Coucou,

nouveau chapitre avec plus de dialogue qui j'espère apparaitront bien car je viens de passer dix minutes à remettre la ponctuation.

Sinon, Bella et Edward ne sont pas ensemble, elle a bien deviné qui ils étaient mais ils ne sont pas ensemble, on va dire que dans le livre ce ne serait que les prémices...

Voilà, je vous souhaite une bonne lecture et une grande inspiration pour vos reviews! ;)

Deux bras m'attrapèrent violemment sous la poitrine et m'éloignèrent du vampire.

"Mais qu'est-ce qui se passe ici?" S'écria Emmet.

"Pas ici, dit la voix fluette d'Alice, allons dehors."

Je tentai bien de me débattre alors que Mister Muscle m'emportais dehors, mais je n'étais pas de taille et je ne réussis qu'à faire resserer son étreinte qui manqua de me briser les côtes. Edward devant, suivi d'Alice puis moi et Emmet, on se retrouva dans une des ruelles qui bordaient la boîte de nuit.

"C'est une vraie tigresse celle-là", ria mon bourreau.

"Lâche-là, ordonna Edward."

"T'es sûr de toi? Elle ne m'a pas l'air de t'apprécier beaucoup en ce moment même."

"Alice?"

"C'est ok, Edward, elle ne nous fera pas de mal, assura la lutine."

"A vos risques et périls, dit alors Emmet en me lâchant."

Le premier geste que je fis une fois libre fut de balancer mon poing sur la petite gueule d'ange d'Edward qui recula sous le choc.

"Alice!"

"J'ai dit qu'elle ne nous fera pas de mal pas qu'elle n'essayera pas, répondit-elle en me faisant un clin d'œil."

Apparemment j'étais dans ses petits papiers. Je secouai ma main un peu douloureuse et m'éloignai prudemment des trois vampires.

"Mais qu'est-ce qui se passe? Il y a dix minutes vous dansiez collés serrés, et là Sélène te frappe? Qu'est-ce que t'as encore fait?"

"Mais rien, elle s'énerve pour rien comme un nouveau vampire."

"Bien sûr, c'est de ma faute et de mon manque de maîtrise. Si c'était le cas, abruti, j'aurais attaqué un humain et pas un sang froid comme toi. Et pour répondre à ta question Emmet, il se passe que vous enfreignez les lois des Volturi et que vous nous avez mélés à ça, moi et Kazen."

"Alors c'est ça le problème en fait. Ta petite sécurité."

"Exactement, Edward, et n'essaye pas de me faire honte. Il s'agit de règles de surive et non pas une question de courage ou de lâcheté. Si vous aviez une once de bon sens vous-même le reconnaitriez, m'énervai-je."

"Je te préférais pétée."

"Merci pour ta remarque constructive Emmet, soupira Alice adossée au mur, de quoi tu parles Séli?"

"De Bella, et de votre amitié avec elle."

"Et pourquoi ne pourrions pas être amis avec elle?"

"Vous pouvez l'être bien sûr, si vous êtes assez maso pour ça, mais elle ne devait pas savoir que vous étiez des vampires."

"Ah, ce n'est que ça..."

"Comment ça que ça?? Mais te rends-tu compte de quoi nous parlons?"

"Merci, je ne suis pas stupide. Mais je surveille de près les Volturi et je saurais si jamais ils s'intéressent à nous."

"Et que ferez-vous? Vous transformerez Bella? Vous la tuerez?"

Le silence se fit. Alice semblait perturbée par mes paroles et elle se mit à se ronger le songles, Edward une nouvelle fois passa sa main dans ses cheveux, et Emmet se balançait d'un pied sur l'autre. Il n'aimait pas ce genre de confrontation, il les préférait franches et avec les poings plutôt qu'avec des mots et une vampire qu'il commençait à apprécier.

"Non, ne me dîtes pas que vous n'y avez jamais réfléchi."

