d'être ainsi diminué… Une chance qu'au moins mes bras se soient si vite rétablis ! Une fois bien en place, je décidai d'allumer mon ordinateur qui était dans ma chambre. Ainsi je n'aurais pas à supporter les commentaires déplacés d'Emmett qui était à présent au salon avec sa femme, son gros rire bourru ne passant pas inaperçu. J'étais certes heureux de le revoir, juste que je n'avais pas envie de subir un interrogatoire en règle pour l'instant. Le connaissant, il voudrait tout savoir d'Alice, et serait du genre à faire des remarques déplacées si je lui montrais sa photo…

La machine s'alluma du premier coup, et l'internet fonctionnait toujours. Une bonne chose que je n'ais pas résilié l'abonnement avant mon départ, ainsi c'était plus simple pour tout remettre en place ! Discrètement je m'empressai d'aller consulter ma boîte mail qui sans grande surprise débordait de messages en tout genre. Ca allait être difficile de trouver celui d'Alice dans tout ce bazar, si tant était qu'elle m'en avait envoyé un ! Je fis un rapide calcul. Je lui avais envoyé la lettre deux mois auparavant, et en comptant qu'elle avait dû mettre dans les trois semaines un mois pour lui parvenir, on pouvait considérer que tout ce qui était plus vieux n'avait aucun intérêt. Donc je pouvais effacer les trois quarts des messages.

Voilà, après ce tri assez draconien, je commençai à y voir plus clair. Et puis finalement, une adresse attira mon attention. Pixie_Girl… Instinctivement, je me dis que ça ne pouvait être qu'elle, d'autant que le message était intitulé « Hello Army_Boy ». Oui, ça ne pouvait être qu'elle. J'ouvris donc l'email avec impatience, heureux qu'elle m'ait répondu.

« Bonjour Jasper !

C'est Alice, j'espère que mon adresse mail ne vous induira pas en erreur, et que vous n'aurez pas effacé ce message en pensant à du spam. Ce serait dommage ! Bon, en même temps, peut-être aurait-il été plus malin de ma part de créer une autre adresse plus explicite pour nos conversations, mais me connaissant, j'en aurais oublié le mot de passe avant la fin de la journée, et j'aurais été bien embêtée.

Comment allez-vous ? Et ces blessures, elles se remettent ? Je dois avouer que ces bandages et ces plâtres sur la photographie étaient effrayants, et j'imagine que la douleur devait être conséquente ! Ne me dites pas que vous ne souffrez pas, je n'en croirai pas un mot, tant pis pour votre égo de mâle…D'ailleurs je ne vois pas en quoi il serait problématique pour un homme d'admettre qu'il a mal. Moi je suis comme une enfant. Je me cogne ou me coupe, et je crois que je vais mourir… Cela fait beaucoup rire Bella d'ailleurs, elle dit que je n'ai pas assez grandi dans ma tête. C'est ridicule. J'ai juste un seuil de tolérance à la douleur très bas, c'est tout. Et lorsque je saigne, c'est toujours impressionnant. Vous devez avoir beaucoup de séances de rééducation non ? Honnêtement, je ne vous envie pas. Lorsque j'étais petite, je me suis cassé le bras en tombant d'un arbre – dans lequel je n'aurais jamais dû grimper, je sais. J'ai dû porter un plâtre pendant deux mois, et j'ai eu quelques séances de rééducation après. L'horreur ! Ca faisait super mal, parce que le médecin me faisait déplier et replier le bras, me pendre à des objets en hauteur etc. Je vous souhaite bien du plaisir vu votre état ! Savez-vous déjà combien de temps il vous faudra pour remarcher normalement ?

Bref, tout ça pour dire que j'espère sincèrement que vous allez déjà mieux, et que vous serez vite en mesure de répondre à cet email par vous-même ! Comment est-ce que ça vous est arrivé au fait ? Vous avez dit que c'était dû à une mission qui a mal tourné, que s'est-il passé au juste ? Est-ce qu'il y a eu d'autres victimes à déplorer ? J'espère que non… En tout cas pour finir dans cet état, ça a dû être quelque chose ! Je savais bien que ce genre de chose pouvait arriver, mais c'est encore plus effrayant lorsqu'il s'agit de quelqu'un de proche… J'admire réellement les épouses de militaires qui doivent vivre avec ce genre de situation au quotidien…

Et sinon, ça a dû être terriblement embarrassant de dicter la dernière lettre à votre ami non ? Je veux dire, pour un homme plus que pour une femme… Ca va, il ne s'est pas trop moqué de vous ? Parce que finalement, dans nos correspondances, nous échangeons nos sentiments les plus intimes, et ça ne doit pas être exactement le genre de chose dont on se targue dans un milieu comme l'armée… Je me trompe ? S'il s'est montré rude ou impoli, dites le moi, je lui ferai connaître le fond de ma pensée !

