Hello ! * esquive les cadavres de tomates moisies sur le sol* Pardon, pardon de ne pas avoir posté la semaine dernière mais je pense que vous me pardonnerez avec ce chapitre ! ^^

Merci en tout cas pour toutes ces reviews et les mises en alerte, ça m'a halluciné grave mais ne détruisez pas mon Edward, je l'aime ! ^^


Il me jeta sans ménagement sur le lit et s'abattit sur moi de tout son poids. J'avais beau me débattre comme une furie, Edward détournait mes coups avec facilité. Il attrapa mes poignets qu'il emprisonna dans une de ses mains et les rabattit au dessus de ma tête avec violence, m'arrachant un gémissement de douleur.

- Edward, arrête, arrête, criais-je alors que la peur me faisait presque pleurer.

Le tonnerre gronda de plus en plus fort alors que sa bouche meurtrissait la mienne. J'essayais de le mordre et il saisit ma mâchoire à pleine main, m'immobilisant le visage. Le sien n'exprimait qu'une fureur et un désir si mordants que je fermais à moitié les yeux, incapable de supporter plus longtemps la vue de son visage altéré.

- N'essayes plus de me mordre ou je te jure que je te bâillonnerais, Bella !

Sa bouche revint sur la mienne et je me soumis à son baiser, incapable de résister plus longtemps. Il arracha mon débardeur d'une main brutale. Un frisson me parcourut alors que l'air froid et humide de la pièce rencontra la peau nue de ma poitrine. Il ne s'y attarda pas et commença déjà à baiser mon shorty d'une main impatiente. La panique finit par me terrasser entièrement quand je compris qu'il ne s'arrêterait pas malgré mes supplications. Il ouvrit son pantalon et je respirais à peine contre son épaule brûlante. J'essayais de le repousser avec mes jambes mais il était tellement plus fort que moi. Brusquement, il me pénétra d'un coup de rein brutal et je criais contre sa peau, parce qu'au delà de la douleur, le plaisir m'avait foudroyé. Comment pouvais-je éprouver le moindre plaisir alors qu'il était en train de me traiter comme une … ? Mais déjà mes questions s'envolaient alors qu'Edward me soumettait à un rythme frénétique, ses deux mains maintenaient mes poignets alors qu'il se mouvait contre moi. Je me haïssais de le laisser faire, de ne pas résister plus mais plus il prenait emprise en moi, plus le plaisir engourdissait mes défenses. Il sifflait et jurait contre ma bouche, ses yeux ne quittant pas les miens. Ses coups de reins s'accélèrent encore alors que je commençais à gémir contre mon gré. Et soudain, incapable de résister plus longtemps, je nouais mes jambes autour de lui et jouis en me cabrant contre son corps.

- Tu sens ça, Bella ? Ca m'appartient !

Son sexe continuait de me fouiller profondément alors que j'étais à peine consciente, terrassée par un plaisir si intense que ma vue était brouillée. Il se tendit soudain et je sus que c'était fini alors qu'il laissait exhaler un long soupir entre ses lèvres serrées. Son corps retomba lourdement sur le mien alors qu'il lâchait enfin mes poignets endoloris. Je grimaçais en les remuant pour les détendre. Je sentais le cœur d'Edward battre à grands coups contre ma poitrine. Je le sentais encore en moi, produisant un trouble chaud au creux de mon ventre.

Au bout d'un moment, il se redressa sur ses coudes et me regarda longuement avec un visage impassible.

- Je n'imaginais pas notre nuit comme ça, lâcha-t-il d'un ton ennuyé. Mais un pari est un pari, Bella et tu dois l'honorer. Allons-y, je ne resterais pas ici plus longtemps.

Il se leva et me jeta sa chemise. Si j'avais pu tout oublier pendant un bref instant, ses paroles me ramenèrent brutalement à terre et je me redressais. Je lui renvoyai sa chemise à la figure en le fusillant du regard.

- Va te faire foutre, Cullen.

