Ceci est la première fic que j'écris, alors s'iou plait soyez indulgents, merki :D. N'ayant pas lu tout les tomes il y aura surement quelques fausses informations, je m'excuse auprès des fans. :D
Attention: C'est un slash RWxDM (rien de bien audacieux, mais homophobes s'abstenir)
Disclaimer: Bien sûr inutile de dire que tous ces persos. ne sont pas à moi, mais à la très grande J.K ROWLING.
Chapitre 7 : Motus et bouche cousue
Allongeant le bras, j'essaie en vain de saisir un mouchoir sur la table de chevet sur ma droite. Seul dans le dortoir des Griffondors, je m'évertue tant bien que mal d'oublier les deux derniers jours que je viens de passer.
Un éternuement m'échappe, qui ferait presque trembler les murs. Saloperie de rhume. Me mouchant bruyamment, je fronce les sourcils sous l'effet douloureux de ma tête, qui me semble t-il, va exploser. Je m'estime tout de même chanceux de m'en sortir avec un simple coup de froid après avoir été enfermé tout un après-midi dans une « chambre froide ».
Et voila, je recommence à y penser !
Relevant la couverture, je m'immerge entièrement sous les draps. Je revois encore le regard éberlué de Harry lorsqu'il nous a découvert. Il s'était empressé de m'accompagner à l'infirmerie, laissant un Malfoy en piteux état derrière nous. Je me souviens avoir atteint l'infirmerie dans un silence gêné.
Ce n'est qu'après que j'ai su qu'il ne nous avait retrouvé grâce à des morceaux de verres qui jonchaient le sol. Ce sont eux qui l'ont fait remarquer la porte. Il était passé à plusieurs reprises à cette endroit sans la remarquer, alors cela lui avait parut étrange.
Et dire que si je n'avais pas laissé tomber ces bocaux lorsque les deux abrutis gardiens de Malfoy m'avaient poussé dans la pièce, nous serions mort de froid à l'heure qu'il est. Oui, pour une fois, je peux le dire sans ironie : j'ai été chanceux.
Un nouvel éternuement déchire le silence environnent. L'ensemble des Griffondors doivent actuellement profiter d'un bon repas chaud, moi la seule chose dont j'ai le droit est une soupe infâme dont je préfère ne pas connaitre les ingrédients. Comme dit le proverbe « l'homme ignorant est un homme heureux ».
Bon d'accord, ce n'est pas vraiment un proverbe mais plutôt ma philosophie ! Si l'ignorance pouvait encore me sauver, tout aurait été génial, mais c'est impossible. La seul chose dont je veux c'est zappé le chapitre c'est « moi-Malfoy-froid-enlacés » de ma mémoire.
Encore heureux que ce soit Harry qui nous ai découvert. Ce jour est déjà le plus humiliant de ma vie, et côté humiliation j'en connais un rayon, alors je sais de quoi je parle. De nouveau j'éternue, puis renifle, c'est vraiment pas la forme et dire que normalement je devais sortir pour aller au pré au lard aujourd'hui !
Non, il a fallu que je sois cloué au lit !
Émergeant lentement de mes couvertures, je sors une tête au visage bouffie. Déjà qu'en temps normale, je n'ai pas une tête terrible là je fais carrément peur. Comment je le sais ? Grâce à ma charmante petite-sœur bien sûr ! Qui d'autre ? Elle ne manque jamais une occasion de m'en faire baver.
Des pas se font entendent, annonçant la fin du diner et le retour de mes camarades. Un à un les Griffondors pénètrent dans la pièce et le silence se transforme en cri et en rire. Chacun retrouve sa place dans le dortoir. Des pas se rapprochent de moi lentement.
- Ron ?
- Hum ?
Harry vient s'assoir sur le bord de mon lit.
- Tu te sens mieux ?
J'ose enfin lui faire face et découvre un regard attentif posé sur moi.
- Bof bof !
- T'inquiète pas, dans quelques jours ça ira !
- Ouais, je ne vois que le bon coté des choses, au moins j'ai une excuse pour rester au lit !
Mon rire se transforme en quinte de toux et je maudis une nouvelle fois un certain blond snobinard. Même rire ne m'est pas permis.
- Et Mione ?
Immédiatement, ses traits se dérident et un de ses sourires niais apparait sur son visage. Pauvre chose amoureuse. Il lui en faut vraiment très peu pour être heureux.
- Comme d'habitude. Elle boîte encore mais elle n'a plus besoin de béquilles.
- Hum !
Il frappe dans ses mains en se levant, son qui se répercute dans mon crâne en prenant de l'ampleur.
- Bon, je ferais mieux d'y aller ! J'ai promis à Mione de réviser avec elle après le dîner.
