Chapitre 6 : Les grands frères…
Naruto, je ne serais pas là de la journée, je ne t'en voudrais pas si tu préfères fuir. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée depuis bien longtemps et j'ai tout gâché alors ne t'inquiètes pas pour moi. Je pense que de toute manière je vais partir. Je t'aime, ton oncle Meito Namikaze.
En lisant, Naruto eut un frisson, il avait peur, et contrairement à ce que l'on aurait pu croire il n'avait pas peur de Meito. Non, il avait peur de la solitude. Oui il s'était fait grâce au soutien de Meito et avec sa force de caractère de nombreux amis, mais quand il serait chez lui, il se retrouvera encore seul. Il resta un long moment à relire la lettre, il regarda l'heure. Il était 13h30, son ventre gargouillait. Toujours en caleçon, il remonta et s'habilla puis parti en direction de chez Ichiraku.
Au même moment, au bord de la ville Sasuke sortait du quartier désert des Uchiwa, il scruta le ciel puis son regard se posa sur les figures des Hokages. Il plissa les yeux il distinguait quelque chose sur la tête du Yondaime, la silhouette de quelqu'un d'assis peut-être. Il haussa les épaules et passa son chemin.
Le regard de Meito contemplait la ville depuis son promontoire, il avait la respiration longue, il mit son visage entre ses mains.
Un enfant blondinet était à genou au pied de deux adultes. Il avait la mine triste, il avait sans doute était roué de coup, ses habits était en lambeau, il avait les mains attaché dans le dos. L'un était habillé en shinobi, l'autre portait une sorte d'armure et une cape, ainsi qu'un masque au niveau de la bouche et du nez.
? : Maître Itane voici le dernier capturé.
Itane : Quel est son nom ?
? : Je l'ignore.
Itane : Bien désormais tu t'appelleras Ti-22. Envois le à la cellule IV, il travaillera là-bas.
Ti-22 : Jamais ! Laissez-moi partir !
Il se redressa et cracha en leur direction.
Ti-22 : Jamais je ne travaillerais pour vous ! De toute manière je m'en vais !
L'homme à l'armure se mit à rigoler, puis poussa un énorme cri qui déstabilisât son sous-fifre. Le petit tremblait de terreur.
Itane : Alors comme ça, toi, le petit minable incapable de se défendre qui s'est fait capturer mes hommes, vas partir ?
En prononçant ces mots, il avait posé sa main sur la tête du garçonnet avait serré ses cheveux et l'avait redressé ainsi. Le petit crié en se débattant, puis il cracha de nouveau en direction du dénommé Itane. Celui-ci rigola et le lâcha.
Itane : Tu me plais toi. Bien, dépêches toi, toi plutôt que de me regarder bêtement, et gardes un œil sur ce gosse on n'est pas au bout de nos surprises avec lui je crois.
L'autre acquiesçât, pris le garçonnet sous le bras et parti alors que celui-ci se débattait.
Meito avait les yeux écarquillés, un souvenir en appelant un autre il se senti happé et ferma de nouveau les yeux.
Ti-22 était dans une petite cellule de 9m² tout au plus avec une dizaine d'autre enfant, des vieux et des plus jeunes. Ça faisait bientôt 6 mois qu'il avait été enlevé, son corps, comme celui des autres enfants, porté de nombreux hématomes et cicatrices. Il se mit à chuchoter.
Ti-22 : Aller on ne peut pas rester comme ça demain matin on s'échappe.
Un garçon plus âgé : On ne peut pas on a déjà donné, tes plans ne marche jamais.
Une petite fille : C'est vrai et puis après ils nous frappent encore plus, la dernière fois ils ont failli t'emmener.
Ti-22 soupira, puis comme tous les soirs les enfants se couchèrent à même le sol et s'endormirent.
Le lendemain alors que le travail forcé avait commencé, Ti-22 attendait le moment opportun pour s'en aller. Quand ce moment arriva, il se faufila dans un angle mort des gardes et parti, maintenant il devait sortir de cette sorte d'usine. Sans réfléchir il s'avança vers une porte donnant sur l'extérieure, personne, il sortit. Puis il entendit un petit rire.
? : La correction suite à ta petite révolte de la semaine dernière ne t'a pas suffi ? Tant pis pour toi, c'est Maitre Itane qui va personnellement s'occuper de toi, il a d'ailleurs de grand projet, d'autant plus que son dernier jouet est mort récemment.
Il l'attrapa et le jeta dans une minuscule ou un adulte ne tiendrait pas debout. Puis il partit après lui avoir signifié que l'attente risquer d'être longue. En effet, ce n'est qu'un jour et demi plus tard alors qu'il n'avait ni bu ni manger qu'on vint le chercher. Déjà très affaibli il ne tenait plus sur ses jambes.
Quand il rouvrit les yeux il se trouvait devant un énorme buffet, l'homme à l'armure était seul avec lui.