Son visage se contracta et il me traina quasiment hors du lit m'empoignant par la nuque. Il m'enfila la chemise de force et me traina à travers le jardin. Je trébuchais souvent et il me ramenait contre lui d'un geste brusque. Trop tôt, nous étions dans sa chambre alors que je me laissai tirer comme un poids mort. Il me plaqua contre le mur et tourna mon visage vers le sien de force par le menton.

- Ecoute moi bien, Bella, je te prendrais autant de fois que je voudrais, et où je le voudrais alors tu devrais te montrer un peu plus gentille.

Incapable de résister à une pulsion face à ce visage dur et sévère, je lui ris en pleine figure. Sa réaction fut immédiate. Il me retourna d'un coup, le ventre et le visage pressés contre le mur. Et il me reprit là, comme ça, contre le mur. Son corps claquait durement contre le mien alors qu'il allait et venait en moi. Sa main s'égara dans le creux de mon dos avant de saisir ma hanche à pleine main pour approfondir son mouvement. Et encore une fois, mon corps devint un traitre, et des gémissements indécents m'échappèrent sans que je puisse les contrôler. Il n'y avait aucune tendresse mais une passion, une animalité si forte et jouissive que je ne me contrôlais plus.

- Dis que tu es à moi. Dis –le !

Sa voix était enrouée et son souffle erratique résonna dans mes oreilles.

- DIS-LE !

Il se retira entièrement pour revenir violemment, m'arrachant une plainte sourde

- Je…suis …à …toi, articulai-je alors qu'il ravageait mon corps si violemment que les murs vibraient.

- Putain, oui !

La jouissance nous ravit en même temps et me laissa un gout poivré sur la langue, un gout de sang.

Il me porta presque jusqu'au lit et nous nous échouâmes au milieu, membres entrelacés.

Je ne dormis presque pas de la nuit, subissant les assauts d'Edward qui semblait insatiable. Parfois, je me rebellais et je le repoussais de toutes mes forces mais il me prenait que plus fort, parfois, je délirais de plaisir dans ses bras lui disant tout ce qu'il m'ordonnait de lui dire, jouissant comme la dernière des catins. Quand le matin arriva enfin, j'avais l'impression d'avoir vécu une vie pendant cette nuit. Edward m'avait possédé de toutes les façons, abattant toutes mes défenses, pénétrant jusqu'à mon âme. Si je m'étais vengée, il avait rendu la pareille cette nuit et je me rentrouvrais nue devant lui au sens propre comme au sens figuré. En fait, je reconnaissais à peine celui qui avait été mon meilleur ami, celui que j'avais pensé connaitre par cœur. A la place, cet homme magnifique au corps puissant me tenait dans ses bras dans une étreinte ferme.

Sa main remonta lentement le long de mon ventre et épousa mon sein. Je me crispais dans ses bras alors qu'il le pressait, pressentant ce qui allait arriver.

- C'est le matin, Edward, la nuit est terminée. Alors laisse-moi partir.

Sa main ne cessa pas son mouvement mais au contraire, la deuxième descendit au creux de mes jambes. Serrant les dents, je serrais les cuisses pour lui interdire d'aller plus loin mais il se contenta de les écarter avec un soupir agacé.

- C'est mon tour de dicter les règles, Bella, susurra-t-il contre mon oreille alors qu'il me caressait.

Je geignis alors que le plaisir prenait encore une fois le contrôle de mon corps et de mon esprit.

- Tu vois, après ce que tu as exigé de moi et ce que tu m'as fait, je pourrais te demander n'importe quoi.

Il glissa un doigt en moi et je me cabrais contre son torse.

- N'importe quoi, reprit-il plus fort. Alors, puisque tu m'as fait rompre avec ma petite amie, tu vas prendre sa place.

Alors que j'étais en train de me déhancher sur sa main pour le sentir au plus près, ses mots me glacèrent.

- En fait, je vais même te défier de faire plus que cela, Bella. Tu vas rester avec moi pendant six mois et si tu parviens jusque là, alors les paris s'arrêteront et nous serons quittes.