Enfin bon, peu importe, moi je suis simplement contente que vous soyez en vie, et que je puisse vous envoyer cet email ! Parce que je dois l'avouer, j'ai été agréablement surprise que vous m'ayez fait confiance à ce point là. Je présume que vous êtes maintenant chez vous à Houston, nous allons donc pouvoir converser davantage, et apprendre à mieux nous connaître. Du moins si vous le souhaitez…

Alors, qu'est-ce que ça fait de revenir chez soi ? Le Texas est toujours tel que vous l'avez laissé ? Vous avez une maison à vous ou bien vous vivez comme moi en appartement ? Enfin si ce n'est pas trop indiscret, je ne veux pas vous mettre mal à l'aise ! Je me suis toujours imaginée qu'au Texas, tout le monde avait un ranch, un pick-up et tout le tralala. Je sais, ce sont des préjugés, mais on ne lutte pas contre les stéréotypes… A propos de clichés, je suis énormément soulagée de savoir que vous non plus, vous n'envisagez même pas la possibilité qu'une femme ait à payer un centime lors d'un rendez-vous, au moins nous nous entendons sur ce point. Mais je n'en attendais pas moins d'un homme du Sud, vous avez des manières vous ! Ca veut dire que si un jour nous venions à nous rencontrer, je n'aurais pas à m'inquiéter de devoir régler l'addition. Enfin pour la petite histoire, Bella n'a bien sûr pas donné suite à cette affaire, grand bien lui en fasse. Je me suis mise en tête de lui trouver un prétendant convenable, et malheureusement ils ne courent pas les rues. Vous n'avez pas de collègues qui répondraient à la description du Prince charmant des fois ? Vous savez, gentil, mignon, intelligent… Un peu comme vous en fait, mais peut-être pas Texan, parce que vous aimez la viande et que Bella est végétarienne. Mais vous voyez le genre quoi.

Vous m'avez demandé si j'ai réussi à vendre la voiture de mon patron, et finalement j'y suis parvenue ! J'ai suivi votre conseil, et j'ai publié une annonce sur internet. Et j'ai reçu plusieurs réponses, et finalement croyez-le si vous voulez, mais celui qui a finalement été choisi comme acheteur se trouve être un soldat tout comme vous. Je n'ai pas retenu son nom, pas que je pense que vous soyez en mesure de connaître tous les soldats d'Amérique… Enfin bref il a payé comptant (absolument impensable) et vit apparemment près de chez nous, vers Seattle je crois. Bella a promis de m'accompagner pour faire la transaction, parce que mon chef estime ne pas avoir de temps à perdre avec ce genre de détail… Et à en croire son humeur détestable, je ne risque pas d'avoir de bonus ou de promotion pour avoir réussi cet exploit…

Bon, allez, ce n'est pas une lettre, il n'est donc pas besoin que je vous écrive un pavé, nous aurons tout le loisir de nous raconter nos derniers potins aussi souvent que nous le voudrons grâce à l'internet. Sur ce je vous souhaite donc encore une fois un bon retour parmi nous,

A très vite,

Alice/Pixie_Girl. »

Lorsque je finis de lire son message pour la seconde fois, je m'aperçus que comme d'habitude, un sourire se dessinait sur mon visage sans que je ne puisse rien faire pour l'en effacer. Il était toujours si bon de pouvoir lire de ses nouvelles ! J'aimais tellement la voir me raconter toutes ces petites anecdotes sans importance qui semblaient rythmer sa vie ! Et indirectement, elle avait reconnu me trouver mignon, et gentil… C'était plutôt positif non ? Déjà une question me brûlait les lèvres, et pourtant je savais qu'il était trop tôt pour la poser.

J'éteignis alors l'ordinateur, décidant de rédiger une réponse appropriée un peu plus tard, et rejoignis mes amis au salon. A peine avais-je atteint le salon que déjà Emmett me tomba dessus, négligeant le fait que bien que rétablies mes blessures me faisaient encore un mal de chien, et me gratifiant d'une bourrade qui décollerait les poumons de n'importe qui…

« Jasper je suis tellement content de te revoir vieux ! »

« Moi aussi Em', ça faisait longtemps. »

« Ouais c'est clair ! Rose a dit qu'on t'avait à Houston pour un bon mois ? »

« Oui, peut-être deux si je cumule mes vacances, ou que je m'arrange avec mon médecin d'ici. J'avoue avoir bien envie de profiter un peu de ce break forcé avant de retourner là-bas. »

« Tu m'étonnes ! Pas assez de jolies nanas à Bagdad je parie ! »

« Emmett, ne dis pas de bêtises… »

« Jasper, le dîner sera bientôt prêt, pourquoi Em' et toi n'iriez pas déjà mettre la table ? »

« Je suis handicapé Rose, je ne peux pas. »

« Lâcheur… »

J'offris à mon ami mon sourire le plus angélique dont j'étais capable, sachant pertinemment que j'étais tout aussi capable que lui d'accomplir cette tâche minime. Juste que j'avais envie d'en profiter un maximum et de me laisser dorloter pour changer. Je réalisai alors combien il était bon de se retrouver à la maison, entouré de gens qui ne me parlaient pas parce que j'étais Major. Pour une fois, je n'étais que Jasper, simple homme normal, qui passait une bonne soirée avec ses amis…

En fait, tout était parfait, il ne me manquait qu'une chose, et je comptais bien travailler là-dessus pendant mon séjour au pays…


Voilà, un nouveau petit chapitre qui vous aura plu j'espère. N'oubliez bien sûr pas de me faire part de vos impressions par review, c'est réellement le meilleur moyen pour moi de savoir que vous aimez ou non la direction que prend l'histoire, et ça satisfait mon égo d'auteur amateuse :p

A très bientôt pour la suite! :)