"Le moment venu nous improviserons, me répondit Edward."

"Encore mieux, grognai-je. Les connaissez-vous au moins les Volturi? Savez-vous de quoi ils sont capables?"

"Parce que toi, bien sûr, avec tes quelques décennies d'expérience tu les connais par coeur n'est-ce pas? Ironisa Edward avec un regard plus froid que la glace."

"Plus que toi en tout cas, rétorquai-je."

Il ouvrit la bouche pour me répondre de la même manière, mais quelque chose l'arrêta. Ses yeux étaient fixés dans les miens et je les vis pâlir d'horreur. Et je pris conscience que dans ma colère et mon ivresse j'avais baissé la garde assez longtemps pour qu'il puisse entrer en moi. Il avait eu un aperçu de ce que j'avais subi, il avait vu les images qui me revenaient en mémoire lorsque je parlais des Volturi. En mois d'une seconde, je repoussai son aura bleue qui m'entourait de toutes parts et cette fois sans prendre les gants. Il en fut projeter contre le mur et il retomba lourdement contre le sol. Emmet rugit et me sauta dessus, son instinct de protection prenant le dessus sur le dilemme cornélien que lui imposait la situation depuis le début. J'évitai son bras puissant d'un bond, mais pas le deuxième. Je me sentis partir en arrière et réussis à amortir ma chute avec mes mains.

"Emmet, non! Cria Edward."

Le vampire tourna son visage vers son frère, dans une totale incompréhension.

"Elle t'a attaqué!"

"Elle a réagi à mon intrusion dans son esprit."

"Elle t'a attaqué!"

"Elle ne contrôle pas son don."

"C'est bien ça le problème, elle ne contrôle rien et nous met en danger!"

Là, malgré les brumes alcolisées qui trainaient encore dans mon cerveau, j'eus peur. Emmet était ivre de rage et prêt à me mettre en charpie. Et face à lui, malgré mes entraînements, je ne ferais pas long feu. Sa force brute me tuerait.

"Rappelle toi comment tu étais!"

"Je n'avais pas son ancienneté."

"Elle commence à peine sa nouvelle vie et n'a pas l'habitude de cotoyer d'autres vampires pacifiques."

"Elle veut tuer Bella pour protéger ses petites fesses!"

Je pris conscience que j'assistais à mon procès. Malheureusement, juge et bourreau était la même personne.

"Elle a des circonstances atténuantes."

"Comment peut-il y avoir des circonstances atténuantes?"

"Elle a affronté déjà une fois la colère des Volturi. Mais je ne t'en dirais pas plus sans son accord."

Les vampire se tournèrent de nouveau vers moi. Alice me regardait pleine de compassion pour moi tandis qu'Emmet essayait de deviner ce que j'avais pu vivre. Renversement de situation à mon avantage, mais pour autant , j'aurais souhaité mourir plutôt que de devoir raconter mon passé et revivre de mauvais souvenirs. Emmet était visiblement perdu. Son frère lui disait d'arrêter mais son instinct le poussait à me tuer. Et Alice qui ne prenait pas la parole ne l'aidait pas. J'essuyai ma lèvre qui saignait et me relevai.

"Alors, vais-je tirer ma révérence ce soir, ou me laisserez-vous vivre? Demandai-je pleine de sarcasmes en allumant une cigarette."

"Ne joue pas avec nous, grogna Mr Propre."

"Tu sais quoi? Tu n'es plus du tout mon préféré."

Contre toutes attentes, c'est Alice qui éclata de rire, détendant un peu plus l'atmosphère.

"Je ne savais pas ce que tu as vécu, et je te prie de m'excuser pour les paroles dures que j'ai eu pour toi, me demanda Edward en s'approchant de moi."

Je le regardai, hésitante, ne comprenant pas très bien ce retournement de situation.

"C'est bon."

"Ecoutez, je trouve ça génial que tout s'arrange entre vous, intervint Alice, mais le problème reste le même. On diverge totalement. Alors, on fait comment?"