Sa caresse devint brûlante et alors que j'essayais de reprendre mes esprits pour lui dire non, mon corps, ce traitre, subissait avec plaisir cette torture.

- Alors, tu vas me dire oui ? Dis-moi oui, Bella, et je te délivrerais.

Bientôt, je me retrouvai au bord du gouffre et vacillai attendant qu'Edward m'y précipite mais il semblait retarder le moment répétant la même question encore et encore.

- Oui ! Finis-je par hurler.

Il rit et me fit jouir si intensément que mes genoux tremblaient contre ses jambes.

- Bien, tu régleras les détails avec Black, je vais prendre une douche. Nous annoncerons tout cela à ma famille ce midi.

Une fois seule dans le lit tiède et dévasté, je pus enfin craquer et je sanglotais comme une enfant en serrant l'oreiller contre moi. J'étais vidée, épuisée et je gisais au milieu du lit, incapable de me reprendre. Je ne sais pas combien de temps j'étais restée ainsi mais soudain la porte de la salle de bain s'ouvrit et Edward apparut dans toute sa splendeur comme une divinité païenne. N'importe quelle fille aurait été heureuse d'être avec Edward, moi, je le connaissais vraiment et je me faisais horreur d'avoir accepté son défi. Son emprise sur moi était tellement forte que j'en avais le cœur au bord des lèvres.

- Bella, lève toi et va prendre une douche, m'ordonna Edward en ne faisant pas un geste pour me prendre dans ses bras.

Si l'eau chaude me calma, il me fallut rester une vingtaine de minutes sous le jet pour pouvoir réellement me reprendre. Quand je sortis à mon tour de la salle de bain, Edward était déjà habillé avec un jean et un pull en cachemire gris.

- Je vais chercher mes affaires, dis-je en me dirigeant vers la porte.

- Et n'oublies pas d'appeler Jacob, tu ne voudrais pas qu'il apprenne notre nouvelle histoire d'amour par mon père, n'est ce pas ?

Son air narquois me fouetta l'orgueil et je sortis avec le peu de dignité qu'il me restait. Quand j'arrivais dans mon appartement, je vis tous les éclats de verre étalés par terre, la moquette trempée par le déluge qui s'était abattu hier soir. Je marchais lentement à travers ma chambre et enfilai rapidement une robe et des chaussures sans regarder vraiment ce que c'étaient. Je n'étais pas encore en état de penser clairement. Edward m'attendait dans la cuisine quand je revins après m'être maquillée. Son regard ne contenait aucune tendresse quand il posa les yeux pour moi mais il saisit ma main et me traina dans le couloir. Ce ne fut qu'une fois dans la voiture qu'il me reparla.

- Le lendemain de notre dispute, tu mentais ?

- Oui.

- Et à la soirée d'anniversaire ?

- Oui.

Ses mains serrèrent le volant alors qu'il jurait sans que je saisisse ce qu'il disait.

- Pourquoi Bella ?

- Pourquoi ?!

J'éclatai de rire mais d'un rire sans joie.

- Tu ne te rappelles pas ce que tu m'as dit, Edward ?

Il ne répondit pas mais ca ne me stoppa pas.

- «Tu es une putain de petite arriviste. Tu t'es accrochée à moi toutes ces années. Je ne pensai pas que tu te vendrais comme la dernière des putes », le citai-je mot pour mot. Et tu me demandes encore pourquoi ? Comment tu oses encore me demander ça ?

- Je vois.

- Quoi ?

- Le seul tort que j'ai eu, c'est de t'avoir sous-estimé. Ne t'inquiètes pas, ça ne se reproduira plus. Pour aujourd'hui, contente-toi d'être adorable et gentille.

- M'as-tu déjà vu autrement avec ta famille ?

- Non.

Il eut un drôle de sourire, presque désabusé.

-En fait, j'en viens à me demander à quel moment tu étais sincère et à quel moment tu nous mentais.