Il s'immobilise un moment, l'air contrarié :
- Tu sais Ron… Je voulais juste te dire de ne pas t'en faire pour hier. Je veux dire…Pas de quoi être gêné, ok ?
Je le regarde un peu soulagé.
- D'accord !
- Bon ! J'y vais !
Il se détourne alors que je ferme les yeux. Sans le voir, je l'entends se diriger vers la sortie. Un sifflement ironique m'échappe, je suis peut-être cloué au lit avec une migraine carabiné, une toux à réveiller un mort et un nez qui ne cesse de couler mais au moins je n'ai pas à réviser. Tout est dans la relativisation !
Je me réveille en sursaut, haletant. Des rêves étranges j'en ai déjà fait, mais de ce types jamais. Toute la nuit, mon sommeil a été troublé par des images de corps nus entrelacés. Aucun visage, juste deux corps étroitement serrés . Bien que flou, j'ai l'impression sans savoir pourquoi, qu'il y avait quelque chose de bien plus étrange. Je secoue la tête comme pour chasser un mauvais souvenir.
Avec toute la force de mes bras endoloris par des courbatures, je me redresse. Le dortoir est encore plongé dans l'obscurité, mais déjà quelques ombres se pressent et se bousculent. Tous veille à faire au plus vite pour se rendre dans la grande salle afin de prendre le petit-déjeuner.
Les murmures qui se veulent discrets se font de plus en plus nombreux. Je me décide enfin à faire glisser mes jambes hors du lit, tâche qui se révèle être beaucoup plus difficile que prévue. Cinq jours alité et me voilà aussi ankylosé qu'un homme du troisième âge. Il est vraiment temps que je me remette au Quidditch.
Tout en me préparant, il me semble que chacun de mes gestes s'effectuent à une allure incroyablement lente. Harry, qui en a marre de m'attendre, me lance un « je t'attends en bas » et disparait. Vas-y, pars ! Je me débrouillerais tout seul avec ce foutu bouton qui joue à l'indomptable entre mes doigts. Va et oublie-moi !
Décidément,... Voilà que je tombe dans le théâtrale. Un peu plus et on croirait que ma vie est un mélodrame. Je réussis enfin à me changer, descends les escaliers et traverse la salle commune, rejoignant le petit groupe qui m'attends dans les couloirs en bavardant.
- Tiens ! Un revenant !
Je regarde ma petite sœur en lui adressant un regard mauvais et une grimace bien sentit.
- Merci Ginny !
- Franchement Ron ! Un petit rhume de rien du tout et te voilà au lit pour cinq jours ! Quelle chochotte tu fais !
- Ne dis pas ça Hermione… !
Une fille au visage contrarié, s'approche rapidement.
- … N'oublie pas qu'il a bien faillit mourir !
Je la regarde surpris au plus haut point par cette attention soudaine. Sa voix haut-perché a fait taire toutes les autres.
- Merci Lavande…
Je n'ai pas le temps d'ajouter quoi que se sois, qu'un cri de consternation déchire l'air. Lavande dont les joues ont tournés au rouge pourpre, resserre sa poigne sur mon bras. C'est qu'elle a une sacrée force cette fille.
- Et dire que tout ce qu'a eu se Serpentard est un avertissement, sous-prétexte que le fait d'avoir été piégé lui aussi dans cette situation lui avait déjà servi de leçon.
Elle lève un bras vengeur tout en me retenant de l'autre.
- Lavande… ?
- Il mériterait qu'on l'attache…
- Lavande… ?
- …Qu'on lui arrache les yeux…
- Lavande… ?
- … Qu'on l'écartèle…
- Lavande !!
La jeune fille reprend enfin ses esprits pour me fixer et détourne les yeux vers le reste du groupe pétrifié en face d'elle.
- Pourrais-tu s'il te plaît me rendre mon bras ?
Son regard se tourne à nouveau vers moi et dans un éclair de lucidité, elle se dégage prestement en laissant échapper un rire gênée.
- Bon, allons manger d'accord ?
Et comme un courant d'air elle s'en va vers la grande salle. Je la regarde en massant mon bras meurtrit. Excepté sa brutalité, elle est assez mignonne. Un coup d'épaule d'Harry me fait me retourner. Dans ses yeux brillent une lumière amusée et un sourire moqueur joue sur le coin de ses lèvres. Il me dépasse, la main d'Hermione dans la sienne.
- Don Juan ! Je crois bien que tu as une touche !
- N'importe quoi !
Moi ? Il se fout de la gueule de qui ?
Moi ? …
Je fixe encore l'endroit où la silhouette de Lavande a disparu.
Moi ? Une touche ? Un ticket ? Harry tu divagues !
- Ron, tu sais que la nourriture ne va pas s'envoler ?