Itane : Aller mange petit, autant que tu veux.
Il le regarda mais ne bougea pas.
Itane : Vite avant que je ne change d'avis.
Ti-22 : Pourquoi ? C'est un piège ? Et mes amis ?
Itane : Manges ! Tes amis n'ont pas été choisi c'est tout.
Ti-22 : Apporter leurs ou je ne ferai rien de ce que vous me direz.
Itane : Parce que tu crois vraiment que tu as le choix ?
Ti-22 : Vous avez besoin de moi.
Itane : Mais je peux te remplacer.
Ti-22 : Faites-le.
Itane : Tu me plais toujours autant toi tu sais. Je pense qu'avant que t'utiliser je vais devoir de casser.
Ti-22 le scrutait avec un regard de défiance. Il fut envoyé dans la section X. Là-bas il n'y avait que lui en fait cette section était faite pour les gardes de Itane, on y envoyait un prisonnier à la fois, mais quand il revenait il n'était plus que l'ombre d'eux-mêmes.
Ti-22 passa deux mois là-bas, quand il revint, il n'était plus que l'ombre de lui-même. Comme les autres, les violences et les obscénités subies l'avait cassé. A ça sorti il fut envoyé dans le bureau d'Itane.
Itane : Alors ça va ça faisait longtemps. Comme vas-tu depuis le temps ?
Le regard du jeune garçon n'avait plus le défi pour ambition, non, il était vide. L'homme sourit, j'ai fait venir pour toi un ninja renégat de Kumo qui t'entrainera, je veux que tu deviennes un de mes hommes.
Le flux de souvenir de Meito s'arrêta, le vent commencer à souffler fort. Il se recula un peu pour limiter la prise au vent et regarda la ville.
Naruto était accoudé au comptoir de chez Ichiraku, et il attendait les ramens qu'il venait de commander. Le patron posa le bol de ramens devant lui Naruto regardait la vapeur s'en échapper.
Ichiraku : Et bien alors mon petit Naruto, ça ne va pas ? D'habitude tu l'as déjà fini à peine je l'ai posé.
Naruto : Si, si ça va j'étais plongé dans mes pensées. Merci.
Alors qu'il avait commencé à manger il sentit une main se poser dans son dos, il sursautât gêné par la douleur de ses cicatrices.
Iruka : Salut Naruto, désolé je ne voulais pas te faire peur.
Naruto : Bonjour, non ce n'est pas grave.
Iruka c'était assis à côté de lui et le regarder manger, il vit tout de suite que quelque chose n'allait pas.
Iruka : ça ne va pas ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette.
Ichiraku intervint.
Ichiraku : J'ai déjà essayé, mais il n'est pas bavard aujourd'hui, enfin peut-être qu'avec vous.
Naruto avait fini ses ramens, il posa l'argent sur le comptoir et parti. Laissant Ichiraku et Iruka perplexe. Iruka le rattrapa.
Iruka : Tu sais s'il y a quelques choses qui ne vas pas tu peux tout me dire.
Il reposa ça main sur le dos de Naruto et le vit faire une grimace, il comprit et enleva sa main.
Naruto : J'ai juste envie d'être seul aujourd'hui.
Iruka : D'accord ça j'avais compris mais et si moi j'avais besoin de te parler.
Iruka venait d'éveiller l'intérêt de Naruto qui le regarda, il lui sourit. Ils se rendirent au parc de Konoha, Iruka raconta quelques histoires sur ses élèves actuels. Puis le silence fini par s'installer, Iruka sentait que Naruto n'avait qu'une envie, partir. Alors il se lança.
Iruka : Qu'est-ce que tu as au dos ?
Naruto : Comment ça ?
Iruka : Ne me prend pas pour un idiot Naruto.
Celui-ci réfléchi quelque instant.
Naruto : Eh bien en faites j'ai un peu honte de moi et c'est aussi pour ça que je fais un peu la tête… Ce matin j'ai voulu créer une nouvelle technique mais je me suis complétement raté, c'est pour ça que j'ai un peu mal au dos. Mais c'est plus une blessure de mon amour propre.
En ajoutant cela il s'était retourné vers Iruka et lui avez fait un grand sourire. Le sourire le plus faux du monde se dit Iruka.
Iruka : D'accord, tant mieux si ce n'est que ça. Tu sais je te considère un peu comme mon petit frère je ne supporterai pas qu'on te fasse du mal.
Ils se dirent au revoir dans un grand sourire puis une fois le dos tourné, Naruto repris sa mine triste et Iruka fronça les sourcils. Il fallait qu'il se renseigne, il allait suivre Naruto.
Meito toujours sur la statue du Yondaime se leva.
M : Au revoir, grand frère, saches que je ferai tout pour réparer ce que je viens de faire.
Dans la rue devant l'appartement de Naruto ils se faisaient fasse, même regard, même ombre.