- Pas « nous », Edward, juste toi. J'aime bien trop ta famille pour leur faire le moindre mal.

- Si tu le dis, répondit-il avec indifférence.

Je serrais les lèvres. J'étais en colère et peinée qu'il puisse croire que je manipulais sa famille aussi. Bien sûr, il avait le droit d'avoir des soupçons mais il devait savoir, après toutes ces années, après tout ce que les Cullen avaient fait pour moi, que jamais, jamais je ne leur causerais le moindre tort. La colère céda la place à l'anxiété quand je vis apparaitre la Villa. Devoir jouer la comédie devant toute sa famille serait un défi beaucoup plus audacieux que celui de manipuler Tanya. Je jetai un coup d'œil à Edward pour voir dans quel état d'esprit il se trouvait mais il avait un visage impassible et se contenta d'enlacer ma taille pour me guider jusqu'au salon. Son contact me déplut, il me rappelait trop le traitement auquel il m'avait soumis toute la nuit, où, malgré tout le plaisir que j'en avais retiré, il ne m'avait traité que comme un objet.

L'absence de Tanya provoqua la surprise de la famille et je vis que le regard de Rose s'attarda quelques secondes de trop sur la main d'Edward, elle me connaissait si bien qu'elle percevrait déjà que quelque chose était arrivé. Son regard ne me quittait, exigeant des explications qui allaient venir plus tôt qu'elle ne croyait. Ma main trembla à peine lorsque je saisis le verre que me tendait Esmée avec un doux sourire, et je restai à côté d'Edward, incapable d'affronter Rose seule.

Puisque nous sommes tous réunis, débuta Edward alors que toute la famille ainsi que Jasper étaient assis devant nous, Bella et moi aimerions vous dire quelque chose.

Je frissonnai en me rendant compte qu'il savourait chaque seconde et sa main se fit plus ferme contre ma taille.

- Je sais que vous vous demandez tous où est Tanya, eh bien, j'ai rompu avec elle …

Des hoquets de stupeur franchirent les lèvres d'Esmée et d'Alice mais ce fut rien comparé à ce qui allait arriver.

- J'ai rompu, reprit Edward avec fermeté, parce que le soir de votre anniversaire de mariage, avec Bella, nous avons réalisé que nous étions amoureux. Nous sommes ensemble maintenant.

Un grand silence accueillit les derniers mots d'Edward alors que je pressais mes mains l'un contre l'autre, j'aurais souhaité mourir ou m'enfuir à cette seconde même. Chacun semblait assommé par cette annonce et leurs regards passaient de son visage au mien, tentant de comprendre ce qu'il se passait.

-Vous êtes ensembles ? Genre couple ? Lâcha tout à coup Emmett en se redressant.

- Oui, assura Edward. Nous ne voulions pas attendre pour vous l'annoncer, pas vrai, Bell's ?

Sa voix contenait une once infirme de menace alors que sa main pinçait cruellement ma taille.

- Oui, lâchai-je cramoisie. C'est vrai.

- Mais, je ne comprends pas, coupa Carlisle avec un froncement de sourcils. Tu étais avec Tanya et toi, Bella, tu avais l'air très amoureux de Jacob … Et puis, je ne sais pas les enfants, depuis le temps que vous vous connaissez … Qu'est ce que tu en dis, ma chérie, demanda-t-il en se tournant vers Esmée.

Celle-ci ne lui répondit pas immédiatement. Elle nous regardait intensément alors que des larmes coulaient sur ses joues. Saisi, Carlisle prit rapidement sa main pour lui demander si tout allait bien.

- J'ai tellement prié, prié pour que cela arrive, sanglota Esmée en serrant la main de son mari tout en nous offrant un sourire lumineux. Et aujourd'hui, je n'arrive pas à croire que cela se réalise vraiment, vous me rendez tellement heureuse …

Elle se leva et vint nous enlacer. Je me haïssais pour ce mensonge qui avait l'air de la rendre si heureuse et qui allait lui briser le cœur quand il prendrait fin. Emmett nous enlaça à son tour avec un rire tonitruant qui fit sourire tout le monde à part une personne.