- Je voudrais te voir toi si t'avais rien avalé de consistant pendant cinq jours !
Depuis que je me suis installé sur cette table, j'enchaîne les petits pains, les biscuits et autre mets qui sont misent à disposition. Au bout d'un moment, je ne prends même plus la peine de relever la tête de mon bol.
- Regarde comme j' ai maigri ! Je dois reprendre des forces.
- Peut-être, mais le fait est que si tu n'as rien avalé depuis un certain temps, c'est très mauvais de se goinfrer comme ça. Ron, ton système digestif n'est plus habitué à ça.
- Mon quoi ? Désolé Mione mais j'étais trop occupé à manger pour t'écouter !
J'adore Hermione mais quelque fois je la trouve vraiment rabat-joie… Bon, c'est vrai, elle est « toujours » rabat-joie.
- Ben, tu devrais !
- Oh non, pas toi aussi Harry !
- Laisse-le se débrouiller tout seul, puisque Monsieur se croit plus intelligent…
Je pose brutalement mes couverts sur la table, ce qui attire des regards curieux vers nous. C'est moi ou depuis quelque temps je suis au centre des attentions. Ça commence à me gonfler ça aussi.
- Qu'est-ce qui te prends Ron ?
- Ce qui me prend ? Tu me demandes, à moi, ce qui me prends ?
Je lui dirais volontiers de me foutre un peu la paix, mais quelque chose dans mon estomac s'agite, me coupant littéralement le souffle. Je pose une main sur ma poitrine en me penchant légèrement vers l'avant. De la table d'à côté, Lavande accourt comme si elle n'attendait que ça.
- Ça va Ron ?
Bien sûr que non ! J'ai l'estomac qui joue les montagnes russe.
- Ron… ?
Subitement je suis pris d'une nausée monstrueuse, accourant vers la sortie, je me précipite vers les toilettes les plus proches. Lavande sur les talons.
Encore pencher au dessus de la cuvette, je finis par admettre que Hermione avait encore raison. Je jure que la prochaine fois je ferais attention à ce qu'elle racontera… Enfin j'essayerais.
Lentement, je me laisse glisser sur le sol, juste le temps de reprendre mon souffle. La journée commence bien, les cours n'ont pas encore débutés que je suis déjà affalé sur le sol.
Tiens bon Ron, après aujourd'hui, un week-end de fou t'attends.
Je me relève et avance jusqu'au lavabo. Oh la la ! Ron Weasley, tu as une sacrée sale gueule aujourd'hui. On dirait que je n'ai pas vu le soleil depuis des décennies tellement mon teint est pâle. Je pourrais presque faire concurrence à Malfoy.
Malfoy !
Encore et toujours Malfoy. Qu'il se casse de ma tête !
Je m'arrose le visage, me sèche rapidement et m'empresse de sortir. Je n'ai pas fait trois pas qu'un obstacle s'impose face à moi.
Quand on parle, ou plutôt qu'on pense, au loup... Il n'a pas un pauvre malheureux à tourmenter celui-là… ?
Mais je suis bête, c'est moi le pauvre malheureux!
- Alors Weasmoche, toujours pas remit de notre petite aventure ?
Je crois que le petit quart d'heure que je viens de passer à vomir mes tripes m'ont enlevés même l'envie de lui répondre. Je remarque simplement que cette chère Lavande n'est plus dans les parages. Ce reptile a dû la faire fuir. Et puis d'abord, qu'est-ce qu'il me veut ?
- Si tu cherches ta « petite amie », tu la trouveras sûrement du côté des autres abrutis. Lorsque je t'ai dit qu'une des gourdes de l'école voudrais bien sortir avec toi, tu aurais quand même pu mieux choisir. Même moi je suis capable de te dire qu'elle ne te conviens pas, crétin de rouquin !
- Qu'est-ce que ça peut bien te faire ?
- Moi ? Je m'en fiche comme de mon premier sort, mais tu fais de plus en plus pitié à voir.
Je fronce les sourcil pour accuser le coup. Poussant un long soupir de lassitude, je le contourne et fait mine de repartir vers la grande salle.
- Je te parle Weasley !!!
- Ben vas-y, tu vois pas que je t'écoutes ?
Toujours à la même allure, je file vers le réfectoire.
- Encore en train de fuir ? Si tu veux mon avis, t'es bon qu'à ça.
Je me retourne aussi lentement que possible pour lui faire face. Je déteste cet air victorieux qu'il affiche. Je le lui ferais bouffer un de ces jours.
- Tu n'as pas encore compris que je n'en ai rien à faire de ton avis ?
Il me regarde surpris.
- Tu as quelques chose à dire ? Vas-y ou alors retourne aiguiser ta fourche et tout tes autres instruments de torture et fout moi la paix.