"Je... Je dois parler avec Kazen."

"Ooh, on a besoin de demander conseil à son papa?"

"C'est mon mentor, c'est normal que je lui en parle, et comme ça au moins je ne fais pas de conneries moi, Emmet."

"On se calme, intervint Alice en posant une main sur le torse de son frère pour l'arrêter. Et toi, maintenant, tu m'écoutes. Bella a découvert notre nature par hasard, on ne lui a jamais rien révélé, elle a deviné par elle-même."

"Mais vous avez bien dû confirmer!"

"Elle savait déjà tout, nier n'aurait fait que retarder l'échéance, soupira Edward."

"Et qui d'autre est au courant?"

"Il n'y a que elle, m'assura Alice. Et elle saura tenir sa langue."

"J'y crois pas... Et quelles sont vos relations exactes avec elle?"

Un silence géné me répondit. Emmet et Alice regardaient leur frère attendant sa réponse.

"Au point où nous en sommes, repris-je agacée."

"C'est compliqué."

"Tu me l'as déjà dit une fois. Maintenant, ça ne tient plus."

"On est obligé de faire ça ici? Dans une ruelle malodorante entourés de poubelles et de rats?"

"Demain matin, 10 heures, tu sèches les cours et viens chez moi pour tout me raconter, compris?"

"Ca me va, répondit-il sans hésitation."

"Parfait."

"Bien, j'imagine que notre petite soirée est finie, soupira Alice avec tristesse. On rentre?"

Je me détendis enfin. Pendant tout ce temps, j'avais été tendue au maximum et je n'avais pas relâchée une suele seconde mon attention lors du conflit, ce qui, il faut l'avouer, m'avait coûté beaucoup d'énergie. Et à présent que je pouvais le faire, mon moment de lucidité disparut progressivement pour laisser place à l'habituelle langueur. Et je ne devenais pas m'en étonner, vu la quantité d'alcool que j'avais bu et ce que j'avais fumé. Oula, j'avais peut-être même un peu abusé.

"A demain, abrégeai-je afin de ne pas paraître faibles face à eux."

"T'es sûre que ça ira? Me demanda Alice avec une pointe d'inquiétude dans la voix."

"Je sais pas, à toi de me le dire, répondis-je en riant."

"Un de vous ferait mieux de la ramener, dit-elle alors très sérieusement."

"Hey, c'était une blague ce que je disais."

"Tu as vu quelque chose? Interrogea Emmet."

"Oui, et c'est pas très beau, surtout pour la voiture. Et ce serait dommage d'abîmer une telle merveille."

"Comment on fait alors? Demanda Edward."

"Moi je peux conduire, je n'ai rien bu au contraire d'Emmet."

"Ba trois fois rien, je peux aussi prendre le volant."

"Youhou, je suis encore là, m'exclamai-je en agitant la main. Et tout va très bien se passer, j'ai l'habitude."

Ils me regardèrent tous les trois en même temps. Puis:

"Tu ne peux pas conduire Emmet, Esmée nous tuerait si elle apprenait."

"Alice a raison, je prends la voiture et toi la mercedes."

"Quoi? Tu rêves, jamais tu ne conduiras ma voiture, s'exclama Alice."

"Et moi j'aimerais bien essayer celle de Sélène."

"T'es hors jeu Emmet, soupira Alice, on te l'a déjà dit."

"Ouais, c'est ça, c'est juste pour ne pas me permettre de conduire la voiture de Sélène, se renforgna-t-il boudeur."

Ok, ils se moquaient éperdumment de moi. Et je ne comptais pas rester là à attendre, j'en avais marre de leur conciliabule et je voulais rentrer chez moi pour prendre une douche chaude, non un bain, oui c'est ça un bon bain brûlant avec une musique classique et un bouquin. Je m'y voyais déjà et n'en fus que plus impatiente. Je tournai donc les talons et allai rejoindre l'entrée de la boîte. Je fis signe au voiturier. L'avantage d'un gros pourboire, en plus de l'assurance que ma voiture serait traitée comme une reine, était que l'on me reconnaissait aussitôt. Deux secondes plus tard, je vis avec joie mon bolide arrivé devant moi.