- Je n'y crois pas … Cria Alice en se levant soudain pour me fusiller du regard. C'est quoi ton problème, Bella Swan ?

- Alice ! Coupa Jasper en essayant de la faire rassoir mais rien n'y fit.

- C'est parce que je suis avec Jasper maintenant ? Ca t'a rendu jalouse que l'attention soit sur moi pour une fois et pas sur toi, la parfaite petite Bella adorée de tous ?

- Calme-toi, bordel, tonna Emmett en se retournant d'un bloc et en marchant sur elle.

- Tu me dégoutes, cracha-t-elle, tu utilises mon frère pour qu'on s'intéresse à toi, tu l'as toujours fait. Tu n'es qu'une sale petite opportuniste !

Ces mots, si proches de ceux d'Edward, s'enfoncèrent dans mon esprit comme des lames chauffés à blanc et je reculais comme brûlée par sa haine. Emmett saisit le bras fluet de sa sœur et la traina hors de la pièce sous ses cris stridents. Jasper nous offrit un sourire d'excuse et nous félicita avant de sortir à son tour.

- Il faut que j'aille à la salle de bain, bafouillai-je alors que la nausée montait dans ma gorge.

Je m'arrachai au bras d'Edward et courus jusqu'à la salle de bain où je m'enfermais à double tour. Je m'écroulais contre la porte, le souffle court et la tête tournante. Le déversement de haine d'Alice me rendait malade, je savais qu'elle m'avait toujours détesté mais à ce point … Je remontai les genoux contre ma poitrine et enfouis mon visage dans le creux. Je voulais que tout redevienne comme avant, avant que Tanya ne rentre dans nos vies, avant que je me laisse enfermer dans ce piège. Quelqu'un toqua doucement à la porte et la voix mélodieuse de Rose s'éleva.

- Ouvre-moi, ma chérie. Je sais que tu te morfonds là-dedans et Esmée ne sera pas contente si Emmett défonce la porte pour vérifier que tu es toujours en vie.

Je me hissais pour tourner la clef dans la serrure et me décalais contre le mur pour qu'elle puisse ouvrir la porte. Elle jura quand elle vit mon visage et mouilla une serviette pour tamponner mon visage. Je me laissai faire, j'étais amorphe de toute façon, ce trop-plein d'émotions fortes me laissait sans force et déprimée.

- Bella, dit-elle soudain avec hésitation ce qui ne lui ressemblait pas, je dois te poser la question, j'en ai besoin.

- Alors pose-la, Rose, répondis-je paisiblement alors qu'elle continuait à rafraichir mon visage.

- Tu es vraiment amoureuse d'Edward ? Tu es sûre de vouloir être avec lui ? Et maintenant ?

- Ca fait plus d'une question, protestais-je avec un pâle sourire.

Elle rit mais son regard me fit comprendre qu'elle attendait de vraies réponses.

- Tu as toujours été là pour moi, Rose, tu es comme ma sœur … Alors respecte mon choix et sois heureuse pour moi, comme moi je le suis pour toi.

Je ne pouvais pas mentir à Rose, je n'en avais pas la force alors elle devra se contenter de cette réponse qui n'en était pas vraiment une. Elle avait assez de finesse et de délicatesse pour comprendre le message que je voulais lui faire passer. Elle soupira et entoura mes épaules d'un bras.

- Tu t'es mise dans une sacrée merde, Bell's. On connaît Edward toutes les deux, tu sais qu'il va te bousiller.

- Je sais.

- Et pourtant, tu es prête à le faire ?

- Oui.

Le sourire de Rose n'allait pas avec son regard furieux. Sa colère n'était pas dirigée contre moi mais contre Edward, elle savait qu'on lui cachait des choses et elle savait aussi qu'elle ne saurait jamais ce qu'elle était.