- Mais c'est qu'il est énervé le Weasley !
- Oui le Weasley est énervé, il sature, il en peut plus. Il est affamé, fatigué et en a marre de voir ta tronche. Maintenant le Weasley va retourner voir sa gourde de petite amie !
Son expression reste figé dans ce qui me parait-être de la rage. Les sourcils froncés il s'approche de quelques pas. J'ai envie de mettre un peu de distance entre nous mais mon orgueil refuse de me laisser battre en retraite.
Il agit comme un prédateur et c'est exactement ce qu'il est. Dans ses yeux, je peux voir la lueur assassine. Malheureusement pour lui, je refuse d'être sa proie.
- Tu ne me supportes pas ? Désolé, mais je vais encore te pourrir la vie un moment.
- À ça aussi j'aurais dû y réfléchir avant de te sauver la vie !
Aussitôt son visage prend une expression choqué, comme si la terre s'ouvrait sous ses pieds.
- Tu ne m'as pas « sauver la vie », tu t'es juste contenté de te coller à moi comme la sangsue que tu es.
La mâchoire serré, il prononce ces mots comme si le fait même de les dire lui arrache le cœur. Il s'approche davantage et de nouveau je refuse de reculer, mais c'est tout naturellement que je me penche légèrement en arrière. J'essaie de berner qui ? J'ai l'air encore plus ridicule comme ça.
- Je te conseil de garder ce petit incident pour toi, compris ?
- Tu penses peut-être que j'ai envie que tout le monde le sache ?
- ...
Il garde le silence comme s'il analysait la situation.
- N'espère pas que je te remercie, je ne te dois rien !
- Un merci de ta part ? Non, je crois que je suis encore assez lucide pour savoir que ce mots n'existent pas dans ton vocabulaire.
- Tu as tord. Le jour où tu disparaitras de ma vue, je serais emplis de gratitude.
Je pousse de nouveau un soupir. Je ne suis vraiment pas d'humeur à tenir une discussion avec Malfoy. Celui-ci décide enfin de reprendre sa place initiale en ramenant ses mèches de cheveux en arrières.
Je déteste vraiment quand il fait ce geste.
- Avec un peu de chance se sera pour bientôt !
- Mon poing dans ta face aussi, si tu veux mon avis !!
Comme à son habitude, il se met à sourire. C'est un plaisir pour lui de me rendre fou. Il jubile quand je suis en colère et se réjouit quand j'explose. Ce mec est pas net.
- Tu es vraiment pitoyablement prévisible.
- Si je fais tant pitié que ça, tu n'as qu'à regarder ailleurs. Oh, mais peut-être que tu ne sais pas comment faire ? Attends, je te montre avec plaisir !
Sans lui laisser le temps de répondre je fait demi-tour vers le réfectoire.
Un étau se referme autour de mon avant bras.
- J'en ai pas fini avec toi.
C'est avec irritation que je découvre la main blanche de Malfoy poser sur moi. Des images de corps entrelacés, ressurgissent dans mon esprit et c'est sans m'en rendre compte et sans ménagement que je le repousse.
- Me touches pas !!
J'y suis pas aller de main morte. Sa main qu'il porte contre son torse, porte maintenant une large marque rouge. Et puis merde, je m'en fiche, il l'a bien mérité de toute façon. Je sens le regard mauvais remplit de promesse de vengeance qu'il m'adresse, mais sans un regard en arrière je reprends ma marche vers le réfectoire.
Non mais je vous jure. Venir me provoquer à la sortie des toilettes, qu'est-ce que Malfoy ne va pas inventer !
Maintenant je n'aurais pas le moral de tout le reste de la journée. Bien évidemment, pour ne rien arranger, le premier cours est en présence des Serpentards. Je vais devoir me le farcir.
Quand à ma soit disante petite-amie, oui, j'ai mentis, mais il se prend pour qui à me critiquer et à me dire qui je dois voir ou non ?
On est pas pote, qu'il aille voir les siens s'il veut distribuer ses conseils. Ça lui fait quoi que je puisse avoir quelqu'un ? Et même si, pour une fois, une fille s'intéresse à moi, je ne lui pique pas sa petite ami, bordel.
Je vais demander à Lavande de sortir avec moi demain !
Regarde bien Malfoy, un Weasmoche va sortir avec une gourde. Tu auras de bonne raisons de te moquer après ça.
Mouais, bon... Faudrait déjà qu'elle accepte.
Me revoila avec un nouveau chapitre. S'il vous plait ne m'envoyé pas des piques trop aiguisé d'accord ? Je regrette vraiment de ne pas pouvoir poster plus souvent. En plus j'ai faillit ne pas le poster celui la, jsuis pas satisfaite de ce que j'ai fait. Merci encore pour les coms. Bise