"Je vous remercie. Passez une bonne soirée, dit une voix grave."

Attendez, repassez-moi le film là. J'ai pas tout suivi. Comment, alors que je n'ai rien vu venir, Edward avait fait pour prendre la place du conucteur et m'ouvrir la porte du passager.

"Qu'est-ce que tu fais?"

"Je t'évite un accident. Monte."

"Je t'ai jamais autorisé à prendre le volant. Personne ne conduit ma voiture à part moi. Sors."

"Arrête de négocier, t'as pas le choix."

"Mais pour qui tu te prends??"

Il se pencha vivement vers moi, m'attrapa par le bras et me tira d'un coup dans la voiture. Il démarra aussitôt sur les chapeaux de roue avant que je ne puisse faire quoi que ce soit. Et lorsque ej repris mes esprits, il allait déjà bien trop vite. Alors je fis la seule chose que je pouvais faire, la dernière option, je savais que cela pouvait être dangereux, voire même extrémement périlleux, mais je n'avais plus le choix: je croisai mes bras sur ma poitrine, tournai la tête vers la vitre et boudai.

Quelques minutes plus tard, Edward, sûrement étonné par mon silence, tourna la tête vers moi et il éclata de rire.

"Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, grognai-je en ne quittant pas des yeux le paysage qui défilait à toutes vitesses."

"Ta tête."

"Regarde la route plutôt que moi."

"Je sais conduire."

J'émis une sorte de grognement. Ma tête me touranit trop à présent pour que je puisse dire quoi que ce soit d'autre. J'étais vraiment grisée. Heureusement que Kazen était absent, il n'aimait pas me surprendre dans cet état, même si je ne faisais aucune bêtise. Au final, je scotchais vraiment sur la vitre me perdant dans mes pensées qui au fur et à mesure du voyage devenaient de plus en plus lugubre. Je n'arrivais pa sà contrôler le flot d'images qui m'assaillaient peu à peu. Normalement je faisais barrage mais je n'étais pas vraiment en état de le faire. Et cela tournait principalement autour des Volturi. Encore eux. Toujours eux.

"Sélène, t'es avec moi?"

"Hein?... Oui, oui. Qu'est-ce qu'il y a?"

"A quoi pensais-tu?"

"Pourquoi?"

"Pourquoi quoi?"

Je soupirai, agacée de devoir m'exprimer plus. Kazen aurait déjà compris lui, et depuis le temps j'étais habituée à parler à mi-mots.

"Pourquoi vous me pardonnez aussi vite à chaque fois?"

"Alors, comme ça tu as besoin d'être pardonnée?"

"Tu comprends ce que je veux dire."

"Nous ne t'avons pas pardonnée, nos avis divergents et divergeront toujours je pense. Mais tout du moins, je peux comprendre tes motivations. Cependant nous continuerons à voir Bella et à la fréquenter autant qu'il nous plaira."

"Qu'as-tu vu? En moi?"

"Des images."

"Quelles images? Demandai-je d'une voix atone."

"Toi et les Volturi dans une forêt puis à Voltera. Toi et Jane. Des cris. Des plaintes. Du..."

"Tais-toi, soufflai-je. Tu en as déjà vu beaucoup trop."

"Kazen est au courant?"

"En gros, oui."

"Tu n'en as jamais parlé à personne?"

"Non... A quoi ça servirait?"

"A te soulager".

J'éclatais de rire. Un rire sans joie.

"Rien en me soulagera, murmurai-je en fixant de nouveau le paysage."

Alors, alors, alors??? Je continue ou j'arrête le massacre?