- Fais attention, d'accord ? Je t'aime, je n'ai pas envie de te retrouver en miettes.

- Je t'aime aussi, Rose.

Si nous ne sommes pas prises dans les bras, on était au bord des larmes. Rose toussota et se leva d'un bond avant de me tendre la main.

- Allez, retournons dans l'arène. Avec un peu de chance, le lutin hystérique se sera calmé.

Si Alice ne me cria plus dessus de toute la journée, son regard haineux ne m'aida à me sentir mieux. Ni les regards glacés que me décochait Edward quand personne ne le regardait. A la fin de la journée, j'étais dans un état indescriptible. Edward et son père discutaient de vacances ou de voyages, je ne comprenais pas bien mais j'avais vraiment trop besoin de me détendre.

- Je vais me baigner, dis-je alors que les autres buvaient un thé ou jouaient sur l'écran plasma.

Personne ne proposa de se joindre à moi alors je me changeai seule et entrai dans l'eau tiède, soupirant de bien-être. Je me laissai flotter à la surface, appréciant le cocon chaud et doux qui m'enveloppait complètement. Je dérivais, me laissant porter sans aucun effort. Des remous me remuèrent légèrement, je me redressais et vis Jasper qui m'offrait un sourire alors qu'il trempait ses jambes.

- Où est ta tendre Alice ? En train de fomenter mon assassinat ? Tu es venu me noyer ?

Il rit franchement et je m'approchai de lui en nageant paresseusement.

- Il faut que tu excuses Alice, elle a perdu un peu les pédales. Je crois que c'est le choc de votre annonce. Ca nous a tous choqué, Bella, moi le premier.

Bon sang, pourquoi fallait-il qu'à chaque fois, Rose et Jasper se donnent le mot pour venir me tirer les vers du nez. C'était injuste de venir coup sur coup pour me faire craquer. J'avais si peur que Jazz ne me perçât à jour que je n'osais pas le regarder en face.

- Tu vois, j'ai réfléchi, j'ai retourné ça dans ma tête …

Ne pas le regarder, ne pas le regarder.

- Et j'en suis venu à deux conclusions. Soit vous êtes réellement amoureux, toi et Edward, et Jacob et Tanya ont en fait les frais. Soit …

Il respira fortement et ses yeux azur se vrillèrent sur moi.

- Soit tout ceci n'est qu'une comédie et j'en ignore la raison. Mais ça ne serait pas sain, Bella, pas sain du tout, tu le sais, n'est ce pas ?

- Encore une fois, Jazz, garde tes théories pour de vrais patients. Je ne vois pas ce qu'il y a de si incroyable qu'Edward et moi, on me mette ensemble.

- Ne me prend pas pour un con, Bella, cria-t-il brusquement en tapant le carrelage du plat de sa main. Vous n'aviez pas l'air amoureux, j'ai tout de suite trouvé ton rapprochement avec Tanya un peu suspect, alors dis moi : il t'a fait du chantage ? Il t'a menacé pour que tu acceptes Tanya ?

Je ne répondis pas et faisais du surplace lui dérobant toujours mon visage.

- Je veux savoir ce qu'il se passe, Bella ! Tu sais que tu peux tout me dire, je ne te jugerais pas mais pitié, dis le moi !

- Tout va bien, ici ?

Edward avança de quelques pas et nous regarda tous les deux les sourcils froncés.

- Rien, mentis-je immédiatement, nous discutions de la réaction d'Alice, et tu peux lui dire que je ne lui en veux pas, ajoutai-je à l'intention de Jasper.

Ce dernier grommela quelque chose et se leva pour s'en aller rapidement, Edward qui n'avait pas fait un geste pour le retenir, se contenta de hausser les sourcils et me jeta par-dessus son épaule avant de s'en aller lui aussi :

- Nous y allons, Bella, tu ferais mieux de te rhabiller.

Assise sur le siège en cuir, j'écoutais la radio en essayant de faire abstraction de toutes les remarques qui avaient fusé aujourd'hui quant à ma soi-disant histoire avec Edward. Rose et Jasper savaient qu'il y avait quelque chose qui se tramait sous leurs yeux mais ils ignoraient de quoi il s'agissait. Alice était folle de rage, Carlisle se méfiait. Finalement, seuls Emmett et Esmée se réjouissaient sincèrement pour nous. Finalement, heureusement que je ne m'étais jamais mise avec lui auparavant quand je voyais les problèmes que cela créait. Edward gardait lui aussi le silence, j'imaginais qu'il devait lui aussi penser à cette journée un peu folle et à la réaction de sa famille.

Ce fut seulement une fois à l'intérieur de son appartement qu'il saisit mon bras d'une main ferme et me ramena contre lui d'un geste qui n'appelait aucune résistance.

- Qu'est ce que Jasper te voulait ?

- Bordel, Edward, ne me dis que tu es encore jaloux ?

Il me secoua sans douceur et planta ses yeux mousses dans les miens. Ils avaient cet éclat étrange entre colère et possessivité que je connaissais si bien.

- Comprend- moi bien, Bella, tu m'as manqué une seule fois de respect et cela ne se reproduira plus. Alors réponds à ma question ou je te jure que je ferais de ta vie un enfer.

Ma vie est déjà un enfer, rétorquai-je en désignant sa main qui serrait mon bras cruellement d'un coup de menton. Jasper se doute qu'il s'est passé quelque chose et il voulait juste s'assurer que j'allais bien.

- Et tu vas bien ?

- A ton avis ?

Ses yeux sondèrent mon visage intensément alors que la chaleur montait dans mon bas-ventre, une flambée de désir que je ne comprenais pas et que j'essayais de réfréner du mieux que je pouvais. Pourtant, quand il s'empara de mes lèvres avec ce qui ressemblait fort à un gémissement, je ne peux empêcher mes mains de s'emmêler dans ses cheveux ébouriffés. Sa langue força la barrière de mes lèvres serrées et prit possession de ma bouche. Je me noyais lentement dans ce baiser, incapable de réagir alors que ses mains commençaient à caresser le bas de mon dos. Il commença à déboutonner ma robe, et je sentis ses lèvres chaudes descendre le long de mon cou. Je sursautai et le repoussai sans ménagement.

- Je suis peut-être ta petite amie hors de cette maison, sifflai-je en rajustant mes vêtements, mais tant que nous serons ici, tu ne me toucheras plus, Edward ! Tu as eu ta nuit alors ne me touches pas, bordel !

Il rit et me lâcha avec un sourire ravi.

- Tu sais que tu reviendras bientôt dans mes bras, Bella, on est connectés et maintenant, tu m'appartiens corps et âme. Si tu veux essayer de me résister, vas-y, te voir capituler ne sera que meilleur.

Il rit encore et me tendit son portable. Je le regardai sans comprendre et levais les yeux pour le regarder.

- Jacob.

Merde, j'avais espéré avoir encore un peu de temps avant de rompre avec Jake, le voir une dernière fois, ressentir la puissance de son étreinte.

Merde !

J'attrapai le portable et m'éloignai pour passer un des coups de fil les plus durs de ma vie.

- Allo ?

- Salut Jake, soufflai-je le cœur battant à tout rompre.

- Bella ! Je suis content que tu m'appelles enfin, tu me manques trop, il faut qu'on se voit.

- Jake, attends, il faut que …

- Tu es chez toi, là, tout de suite ? Je pourrais être là dans dix, quinze minutes …

- Jake ! Ecoute, il faut qu'on parle.

Silence.

- Il faut qu'on parle, répéta-t-il lentement avec un nuance indéfinissable dans la voix. Est-ce que tu vas rompre avec moi, Isabella ? Par téléphone ?

- Non ! Enfin, je …

- Retrouve-moi chez moi dans vingt minutes, d'accord ? Je t'attendrais.

La tonalité retentit longuement dans le creux de mon oreille et je reposai le téléphone sur le comptoir de la cuisine. Edward avait disparu, sûrement dans sa chambre en train de lire ou de composer. J'attrapai mon manteau, mon sac et sortis en fermant doucement la porte derrière moi.

Devant la porte de l'appartement de Jake, je faisais du surplace. Je n'osais pas taper, me contentant de fixer le battant d'un air absent. Avais-je envie de rompre avec Jake ? Il était si gentil, sexy et adorable. Je ne voyais aucune raison de rompre avec lui.

A part ta nouvelle histoire d'amour avec Edward.

Une sueur glacée recouvrit mon cou et le creux de ma poitrine. Oh bordel, c'était vraiment la merde.

Comme tu dis.

Alors que je m'apprêtais à tourner les talons, la porte s'ouvrit brusquement et révéla Jake dans son pull noir et son jean délavé.

- Entre.

Je rentrais sur la pointe des pieds et sentis soudain mon portable vibrer. Edward. Je coupais mon portable, j'avais besoin de me concentrer uniquement sur ma discussion avec Jake.

- Une bière ?

- Oui, s'il te plait.

Il me tendit une bouteille glacée et je bus avidement une gorgée, appréciant la fraicheur du liquide dans ma gorge. Je m'assis dans le canapé et fis rouler la bière entre mes mains, incapable de lancer la conversation moi-même comme la dernière des lâches.

- Alors, il a enfin réussi, hein ?

- Quoi, de quoi tu parles ?

- Edward. Il a fini par t'avoir. C'est pour ça que tu es là, non ? Pour rompre avec moi et aller retrouver Edward qui doit être en train de jubiler en ce moment-même.

- Je … Jake …

Je serrais la bouteille plus forte mais rien n'y fit, les larmes naquirent et inondèrent mes yeux.

- Pourquoi … Pourquoi tu dis ça ? Soufflai-je mais ma voix était hachée et me faisait horriblement mal.

- Le soir de l'anniversaire d'Esmée et Carlisle, reprit Jake en se calant confortablement contre le fond du siège, tu sais, notre dispute… Ne me dis pas qu'il ne t'a pas dit ce qu'il m'avait sorti ?!

Je secouais la tête négativement, incapable de parler pour le moment.

- Je n'y crois, c'est vraiment le dernier des enfoirés, ricana Jacob. Il est venu me voir et m'a expliqué que tu lui appartenais depuis toujours, que je n'étais qu'une petite distraction et qu'un jour ou l'autre, il finirait par te baiser.

- Non, non, tu mens !

- Non, Bella, je ne te mens pas, rétorqua Jake avec force en posant violemment sa bière sur la table devant lui. Tu me quittes pour ce connard ? Vraiment ?

Aveuglée par mes larmes, je sanglotais comme une enfant sur le canapé de Jake. Je me rendais compte du mal que j'étais en train de lui faire et pourtant, je devais aller jusqu'au bout. Je ne pouvais pas lui montrer qui j'étais vraiment ou pourquoi je le quittais aujourd'hui.

- Je suis désolée, Jake, articulais-je douloureusement, mais il vaut mieux qu'on arrête ça maintenant. J'aime Edward.

- Tu mens !

Jake se leva et saisit mes épaules pour me hisser à mon tour. Ses yeux sondèrent mon visage mais je détournai le regard, incapable de soutenir le sien.

- Tu n'aimes pas Edward, et je n'abandonnerais pas, Bella ! Je me battrais pour toi !

- Je ne veux pas que tu te battes pour moi. Je veux qu'on rompe, c'est tout !

Ma voix monta dans les aigus alors que je ramassais mes affaires et ouvris la porte.

- Merde, cria Jake.

La bouteille explosa contre le mur alors que je claquai la porte. Je m'écroulais contre le mur, les jambes tremblantes. Je n'entendais plus rien de l'appartement de Jake, seulement mes propres sanglots étouffés par ma main qui bâillonnait ma bouche.


Ne décapitez pas Edward, gardez vos forces pour la case Review ! ^^ A très vite !